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	<title>Roman &#8211; LA MALLE AUX LIVRES</title>
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	<description>La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté...</description>
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		<title>Instruments des ténèbres &#8211; Nancy Huston</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jun 2016 09:13:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Nancy Huston]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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					<description><![CDATA[Bonjour à toutes et tous ! Pour continuer dans la série des livres qui sont dans ma PAL depuis un certain temps, celui-ci doit bien y être depuis près de 2 [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à toutes et tous ! Pour continuer dans la série des livres qui sont dans ma PAL depuis un certain temps, celui-ci doit bien y être depuis près de 2 ans… Pourtant, j’ai déjà lu des bouquins de Nancy Huston que j’avais assez appréciés (notamment son essai <a href="https://lamalleauxlivres.com/reflets-dans-un-oeil-dhomme-nancy-huston/" target="_blank">Reflets dans dans un œil d’homm</a>e, toujours tristement d’actualité). Mais bref, je vais donc vous parler d’Instruments des ténèbres, un roman passablement sombre, comme son titre l’indique bien, mais qui réserve bon nombre de surprises et a été de nombreuses fois primé. Et pour commencer, en voici le résumé :</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/instruments_tenebres.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-10876" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/instruments_tenebres-188x300.jpg" alt="instruments_tenebres" width="188" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/instruments_tenebres-188x300.jpg 188w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/instruments_tenebres.jpg 500w" sizes="(max-width: 188px) 100vw, 188px" /></a></p>
<blockquote><p>Américaine, écrivain, divorcée et plus toute jeune, Nadia, qui se fait appeler Nada par dérision, entreprend d’écrire un récit à partir d’un fait divers ancien : l’histoire de Barbe Durand, une jeune servante française mise à mort en 1712 pour avoir dissimulé sa grossesse puis fait disparaître l’enfant qu’elle avait eu de relations forcées avec son patron. En même temps, par bribes et fragments, Nada confie à son journal l’histoire de sa propre enfance dans une famille catholique disloquée par la déchéance alcoolique du père. Très vite, l’imaginaire impose son autorité au réel et les événements du passé investissent la vie de Nada au point de la bouleverser.<br />
Ce texte unique, violent, sombre et tendre a été récompensé par les lecteurs à deux reprises, par le prix Goncourt des lycéens 1996 et le prix du Livre Inter 1997.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>On me l’a offert pour mon anniversaire je crois bien, par une personne qui l’avait adoré et me le recommandait fortement.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>L’histoire alterne entre deux récits : le premier, celui de Nadia, écrivaine vivant à New-York à notre époque, et qui fait des recherches pour son nouveau livre. Le second, c’est justement l’histoire que Nadia veut raconter et qui se base sur un fait divers ayant eu lieu en 1712 en France : celui de Barbe Durand, une jeune fille mise à mort après avoir accouché d’un enfant illégitime et fruit de relations forcées avec son patron. Mais plus le récit avance, plus les deux histoires se rapprochent, Nadia en venant à raconter sa propre histoire, si proche de celle de Barbe par bien des aspects.</p>
<p>Comme je l’ai dit plus haut, ce roman n’est clairement pas des plus joyeux. Entre la vie familiale compliquée de Nadia, et l’existence malheureuse de Barbe, ce livre aborde des thèmes difficiles. Le plus important me semble être celui de la femme, et de son rapport à son propre corps ainsi qu’à la maternité ; mais également celui de la famille. Barbe peut en effet compter sur un frère jumeaux qui, même s’il est rarement à ses côtés, la soutiendra jusqu’au bout. Nadia de son côté a été marquée par les sacrifices faits par sa mère ainsi que par l’incompréhension d’un père dépassé.</p>
<p>Le livre aborde aussi de manière plus générale l’écriture, son influence et ses processus. Sujet tout particulièrement intéressant ici, puisque nous suivons littéralement l’écriture d’un roman, ses inspirations et ses répercussions sur l’auteure –Nadia.</p>
<p>Et même si l’histoire, en particulier le récit de Barbe, est particulièrement noir et triste, la fin m’a étonnamment surprise, puisqu’elle est beaucoup plus positive que ce à quoi je m’étais attendu. Enfin, je n’en dirais pas plus, pour ne pas vous spoiler !</p>
<p>Finalement, j’ai reconnu la plume de Huston, et son agilité à traiter de sujets particulièrement délicats et sensibles sans pour autant sombrer complètement dans le désespoir. Une manière de signaler les souffrances qu’avaient et continuent à endurer les femmes, même dans des contextes et époques apparemment très différents. Une lecture dont on ne ressort pas indemne, ni sans questionnement.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Les amateurs de cette auteure, les personnes souhaitant découvrir un récit puissant, humain.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Ce qui m’exaspère dans l’écriture, c’est son caractère passif. Je ne parle pas de l’ordre chronologique (je suis évidemment libre de me servir de flash-back si je veux), mais du simple fait d’être obligée d’écrire l’histoire une phrase à la fois –on voudrait  créer à la manière de Dieu- tout d’un seul coup, dans un fabuleux éclat d’énergie – le big-bang, le minuscule fœtus, la chose qui est, dans l’instant, et qui peu à peu se diversifie, se spécialise, s’étendant dans tous les sens à la fois… Le roman est d’une linéarité enrageante. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Actes Sud (collection Babel)</p>
<p>Date de sortie : 07.2005</p>
<p>Prix : 8.7 €</p>
<p>Nombre de pages : 344 pages</p>
<p>ISBN : 978-2-7427-5780-0</p>
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		<title>Le Livre des Baltimore &#8211; Joël Dicker</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Oct 2015 12:04:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Joël Dicker]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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					<description><![CDATA[Bonjour à toutes et tous ! En cette veille de rentrée –du moins, pour moi-, je viens vous présenter un livre qui doit sans doute être l’un des plus attendus de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à toutes et tous ! En cette veille de rentrée –du moins, pour moi-, je viens vous présenter un livre qui doit sans doute être l’un des plus attendus de cette fin d’année. Comme beaucoup de lecteurs, j’avais beaucoup apprécié <em>La Vérité sur l’affaire Harry Quebert</em>, grand phénomène littéraire de 2012 écrit par un tout jeune écrivain suisse, Joël Dicker. J’étais donc curieuse de découvrir son dernier roman, <em>Le livre des Baltimore</em>, sorti récemment et n’ai donc pas attendu longtemps avant de le commencer. En voici pour commencer le résumé :</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/baltimore.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-8247" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/baltimore-233x300.jpg" alt="baltimore" width="233" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/baltimore-233x300.jpg 233w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/baltimore.jpg 796w" sizes="(max-width: 233px) 100vw, 233px" /></a></p>
<blockquote><p>Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.</p>
<p>Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey.</p>
<p>Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.</p>
<p>Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012, il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman.</p>
<p>Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>C’est assez rare qu’un écrivain suisse se fasse autant connaître, et ait autant de succès, surtout au vu de son jeune âge. Ayant apprécié autant <em>La Vérité sur l’affaire Harry Quebert</em> que <em>Les derniers jours de nos pères</em> (son tout premier roman), j’étais curieuse de voir ce que l’auteur nous réservait cette fois-ci.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Pour les familiers de La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, nous retrouvons son narrateur, l’écrivain Marcus Goldman. Sauf que cette fois-ci, le roman se concentre sur son histoire personnelle et sur sa famille. Nous découvrons ainsi son enfance, ses cousins à Baltimore et leur histoire familiale plus complexe et sombre qu’il n’y parait. En parallèle, nous suivons également la vie de Marcus dans le présent, alors que des morceaux de son passé revienne le hanter.</p>
