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	<title>Virginia Woolf &#8211; LA MALLE AUX LIVRES</title>
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	<description>La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté...</description>
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		<title>Virginia Woolf &#8211; Alexandra Lemasson</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Nov 2015 10:30:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Virginia Woolf]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce mois-ci, pour le challenge Un an, un challenge et des livres, il nous fallait tirer au hasard un livre dans notre pile de livres à lire –et s’y tenir. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce mois-ci, pour le challenge <a href="https://lamalleauxlivres.com/un-an-un-challenge-et-des-livres-le-challenge/" target="_blank">Un an, un challenge et des livres</a>, il nous fallait tirer au hasard un livre dans notre pile de livres à lire –et s’y tenir. Et c’est donc par un hasard total que je suis tombée sur une biographie de Virgnia Woolf, alors que je vous présentais il y a quelques temps le roman en partie inspiré de sa vie <a href="https://lamalleauxlivres.com/les-heures-michael-cunningham/" target="_blank">Les heures</a>, de Michael Cunnhingham. Une jolie façon d’approfondir la thématique, et la vie de cette écrivaine anglaise assez atypique.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/virginia_woolf_cover.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-8561" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/virginia_woolf_cover-182x300.jpg" alt="virginia_woolf_cover" width="182" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/virginia_woolf_cover-182x300.jpg 182w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/virginia_woolf_cover.jpg 194w" sizes="(max-width: 182px) 100vw, 182px" /></a></p>
<blockquote><p>« J&rsquo;aime boire du champagne et devenir follement exaltée. J&rsquo;aime partir en voiture vers Rodmell dans la chaleur d&rsquo;un vendredi soir et manger du jambon, et être assise sur ma terrasse et fumer un cigare avec un hibou ou deux. »<br />
Virginia Woolf (1882-1941) fut une femme aux vies multiples : partagée entre Londres et sa retraite du Sussex, rompue aux mondanités comme à la solitude, attentive aux petits miracles quotidiens et bousculée par la folie.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Cela fait un petit moment qu’il est dans ma PAL, car pour avoir lu plusieurs de ses romans (<em>Ms Dalloway,</em> ou encore l’essai <a href="https://lamalleauxlivres.com/chambre-bien-soi-virginia-woolf/" target="_blank">Une pièce bien à soi</a> que je vous avais présenté), j’avais été pas mal intriguée par le style et la vie de Virginia Woolf. En plus, j’ai déjà lu plusieurs biographies de la collection Folio biographies, que je trouve toujours assez bien faites et originales.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Nous plongeons donc dans la vie et l’univers de Virginia Woolf, écrivaine anglais du début du XXe siècle et qui vécut la transition entre la sévérité de l’époque victorienne et l’ouverture des années 1900. De cette auteure, on retient généralement quelques-uns de ses œuvres (Ms Dalloway en tête), sa lente descente dans la folie (qui la poussera finalement et entre autre au suicide en 1941), sa préférence pour les femmes (et son étrange relation avec son mari Leonard), ou son féminisme avant-gardiste. Cependant, l’auteure de cette biographie souhaite nous emmener plus loin, et nous faire découvrir d’autres pans de sa vie, au-delà du mythe et des préjugés.</p>
<p>Elle insiste donc régulièrement sur le fait que Virginia Woolf n’était pas une personnalité en permanence déprimée, mais qu’au contraire, c’était une femme joyeuse et qui aimait amuser la galerie durant des soirées entre amis. Malgré sa maladie et une enfance difficile, elle se battait chaque jour pour avancer dans la vie et pour ne pas se laisser envahir par le désespoir qui ne lui laissait que peu de répit. De nombreuses personnes de sa famille ou de son entourage sont mortes relativement tôt, et les deux guerres mondiales successives seront en effet d’importants traumatismes, tout en étant également un moteur pour son œuvre.</p>
<p>Alexandra Lemasson s’attarde aussi sur la relation de Virginia avec son mari, Leonard Woolf. Même si leur mariage était assez atypique et vraisemblablement sans attirance, Leonard s’est avéré être un soutien précieux et indispensable pour sa femme. Plus qu’un mari, il a été un médecin, surveillant, puis un éditeur pour Virginia, toujours très enthousiaste envers les livres qu’elle écrivait. Il n’est pas erroné de dire qu’il a consacré sa vie à prendre soin de sa femme, peut-être pas toujours de la meilleure des façons, mais il a toujours été présent pour elle.</p>
