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	<title>roman français &#8211; LA MALLE AUX LIVRES</title>
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	<description>La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté...</description>
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		<title>Une pièce montée &#8211; Blandine Le Callet</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jun 2016 17:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[roman français]]></category>
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					<description><![CDATA[Puisque je participe au challenge Je vide ma PAL, j’ai décidé de sortir des titres qui étaient depuis longtemps dans ma PAL plutôt que de lire mes dernières acquisitions. De [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Puisque je participe au challenge <a href="https://lamalleauxlivres.com/je-vide-ma-pal-challenge-2016/" target="_blank">Je vide ma PAL</a>, j’ai décidé de sortir des titres qui étaient depuis longtemps dans ma PAL plutôt que de lire mes dernières acquisitions. De même, ces derniers temps, avec la fin de l’année scolaire et les examens, je privilégie plutôt les livres courts. J’ai donc toute une série de livres lus ces derniers mois qui attendent d’être chroniqués, parce que le temps me manque aussi pour le faire… Mais bref, j’étais donc curieuse de commencer ce roman offert il y a trèèèès longtemps par <a href="http://www.bibhorslesmurs.fr/" target="_blank">Bib hlm</a> lors d’un <a href="https://lamalleauxlivres.com/deuxieme-colis-swap-romance/" target="_blank">SWAP sur la romance</a>. Et je suis bien contente de l’avoir sorti de ma PAL, car ce fut vraiment une très chouette lecture !</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/piece_montee.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-10824" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/piece_montee-171x300.jpg" alt="piece_montee" width="171" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/piece_montee-171x300.jpg 171w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/piece_montee.jpg 342w" sizes="(max-width: 171px) 100vw, 171px" /></a></p>
<blockquote><p>La pièce montée arrive, sur un plateau immense porté par deux serveurs. Vincent voit osciller au rythme de leur marche cette tour de Babel en choux à la crème, surmontée du traditionnel couple de mariés. Il se dit : C’est moi, ce petit bonhomme, tout en haut. C’est moi. Il se demande qui a pu inventer un gâteau aussi ridicule. Cette pyramide grotesque ponctuée de petits grains de sucre argentés, de feuilles de pain azyme vert pistache et de roses en pâte d’amandes, cette monstruosité pâtissière sur son socle de nougatine. Et ce couple de mariés perché au sommet, qu’est-ce qu’il symbolise, au juste ?</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Il m’a été envoyé par Bib lors d’un SWAP que nous avions fait il y a 2 ans, et jusque-là, ses choix de livres m’avaient toujours plus, donc j’étais certaine que ce serait également le cas pour ce roman. Encore un tout grand merci à elle <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2665.png" alt="♥" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Nous suivons la journée du mariage de Bérengère et Vincent, du passage à l’église jusqu’à la luxueuse réception avec la famille et les proches. Mais ce qui est original, c’est que nous suivons durant chaque chapitre le point de vue d’un personnage différent sur cette journée spéciale. D’une enfant demoiselle d’honneur en passant par la cousine décalée et originale, sans oublier les mariés eux-mêmes ; ce mariage s’annonce moins idyllique et tranquille qu’il n’y paraît sur le papier.</p>
<p>Nous sommes donc assez loin du romantisme que pourrait a priori inspirer un tel événement, mais c’est pour notre plus grand plaisir. Qui n’a pas connu un mariage semblable, avec ses conflits, ses secrets de famille, ses drames et ses tensions ? C’est tout de même beaucoup plus réaliste, d’autant que l’on a ici le point de vue de personnages parfois très différents et qui ont des relations parfois compliquées avec les mariés. Malgré la volonté de rendre ce jour parfait et sans accroche, des incidents ne peuvent s’empêcher d’arriver et qui vont rendre ce mariage, avouons-le, moins classique et ennuyant qu’il n’y paraît.</p>
<p>Le ton est donc assez noir et cynique. Même si l’histoire est sensée nous raconter « le plus beaux jour de leur vie », tout n’est pas toujours positif. Malgré tout, cela reste aussi passablement drôle, tant les situations ou personnages sont parfois ridicules. De même, certaines parties sont très émouvantes, à l’image de celle de la grand-mère qui, malgré ses airs bourrus, cache un très grand secret que ce mariage sera l’occasion de révéler après des décennies de silence.</p>