<p>Le roman s’attarde notamment sur la famille de l’oncle de Marcus qui vit à Baltimore. En effet, tout semble réussir aux Goldman-de-Baltimore (par opposition aux Goldman-de-Montclair, la famille de Marcus). Ils sont beaux, riches, et leurs deux enfants sont des petits prodiges chacun à leur manière. Malgré une certaine jalousie, Marcus s’est toujours extrêmement bien entendu avec ses cousins, et a longtemps admiré cette famille de Baltimore qu’il préférait même à la sienne. Mais comme toutes les familles, les Baltimore possèdent une face plus sombre, et cette famille va peu à peu sombrer au fil des ans. Jusqu’à ce que les incidents s’enchaînent, et qu’un drame se produise.</p>
<p>La première chose que l’on peut constater, c’est que, malgré le fait que l’on ait à nouveau le même narrateur, Le livre des Baltimore est tout à fait différent de <em>La Vérité sur l’affaire Harry Quebert</em>. Là où ce dernier était davantage un polar, ce roman-ci a plus des allures de saga familiale et une touche tout de suite plus personnelle. La comparaison entre les deux est inévitable –on attendait d’ailleurs Joël Dicker au tournant après son incroyable succès-, mais pas vraiment justifiée, à mon sens. Les deux romans sont très différents l’un de l’autre, et c’était également le cas pour <em>Les Derniers jours de nos pères</em>. C’est un pari assez risqué de la part de l’auteur, mais d’un autre côté, cela prouve aussi qu’il sait se débrouiller dans différents registre, et ne souhaite sans doute pas continuer indéfiniment avec le succès de <em>La Vérité sur l’affaire Harry Quebert</em>.</p>
<p>Ce constat fait, passons donc à l’avis sur <em>Le livre des Baltimore</em>. J’ai trouvé la construction de ce roman parfois complexe, on passe sans cesse du passé au présent sans vraiment de transitions claires, et même si on s’en sort sans trop de difficultés dans notre lecture, j’ai trouvé que cela manquait un peu de fluidité.</p>
<p>De même, j’ai parfois eu de la peine à m’intéresser aux personnages de l’histoire. Les Goldman-de-Baltimore sont presque trop parfaits pour être vrai, et je n’ai pas eu l’impression qu’on puisse en découvrir assez sur eux pour s’y attacher réellement. Tout semble un peu être survolé, ce qui est assez dommage. Puisqu’on ne peut pas complètement éviter la comparaison malgré tout, j’ai trouvé que l’on s’impliquait davantage dans <em>La Vérité sur l’affaire Harry Quebert</em> et que l’histoire prenait davantage aux tripes.</p>
<p>Néanmoins, malgré ces quelques points négatifs, je dois dire que cette lecture a été globalement très agréable. Si l’ambiance est différente de son livre précédent, Joël Dicker parvient toutefois à présenter avec brio cette nostalgie de l’enfance, et l’innocence qui caractérise cette période de notre existence. On sera sans doute beaucoup à se retrouver dans l’histoire de Marcus, et dans l’évolution de sa famille. La désillusion du passage de l’âge adulte est clairement bien exprimée dans ce livre, notamment au travers de la chute des Goldman-de-Baltimore.</p>
<p>Ainsi, malgré tous les superlatifs utilisés par Marcus pour décrire sa famille, on finit par réaliser qu’il se cache quelque chose derrière le vernis de perfection des Goldman-de-Baltimore. Cela nous amène à relativiser nos illusions d’enfance, et à nous questionner : tout était-il vraiment meilleur avant, ou regardions-nous simplement le monde avec un autre regard ?</p>
<p>Au final, nous avons un roman plus intimiste, toujours écrit avec une plume agréable, et on tourne les pages sans s’en rendre compte. Malgré ses quelques défauts, ce nouveau livre nous prouve qu’il s’agit d’un auteur touche-à-touche qu’il serait dommage de ne pas suivre à l’avenir.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Les amateurs de sagas familiales, les curieux qui ont aimé <em>La Vérité sur l’affaire Harry Quebert</em>.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Écrire un livre, c’est comme ouvrir une colonie de vacances. Votre vie, d’ordinaire solitaire et tranquille, est soudain chahutée par une multitude de personnages qui arrivent un jour sans crier gare et viennent chambouler votre existence. Ils arrivent un matin, à bord d’un grand bus dont ils descendent bruyamment, tout excités qu’ils sont du rôle qu’ils ont obtenu. Et vous devez faire avec, vous devez vous en occuper, vous devez les nourrir, vous devez les loger. Vous êtes responsable de tout. Parce que vous, vous êtes l’écrivain. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer:</strong></p>
<p>Editions : Editions de Fallois</p>
<p>Date de sortie : 30.09.2015</p>
<p>Prix : 22 €</p>
<p>Nombre de pages : 480 pages</p>
<p>ISBN : 978-2877069472</p>
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		<title>Retour à Salem &#8211; Hélène Grimaud</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2014 07:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Brahms]]></category>
		<category><![CDATA[Hélène Grimaud]]></category>
		<category><![CDATA[piano]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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					<description><![CDATA[Me voici de retour pour vous parler à nouveau d’un livre sur la musique… mais pas que, loin de là ! Peut-être connaissez-vous la pianiste Hélène Grimaud ? Si ce [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Me voici de retour pour vous parler à nouveau d’un livre sur la musique… mais pas que, loin de là ! Peut-être connaissez-vous la pianiste Hélène Grimaud ? Si ce n’est pas le cas, voici un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=0sfG_l5Npcg" target="_blank">extrait</a> d’un de ces concerts, avec des interviews –en anglais par contre. Et c’est justement de ces œuvres de Brahms dont nous allons parler dans un instant. Car il se trouve que cette femme est également –et je ne le savais pas jusqu’à récemment- une écrivaine. Il est peu étonnant que la musique prenne une grande part dans son récit, mais on apprend également qu’elle se passionne pour la nature et surtout les loups. Mais pour en revenir au bouquin, voici le résumé:</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/retour_a_salem_cover.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-4194" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/retour_a_salem_cover.jpg" alt="RETOUR_A_SALEM_jaqu_new_jaq130" width="205" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Un soir à Hambourg, Hélène Grimaud pousse la porte d’un antiquaire. Elle ne sait pas qu’à cet instant précis sa vie bascule dans l’Ailleurs, et dans une succession d’évènements qui la ramèneront de l&rsquo;Europe aux Etats-Unis, à Salem, le refuge de ses loups, pour reprendre, à leurs côtés, sa lutte contre la destruction de la nature.<br />
Récit autobiographique ? Roman fantastique ? Tel est l’enjeu de ce livre qui alterne conte initiatique et journal personnel, et qui croise, jusqu’au vertige, fiction et réalité. À la suite des grands romantiques dont elle est l’interprète mondialement célébrée, Hélène Grimaud nous invite à ouvrir les yeux, les oreilles et le cœur.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong><br />
On m’en avait parlé il y a quelques temps, il m’avait déjà intrigué et mon père l’a acheté pour lui. Je le lui ai donc emprunté, pas très longtemps car je l’ai pratiquement dévoré en une semaine.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong><br />
Le livre présente à la fois une sorte de récit autobiographique d’Hélène Grimaud, qui découvre dans une étrange boutique de Hambourg un étrange manuscrit qui aurait été écrit par le compositeur Brahms. Un chapitre sur deux, nous suivons ainsi l’histoire de ce manuscrit, une sorte de conte racontant le voyage solitaire d’un homme dans une toundra désertique et mystérieuse.<br />
Cette mise en abîme est fascinante, et comme l’auteure, l’intérêt pour l’histoire du manuscrit nous prend de plus en plus et l’attente est parfois assez frustrante. Car en réalité, le manuscrit est écrit en allemand, et l’auteure doit donc attendre qu’un ami le traduise pour y avoir accès. Comme c’est notre cas. Nous vivons ainsi cette découverte avec elle, et c’est ainsi l’occasion de découvrir le quotidien de cette femme <span style="text-decoration: underline;">au-delà de sa vie de pianiste</span>. Une personne vraiment fascinante.<br />
Nous découvrons donc son amour pour les loups et son combat pour leur préservation. A cette fin, elle a créé un centre à Salem – la célèbre ville des sorcières américaine, choix pas complètement anodin comme l’expliquera l’auteure-, et s’y rend de temps à autres pour s’y ressourcer. D’où le titre du livre, sorte de but auquel va arriver l’auteure après la découverte du manuscrit de Brahms, qui va la chambouler bien plus que prévu.<br />
