Dentelles – Au large des Vîles T2 de Lucie Pierrat Pajot
Écologie, technologie, choix existentiels… le final haut en couleur d’un dyptique futuriste haletant.
AU XXIIᵉe SIÈCLE, la Terre est dévastée. Le monde virtuel, la Dentelle, semble être le futur de l’humanité. L’entreprise Lemnistic Artefacts vous propose même d’y vivre à plein temps en quittant votre corps. SUR TERRE, deux adolescents, Bunny et Prime, s’allient war pour retrouver Mer, la soeur de Bunny, enlevée par Lemnistic Artefacts. Au fil de leurs aventures, ils devront abandonner leurs certitudes, et peut-être leurs rêves. DANS LA DENTELLE, la petite Mer se cache dans les recoins des univers virtuels, aidée par un étrange garçon-renard. Pour la sauver, il est prêt à renoncer à son plus grand désir : retrouver un corps.
On retrouve un univers qu’on connaît bien puisqu’il s’agit du second tome de la duologie Au large des îles. Bunny est toujours à la recherche de sa sœur Mer, qui a été enlevée. Elle a commencé à en apprendre pas mal sur elle, sur Mer et sur leur père adoptif, qui les a enlevées pour les protéger alors qu’elles étaient très jeunes. Avec Adam, qui est comme Mer et elle, Bunny essaie de comprendre et d’avancer, mais rien n’est simple et le danger est bien présent.
Ici, dans ce second tome, nous allons aussi avoir plusieurs points de vue, dans le sens où on va vraiment basculer d’un lieu à un autre et d’un personnage à un autre. On va aussi beaucoup voir June, qui va mener son enquête pour pouvoir aider celui qu’elle considère comme son ami.
Nous allons aussi en apprendre encore plus sur la Dentelle et sur Joliam. D’ailleurs, finalement, le côté « virtuel » finit par faire peur. On est sur un second tome plus intense et plus intriguant. J’ai retrouvé un petit peu l’esprit du roman IRLd’Agnès Marot. Nous sommes sur un livre jeunesse, mais finalement pas tant que ça. Pour ma part, j’ai vraiment passé un bon moment de lecture et je pense que c’est quelque chose à lire, surtout en ce moment où l’IA fait une percée monstrueuse dans nos quotidiens.
Ici, ce n’est pas de l’IA, mais il y a ce vrai côté virtuel qui prend le dessus sur le réel et sur le fait qu’on peut totalement faire ce qu’on appelle la Dentelle.
Sincèrement, je ne pense pas qu’il soit possible de s’ennuyer dans ce second tome. Il fait environ 300 pages, ça reprend sur les chapeaux de roues et ça se termine de la même façon. Bon, j’avoue que je suis quand même restée avec une question ou deux à la toute fin, mais c’est probablement voulu par l’autrice et je ne lui en veux pas.
En tout cas, je ne peux pas chroniquer ce tome sans vous parler de cette duologie dans son ensemble. Au début, on est vraiment plus sur quelque chose qui parlait d’écologie, avec Bunny qui vivait sur une île-poubelle, et finalement, on s’en éloigne dans ce second tome, avec le côté technologie, science et virtuel qui prend le dessus.
J’avoue que j’aime énormément ça. Cela montre que, dans une très bonne dystopie, on peut aborder plein de thèmes pour sensibiliser les lecteurs.
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