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Autoportrait de l’auteur en coureur de fond – Haruki Murakami

Ohagi 21 novembre 2016 Autoportrait de l’auteur en coureur de fond – Haruki Murakami2016-11-21T17:04:12+02:00 Littérature - Feel good 1 Comment

Comme vous le savez peut-être, le mois de novembre, c’est le National Novel Writing Novel (abrégé en Nano ou Nanowrimo), ou en français le mois de l’écriture d’un roman. Il s’agit d’un événement qui arrive tous les ans depuis la fin des années 90 si je ne me trompe pas, et où le but est d’écrire un roman, ou du moins une partie. 50’000 mots pour être exact. Si le sujet vous intéresse, Cindy Van Wilder en a fait une vidéo explicative très sympa que vous pourrez voir par ICI 😉 Mais du coup, j’en profite pour vous parler d’un livre que j’ai lu il y a quelques temps pour préparer ce fameux Nano, et qui de mieux pour parler de l’écriture qu’un auteur reconnu et qu’on apprécie ? Je me suis donc lancée dans Autoportrait de l’auteur en coureur de fond d’Haruki Murakami, qui avait également l’avantage de parler d’un autre de mes hobbys : la course à pied.

autoportrait_de_l_auteur_en_coureur_de_fond

Journal, essai autobiographique, éloge de la course à pied, au fil de confidences inédites, Haruki Murakami se dévoile et nous livre une méditation lumineuse sur ce bipède en quête de vérité qu’est l’homme…

Le 1er avril 1978, Murakami décide de vendre son club de jazz pour écrire un roman. Assis à sa table, il fume soixante cigarettes par jour et commence à prendre du poids. S’impose alors la nécessité d’une discipline et de la pratique intensive de la course à pied.

Ténacité, capacité de concentration et talent : telles sont les qualités requises d’un romancier. La course à pied lui permet de cultiver sa patience, sa persévérance. Courir devient une métaphore de son travail d’écrivain.

Courir est aussi un moyen de mieux se connaître, de découvrir sa véritable nature. On se met à l’épreuve de la douleur, on surmonte la souffrance. Corps et esprit sont intrinsèquement liés.

Murakami court. Dix kilomètres par jour, six jours par semaine, un marathon par an. Il court en écoutant du rock, pour faire le vide, sans penser à la ligne d’arrivée. Comme la vie, la course ne tire pas son sens de la fin inéluctable qui lui est fixée…

Comment ce livre est arrivé entre mes mains

Je crois qu’on l’avait à la maison depuis longtemps, mais il a fallu que Samanthy Bailly en parle sur une vidéo de sa chaîne Youtube (ainsi que de 2 autres ouvrages que j’ai également lus depuis, Ecriture de Stephen King et Comme par magie d’Elizabeth Gilbert) pour que je me mette à le lire.

Et alors, qu’est-ce que ça donne ?

Ce récit autobiographique nous révèle une partie de la vie de Murakami : comment il a commencé en tenant un club de jazz à Tôkyô, avant de finalement se tourner vers l’écriture. Et surtout, comment la course à pied rythme sa vie privée et professionnelle. Le tout sous une forme de journal, écrit avec la prose talentueuse que l’on connaît de l’auteur japonais. On découvre ainsi le quotidien de Murakami, très précis et discipliné, où se mélangent à la fois l’écriture et la course à pied. Car, étonnamment, les deux disciplines se ressemblent énormément, et l’une influence sans cesse l’autre, comme l’explique l’auteur tout au long de cet ouvrage.

J’avais déjà lu un livre de non-fiction de Murakami, Underground, et été agréablement surprise de voir que cela se lisait avec tout autant de plaisir que ses romans. Dans le cas de ce bouquin, c’était encore plus intéressant de découvrir un peu plus cet auteur assez discret, d’une pudeur assez japonaise lorsqu’il s’agit de parler de lui. Ainsi, on apprend que son quotidien d’auteur est intimement lié à son quotidien de coureur : les deux disciplines exigent de la rigueur et de l’entraînement, et écrire un roman peut s’apparenter à courir un marathon (une comparaison qui parlera sans doute aux participants du Nanowrimo).

On fantasme beaucoup sur la vie des écrivains, qu’on imagine souvent être exceptionnelle, comme celle de véritables stars. Sur ce point, Murakami nous interrompt très vite : il vit une existence extrêmement saine, voire banale. Écrire, c’est un métier comme un autre, qui demande du travail et de la précision. Ce n’est pas forcément une vie Rock’n Roll, mais un boulot de longue haleine qui demande patience et ténacité. Et qui n’est malheureusement pas toujours récompensé.