En effet, le conte fait écho aux <span style="text-decoration: underline;">désastres écologiques</span> que notre planète connaît. Que cela soit au niveau de la nature ou des animaux, on sent que c’est un sujet qui tient à cœur à l’auteure et qu’elle parvient à nous transmettre avec autant d’émotions que son jeu pianistique. Un cri de l’âme et du cœur qui ne peut laisser personne indifférent et fait doublement réfléchir quant à l’impact de l’homme sur son environnement et la destruction qu’il engendre.<br />
De plus, les deux récits sont empreints d’une <span style="text-decoration: underline;">aura fantastique et mystérieus</span>e assez troublante. On en vient presque à douter de ce qui est réel ou non dans ce roman, tant la fiction et la réalité semblent dangereusement proches.<br />
Un livre prenant et touchant, écrit avec une plume à la fois délicate, mais également engagée et forte. Pas besoin de connaître Hélène Grimaud ou la musique classique. Au contraire, c’est un excellent moyen d’entrer dans l’univers de l’auteure, qu’on ne saurait réduire à son talent pour le piano. Ce qui n’empêche pas non plus d’apprécier son jeu et ses interprétations au piano, que je vous encourage vivement à découvrir si ils vous sont inconnus <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong><br />
Ceux sensibles à la nature et à son pouvoir, aux amateurs de musique ou de récit fantastique.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Il y a chez Brahms, et qui me ressemble, cette tentation de la nuit qui dépasse et transfigure une joie plus haute, plus forte, enracinée dans toute la création. »</p></blockquote>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong><br />
Edition : Albin Michel<br />
Date de sortie : 2013<br />
Prix : Environ 19 €<br />
Nombre de pages : 256 pages<br />
ISBN : 9782226252081</p>
<p><strong>Lectures en cours :</strong><br />
<em>The silkworm</em>, de Robert Galbraith</p>
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		<item>
		<title>Une vie entre deux océans &#8211; M.L. Stedman</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2014 06:00:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature australienne]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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					<description><![CDATA[Me voici de retour pour vous parler d’un roman vraiment bouleversant et qui a apparemment connu un très grand succès ces derniers temps. Ce que je comprends assez aisément, car [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Me voici de retour pour vous parler d’un roman vraiment bouleversant et qui a apparemment connu un très grand succès ces derniers temps. Ce que je comprends assez aisément, car cela faisait longtemps que je n’étais pas restée scotchée à un livre à ce point. Ni qu’une lecture ne m’avait autant émue, aussi. Qu’on se le dise tout de suite, ce livre touche des sujets sensibles, profondément émouvants et souvent difficiles. L’intrigue vous tient en haleine jusqu’au bout, mais je vais tâcher de vous parler de ce roman sans trop vous en dévoiler non plus. Juste assez pour vous donner envie de plonger dans l’Australie du début du 20<sup>ème</sup> siècle, avec le bruit des vagues en arrière-fond.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/une_vie_entre_2_oceans.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-4117" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/une_vie_entre_2_oceans.jpg" alt="une_vie_entre_2_oceans" width="188" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Après avoir connu les horreurs de la Grande Guerre, Tom Sherbourne revient en Australie. Aspirant à la tranquillité, il accepte un poste de gardien de phare sur l’île de Janus, un bout de terre sauvage et reculé. Là, il coule des jours heureux avec sa femme, Isabel. Un bonheur peu à peu contrarié par leurs échecs répétés pour avoir un enfant. Jusqu’à ce jour où un canot vient s’échouer sur le rivage. À son bord, le cadavre d’un homme, ainsi qu’un bébé, sain et sauf. Pour connaître enfin la joie d’être parents, Isabel demande à Tom d’ignorer les règles, de ne pas signaler « l’incident ». Une décision aux conséquences dévastatrices…</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Encore une fois, je suis tombé par hasard dessus dans une librairie. J’avais entendu parler d’un film qui sortira en 2015 adapté de ce roman, et j’ai donc été très intriguée. De plus, comme beaucoup d’entre nous, j’adore l’océan et suis assez fascinée par les phares. Le sujet du livre m’intéressait donc beaucoup, ce d’autant plus qu’il se déroule en Océanie, région qui m’attire de plus en plus. L’exotisme du bout du monde ^^</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Tom Sherbourne revient dans son Australie natale, après avoir servi eu Europe dans la première Guerre Mondiale. Après les horreurs vécues au front, il tente de trouver une existence simple et calme en devenant gardien de phare sur l’île de Janus, un îlot de terre isolé à une centaine kilomètre de la côte sud-ouest de l’Australie. Là où deux océans se retrouvent, et où la seule trace d’humanité est le bateau d’approvisionnement qui vient 4 fois par an. Cependant, lors d’une permission sur le continent, il va croiser Isabel, une jeune femme souriante et enthousiaste qui va rapidement tomber amoureuse de lui. Une attirance réciproque, et Isabel acceptera même de devenir sa femme pour le suivre à son retour sur l’île de Janus. Si le bonheur est là les premières années, les fausses couches à répétition d’Isabel minent le moral de cette dernière, ainsi que de son mari. Jusqu’au jour où un canot échoue sur leur île, avec à son bord un homme mort, et un nourrisson d’à peine quelques mois. Isabel y voit un signe, et convainc Tom de ne pas déclarer l’incident, comme il devrait pourtant le faire en tant que gardien de phare. Ils vont ainsi faire passer le bébé pour le leur, sans savoir si la mère de ce dernier est encore en vie ou non, décision qui s’avèrera bouleversante pour eux.</p>
<p>Ce roman est captivant, et ce à bien des égards. Premièrement, car il présente la vie d’un vrai gardien de phare, isolé, entouré par la mer et la solitude. Une existence éprouvante, mais également fascinante. Vivre ainsi seul sur une île, ce doit être une expérience hors du commun. Et à travers Tom, nous arrivons à comprendre les attraits d’une telle existence, calme et solitaire.</p>
<p>Cependant, ce roman montre surtout à quel point la culpabilité peut ronger un être humain. Tom, qui se sent déjà coupable de tous les soldats qu’il a tué au front, et également ceux qu’il a laissé derrière lui supporte difficilement le poids supplémentaire du mensonge que l’arrivée du bébé lui fait subir. Pourtant, il va s’attacher à l’enfant comme s’il s’agissait du sien, et le bonheur de sa femme le fait douter. Il est pourtant prêt à tout sacrifier pour elle, jusqu’à sa vie. C’est un personnage extrêmement touchant pour lequel on se prend tout de suite d’affection</p>
<p>Isabel est également touchante, même si à certains moments du roman, son désir d’enfant et son amour pour le bébé adopté l’aveuglent totalement. Elle a perdu ses deux frères dans la guerre, puis trois bébés dans des fausses couches. Peut-on donc vraiment lui en vouloir de garder un enfant qui n’est pas le sien ? Et même si ce désir d’enfant la mettra en conflit avec son mari, Isabel n’en demeure pas moins une femme aimante, et émouvante à sa manière.</p>
<p>Ce roman interroge également la maternité, surtout lorsqu’elle est voulue mais impossible. Un couple peut-il vivre heureux et s’épanouir sans enfants ? De même, il pose une question troublante : peut-on réellement remplacer les parents biologiques ? Des thèmes durs et sensibles, superbement bien traités dans ce livre.</p>
<p>Je vous le conseille donc vivement, en attendant de voir ce que le film donnera l’année prochaine. Un roman touchant et émouvant à découvrir absolument.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Ceux qui sont attirés par l’océan, ceux qui souhaitent une histoire émouvante et qui pose de bonnes questions.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Un phare, ça fonctionne pour les autres ; il est impuissant à éclairer l’espace le plus proche de lui. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Livre de poche</p>
<p>Date de sortie : Octobre 2014</p>
<p>Prix : 7.9 €</p>
<p>Nombre de pages : 528 pages</p>
<p>ISBN : 9782253167327</p>
<p><strong>Lectures en cours :</strong></p>
<p><em>The luminaries</em>, d’Eleanor Catton</p>
<p><em>Retour à Salem</em>, d’Hélène Grimaud</p>