<p>J’ai trouvé ce roman à la fois très divertissant et très juste dans son ton, critiquant l’hypocrisie qu’il peut parfois y avoir dans ce genre de fête de famille ainsi que la sacralisation du mariage que fait notre société. D’ailleurs, certains personnages parviennent à faire un joli pied de nez aux conventions sociales, offrant un peu d’ouverture dans ce milieu assez classique, dans le mauvais sens du terme. J’ai aussi beaucoup apprécié qu’un couple lesbien se forme durant ce mariage, une autre petite pique à la prétendue normalité de ce genre d’événements.</p>
<p>Un roman très sympathique, pas si négatif qu’on pourrait le penser et qui porte un regard critique assez juste sur le mariage et ce qu’il implique.</p>
<p>A noter qu’un film a été fait à partie de ce roman, avec notamment Clémence Poésy, mais je l’ai découvert en faisant des recherches sur le livre pour cet article, donc je ne l’ai pas vu pour dire ce que cela donnait ^^</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Ceux qui voudraient voir une histoire avec un mariage réaliste, plein de rebondissement et vu de différents points de vue.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Le sens de l&rsquo;humour, c&rsquo;est une chose rare, je peux te le dire. C&rsquo;est pour ça que c&rsquo;est le bon. Parce qu&rsquo;on a beau épouser M. Parfait, si M. Parfait n&rsquo;est pas drôle, on finit par s&rsquo;ennuyer&#8230;s&rsquo;ennuyer à mourir. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Le livre de poche</p>
<p>Date de sortie : 2007</p>
<p>Prix : 6.9 €</p>
<p>Nombre de pages : 252 pages</p>
<p>ISBN : 9782253119319</p>
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		<item>
		<title>L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea &#8211; Romain Puértolas</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/lextraordinaire-voyage-du-fakir-qui-etait-reste-coince-dans-une-armoire-ikea-romain-puertolas/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2015 06:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[roman français]]></category>
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					<description><![CDATA[Voici un livre qui, semble-t-il, a connu un certain succès ces derniers temps et qui ne vous est peut-être pas inconnu. Ne serait-ce que pas son titre énigmatique et qui [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Voici un livre qui, semble-t-il, a connu un certain succès ces derniers temps et qui ne vous est peut-être pas inconnu. Ne serait-ce que pas son titre énigmatique et qui annonce tout de suite la couleur quant au ton humoristique de l’ouvrage. L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea est en effet un roman assez orignal et clairement décalé, recelant toutefois de moments émouvants et parfois très critique envers notre société. Voici déjà le résumé pour vous donner une meilleure idée :</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/fakir.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-5894" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/fakir-206x300.jpg" alt="fakir" width="206" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, c’est une aventure rocambolesque et hilarante aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye postkadhafiste, une histoire d’amour plus pétillante que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d’une terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle. Un roman dont le titre peut à lui seul provoquer des insuffisances respiratoires chez ceux qui tentent de le prononcer d&rsquo;une seule traite !</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>On me l’a offert pour mon anniversaire, avec cependant un détail assez amusant : je l’ai reçu en anglais, alors qu’il s’agit à la base d’un roman écrit en français. Ce n’était pas plus grave que cela, et j’ai tout de même pu découvrir cette extraordinaire histoire, trouvant même que la traduction anglaise était très bien faite.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Ajatashatru –nom imprononçable, mais ce qui est apparemment fait exprès-, fakir de son petit village en Inde, se retrouve donc à Paris pour acheter un lit en clou. C’est un fakir après tout, il ne dort pas sur des lits normaux. Et, puisque tout le monde se rend chez IKEA pour acheter ses meubles, eh bien il fait de même. Sauf qu’après une maladresse, il se retrouve enfermé dans une armoire, et forcé à voyager à travers tout l’Europe à cause d’une chaîne d’éléments malencontreux et complètement loufoques.</p>
