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LA MALLE AUX LIVRES
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L’espace d’un an | Libration – Becky Chambers

Ohagi 5 janvier 2018 L’espace d’un an | Libration – Becky Chambers2018-01-05T12:35:57+02:00 Science Fiction / Fantasy No Comment

Bonjour à toutes et tous, et une excellente année 2018 ! Avec, pour bien commencer, la chronique non pas d’un, mais de deux livres de la même autrice. Il s’agit de L’espace d’un an et de Libration, de Becky Chambers, deux histoires dans un même univers de Space Opera. Comme j’ai beaucoup de retard dans mes chroniques et ai eu le temps de lire les deux bouquins depuis, j’en profite donc pour faire une seule chronique. A savoir que, si ces deux histoires sont proches et ont quelques personnages en commun, il est précisé qu’elles peuvent se lire indépendamment et dans l’ordre que l’on souhaite. Pour ma part, j’ai commencé avec L’espace d’un an, premier livre édité.

Rosemary, jeune humaine inexpérimentée, fuit sa famille de richissimes escrocs. Elle est engagée comme greffière à bord du Voyageur, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l’espace, où elle apprend à vivre et à travailler avec des représentants de différentes espèces de la galaxie : des reptiles, des amphibiens et, plus étranges encore, d’autres humains. La pilote, couverte d’écailles et de plumes multicolores, a choisi de se couper de ses semblables. Le médecin et cuistot de bord occupe ses six mains à réconforter les gens pour oublier la tragédie qui a condamné son espèce à mort. Le capitaine humain, pacifiste, aime une alien engagée dans la guerre. L’IA du bord hésite à se transférer dans un corps de chair et de sang. Les tribulations du Voyageur, parti pour un trajet d’un an vers une planète lointaine, composent la tapisserie chaleureuse d’une famille unie par des liens plus fondamentaux que le sang ou les lois : l’amour sous toutes ses formes. Loin de nous offrir un space opera d’action et de batailles rangées, Becky Chambers signe un texte tout en humour et en tendresse subtile, et réussit le prodige de nous faire passer en permanence de l’expérience d’un exotisme avéré à la sensation d’une familiarité saisissante.

 

Lovelace, intelligence artificielle née à bord du Voyageur à la fin de L’Espace d’un an, accepte de se transférer à bord d’un corps synthétique. Devenir humaine, une chance ? Pas pour elle : les limitations de la chair l’étouffent. Champ de vision ridiculement restreint, pas d’accès au réseau, réactions physiologiques incontrôlables… A ses côtés, Poivre, mécano. l’aide de son mieux. Ancienne enfant esclave libérée par miracle, grandie seule sur une planète ravagée, elle aussi a dû lutter pour accéder pleinement à l’humanité et se construire une vie, sinon ordinaire, du moins normale. Libration – nom d’un point de l’espace en équilibre entre deux astres, zone de stabilité mouvante qui accompagne les planètes dans leur danse – raconte l’histoire de ces deux femmes. Chacune à sa façon s’arrache à une vie liminale pour se tailler une identité, conquérir l’indispensable : la dignité. On ne croise pas ici les autres personnages de L’Espace d’un an ; Chambers, au lieu de prolonger leur histoire, l’élargit. Sa tendresse et sa lucidité nous offrent des pages déchirantes – l’enfance tragique de Poivre, qui ignore tout de l’amour, et l’isolement de Lovelace, identique à nous mais incapable de vivre comme nous – et un chant d’amour plein de confiance et de courage.

Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?

Je ne sais plus comment j’ai remarqué ces livres, mais je crois en avoir beaucoup entendu parler sur le net. Surtout parce qu’on en parlait comme de la SF positive et humaine, et que cela m’intriguait beaucoup. Il est vrai que ce genre littéraire n’est pas toujours très joyeux et présente volontiers des scénarios catastrophe ou post-apocalyptique. Alors, j’ai tenté de voir ce que cela pouvait donner, et je peux déjà vous dire que j’ai été conquise.