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		<title>L&#8217;Âme du monde &#8211; Frédéric Lenoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Nov 2014 06:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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					<description><![CDATA[Sans doute avez-vous déjà entendu parler du livre que je vais vous présenter aujourd’hui. Il a en effet eu un certain succès, et son auteur, Frédéric Lenoir, a désormais plusieurs [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sans doute avez-vous déjà entendu parler du livre que je vais vous présenter aujourd’hui. Il a en effet eu un certain succès, et son auteur, Frédéric Lenoir, a désormais plusieurs livres à son actif. Pour ma part, c’est une première avec cet écrivain, et comme j’en entendais beaucoup parler depuis un moment, j’ai voulu tenter l’un de ses bouquins. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que cet homme a un joli et impressionnant parcours, puisqu’il est à la fois philosophe, sociologue, historien des religions et chercheurs. En plus de livres non-fictionnels, il a également plusieurs romans. Mais comme c’est plus particulièrement la philosophie et l’histoire des religions qui m’intéressent, mon choix s’est donc finalement porté sur ce livre.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/ame_du_monde_cover.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-3967" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/ame_du_monde_cover.jpg" alt="ame_du_monde_cover" width="189" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Pressentant l&rsquo;imminence d&rsquo;un cataclysme planétaire, sept sages venus des quatre coins du monde se réunissent à Toulanka, monastère perdu des montagnes tibétaines, pour transmettre à Tenzin et Natina, deux jeunes adolescents, les clés de la sagesse universelle. Au-delà des divergences culturelles et historiques de leurs traditions respectives, ils s&rsquo;appuient sur leur expérience personnelle et se savent inspirés par ce que les philosophes de l&rsquo;Antiquité appellent l&rsquo;Âme du monde : la force bienveillante qui maintient l&rsquo;harmonie de l&rsquo;univers.</p>
<p>Leur message répond aux questions essentielles : quel est le sens de mon existence ? Comment réussir ma vie et être heureux ? Comment harmoniser les exigences de mon corps et celles de mon esprit ? Comment apprendre à me connaître et à réaliser mon potentiel créatif ? Comment passer de la peur à l&rsquo;amour et contribuer à la transformation du monde ?</p>
<p>Loin des croyances dogmatiques, ils ouvrent le chemin simple et concret d&rsquo;un humanisme spirituel qui aide à vivre.</p>
<p>À la suite de son Petit traité de vie intérieure, Frédéric Lenoir transmet ses connaissances philosophiques et spirituelles à travers un conte initiatique lumineux qui touche le cœur autant que l&rsquo;intelligence.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Il n’a pas été évident de choisir un livre de cet auteur prolifique. Mais c’est finalement le sujet et la courte longueur de ce roman philosophique qui m’ont aidé à fixer mon choix. Un ouvrage court et qui se proposait de résumer les grandes pensées de ce monde, j’avoue avoir été assez intriguée. J&rsquo;ai acheté un autre ouvrage de ce monsieur Lenoir, que je garde dans ma bibliothèque pour une prochaine lecture.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Suite à des signes avant-coureurs de cataclysme, sept sages représentant les plus grands courants de la pensée humaine –Christianisme, Chamanisme, Islam, Athéïsme-Philosophie, Judaïsme, Hindouisme, Taoïsme- se retrouvent au Tibet. Ils vont être amenés à transmettre leur savoir à deux enfants –une adolescente européenne et un jeune moine tibétain- afin que ces derniers puissent reconstruire l’humanité si cette dernière venait effectivement à connaître une sorte d’Apocalypse. Ils vont donc tenter de résumer l’essentiel de leurs doctrines durant sept jours et au travers de sept thèmes où toutes les sagesses se trouvent mélangées.</p>
<p>C’est assez original d’aborder la philosophie et le spirituel sous forme de roman, avec donc une histoire fictive et non un manuel ou un guide. Mais c’est sans doute grâce à cela que l’auteur parvient à condenser autant de savoirs dans un si petit livre. En effet, les sept sages étant les narrateurs principaux et ayant très peu de temps pour transmettre leur savoir avant le cataclysme, sept philosophies nous sont donc présentées de manière très condensée et sous le prisme de thèmes comme le sens de la vie ou la liberté. C’est ces thèmes et non les différentes religions/philosophies qui cadrent le roman, et tous les courants de pensées sont ainsi mélangés en un seul.</p>
<p>Malgré son sujet complexe de prime abord, c’est un livre qui se lit vite et qui n’est absolument pas compliqué. Il est même très agréable à lire et nous amène parfois à nous poser des questions ou à voir le monde d’une autre manière.</p>
<p>Les théories nous sont donc racontées par les sages, soit directement, soit parfois sous forme de contes. Forme très appropriée et sympathique qui rendent la lecture fluide et agréable.</p>
<p>Par contre, l’auteur –et les sept sages dans l’histoire- a pris le parti pris d’anonymiser les narrateurs dans les chapitres où les sages exposent leurs sagesses mélangées. Ainsi, on ne sait pas de quelle religion ou quelle philosophie proviennent les idées qui nous sont présentées. C’est à la fois bien, car on ne porte ainsi aucun préjugé et cela conforte l’idée que les différents courants de pensées sont égaux et tendent vers le même but. Cependant, j’aurais parfois aimé connaître la source d’une idée exposée, ne serait-ce que pour l’approfondir et la connaître mieux.</p>
<p>De même, l’histoire ne m’a pas toujours convaincue, et paraissait un peu « fabriquée » parfois. Je n’ai pas non plus spécialement accroché au style un peu gentillet parfois, même si c’est un point de vue personnel et que ça ne dérange absolument pas la lecture.</p>
<p>Mais malgré cela, j’ai passé un bon moment avec ce livre, qui m’a également fait me questionner et réfléchir un peu plus à notre existence sur cette terre et comment nous souhaiterions vivre notre vie le plus harmonieusement possible, tous ensembles. Un livre à garder près de soi et à consulter de temps en temps pour méditer un peu ou rechercher des réponses à des questions existentielles ^^</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Ceux qui souhaiteraient un aperçu des différentes sagesses de notre monde facilement accessible et qui se lit « comme un roman ».</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Peu importe de quoi il s’agit, ce qui compte, c’est de découvrir ce pour quoi nous sommes faits. Ce qui nous met dans la joie, dans l’enthousiasme, dans le plein exercice de nos capacités et de nos dons. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Pocket</p>
<p>Date de sortie : 21/08/2014</p>
<p>Prix : 6.5 €</p>
<p>Nombre de pages : 151 pages</p>
<p>ISBN : 978-2266240659</p>
<p><strong>Lectures en cours :</strong></p>
<p><em>The luminaries</em>, d’Eleanor Catton</p>
<p><em>Le roman du piano</em>, de Dieter Hildebrandt</p>
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		<title>Beauvoir in Love &#8211; Irène Frain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2014 06:00:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Simone De Beauvoir]]></category>
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					<description><![CDATA[Bonjour à tous, j’espère que vous passez un bon automne. Le temps file, et au fur et à mesure que la fin de l’année approche, j’ai de moins en moins [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à tous, j’espère que vous passez un bon automne. Le temps file, et au fur et à mesure que la fin de l’année approche, j’ai de moins en moins de temps pour vous présenter mes lectures… Mais mieux vaut tard que jamais comme on dit. Je vais donc vous parler d’un livre que j’ai terminé il y a un petit moment déjà, en espérant pouvoir vous parler des autres lus entre temps prochainement. Mais pour le moment.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Beauvoir_cover.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-3687" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Beauvoir_cover.jpg" alt="Beauvoir_cover" width="199" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>On connaît la légende Beauvoir, intellectuelle majeure du XXème siècle, figure de proue du féminisme et compagne de Jean-Paul Sartre. Mais que sait-on de l’amoureuse déchirée qui se cachait derrière l’icône ?</p>
<p>Simone de Beauvoir débarque aux États-Unis pour donner une série de conférences sur l’existentialisme. En vérité, Sartre fait tout pour la tenir à l’écart de son idylle avec la mystérieuse Dolores Vanetti.</p>
<p>Là, à près de 40 ans, Beauvoir va faire la rencontre d’un écrivain américain hors normes : le séduisant Nelson Algren. Dès leur premier échange, c’est le choc.</p>
<p>En moins de vingt-quatre heures, dans les bas-fonds de Chicago, entre bars sordides, planques de junkies et un deux-pièces sommaire, Simone revit. Avec Algren, elle va découvrir ce qu’il y a de plus bouleversant dans l’amour au masculin : ses élans de romantisme, ses fureurs et ses émois enfantins…</p>
