• ACCUEIL
  • GWENLAN
  • NOUS CONTACTER
  • A PROPOS
    • Les Looks de la malle aux livres
  • LE LIVRE D’OR
  • GOODIES
LA MALLE AUX LIVRES
LA MALLE AUX LIVRES

La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté…

  • Romantasy
  • Romance Contemporaine
  • Young Adult
  • New Adult
  • Romance Historique
  • Science Fiction / Fantasy
  • Fantastique / Bit-lit
  • Les séléctions
  • Bit-lit
  • Tags & Bilans
  • Billets d’humeur
  • Dossiers

Les renards pâles – Yannick Haenel

Hauntya 26 février 2014 Les renards pâles – Yannick Haenel2014-02-26T11:10:45+02:00 No Comment

Pourquoi ce livre ? Le quatrième sur la liste…

Yannick Haenel - Les regards pâles

Un homme choisit de vivre dans sa voiture. A travers d’étranges inscriptions qui apparaissent sur les murs de Paris, il pressent l’annonce d’une révolution. Le Renard pâle est le dieu anarchiste des Dogon du Mali ; un groupe de sans-papiers masqués porte son nom et défie la France. Qui est ce solitaire en attente d’un bouleversement politique ? Qui sont les Renards pâles ? Leur rencontre est l’objet de ce livre ; elle a lieu aujourd’hui.

Le quatrième livre de la sélection du Prix du roman étudiant est un autre de ces titres dont je ressors assez mitigée. L’histoire, vacillant entre l’absurde et la révolte sociale, présente le parcours d’un homme au chômage qui, faute de moyens, de volonté consciente de retrouver sa place dans la société, choisit de vivre dans sa voiture. Au gré de ses errances, il effectue plusieurs rencontres, dont celle des Renards pâles, d’abord par le biais de graffitis, de dessins, de symboles, puis par les membres de cette révolution nihiliste contre la société même. C’est donc, en une première partie composée de chapitres courts, la description de la réflexion d’un homme qui a décidé de vivre en marge sans plus rien devoir à la société, puis en une deuxième longue partie sans chapitres, la révolution elle-même menée par ce groupe, non violent, mais qui défend les étrangers et les sans-papiers, qui ne se présente qu’avec des masques d’animaux sur la tête, pour répondre à un ancien culte anarchiste.

« À l’époque, j’accordais peu d’importance à ce qu’on nomme les relations humaines ; peut-être n’avais-je pas besoin de faire croire aux autres que j’étais vivant. »

La première partie m’a plu, par les réflexions assez acerbes et réalistes sur la société que fait le narrateur. Il manifeste une sorte de philosophie rebelle contre elle, montrant ses mauvais côtés – et surtout les côtés répressifs, il faut bien le dire – au niveau du travail, de la considération des étrangers, des chômeurs, de la culture, de la politique. Sans que ce soit trop mirobolant ni ne propose quelque chose de totalement nouveau par ailleurs, on peut s’y retrouver, approuver ou désapprouver. Il cherche surtout à montrer que la société oppresse et détruit, plus qu’autre chose ; à montrer comme le social a un effet pervers et combien il devient difficile de ne pas se plier au monde et de lui obéir, en étant obligé de travailler, de donner son identité, son adresse de domicile…Cette première partie est assez intéressante, il faut le dire, assez bien écrite, et propose un cheminement intéressant.

Là où ça se gâte, c’est avec la deuxième partie ; on change déjà de rythme de narration (plus de chapitres courts successifs mais une seule longue partie) mais c’est le contenu qui perd le plus. Le narrateur part dans sa révolution, dans celle des Renards pâles, décrit leur philosophie, leur manière de manifester, d’aider les sans-papiers, le tout abreuvé de philosophie assez nihiliste et peu emplie d’espoir au final. Et tout le délire autour du dieu anarchiste, des masques d’animaux, m’a complètement perdue. Là où la première partie était absorbante et nous faisait comprendre parfaitement l’état d’esprit du narrateur, il passe à une sorte de conscience collective confuse, délirante. Et je dois dire que si l’auteur part dans son délire, on n’arrive pas à le suivre. J’ai fini les derniers pages sans réellement les lire à fond même si j’étais attentive, je m’en désintéressais de plus en plus alors que le livre m’avait intriguée au début. Je n’en ai pas retenu grand-chose, au final. Le lecteur se perd, à mon avis, égaré par les motivations sociales et politiques de l’auteur. Encore une fois, on ne peut pas aimer chaque livre…

« On veut nous faire croire que le travail est la seule façon d’exister, alors qu’il ruine les existences qui s’y soumettent. Ceux qui s’imaginaient survivre grâce à un travail cherchent désormais comment survivre à celui-ci. Et si chacun parvenait à en finir avec sa propre docilité – à briser dans sa vie la sale habitude d’obéir ? Une grève générale éclaterait enfin, qui plongerait le pays dans le tumulte. Avec un plaisir ambigu, j’imaginais la France étouffée dans son chaos. »