Et alors, qu’est-ce que ça donne ?

Les deux livres se passent dans un lointain futur, où l’espace a été colonisé et où les humains ne sont qu’une race parmi tant d’autres. Toutes vivent plus ou moins en harmonie, en essayant de faire cohabiter leurs coutumes et leurs cultures du mieux que possible. Les voyages dans l’espace sont courants, et rendus possible notamment grâce à des vaisseaux foreurs qui percent des passages dans l’espace-temps, pour créer des raccourcis d’un point à un autre.

L’espace d’un an raconte justement l’histoire de l’équipage d’un de ces vaisseaux, et de ses habitants durant un voyage pour créer un de ces raccourcis et qui durera très justement un an. L’occasion pour l’équipage de se connaître et de s’apprécier, notamment avec l’arrivée de Rosemary, nouvelle à bord. Avec elle, nous découvrons chacun des personnages du vaisseau, et même l’intelligence artificielle, Lovey.

Cette même intelligence artificielle qui, dans Libration, obtiendra un corps humain et devra s’habituer à sa nouvelle vie dans un monde où les IA ne sont pas considérées comme des êtres à part entière. Recueillie par Poivre et Bleu, deux humains au passé complexe et sombre, elle devra cheminer pour trouver sa place au sein de cette nouvelle vie.

Premièrement, je dirais que ce n’est pas un mensonge de parler de ces livres comme de la SF positive, même si c’est évidemment assez réducteur. L’autrice aborde certes des sujets difficiles, mais on ressent toute la bienveillance qu’elle a envers ses personnages, et celle qu’ils ont entre eux. Ce sont des livres qui prônent la tolérance et le respect, et qui mettent du baume au cœur.

Pas de grandes batailles spatiales, ou de mondes à sauver, mais des récits de vie, profondément humains. Et c’est là la magie de l’auteur, puisqu’elle parvient à nous faire comprendre que c’est un concept universel qui dépasse tout le reste, puisque nous avons affaire à des humains, mais aussi d’autres races extra-terrestres et même des IA. Ce qui s’applique, bien sûr, à notre vie de tous les jours, et nous parle tout à fait.

Plus largement, ces livres interrogent sur notre place dans la société, notre rapport aux autres ainsi que l’acceptation de nos différences. Des thèmes traités avec douceur, et qui fait que l’on ne peut que s’attacher aux personnages de ces histoires. J’étais un peu sceptique au début, n’étant pas particulièrement habituée à des récits avec plusieurs races d’extra-terrestre, mais c’est une appréhension qui a très vite été oubliée grâce à la manière dont l’autrice nous présente ses personnages et leurs histoires.

Aussi, même si c’est clairement de la SF, je dirais que ce sont des livres qui peuvent plaire à un public non-initié tout comme un fan ne pourra pas forcément y trouver son compte.

En conclusion, j’ai vraiment été charmée par ces récits, et je ne regrette pas d’avoir essayé de sortir un peu de ma zone de confort pour découvrir ces ouvrages bienveillants et inclassables.

Pour quel(s) lecteur(s) ?

Les personnes, aimant ou non la SF, qui apprécient des personnages attachants et bienveillants.

La citation :

« Nous connaissons très bien la Galaxie physique. Nous vivons sur des planètes terraformées, dans d’immenses habitats orbitaux. Nous creusons des tunnels dans l’infrastrate pour passer d’un système stellaire à l’autre. Nous nous arrachons à la gravité planétaire aussi facilement que nous sortons d’une pièce. Mais, en ce qui concerne l’évolution, nous sommes des petits tout juste éclos, occupés à faire joujou. »

Pour se le procurer :