<p>Constamment attisée par leurs séparations et d’éphémères retrouvailles, la tension amoureuse se fait parfois insoutenable. Mais elle réveille aussi l’énergie créatrice des deux amants. C’est à ce moment-là qu’ils écrivent leurs chefs-d’œuvre : Nelson, le roman qui lui vaudra la gloire, L’Homme au bras d’or, et Simone Le Deuxième Sexe, texte fondateur de la libération des femmes.</p>
<p>Ils auront, en tout et pour tout, été réunis pendant moins d’un an mais le souvenir de leur histoire les hantera jusqu’à la mort. À travers ce livre, Irène Frain fait renaître toute la magie et l’illusion des amours impossibles. Celles qu’on n’oublie jamais.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Une amie le lisait cet été, et je suis tombé par hasard dessus en allant à ma bibliothèque. J’ai donc décidé de tenter l’aventure, sachant que je ne connaissais ni l’auteur ni même le sujet. Mais je m’en remettais au sage avis des autres sur ce coup.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Nous suivons donc l’histoire d’amour peu banale entre deux êtres qui le sont tout autant : Simone de Beauvoir, femme de lettres française et compagne du philosophe Sartre ; Nelson Algren, écrivain américain un tantinet roublard. Tout semble les séparer, et pourtant lors d’un voyage de Simone en Amérique, ils vont se croiser et s’aimer. S’en suit des moments de bonheurs, des séparations, des échanges enflammés de lettres, des retrouvailles, des déceptions, des mensonges, des blessures. Comme toute histoire d’amour, sauf que celle-ci aura été exprimée à travers des mots, des lettres.</p>
<p>J’avoue ne pas bien connaître Simone de Beauvoir, à part qu’il s’agissait d’une des premières féministes et qu’elle était la compagne de Sartre. Je connais mieux ce dernier, même s’il m’a toujours semblé assez antipathique, malgré sa philosophie extrêmement intéressante. Et je ne connaissais absolument pas Nelson Algren, qui est pourtant un auteur américain primé. Je suis donc partie de presque rien et ai donc pu découvrir de nombreuses informations quant à ce couple assez singulier.</p>
<p>Car en effet, lorsqu’elle rencontre Nelson, Simone est en quelque sorte en couple avec Sartre. Une sorte d’union libre, un contrat passé entre eux qui leur permet d’aller voir ailleurs s’ils veulent, tout en les liants à jamais intellectuellement. Une drôle de relation, pas forcément très saine et qui va bien sûr influer sur la relation naissante de Simon et de Neslon. L’ombre de Sartre est en effet toujours présente, et Simone ne parvient jamais à l’oublier complètement, même si elle en aurait le droit selon leur étrange contrat. Bref, malgré son amour foudroyant et neuf pour Nelson, Mme de Beauvoir reste une femme tiraillée et son amour pour Nelson va en pâtir&#8230;</p>
<p>L&rsquo;histoire avec Nelson, justement ! Ils sont totalement opposés, venant de milieux et de pays différents. Elle, a son histoire avec Sarte. Lui, est un cœur volage. Et pourtant, ils vont s&rsquo;aimer et vivre une histoire durant des années. Leur idylle est à la fois tendre et tragique, mais toujours éclipsée d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre par Sartre. Il est donc intéressant de découvrir la relation de Simone avec Nelson, beaucoup moins connue et pourtant importante pour ces deux grands auteurs. Et parce que les histoires d&rsquo;amours ne finissent pas toujours bien non plus.</p>
<p>Ce roman –composé également d’extrapolations de l’auteure, donc- se base sur la correspondance très fournie de Simone qui a permis à l’auteure de retracer cette histoire d’amour américaine et c’est aussi ce qui fait la singularité de cette histoire : que cela soit Simone, Sartre ou Nelson, tous trois sont des personnalités des lettres. Le choix de la correspondance est donc très à propos, permettant d’apprécier la plume de chacun de ces auteurs au style très différent.</p>
<p>Si ce roman ne m’a toujours pas rendu Sartre ou même de Beauvoir plus sympathiques comme personnages –ce qui reste malgré tout des impressions personnelles-, il a été très agréable à lire et m’a donné envie de découvrir plus en détails l’œuvre de Simone de Beauvoir. Il va donc rentrer dans la longue liste de la PAL qui ne cesse de grandir… Mais c’est bien aussi.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Ceux qui souhaiteraient une histoire d’amour originale, basée sur des personnages vrais et fort, les amateurs de Beauvoir et cie.</p>
<p>La citation :</p>
<p>Un aperçu de la relation assez particulière qui liait Sartre à Simone :</p>
<blockquote><p>« Ils s&rsquo;étaient pourtant promis une alliance éternelle: ils seraient l&rsquo;un à l&rsquo;autre « l&rsquo;amour nécessaire », avait proclamé Sartre, et leurs autres attachements, des amours « contingentes ». A eux deux, ils allaient réinventer l&rsquo;amour; ils engageraient leur corps ailleurs sans jamais engager leur tête. A une seule condition: tout se dire. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Michel Lafon</p>
<p>Date de sortie : 2012</p>
<p>Prix : 19 €</p>
<p>Nombre de pages : 352 pages</p>
<p>ISBN : 978-2749917412</p>
<p>Il est également disponible en poche.</p>
<p><strong>Lectures en cours :</strong></p>
<p><em>The luminaries</em>, d’Eleanor Catton</p>
<p><em>Beauté</em>, de Sarah Pinborough (du Swap de Cindy <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2665.png" alt="♥" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />)</p>
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		<title>Hamlet, Prince of Denmark: A Novel &#8211; A. J. Hartley &#038; David Hewson [Livre audio]</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/hamlet-prince-of-denmark-a-novel-a-j-hartley-david-hewson-livre-audio/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Sep 2014 06:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Hamlet]]></category>
		<category><![CDATA[Livre audio]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Armitage]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Shakespeare]]></category>
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					<description><![CDATA[Si je vous dis : « Être, ou ne pas être ; tel est la question », il y a bien des chances pour que vous pensiez à Hamlet. La pièce de Shakespeare est [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Si je vous dis : « Être, ou ne pas être ; tel est la question », il y a bien des chances pour que vous pensiez à Hamlet. La pièce de Shakespeare est tellement implantée dans notre culture que de nombreuses références peuvent se trouver dans la vie de tous les jours. Elle doit également être une des pièces de cet auteur les plus jouées et les plus adaptées au cinéma, et l’une des plus étudiées aussi sans doute. On ne la présente donc plus. Mais le livre dont je vais vous parler est particulier, et ce à plus d’un titre. Il propose ainsi une version d’Hamlet en roman, et audio qui plus est. Mais avant de vous le présenter plus en détail, voici la traduction du résumé –car hélas oui, il semblerait n’exister qu’en anglais… pour l’instant du moins- :</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/hamlet-couv.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-3492 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/hamlet-couv-300x300.jpg" alt="hamlet-couv" width="300" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/hamlet-couv.jpg 300w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/hamlet-couv-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<blockquote><p>C’est une histoire de fantômes, de folie, de revanche ; d’anciennes alliances abandonnées à de nouvelles intrigues. Le Danemark change, se débarrasse de son passé moyenâgeux. La guerre avec la Norvège est toute proche. Et Hamlet –fils de l’ancien roi, neveu du nouveau- est pris dans une toile de conspirations et de meurtres. Luttant pour trouver sa place dans cet étrange nouvel ordre, Hamlet essaie de faire revivre sa relation avec Ophelia, la fille du maître des espions du château royal d’Elsinore, Polonius. Un homme qui possède lui-même ses propres plans…</p>
<p>Hamlet cherche alors conseil et aide auprès de la seule personne en qui il a confiance : le jeune Yorick, un facétieux et turbulent bouffon dont le père avait autrefois aidé Hamlet durant son enfance difficile. Et pendant ce temps, les forces armées de Fortinbras, prince de Norvège, menacent de faire tomber à jamais Elsinore.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Je suis désormais convaincue par les livres audio, véritable complément aux lectures classique sur papier. Ils sont également facilement trouvables, que cela soit en librairie, en bibliothèque ou directement sur le net. Pour tous ceux qui ne sont pas encore convaincus, c’est vraiment une expérience qui vaut la peine…Pour ce livre en particulier, la pièce d’Hamlet est l’une de mes favorites et j’étais curieuse de découvrir cette version roman, découverte grâce à son narrateur mais cela, je vais y revenir plus tard.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Pourquoi un roman sur une pièce, culte et bien connue, qui plus est ? Eh bien, la différence avec le roman, c’est qu’on peut avoir accès à tout ce que la pièce ne nous montre pas. Les pensées intérieures des personnages à tout moment, mais également tout ce qui se passe en dehors de la scène et est seulement raconté par les personnages. Ici, l’avantage énorme est donc de pouvoir non seulement montrer, mais également approfondir tout ce que Shakespeare n’a pas abordé dans sa pièce.</p>