Plus je progresse, plus je me rends compte que je retrouve ce qui ne me manquait pas du tout dans le style français contemporain et l’assimile à du nombrilisme pour moi : cette habitude exaspérante de faire un narrateur sans cadre, sans repères, sans caractérisation, sans doute afin de se rapprocher du lecteur, mais qui reste trop vague pour moi. Soit on assimile le narrateur à un personnage, soit on dit clairement que c’est l’auteur qui parle à travers le narrateur (bien que ce soit classé en « roman »), mais bon, on a passé le temps des enfantillages, on n’est pas dupes…

Roman français.
Editions : Gallimard
Parution originale :
2013
Disponibilité :
en librairie (16 euros)
174 pages.

EAN : 
9782070142170

Lectures en cours : Le voyage de G. Mastorna de Federico Fellini

https://lamalleauxlivres.com/les-renards-pales-yannick-haenel/https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/haenel_renardspales_leader.jpghttps://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/haenel_renardspales_leader-150x150.jpg2014-02-26T18:00:04+02:00HauntyaNon classéGallimard,Les renards pâles,Roman social,Yannick HaenelPourquoi ce livre ? Le quatrième sur la liste... Un homme choisit de vivre dans sa voiture. A travers d'étranges inscriptions qui apparaissent sur les murs de Paris, il pressent l'annonce d'une révolution. Le Renard pâle est le dieu anarchiste des Dogon du Mali ; un groupe de sans-papiers masqués...HauntyaHauntya bunesque@live.frSubscriberDiplômée en métiers du livre et en digital humanities, elle adore la littérature depuis son enfance. Spécialiste des livres de bibliothèques rendus en retard, ses lectures sont variées même si elle affectionne particulièrement les classiques et les romans du XIXe siècle, avec un chocolat chaud ou un thé. Elle ne demande qu'à ce que les livres la fassent rêver mais aussi réfléchir. Blog personnel : http://hauntya.wordpress.comLA MALLE AUX LIVRESLa lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté...
Gallimard, Les renards pâles, Roman social, Yannick Haenel

A propos de l'auteur : Hauntya

Diplômée en métiers du livre et en digital humanities, elle adore la littérature depuis son enfance. Spécialiste des livres de bibliothèques rendus en retard, ses lectures sont variées même si elle affectionne particulièrement les classiques et les romans du XIXe siècle, avec un chocolat chaud ou un thé. Elle ne demande qu'à ce que les livres la fassent rêver mais aussi réfléchir. Blog personnel : http://hauntya.wordpress.com
Hauntya a écrit 40 articles sur Lamalleauxlivres.com.

No Comments Yet

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

« Hors de combat de Christine Bell
Hantee de Maureen Johnson »

Diplômée en Informatique, elle est actuellement adjointe administrative dans l'Education Nationale. Passionnée par la lecture depuis son enfance, elle adore dévorer des romans avec un bon chocolat chaud. Elle adore les histoires d'amour à l'eau de rose mais aussi le fantastique et la science fiction. Elle est toujours curieuse de découvrir de nouveaux genres et adore flâner dans les librairies.

Derniers articles

  • Killing me softly de Constance Ely
    Killing me softly de Constance Ely
    25 janvier 2026 - No Comment
  • La Malédiction de Waterdown de Marie Levski
    La Malédiction de Waterdown de Marie Levski
    25 janvier 2026 - No Comment
  • Le Féal sans visage de Garance de Jorna
    Le Féal sans visage de Garance de Jorna
    21 janvier 2026 - No Comment
  • Ripley – L’ile des Trois Soeurs T2 de Nora Roberts
    Ripley – L’ile des Trois Soeurs T2 de Nora Roberts
    18 janvier 2026

Les plus commentés

  • #Concours la box à gagner pour les 9 ans de la malle aux livres. (140)
  • The silent waters de Brittainy C. Cherry + Concours (118)
  • Concours 3000 Likes sur Facebook (78)
  • Un an, un challenge et des livres : Le challenge (65)
  • Je vide ma PAL, Challenge 2016 (61)