Editions : L’Atalante

Date de sortie : 2016 et 2017

Prix : 23.90 € et 21.90 €

Nombre de pages : 448 et 384

ISBN : 978-2841727667 et 978-2841728114

https://lamalleauxlivres.com/15070-2/https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/epsace-un-an.jpghttps://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/epsace-un-an-150x150.jpg2018-01-05T12:35:57+02:00OhagiScience Fiction / FantasyScience-fiction,SF,Space operaBonjour à toutes et tous, et une excellente année 2018 ! Avec, pour bien commencer, la chronique non pas d’un, mais de deux livres de la même autrice. Il s’agit de L’espace d’un an et de Libration, de Becky Chambers, deux histoires dans un même univers de Space Opera. Comme...OhagiAlize altimapi2@hotmail.comUserDiplômée en Sciences de l'information, elle arpente aussi bien les rayons des librairies que des bibliothèques et se passionne pour de nombreux sujets. Armée de sa tasse de thé, elle peut lire de tout, du manga à la biographie, du best-seller à la poésie, en français et en anglais. Tout ce qui peut l’inspirer et la faire rêver. Elle affectionne tout particulièrement la littérature anglo-saxonne, les classiques et les gros pavés.LA MALLE AUX LIVRESLa lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté...
Science-fiction, SF, Space opera

A propos de l'auteur : Ohagi

Diplômée en Sciences de l'information, elle arpente aussi bien les rayons des librairies que des bibliothèques et se passionne pour de nombreux sujets. Armée de sa tasse de thé, elle peut lire de tout, du manga à la biographie, du best-seller à la poésie, en français et en anglais. Tout ce qui peut l’inspirer et la faire rêver. Elle affectionne tout particulièrement la littérature anglo-saxonne, les classiques et les gros pavés.
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« Rétrospective de notre année 2017
Une si sombre rivalité – Classé confidentiel T2 de Alexi Lawless »

Diplômée en Informatique, elle est actuellement adjointe administrative dans l'Education Nationale. Passionnée par la lecture depuis son enfance, elle adore dévorer des romans avec un bon chocolat chaud. Elle adore les histoires d'amour à l'eau de rose mais aussi le fantastique et la science fiction. Elle est toujours curieuse de découvrir de nouveaux genres et adore flâner dans les librairies.