<p>De plus, pour tous ceux qui peineraient avec la langue de Shakespeare ou de son temps, ici, l’écriture est fluide et beaucoup plus simple. Certes, on perd la beauté de l’écriture, mais ce n’est pas le but recherché ici, où l’histoire est justement mise en avant.</p>
<p>L’histoire, d’ailleurs. Pour les familiers de la pièce, vous aurez sans doute déjà remarqué quelques petites différences, rien que dans le résumé. Les auteurs ont en effet donné leur propre version de la pièce, qui déjà de base peut avoir de nombreuses lectures. C’est bien cela qui la rend si fascinante et intéressante. Les deux auteurs ont donc ici fait des choix, et ont même fait quelques modifications à l’histoire de Shakespeare pour que cela soit plus logique vis-à-vis de leur version. Et cela marche tout à fait. Une fois accepté le fait que l’on a ici affaire à autre chose que la pièce originelle, on apprécie de pouvoir découvrir comment ils ont traités tels évènements de la pièce. Ou non, parfois.</p>
<p>Les personnages sont également intéressants à découvrir sous un nouveau jour, parfois inattendu. L’exemple qui m’a le plus frappé est celui d’Ophelia, la jeune femme autrefois courtisée par Hamlet. Beaucoup plus forte et développée dans ce roman, elle connaît sans doute les modifications les plus importantes par rapport à la pièce originale. Sûrement dans l’optique d’une version plus romantique de son histoire avec Hamlet que dans la pièce –assez peu joyeuse, si vous ne connaissez pas du tout la pièce-. Mais ce n’est nullement désagréable, et offre même de nouvelles pistes de lectures aux personnages et à la pièce.</p>
<p>Il s’agit donc plus d’un thriller historique – comme le définissent les auteurs qui ont eu la bonne idée de justifier leur choix, à la fin du livre- que d’une pièce de théâtre, mais cela n’en reste pas moins une histoire désormais classique et toujours géniale. Ce qui rendait la pièce de Shakespeare si intrigante et fascinante, c’était justement tous les mystères et les zones d’ombres qu’elle comportait, laissant aux metteurs en scène le soin de laisser librement cours à leur imagination. Et c’est exactement cela qu’ont fait les auteurs de ce roman, en s’appropriant l’histoire. Surtout que Shakespeare lui-même n’avait, apparemment, pas été l’inventeur de cette histoire qui existait déjà avant lui.</p>
<p>Enfin, il semblerait que ce roman ait été créé à la base pour n’exister qu’en version audio, mais que finalement, une version e-book ait été réalisée. Mais je vous conseille sincèrement de prendre la version audio, racontée brillamment par l’acteur britannique Richard Armitage –Thorin Oakenshield dans le <em>Hobbit</em>, pour ne citer qu’un de ses rôles. Ce narrateur arrive à insuffler un véritable dynamisme à l’histoire, prenant soin de jouer chaque personnage de manière différente lorsque ces derniers prennent la parole dans le roman. Une excellente initiative, qui nous fera même oublier que doubler une femme pour un homme avec une voix si grave n’est pas des plus faciles… Mention spéciale pour l’accent écossais tout de même, superbement réalisé.</p>
<p>En résumé, un excellent livre audio, prenant, magnifiquement raconté, intelligent, accessible… à condition de maîtriser un peu l’anglais.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Pour tous ceux qui connaîtraient la pièce, ce roman est un excellent moyen de la découvrir d’une toute autre manière, sous un angle neuf. Et découvrir tout ce que la scène ne nous montre pas.</p>
<p>Et pour tous ceux qui ne sont pas familier avec Hamlet, c’est un excellent moyen de découvrir cette magnifique histoire, donc la pertinence et le succès ne se démentissent toujours pas avec les siècles.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<p>Je vous invite à aller faire un tour sur le <a href="http://davidhewson.com/audio/hamlet-prince-of-denmark/" target="_blank">site d’un des auteurs</a> afin d’avoir accès à différents extraits du livre.</p>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Audible</p>
<p>Narrateur : Richard Armitage</p>
<p>Date de sortie : 20 mai 2014</p>
<p>Prix : Environ une vingtaine d’euro, suivant où vous l’acheter/télécharger</p>
<p>Durée : 09h40</p>
<p>Vous pouvez le télécharger sur itunes, audible, amazon…</p>
<p><strong>Lectures en cours :</strong></p>
<p><em>The Luminaries</em> d’Eleanor Catton (Ca avance&#8230; Histoire étonnante)</p>
<p><em>Quatrocento</em> de Stepehn Greenblatt (Un voyage à travers l&rsquo;histoire du livre)</p>
<p><strong>Note pour les anglophones/ Note for the English speakers:</strong></p>
<p>Avec l&rsquo;aide d&rsquo;un des membres -encore merci à elle <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2665.png" alt="♥" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />- du fansite anglais <a href="http://richardarmitagecentral.co.uk/" target="_blank">RichardArmitageCentral</a>, nous avons traduit l&rsquo;article en anglais, qui est disponible <a href="http://richardarmitagecentral.co.uk/main.php?g2_itemId=209083" target="_blank">ICI</a> <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p>Une expérience très intéressante. Assez laborieuse parfois, mais grâce au travail d&rsquo;équipe et au sujet, ce fut très agréable !</p>
<p>With the help of a member -thanks to her again <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2665.png" alt="♥" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />- of the UK fansite <a href="http://richardarmitagecentral.co.uk/" target="_blank">RichardArmitageCentral</a>, we translated the article in English <a href="http://richardarmitagecentral.co.uk/main.php?g2_itemId=209083" target="_blank">HERE</a> <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p>A very interesting experience. Quiet laborious sometimes, but thanks to the team work and the subject, it was very enjoyable!</p>
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		<title>Testament à l&#8217;anglaise &#8211; Jonathan Coe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Aug 2014 11:34:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Roman anglais]]></category>
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					<description><![CDATA[Bonjour à tous ! L’été sans soleil, à défaut d’un peu de chaleur, nous permet au moins de bouquiner avec un bon thé à l’intérieur, en attendant des jours meilleurs. Qui [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à tous ! L’été sans soleil, à défaut d’un peu de chaleur, nous permet au moins de bouquiner avec un bon thé à l’intérieur, en attendant des jours meilleurs. Qui arrivent tout de même un peu, auquel cas, si vous êtes comme moi, vous vous précipiter dehors pour lire un peu au soleil tant qu’on le peut. Ayant (re)découvert les livres sonores il y a peu grâce à l’excellent <a href="https://lamalleauxlivres.com/controle-hugh-laurie-livre-audio/" target="_blank">Tout est sous contrôle</a> que je vous avais présenté, j’essaie désormais d’en écouter un en parallèle de mes lectures papier ou ebook. Mais c’est bien un livre écrit que je vais vous présenter aujourd’hui, un roman anglais pour être plus précis. Et un contemporain, pour changer un peu des classiques. Cela faisait longtemps que je voulais découvrir un peu plus Jonathan Coe, romancier bien connu, et c’est maintenant chose faite. Et qui dit roman anglais dit souvent humour anglais, on peut dire que c’est également le cas ici, bien que d’une manière assez particulière.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/testament-à-langlaise-couv.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-3010 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/testament-à-langlaise-couv.jpg" alt="testament à l'anglaise couv" width="182" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Michael Owen, un jeune homme dépressif et agoraphobe, a été chargé par la vieille Tabitha Winshaw d&rsquo;écrire la chronique de cette illustre famille. Cette dynastie se taille en effet la part du lion dans tous les domaines de la vie publique de l&rsquo;Angleterre des années quatre-vingt, profitant sans vergogne de ses attributions et de ses relations&#8230;</p>
<p>Et si la tante Tabitha disait vrai ? Si les tragédies familiales jamais élucidées étaient en fait des crimes maquillés ? Par une nuit d&rsquo;orage, alors que tous sont réunis au vieux manoir de Winshaw Towers, la vérité éclatera&#8230;</p>