<p>Pour cette biographie, Lemasson a choisi de ne pas la rédiger de manière chronologique, mais plutôt par grands thèmes : enfance, Hyde Park (où Virginia a vécu avec ses frères et sœurs et son père), Leonard et Paradoxes. Le choix, s’il est assez original, la force à faire des allers et retours dans la vie de l’auteure, ce qui est un peu perturbant et m’a souvent perdue. Une chronologie est heureusement à disposition à la fin du livre pour nous aider à nous situer dans la vie de Virginia Woolf.</p>
<p>Au final, malgré la difficulté à se repérer dans la chronologie de l’histoire, j’ai trouvé que cette biographie était très instructive et qu’elle nous offrait des points de vues originaux et intéressants. Même sans connaître à fond Virginia Woolf, on parvient tout à fait à appréhender les enjeux et les thèmes majeurs de sa vie et de ses œuvres. Cela donne en tous cas donne envie de lire ses livres, qui s’avèrent ne pas être si difficiles d’accès que ce que l’on pourrait croire.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Pour ceux qui auraient envie de découvrir un peu plus sur cette auteure, en ayant lu ses livres ou non.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<p>En 1941, alors que la guerre contre l’Allemagne fait rage, Virginia Woolf décide de se jeter dans la rivière de l’Ouse à 59 ans, n’ayant plus la force de continuer à lutter contre sa maladie et contre l’ambiance pessimiste de cette guerre. Elle écrit une dernière lettre à son mari, dont en voici un extrait :</p>
<blockquote><p>« Tout ce que je veux dire, c’est que je te dois tout le bonheur de ma vie. Tu as été incroyablement patient avec moi et incroyablement bon. Je veux dire cela. Tout le monde le sait. Si quelqu’un avait pu me sauver, ç’aurait été toi. Tout m’a abandonnée à part la certitude de ta bonté. Je ne peux pas continuer à gâcher ta vie. Je ne pense pas que deux personnes aient pu être aussi heureuses que nous l’avons été. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer:</strong></p>
<p>Editions : Gallimard – Folio &#8211; Biographies</p>
<p>Date de sortie : 10.2005</p>
<p>Prix : 7 €</p>
<p>Nombre de pages : 260 pages</p>
<p>ISBN : 9782070307265</p>
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		<title>Les heures &#8211; Michael Cunningham</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Nov 2015 10:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Cunningham]]></category>
		<category><![CDATA[Roman américain]]></category>
		<category><![CDATA[Virginia Woolf]]></category>
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					<description><![CDATA[Vous connaîtrez sans doute ce roman par son adaptation au cinéma sortie en 2002 et réalisé par Stephen Daldry, avec notamment Nicole Kidman, Julianne Moore, Meryl Streep et Stephen Dillane [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Vous connaîtrez sans doute ce roman par son adaptation au cinéma sortie en 2002 et réalisé par Stephen Daldry, avec notamment Nicole Kidman, Julianne Moore, Meryl Streep et Stephen Dillane dans les rôles principaux. Pour avoir un vague souvenir du film, je peux en tous cas vous dire qu’il respecte assez bien la trame du livre. Et si vous ne connaissez ni l’un ni l’autre, voici déjà le résumé du roman pour vous donner une idée du sujet :</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/thehours_cover.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-8400" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/thehours_cover-180x300.jpg" alt="thehours_cover" width="180" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Clarissa, Virginia et Laura : trois femmes, trois journées particulières dont les heures résonnent de subtils et sublimes échos jusqu&rsquo;à l&rsquo;incroyable révélation finale. Ce roman magistral, porté par la grâce, est hanté par le génie et les démons de Virginia Woolf. Adapté avec un immense succès au cinéma, il a reçu les prestigieux prix Pulitzer et Pen Faulkner Award.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Cela faisait un moment que je voulais le lire, ayant gardé un très bon souvenir du film et un intérêt pour Virginia Woolf. Et comme dans le cadre du <a href="http://www.popsugar.com/love/Reading-Challenge-2015-36071458" target="_blank">2015 Readind Challenge</a>, il fallait lire un roman ayant reçu le prix Pulitzer, et qu’on me l’a gentiment prêté, j’ai pu me décider à enfin le lire.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Le roman suit la journée de trois femmes à différentes époques : Virginia Woolf, tout d’abord, dans les années 1920. On y découvre le quotidien de l’auteure anglaise, sa santé fragile, son processus d’écriture, sa crainte d’un retour de la maladie qui la poursuit et qui finira par la tuer, plusieurs années après. Laura, ensuite, est une femme au foyer en Amérique en 1949. Elle doit préparer l’anniversaire de son mari tout en s’occupant de son fils de trois ans. Seulement, elle ne parvient pas à se faire à cette vie banale, trouvant seulement un peu de réconfort dans sa lecture du roman <em>Mrs Dalloway</em> de Virignia Woolf. Et Clarissa, finalement, cinquantenaire vivant à New-York à la fin des années 1990. Elle doit préparer une réception pour l’un de ses amis auteurs ayant reçu un prix, mais qui est malade du sida et dont la santé décline dangereusement.</p>