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Dans ce roman, nous nous plongeons dans le royaume Dans ce roman, nous nous plongeons dans le royaume de Vakestan, où Reyes Ventis s’est réfugiée. Elle vit chez son oncle et sa tante, dans un pays qui ne veut pas d’elle. Rien n’est simple pour elle, mais elle s’accroche. Elle sait qu’un retour dans son royaume, Amarante, n’est pas envisageable et qu’on ne l’y accueillerait pas les bras ouverts. Pour résumer, elle n’est chez elle nulle part.Le hasard, ou plutôt la malchance, va la conduire à croiser la route du prince héritier, Bastien Drakenberg. Aussi impétueux que charismatique, et parfois même cruel, le jeune homme va immédiatement être attiré par Reyes, sans vraiment le vouloir. Il va la croiser à plusieurs reprises et, si parfois il lui vient en aide, il n’hésite pas non plus, à d’autres moments, à lui mettre des bâtons dans les roues. Son attirance pour elle ne va pas faciliter les choses pour notre héroïne, qui ne saura plus quoi faire si ce n’est fuir le prince, même si elle ressent elle aussi une certaine attirance à son égard.Nous sommes vraiment face à un livre qu’il ne faut pas mettre entre toutes les mains. Nous évoluons dans un univers assez sombre, que ce soit à travers son ambiance ou ses personnages, mais j’avoue que cela m’a beaucoup plu. Ici, Reyes ne trouve pas sa place dans ce monde, et on la comprend. Elle n’a rien fait pour mériter cette situation, si ce n’est être la fille de ses parents. On s’attache rapidement à elle et on n’a qu’une envie : que les choses évoluent enfin dans le bon sens pour elle.En ce qui concerne Bastien, c’est un personnage que j’essaie encore de cerner. Nous sommes loin du prince charmant, mais j’ai l’impression qu’il y a un peu d’humanité qui se cache sous cette carapace. Bon, j’avoue, il faut quand même bien gratter ! Je pense que nous en apprendrons davantage sur lui dans le second tome. Ici, ce premier volume se termine, comme je le dis souvent, en « queue de poisson », avec une fin particulièrement frustrante qui donne très envie de découvrir la suite sans tarder.( suite dans le premier commentaire 🥰 )
On a tous nos petites habitudes de lecture… notre On a tous nos petites habitudes de lecture… notre façon bien à nous de dévorer (ou de savourer 😌) nos histoires.Personnellement, je crois que je suis un joli mélange de plusieurs profils :📦 La collectionneuse : ma PAL grandit parfois plus vite que je ne la lis… mais j’aime tellement voir tous ces livres attendre leur moment 🤭❤️ L’émotionnelle : je m’attache beaucoup trop aux personnages et certaines histoires restent avec moi longtemps après avoir tourné la dernière page.🎯 La fidèle : quand j’aime un genre, j’y reviens toujours (coucou la romance 💕).🎢 Et parfois aussi la montagne russe : capable d’enchaîner les lectures pendant des semaines… puis d’avoir une petite panne de lecture.Au final, je crois qu’on est rarement un seul profil, non ? Et toi, tu es quel lectrice?
Dans ce roman, on fait la connaissance de Marion, Dans ce roman, on fait la connaissance de Marion, qui a été élevée par sa grand-mère et qui travaille dans l’entreprise familiale, un vignoble produisant du champagne. Face à elle, nous avons Nicolas, qui, lui aussi, a été élevé par son grand-père et dont la famille possède également un vignoble. Pour continuer à faire vivre leurs deux entreprises, ils sont obligés de s’unir et de créer une seule et unique maison de champagne. Ils doivent aussi convaincre des investisseurs qu’ils peuvent leur faire confiance et, une chose entraînant une autre… Même si nos deux héros se détestent, ils vont faire croire aux investisseurs qu’ils sont fiancés et follement amoureux… Difficile de jouer le jeu et pourtant…Nous sommes vraiment sur une romance toute mignonne et douce. C’est réconfortant et finalement assez vivant grâce aux punchlines entre Nicolas et Marion. D’ailleurs, nos deux héros n’ont pas eu beaucoup de chance dans leur vie. L’un comme l’autre n’ont pas été élevés par leurs parents, mais par leurs grands-parents. Aujourd’hui, Marion ne se voit pas s’engager auprès d’un homme, de peur de se perdre elle-même, comme son père s’est perdu au décès de sa mère, tandis que Nicolas batifole un peu partout sans réel désir de se stabiliser…Ils se connaissent depuis leur enfance, mais finalement, cette comédie qu’ils s’imposent va les rapprocher. Ils vont se redécouvrir et, évidemment, se rapprocher. Nous sommes sur une romance mignonne, bien écrite. L’univers du champagne est vraiment bien décrit et donne envie de boire une petite coupette en lisant le récit, même si l’on apprend vite que notre héroïne n’aime pas elle-même cette boisson pour laquelle elle travaille pourtant très dur.C’est un roman qui se lit bien et finalement assez rapidement. Il y a pas mal de petits rebondissements, mais c’est surtout et avant tout la romance qui prime et qui s’installe doucement. En même temps, il faut aussi du temps pour passer de « je te déteste » à « je t’aime ».Pour ma part, j’ai vraiment passé un très bon moment de lecture et je me dis que je serais ravie de pouvoir découvrir d’autres romances de cette autrice.
Lire beaucoup sans se ruiner, c’est possible ! En Lire beaucoup sans se ruiner, c’est possible !Entre les éditions poche à petit prix, les livres d’occasion, les promotions numériques ou encore les bons plans lecture… il existe plein de façons de continuer à remplir sa PAL sans exploser son budget ‘Je vous partage quelques-unes de mes astuces dans ce carrousel .Et vous, quels sont vos meilleurs bons plans pour acheter ou découvrir des livres ?
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