<p>Un véritable tour de force littéraire, à la fois roman policier et cinglante satire politique de l&rsquo;establishment.</p></blockquote>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>J’avais déjà lu un recueil de nouvelles de cet auteur il y a si longtemps que j’en ai presque tout oublié. Mais comme son nom est assez reconnu dans le milieu et qu’il a reçu plusieurs prix pour ses œuvres, j’étais assez intriguée. On le trouve de plus assez facilement en bibliothèque, et c’est ainsi que j’ai choisi ce roman en particulier dont le 4<sup>ème</sup> de couverture m’inspirait assez.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Autant le dire tout de suite, ce fut assez différent de ce à quoi je m’attendais. Mais au final, ce n’est pas plus mal.</p>
<p>Je m’explique : au début, j’ai trouvé le récit difficile à suivre. On saute d’une époque à l’autre, d’un personnage à l’autre et j’avais parfois de la peine à m’y retrouver. Nous suivons donc principalement Michael Owen, tout au long de sa vie et pas seulement lors de son enquête sur la famille Winshaw. Cette dernière comporte des membres aussi exécrables les uns que les autres, sans aucune pitié ni éthique. Mais le destin de Michael semble bien plus lié à cette famille qu’il ne le pense, et l’on pourra s’en rendre compte au fil du roman qui ne suit donc pas une trame chronologique. Toutefois, une fois arrivé au milieu du livre, on s’y retrouve mieux et on commence à voir vers où l’auteur souhaite en venir. C’est un choix qui se justifie, toutes ces histoires se dirigeant vers une même fin, que j’ai trouvé finalement assez facile à déduire sur bien des éléments, mais peut-être était-ce le but. Tout converge vers cette famille pourrie jusqu’à la moelle, jusqu’à presque en faire un parfait bouc émissaire pour tous les maux du monde et de Michael. Toutefois, ils représentent chacun un archétype des individus horribles qu’on peut croiser actuellement, que cela soit dans la finance, l’agroalimentaire ou la vente d’armes. Et l’auteur ne se prive pas de les critiquer violemment, notamment au travers d’un humour assez noir.</p>
<p>Car oui, le style peut être teinté d’un certain humour, mais plus pathétique et sombre que franchement hilarant. Les descriptions des agissements de la famille Winshaw et leur cruauté sont certes exagérées et caricaturées, mais on finit par en douter. Certaines situations étaient franchement difficiles à lire, notamment le sort réservé à certains animaux d’élevage qui relève plus de l’industrie que d’une bonne vieille ferme traditionnelle. Ou encore, les tortures et horreurs soutenues par la vente d’arme au Moyen-Orient.</p>
<p>Pourtant, la fin apporte une certaine justice, et j’avoue avoir particulièrement apprécié cette dernière partie ressemblant beaucoup à un roman policier d’Agatha Christie.</p>
<p>Au final, il s’agit plus d’un roman dénonçant les atrocités que les êtres humains peuvent accomplir par cupidité et cruauté, et de nous montrer que, même si on ne le voit pas forcément, ce qui se passe dans les coulisses du monde n’est pas toujours joli-joli.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Ceux qui souhaitent un roman au ton cinglant, avec des personnages originaux et parfois franchement détestables.</p>
<blockquote><p><strong>La citation :</strong></p>
<p>« C’est peut-être pour ça que la vie d’écrivain m’avait toujours parue attirante, en raison du refuge qu’elle offrait à l’attardé social, de l’éclat de légitimité qu’elle confèrerait à la solitude. »</p></blockquote>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Gallimard &#8211; Folio</p>
<p>Date de sortie : 27 août 1997</p>
<p>Prix : 10.9 €</p>
<p>Nombre de pages : 682 pages</p>
<p><strong>ISBN : 978-2070403264</strong></p>
<p><strong>Lectures en cours :</strong></p>
<p><em>The Luminaries</em> d’Eleanor Catton</p>
<p><em>Hamlet, Prince of Danemark : A novel</em> de AJ Hartley et Davis Hewson (Livre audio)</p>
<p>Et plusieurs titres de mon e-book que je vais prendre en déplacement.</p>
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		<title>Le Problème Spinoza &#8211; Irvin Yalom</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/probleme-spinoza-irvin-yalom/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Aug 2014 06:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Spinoza]]></category>
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					<description><![CDATA[Me revoilà pour vous parler à nouveau du même sujet que la dernière fois, mais d’une manière tout à fait différente. En effet, après vous avoir présenté un livre présentant [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Me revoilà pour vous parler à nouveau du même sujet que la dernière fois, mais d’une manière tout à fait différente. En effet, après vous avoir présenté <a href="https://lamalleauxlivres.com/100-mots-lethique-spinoza-robert-misrahi/">un livre</a> présentant la philosophie de Spinoza, voici un roman exposant sa vie, particulièrement au moment où le philosophe fut excommunié par sa communauté religieuse. Si vous n’aimez pas la philosophie, ce livre est donc tout à fait pour vous ! Car non content d’exposer le parcours de vie de Spinoza et de le mettre en relation avec sa propre philosophie, l’auteur nous met également en parallèle une autre histoire. Celle d’un nazi qui, trois siècles plus tard, sera fasciné par Spinoza. Car avant d’être excommunié à l’âge de vingt-quatre ans, Baruch Spinoza était effectivement un membre respecté de la communauté juive d’Amsterdam. Un parallèle original et intéressant, que je vous laisse découvrir plus en détail avec le résumé.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/problème-spinoza-couverture.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2801 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/problème-spinoza-couverture.jpg" alt="problème spinoza couverture" width="186" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Amsterdam, février 1941. Le Reichleiter Rosenberg, chargé de la confiscation des biens culturels des juifs dans les territoires occupés, fait main basse sur la bibliothèque de Baruch Spinoza. Qui était-il donc ce philosophe, excommunié en 1656 par la communauté juive d&rsquo;Amsterdam et banni de sa propre famille, pour, trois siècles après sa mort, exercer une telle fascination sur l’idéologue du parti nazi ? Irvin Yalom, l’auteur de Et Nietzsche a pleuré, explore la vie intérieure de Spinoza, inventeur d’une éthique de la joie, qui influença des générations de penseurs. Il cherche aussi à comprendre Alfred Rosenberg qui joua un rôle décisif dans l&rsquo;extermination des juifs d&rsquo;Europe.</p></blockquote>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>J’avais repéré ce livre depuis un petit moment. Mais ce n’est qu’une fois avoir acquis<a href="https://lamalleauxlivres.com/100-mots-lethique-spinoza-robert-misrahi/"> 100 mots sur l’Ethique de Spinoza</a> que je me suis décidée à l’acheter. Mon choix de revoir d’abord la philosophie de Spinoza avant d’aborder ce roman est tout à fait personnel, et pas du tout obligatoire. Au contraire, si vous ne connaissez pas du tout cette philosophie, le roman permet de l’introduire avec simplicité et clarté. Le pouvoir de la fiction, on pourrait dire. Et même en dehors de tout intérêt philosophique, ce roman est intéressant pour ses aspects historiques et biographiques, nous permettant d’appréhender deux figures ayant marqué l’histoire : Spinoza, philosophe aux origines juives et qui a choisi de vivre en dehors de toute religion et influence, et Alfred Rosenberg, considéré comme l’idéologue du parti nazi.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>L’histoire de Spinoza m’intriguait fortement, et cette version romancée qui prend certaines libertés avec l’histoire me semblait toutefois intéressante à aborder.</p>
<p>Même si je dois avouer avoir eu quelques hésitations, en voyant que l’auteur était un psychanalyste et qu’apparemment, il faisait en quelques sortes une analyse de ces deux personnages clés dans son roman. Je ne suis que moyennement convaincue par la psychanalyse, sur certains points du moins que je trouve exagérés, et dois admettre ne pas y connaître grand-chose. Mais je me suis dit : pourquoi pas ? D’autant plus que l’auteur ne cachait pas du tout son approche, et explique bien sa démarche à la fin du livre.</p>
<p>Le résultat fut pourtant positif, et mes a priori rapidement effacés. En effet, que l’on soit connaisseur ou non de la méthode de Freud, les dialogues m’ont semblés cohérents et pertinents. De même que le lien entre Spinoza et Rosenberg. Rien ne prouve historiquement ce qui est dit dans le roman, à savoir qu’Alfred Rosenberg a cherché à comprendre comment un juif pouvait avoir écrit des paroles si justes et si proches de ses propres idées. Même si l’auteur a inventé tout cela en tentant de se mettre à la place de ces deux personnages, on doit lui reconnaître que le tout tient la route.</p>