<p>On l’aura compris, ce livre tourne autour de Virginia Woolf et de l’une de ses œuvres principales : <em>Mrs Dalloway</em>. Chaque chapitre est un morceau de la journée d’un des trois personnages, et on peut rapidement constater que des échos se répercutent d’une époque à l’autre. Ainsi, Laura souffre d’une impression de vide semblable à celle ressentie par Virginia, ainsi qu’un dangereux attrait pour la mort. Clarissa de son côté est une représentation moderne de <em>Mrs Dalloway</em> dont elle partage le prénom. Le format même du livre, où l’on suit une journée particulière de ces personnages, est repris du roman de Woolf.</p>
<p>Les thèmes sont également très représentatifs de l’œuvre et de la vie de Virginia Woolf : la folie, la solitude, la maladie, le suicide. Chacun de ces personnages sacrifie sa vie pour le bien-être d’un autre : Virgnia essaie de vivre malgré son mal-être pour son mari Léonard, qui la soutient depuis toujours ; Laura essaie d’être l’épouse et la mère parfaite ; et Clarissa essaie de faire de la réception de son ami mourant une réussite. Chacune combat ses propres démons, mais toutes ne réussiront pas à les vaincre.</p>
<p>Que l’on connaisse ou non Virginia Woolf et/ou son œuvre, ce roman fascine par les trois destins liés qu’il nous présente. Les échos des trois époques n’en sont que plus résonnants, et nous montrent les combats que doivent vivre ces personnages dans leur existence parfois bien vide de sens ou douloureuse.</p>
<p>Une très belle lecture, avec un style semblable à celui si particulier de Virginia Woolf : aérien et nostalgique.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Ceux curieux d’en apprendre davantage sur Virginia Woolf, ou sur son œuvre. Les amateurs de romans dont les parties et les différents personnages se font échos.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Nous menons nos vies, nous faisons ce que nous avons à faire, et puis nous dormons – c’est aussi simple et banal que cela. Certains se jettent par la fenêtre ou se noient ou avalent des pilules ; plus nombreux sont ceux qui meurent par accident ; et la plupart d’entre nous, la vaste majorité, est lentement dévorée par une maladie ou, avec beaucoup de chance, par le temps seul. Mais il y a ceci pour nous consoler : une heure ici ou là pendant laquelle notre vie, contre toute attente, s’épanouit et nous offre tout ce dont nous avons jamais rêvé, même si nous savons tous, à l’exception des enfants (et peut-être eux aussi) que ces heures sont inévitablement suivies d’autres, ô combien plus sombres et plus ardues. Pourtant, nous chérissons la ville, le matin ; nous voudrions, plus que tout, en avoir davantage. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer:</strong></p>
<p>Editions : 10-18 (poche)</p>
<p>Date de sortie : 2011</p>
<p>Prix : 7.10 €</p>
<p>Nombre de pages : 225 pages</p>
<p>ISBN : 978-2264054371</p>
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		<title>Une pièce bien à soi &#8211; Virginia Woolf</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jun 2014 11:47:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[essai]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Virginia Woolf]]></category>
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					<description><![CDATA[Bonjour à tous ! Mon année scolaire étant derrière, vous risquez de me voir beaucoup par ici ces prochains temps ^^ Mais pour commencer, je viens vous présenter un livre de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à tous ! Mon année scolaire étant derrière, vous risquez de me voir beaucoup par ici ces prochains temps ^^ Mais pour commencer, je viens vous présenter un livre de Virginia Woolf, un essai pour être plus précise. Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette auteure britannique, je vous la conseille très fortement ! Son écriture est très particulière, et décrit souvent dans ses romans le « flux de pensées » de ses personnages, ce qui rend la lecture à la fois légère mais quelque peu déconstruite… Bref, puisqu’il s’agit ici d’un essai, c’est un peu différent mais nous retrouvons cette écriture vagabondante pour un thème qui touche particulièrement l’auteur : la place des femmes dans la fiction. Mais je vous laisse déjà avec le résumé avant d’aller plus loin :</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Chambre.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-1883 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Chambre-195x300.jpg" alt="une piece bien a sois.indd" width="195" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Chambre-195x300.jpg 195w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Chambre.jpg 230w" sizes="(max-width: 195px) 100vw, 195px" /></a></p>