L’approche de la course à pied est également originale, et, même si on ne la pratique pas ou qu’on n’est pas spécialement un grand sportif, on peut voir le parallèle entre les disciplines. Et dans tous les cas, cela nous permet de mieux appréhender la manière dont l’auteur voit l’écriture, et comment il la vit. Et inversement, si on pratique la course mais pas l’écriture, cela nous donne un bon aperçu de ce qu’est cette dernière.

Un petit livre vraiment passionnant à lire, qui nous en dit beaucoup, à la fois sur Haruki Murakami, mais aussi sur les effets bénéfiques de l’écriture et de la course à pied.

Pour quel(s) lecteur(s) ?

Les écrivains et les coureurs, en herbe ou confirmé.

La citation :

« Chez les créateurs, il existe une motivation intérieure, une force calme qu’il n’est pas du tout nécessaire de confondre à des critères extérieurs. »

Pour se le procurer :

Éditions : Belfond (ou chez 10/18 en poche)

Date de sortie : 2009

Prix : 19.5 € (en papier)

Nombre de pages : 180 pages

ISBN : 978-2714445087

https://lamalleauxlivres.com/autoportrait-de-lauteur-en-coureur-de-fond-haruki-murakami/https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/autoportrait_top.jpghttps://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/autoportrait_top-150x150.jpg2016-11-21T17:04:12+02:00OhagiLittérature - Feel goodAutobiographie,écriture,Haruki MurakamiComme vous le savez peut-être, le mois de novembre, c’est le National Novel Writing Novel (abrégé en Nano ou Nanowrimo), ou en français le mois de l’écriture d’un roman. Il s’agit d’un événement qui arrive tous les ans depuis la fin des années 90 si je ne me trompe...OhagiAlize altimapi2@hotmail.comUserDiplômée en Sciences de l'information, elle arpente aussi bien les rayons des librairies que des bibliothèques et se passionne pour de nombreux sujets. Armée de sa tasse de thé, elle peut lire de tout, du manga à la biographie, du best-seller à la poésie, en français et en anglais. Tout ce qui peut l’inspirer et la faire rêver. Elle affectionne tout particulièrement la littérature anglo-saxonne, les classiques et les gros pavés.LA MALLE AUX LIVRESLa lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté...
Autobiographie, écriture, Haruki Murakami

A propos de l'auteur : Ohagi

Diplômée en Sciences de l'information, elle arpente aussi bien les rayons des librairies que des bibliothèques et se passionne pour de nombreux sujets. Armée de sa tasse de thé, elle peut lire de tout, du manga à la biographie, du best-seller à la poésie, en français et en anglais. Tout ce qui peut l’inspirer et la faire rêver. Elle affectionne tout particulièrement la littérature anglo-saxonne, les classiques et les gros pavés.
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1 Commentaire Already

  1. Marine Le Puy des Livres - novembre 22nd, 2016 at 9 h 25 min none Comment author #119530 on Autoportrait de l’auteur en coureur de fond – Haruki Murakami by LA MALLE AUX LIVRES

    Pourquoi pas le lire à l’ocasion mais ça ne serait pas une lecture prioritaire.

    Répondre

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« Vertige, Les étoiles de Noss Head T1 de Sophie Jomain
Let it snow »

Diplômée en Informatique, elle est actuellement adjointe administrative dans l'Education Nationale. Passionnée par la lecture depuis son enfance, elle adore dévorer des romans avec un bon chocolat chaud. Elle adore les histoires d'amour à l'eau de rose mais aussi le fantastique et la science fiction. Elle est toujours curieuse de découvrir de nouveaux genres et adore flâner dans les librairies.