<p>Par contre, un tout autre point qui m’a frappé dans ce livre : sa violence. Pas physique, mais psychologique. Premièrement avec Spinoza. Cet homme érudit et pacifique a été rejeté avec violence par sa communauté. Ainsi à vingt-quatre ans, il a été excommunié par une sentence d’une rare violence et à partir de cet instant, aucun juif ne pouvait ni l’approcher, communiquer avec lui ou même lire ses écrits. Même sa famille a dû le rejeter. Pour Rosenberg, ce fut bien évidemment ses idées antisémites qu’il défend avec force qui furent parfois dures à lire. Il a après tout écrit un livre qui guidera l’idéologie nazie et mènera aux massacres que l’on connaît malheureusement.</p>
<p>Pourtant, cette violence est combattue en la figure de Spinoza. Malgré son exclusion, il choisit de vivre une vie simple, refusant tout aide financière et polissant le verre pour être automne financièrement. Il prône une philosophie de la joie et de l’amour, s’efforçant de vivre selon ses principes pour connaître le bonheur. C’est un personnage si marquant qu’il influencera bons nombres de personnalités importantes et est toujours respecté par les plus grands penseurs. En cela, l’influence supposée par l’auteur de ce roman qu’il ait pu marquer un nazi montre un autre aspect de l’espoir et du courage qu’inspire Spinoza. Alfred Rosenberg ne saura jamais vraiment quoi penser de lui, respectant ses idées tout en ne pouvant pas tout à fait les comprendre. Et encore moins comprendre le fait qu’il ait pu venir d’un milieu juif. C’est ainsi qu’il tentera de résoudre ce qu’il nommera « Le problème Spinoza » en analysant l’œuvre du philosophe pour y trouver des réponses, sans jamais y parvenir.</p>
<p>Pour conclure, je dirais qu’il faut prendre ce livre comme ce qu’il est : un roman fictif, s’inspirant de faits réels, et ne pas prendre tout ce qui s’y trouve comme vrai. L’auteur a utilisé quelques réalités historiques pour construire une histoire très intéressante selon son point de vue et celui de la psychanalyse. J’ai en tous cas passé un excellent moment en le lisant, et pour le coup, vous le conseille fortement comme lecture estivale. C’est pour ma part un coup de cœur. Il vous fait découvrir un philosophe vraiment passionnant, et qui continue à inspirer bons nombres de gens avec sa philosophie.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Ceux intéressés par Spinoza, ou par son histoire. Ceux qui aimerait commencer par lire son œuvre et voudrait un moyen simple de se plonger dans sa philosophie. Ceux qui veulent simplement un bon roman pour découvrir deux personnalités importantes de notre histoire.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Pourquoi un même livre suscite-il des réactions aussi diverses ? Il doit y avoir en chaque lecteur quelque chose qui fait qu’il adhère à un livre. Dans sa vie, dans sa psychologie, dans l’image qu’il a de lui-même. »</p></blockquote>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong><br />
Éditions : Livre de Poche<br />
Date de sortie : 29/01/2014<br />
Prix : 8.1 €<br />
Nombre de pages : 548 pages<br />
ISBN : 9782253168683</p>
<p><strong> Lectures en cours:</strong></p>
<p><em>Testament à l&rsquo;anglaise</em> de Jonathan Coe<br />
<em>The Luminaries</em> d&rsquo;Eleanor Catton</p>
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		<item>
		<title>Un homme à distance &#8211; Katherine Pancol</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/homme-distance-katherine-pancol/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Jun 2014 11:12:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Correspondances]]></category>
		<category><![CDATA[Katherine Pancol]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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					<description><![CDATA[Me revoilà déjà pour vous présenter un livre offert par Bib lors du SWAP, encore merci à elle pour cette découverte ^^ Elle a choisi de me faire une sélection [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Me revoilà déjà pour vous présenter un livre offert par <a href="http://bibhorslesmurs.blogspot.fr/">Bib</a> lors du SWAP, encore merci à elle pour cette découverte ^^ Elle a choisi de me faire une sélection de romans épistolaires, c’est-à-dire de romans sous formes d’échanges de lettres ou correspondances. C’est donc le cas de ce livre, ce qui veut donc dire que sa force est particulière. Les lettres peuvent être courtes comme un peu plus longues, mais le tout se lit très rapidement et avec un bon rythme, puisqu’on a envie de connaître la réponse de l’autre personne. Bref, même s’il s’agit d’un échange de lettres entre deux personnes, on ne s’ennuie pas un seul instant et ce roman offre une lecture agréable, et surprenante. Mais je vous laisse avec le résumé :</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/homme.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-1707 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/homme.jpg" alt="homme" width="185" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Ceci est l’histoire de Kay Bartholdi. Un jour, Kay est entrée dans mon restaurant. Elle a posé une grosse liasse de lettres sur la table. Elle m’a dit : Tu en fais ce que tu veux, je ne veux plus les garder. » Ainsi commence ce roman par lettres comme on en écrivait au XVIIIe siècle. Il raconte la liaison épistolaire de Kay Bartholdi, libraire à Fécamp, et d’un inconnu qui lui écrit pour commander des livres. Au fil des lettres, le ton devient moins officiel, plus inquisiteur, plus tendre aussi. Kay et Jonathan parlent de leurs lectures, certes, mais entament un vrai dialogue amoureux. Ils se font des scènes, ils se font des confidences, ils se tendent des pièges, s’engagent dans une relation que Kay, hantée par le souvenir d’une déchirure ancienne, s’efforce de repousser.<br />
Mais qui pourrait prédire vers quelle révélation l’emmène ce nouveau lien noué à travers des livres dont chacun des correspondants se sert comme de masques pour cacher ses vrais sentiments ? Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es et comment tu aimes&#8230; semble dire ce nouveau roman de Katherine Pancol, auteur, entre autres, d’<em>Embrassez-moi</em>, <em>J’étais là avant</em> ou <em>Les hommes cruels ne courent pas les rues</em>.</p></blockquote>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Un choix de Bib pour notre SWAP, et il est clair que je n’aurais probablement pas ouvert ce livre autrement. Je connaissais l’auteur pour sa série de livres à succès, dont le premier tome a été adapté en film et est actuellement au cinéma (Les yeux jaunes des crocodiles, si je ne me trompe pas). Mais je ne savais pas du tout qu’elle en avait écrit d’autres, ni ne connaissait son style. Ca a donc été un plaisir de le découvrir.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Un petit livre, mais qui en contient un nombre élevé ! Je m’explique : durant cet échange littéraire, Kay et Jonathan illustre leurs sentiments et leur vie au travers de leurs lectures. Normal, Kay possède une petite librairie en Normandie et est chargée d’envoyer des commandes de livres à Jonathan, un américain qui voyage à travers la France pour réaliser un guide touristique. Mais au fur et à mesure que leur correspondance avance, elle évolue également vers quelque chose de beaucoup moins commercial et leurs relations vont se métamorphoser au gré des lectures de chacun. Cependant, les deux correspondants cachent un passé douloureux, qui ne tardera pas à les rattraper.</p>
<p>J’ai trouvé ce roman très intéressant, facile à lire, et qui donne en même temps terriblement envie de découvrir tous ces livres dont Kay et Jonathan parlent au travers de leurs lettres. Je les ais en coup cas précieusement gardés dans un coin de ma tête, à lire pour une autre fois. Il m’a également bien donné envie de me retrouver à la mer –la description de Fécamp, en Normandie, vend du rêve en tous cas- ^^</p>
<p>La réflexion sur les relations amoureuses est originale et prenante, quant à la fin, elle m’a franchement surprise –en bien-. Mais pour la connaître, il faudra bien entendu lire ce petit livre, rapidement lu et apprécié pour ma part.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Ceux qui apprécient les correspondances, la littérature et son pouvoir sur les relations humaines. Ou ceux qui souhaiteraient simplement un petit roman agréable et qui se lit d’une traite ou presque.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« J’aime l’amour fulgurant, impossible, au-dessus de tout, impitoyable, intransigeant. Je ne pardonne pas à l’amour qui compromise, qui s’arrange, qui descend sur terre et obéit aux lois idiotes de notre société… »</p></blockquote>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Livre de Poche</p>
<p>Date de sortie : 03.2004</p>
<p>Prix : 4.6 €</p>
<p>Nombre de pages : 152 pages</p>
<p>ISBN : 978-2253066941</p>
<p><strong> Lecture(s) en cours:</strong></p>
<p><em>Conte d’hiver</em>, de Mark Helprin</p>
<p><em>Une pièce bien à soi</em>, de Virginia Woolf</p>
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