<blockquote><p>« <em>Lorsqu&rsquo;une femme s&rsquo;adresse à des femmes, c&rsquo;est qu&rsquo;elle doit avoir quelque chose de très désagréable en réserve. Les femmes sont sans pitié avec leurs semblables. Les femmes &#8211; mais n&rsquo;êtes-vous pas complètement dégoûtées de ce mot ? Moi, je vous garantis que je le suis. Tombons donc d&rsquo;accord sur le fait qu&rsquo;une conférence délivrée par une femme à des femmes doit se clore sur une note particulièrement déplaisante. La vérité est que souvent j&rsquo;aime bien les femmes. J&rsquo;aime leur non-conformisme. Leur entièreté. Leur anonymat. J&rsquo;aime &#8211; mais il faut que je tarisse mon flot</em>. » (Virginia Woolf)</p>
<p>En 1928, Virginia Woolf est invitée dans deux <em>colleges</em> féminins de l&rsquo;université de Cambridge à donner une conférence sur les femmes et la fiction. Un an plus tard, ce travail sur les disparités homme-femme au fil de l&rsquo;Histoire, montrant combien la sujétion économique de la femme l&rsquo;a longtemps privée de la liberté d&rsquo;écrire, sera développé et publié sous le titre <em>A Room of One&rsquo;s Own</em>.</p></blockquote>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>J’ai déjà eu l’occasion de lire plusieurs livres de Virginia Woolf : <em>Mrs Dalloway</em> –sans doute le plus connu- et un recueil de nouvelles <em>La fascination de l’étang</em>. C’est une auteure que j’apprécie beaucoup et que je trouve fascinante de par sa personnalité, son histoire, son écriture… Et lorsque j’ai découvert dans un autre livre que je vous avais présenté –<em>La bibliothèque la nuit</em> d’Alberto Manguel- qu’elle avait écrit un livre sur les femmes et la fiction, je n’ai pas hésité avant de me le procurer. Et si je ne me trompe pas, Hauntya est également en train de lire une œuvre de cette auteure ^^</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Suite à une demande de conférence sur la question par deux universités féminines, l’auteure part de ce simple constat : pourquoi, dans la littérature, la femme n’a-t-elle pas la même place que l’homme ? Pourquoi, à son époque, compte-on une myriade d’écrivains masculins pour une petite poignée d’écrivaines ? Virginia Woolf nous livre donc ici ses pensées et réflexions quant à ce sujet, et ce avec d’autant plus de pertinence qu’elle est elle-même auteure et sensible à ce sujet.</p>
<p>C’était un fait dont j’avais assez conscience, mais qui ne m’avait jamais frappé avec autant de force que sous la plume de cette auteure. Certes, il y eu quelques grandes auteures, à leur tête les sœurs Brontë et Jane Austen. Mais c’est tout. Plusieurs siècles de littérature, et les écrivaines se comptent quasiment sur les doigts de la main. Pourquoi ?</p>
<p>Car, si on en croit Virginia Woolf, écrire était une activité tout simplement impossible pour les femmes, car très peu d’entre elles avait la chance de posséder les conditions nécessaires pour cela. A savoir : une certaine somme d’argent annuelle et une chambre pour soi. Car pour pouvoir écrire, selon l’auteure, il faut nécessairement être indépendant financièrement et être au calme. Ce que n’étaient pas les femmes jusqu’à très tard dans l’histoire, puisque dépendantes de leur mari et devant s’occuper des enfants et de la maison.</p>
<p>Et Virginia Woolf de nous donner un exemple simple, mais très parlant : et si William Shakespeare avait eu une sœur aussi talentueuse que lui, aurait-elle pu connaître le même succès ? La réponse est sans appel : non. Car la société de l’époque ne lui aurait jamais permis d’écrire, car elle n’en avait pas les moyens et qu’on ne faisait rien pour les lui donner.</p>
<p>On peut être plus au moins d’accord avec certaines analyses de l’auteure –notamment au sujet de Charlotte Brontë et de Jane Eyre, que je ne partage pas vraiment-, mais les arguments et exemples donnés sont percutants et irréfutables. Et même si l’on peut se réjouir de voir de nos jours beaucoup plus de femmes auteures auparavant, force est de constater que nous sommes encore loin de combler l’immense retard de la femme et de la fiction qui s’est opéré durant des siècles.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Les amateurs d’histoire de la littérature et des auteures en particulier, ceux qui s’interrogent sur la place de la femme au travers de l’histoire.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« […] qui peut donc se représenter l’ardeur et la violence d’un cœur de poète pris dans un corps de femme ? »</p></blockquote>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Diverses éditions existent avec différentes traductions et différents titre, voici celle que je me suis procurée :</p>
<p>Editions : Rivages poche, Collection Petite bibliothèque</p>
<p>Date de sortie : 01.2012</p>
<p>Prix : 6.95 €</p>
<p>Nombre de pages : 189 pages</p>
<p>ISBN : 9782743621858</p>
<p><strong>Lectures en cours :</strong></p>
<p><em>Conte d’hiver</em>, de Mark Helprin</p>
<p><em>Chopin</em>, de Alain Duault</p>
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