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Dans ce roman, nous nous plongeons dans le royaume Dans ce roman, nous nous plongeons dans le royaume de Vakestan, où Reyes Ventis s’est réfugiée. Elle vit chez son oncle et sa tante, dans un pays qui ne veut pas d’elle. Rien n’est simple pour elle, mais elle s’accroche. Elle sait qu’un retour dans son royaume, Amarante, n’est pas envisageable et qu’on ne l’y accueillerait pas les bras ouverts. Pour résumer, elle n’est chez elle nulle part.Le hasard, ou plutôt la malchance, va la conduire à croiser la route du prince héritier, Bastien Drakenberg. Aussi impétueux que charismatique, et parfois même cruel, le jeune homme va immédiatement être attiré par Reyes, sans vraiment le vouloir. Il va la croiser à plusieurs reprises et, si parfois il lui vient en aide, il n’hésite pas non plus, à d’autres moments, à lui mettre des bâtons dans les roues. Son attirance pour elle ne va pas faciliter les choses pour notre héroïne, qui ne saura plus quoi faire si ce n’est fuir le prince, même si elle ressent elle aussi une certaine attirance à son égard.Nous sommes vraiment face à un livre qu’il ne faut pas mettre entre toutes les mains. Nous évoluons dans un univers assez sombre, que ce soit à travers son ambiance ou ses personnages, mais j’avoue que cela m’a beaucoup plu. Ici, Reyes ne trouve pas sa place dans ce monde, et on la comprend. Elle n’a rien fait pour mériter cette situation, si ce n’est être la fille de ses parents. On s’attache rapidement à elle et on n’a qu’une envie : que les choses évoluent enfin dans le bon sens pour elle.En ce qui concerne Bastien, c’est un personnage que j’essaie encore de cerner. Nous sommes loin du prince charmant, mais j’ai l’impression qu’il y a un peu d’humanité qui se cache sous cette carapace. Bon, j’avoue, il faut quand même bien gratter ! Je pense que nous en apprendrons davantage sur lui dans le second tome. Ici, ce premier volume se termine, comme je le dis souvent, en « queue de poisson », avec une fin particulièrement frustrante qui donne très envie de découvrir la suite sans tarder.( suite dans le premier commentaire 🥰 )
On a tous nos petites habitudes de lecture… notre On a tous nos petites habitudes de lecture… notre façon bien à nous de dévorer (ou de savourer 😌) nos histoires.Personnellement, je crois que je suis un joli mélange de plusieurs profils :📦 La collectionneuse : ma PAL grandit parfois plus vite que je ne la lis… mais j’aime tellement voir tous ces livres attendre leur moment 🤭❤️ L’émotionnelle : je m’attache beaucoup trop aux personnages et certaines histoires restent avec moi longtemps après avoir tourné la dernière page.🎯 La fidèle : quand j’aime un genre, j’y reviens toujours (coucou la romance 💕).🎢 Et parfois aussi la montagne russe : capable d’enchaîner les lectures pendant des semaines… puis d’avoir une petite panne de lecture.Au final, je crois qu’on est rarement un seul profil, non ? Et toi, tu es quel lectrice?
Dans ce roman, on fait la connaissance de Marion, Dans ce roman, on fait la connaissance de Marion, qui a été élevée par sa grand-mère et qui travaille dans l’entreprise familiale, un vignoble produisant du champagne. Face à elle, nous avons Nicolas, qui, lui aussi, a été élevé par son grand-père et dont la famille possède également un vignoble. Pour continuer à faire vivre leurs deux entreprises, ils sont obligés de s’unir et de créer une seule et unique maison de champagne. Ils doivent aussi convaincre des investisseurs qu’ils peuvent leur faire confiance et, une chose entraînant une autre… Même si nos deux héros se détestent, ils vont faire croire aux investisseurs qu’ils sont fiancés et follement amoureux… Difficile de jouer le jeu et pourtant…Nous sommes vraiment sur une romance toute mignonne et douce. C’est réconfortant et finalement assez vivant grâce aux punchlines entre Nicolas et Marion. D’ailleurs, nos deux héros n’ont pas eu beaucoup de chance dans leur vie. L’un comme l’autre n’ont pas été élevés par leurs parents, mais par leurs grands-parents. Aujourd’hui, Marion ne se voit pas s’engager auprès d’un homme, de peur de se perdre elle-même, comme son père s’est perdu au décès de sa mère, tandis que Nicolas batifole un peu partout sans réel désir de se stabiliser…Ils se connaissent depuis leur enfance, mais finalement, cette comédie qu’ils s’imposent va les rapprocher. Ils vont se redécouvrir et, évidemment, se rapprocher. Nous sommes sur une romance mignonne, bien écrite. L’univers du champagne est vraiment bien décrit et donne envie de boire une petite coupette en lisant le récit, même si l’on apprend vite que notre héroïne n’aime pas elle-même cette boisson pour laquelle elle travaille pourtant très dur.C’est un roman qui se lit bien et finalement assez rapidement. Il y a pas mal de petits rebondissements, mais c’est surtout et avant tout la romance qui prime et qui s’installe doucement. En même temps, il faut aussi du temps pour passer de « je te déteste » à « je t’aime ».Pour ma part, j’ai vraiment passé un très bon moment de lecture et je me dis que je serais ravie de pouvoir découvrir d’autres romances de cette autrice.
Lire beaucoup sans se ruiner, c’est possible ! En Lire beaucoup sans se ruiner, c’est possible !Entre les éditions poche à petit prix, les livres d’occasion, les promotions numériques ou encore les bons plans lecture… il existe plein de façons de continuer à remplir sa PAL sans exploser son budget ‘Je vous partage quelques-unes de mes astuces dans ce carrousel .Et vous, quels sont vos meilleurs bons plans pour acheter ou découvrir des livres ?
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