Articles récents

  • Killing me softly de Constance Ely
  • La Malédiction de Waterdown de Marie Levski
  • Le Féal sans visage de Garance de Jorna
  • Ripley – L’ile des Trois Soeurs T2 de Nora Roberts
  • Un élève encombrant – L’Académie Clair-Obscur T1 de Olivier GAY et Grelin
Quatre nouveaux livres ont rejoint ma bibliothèque Quatre nouveaux livres ont rejoint ma bibliothèque la semaine dernière… et autant vous dire que ma PAL vient encore de prendre un sérieux coup 😂Ils me font tous terriblement envie, j’ai hâte de plonger dedans et de les découvrir !Je crois que je vais commencer par La bd du Passe-Miroir (impossible de résister), puis probablement Le chant de la tempête … même si Quicksilver me fait aussi de l’œil très fort ! Et j’ai déjà dévoré this spells love dont je reviens vous parler très vite ❤️Et toi, dans cette sélection, lequel te tente le plus ?#bookhaul #bookstagramfrance
Dans ce roman, on fait la connaissance de deux per Dans ce roman, on fait la connaissance de deux personnes qui se connaissent bien. D’un côté, nous avons Cariad, et de l’autre Rakyan. Ils aiment passer du temps ensemble et sont aussi amants, sans pour autant être mariés l’un à l’autre. On ne sait pas grand-chose d’eux au commencement, si ce n’est qu’ils sont assez solitaires, mais qu’ils apprécient la présence de l’autre. Leur vie va être chamboulée lorsque la guerre va atteindre l’endroit où ils vivent. Ils vont être séparés et chacun devra faire face à son propre destin.C’est un univers totalement dingue que nous offre ici l’autrice. Je vous avoue qu’au tout début, j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, car il y a beaucoup d’informations à assimiler. Nos héros connaissent l’univers, les codes et les croyances, mais nous non. Il y a quelques explications avant le roman, mais pas beaucoup, et elles ne sont pas non plus clairement développées dans le texte. Il faut donc s’armer d’un peu de patience pour faire les liens et comprendre certaines choses, mais cela se fait sans problème au fil de la lecture.Une fois l’univers bien intégré, il devient vraiment compliqué de lâcher le roman. Il se passe énormément de choses et c’est très intense. Évidemment, on a envie que Rakyan et Cariad se retrouvent, mais cela semble compliqué. On apprend que Rakyan a été un grand guerrier, mais qu’aujourd’hui il ne veut plus se battre, alors que c’est ce que l’on attend de lui. Il est assez mystérieux et l’on va beaucoup en apprendre sur lui au fil des chapitres. Il va également protéger un petit garçon rejeté par les autres, ainsi que sa mère adoptive.Face à lui, nous avons Cariad, qui va se retrouver esclave de ses ennemis. Elle va vivre des choses horribles et pourtant, elle n’abandonnera jamais le combat et n’hésitera pas à attendre le bon moment pour faire ce qu’elle doit faire. Je suis assez admirative de son courage et de son abnégation.( suite dans le premier commentaire car je suis bavarde 🤭 )
Dans cette romance, on fait la connaissance de tro Dans cette romance, on fait la connaissance de trois sœurs qui ne sont pas très proches. Il s’agit de Skye, Alyson et Margaret, contraintes de se retrouver pour les obsèques de leur grand-mère à Waterdown, en Écosse. Elles n’ont pas remis les pieds dans le manoir familial depuis de nombreuses années, et cela ne leur avait pas manqué… Mais voilà que le testament de leur aïeule les met dans une situation délicate : la défunte leur demande de vivre ensemble pendant un an dans ce manoir.De plus, il commence à se passer des choses un peu étranges, et encore davantage lorsqu’elles font la rencontre des Graham. Il s’agit d’une famille qui semble aisée, cache de nombreux secrets et sollicite l’aide de nos héroïnes pour éclaircir certains mystères… Bref, vous n’êtes pas au bout de vos surprises.Tout d’abord, j’ai envie de souligner la beauté de l’objet livre. Nous avons affaire à un magnifique relié, avec un jaspage tout simplement splendide. J’en ai déjà pris plein les yeux et je serai ravie de ranger ce petit trésor dans ma bibliothèque.Pour en revenir à l’histoire, je l’ai lue très rapidement tant la plume de l’autrice est fluide. Évidemment, j’avais sans cesse envie de connaître la suite. Le roman est écrit à la troisième personne du singulier, ce qui est plutôt nécessaire puisque les trois sœurs sont les héroïnes de l’histoire. Je pense d’ailleurs qu’elles continueront à nous surprendre chacune à leur manière.Il s’agit d’un premier tome, et je trouve important de le préciser. Pour ma part, je ne le savais pas, et je peux vous dire que j’ai terminé ma lecture un peu (non, beaucoup) frustrée, car la fin est en véritable queue de poisson. Je n’ai pas eu toutes les réponses à mes questions et j’aurais enchaîné immédiatement avec le tome 2 si je l’avais eu sous la main.( suite dans le premier commentaire car je suis très bavarde 😛 )
Petit nouveau gadget de lecture : un support Kindl Petit nouveau gadget de lecture : un support Kindle en forme de livre !Si tu aimes les petites trouvailles pour lire, tu vas adorer 😍Moi, je suis fan !#bookstagram #lecture #gadgetlecture #kindle #booklover instalivre
Suivre sur Instagram
Copyright ©2026. LA MALLE AUX LIVRES
Mesocolumn Theme by Dezzain