<p>Le récit est à l’image de son titre : très improbable, et amusant. Je n’ai pas spécialement ri, ni n’ai trouvé que c’était à se tordre de rire à chaque page, mais le tout est certes très décalé et rafraîchissant. L’humour n’est donc pas trop lourd, et très bien dosé, surtout que le livre n’est pas complètement basé dessus. En effet, à travers son roman original, l’auteur insère également une critique de notre société occidentale parfois hypocrite, notamment en ce qui concerne l’immigration et le traitement des étrangers venus chercher refuge dans nos pays.</p>
<p>Les personnages sont également assez spéciaux, mais finalement très humains. Aucun d’eux n’est parfait, à commencer par notre fakir, pas toujours très honnête ni très malin. Il va également rencontrer plein de personnes durant son voyage -d’émigrés africains à une star française du cinéma-, tomber amoureux, se faire des ennemis mortels complètement fous ; bref, une gamme de personnages tout aussi loufoques les uns que les autres.</p>
<p>Malgré la quête peu originale du fakir –sa rédemption vers le bien et l’honnêteté-, on ne peut que sourire face à ce voyage incroyable et à ces aventures. Le livre se lit tout seul, d’une écriture très fluide alors qu’apparemment, le livre a tout d’abord été écrit sur téléphone portable.</p>
<p>En résumé, un livre très sympathique et au ton décalé, qui, s’il ne change pas notre vie, nous fait au moins sourire et réfléchir quant aux hasards et rencontres d’une vie parfois bien étrange.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Les curieux qui souhaiteraient un livre original et amusant, sans prise de tête.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Le président de la France s’appelait Hollande. Quelle idée étrange ! Est-ce que le président hollandais s’appelait Mr France par tout hasard ? Les européens étaient décidément bizarres. » (ma traduction)</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer (en français) :</strong></p>
<p>Editions : Le Dilettante</p>
<p>Date de sortie : 08.2013</p>
<p>Prix : 19 €</p>
<p>Nombre de pages : 252 pages</p>
<p>ISBN : 978-2842637767</p>
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		<item>
		<title>Du domaine des Murmures &#8211; Carole Martinez</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/du-domaine-des-murmures-carole-martinez/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Sep 2014 06:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[roman français]]></category>
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					<description><![CDATA[Bonjour à tous ! Aujourd’hui, une nouvelle trouvaille de ma bibliothèque que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire et suis donc ravie de vous faire découvrir. Après les fées et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à tous ! Aujourd’hui, une nouvelle trouvaille de ma bibliothèque que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire et suis donc ravie de vous faire découvrir. Après les fées et Sherlock Holmes, je vais vous faire voyager au temps des Croisades et des Saintes qui dévoue leur vie à leur religion. Au temps où les hommes étaient capables de parcourir des milliers de kilomètres pour reconquérir ce qu’ils estimaient être leurs terres sacrées, et où d’autres préféraient s’emmurer pour être plus près de Dieu et de sa parole. Voici donc l’histoire d’Escarmonde –oui, un nom assez étrange, mais bon, depuis 1187, on en a vu passer des choses…- et de son curieux mais fabuleux destin.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/du-domaine-des-murmures-couv.jpg"><img decoding="async" class="size-full wp-image-3476 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/du-domaine-des-murmures-couv.jpg" alt="du-domaine-des-murmures-couv" width="185" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire « oui » : elle veut faire respecter son voeu de s&rsquo;offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe&#8230; Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l&rsquo;entraînera jusqu&rsquo;en Terre sainte. Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d&rsquo;une sensualité prenante.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>J’avais déjà remarqué ce livre en librairie il y a quelques temps, avant de me laisser tenter en le trouvant dans ma bibliothèque. La couverture Folio est à la fois mystérieuse et poétique, très appropriée je trouve. A noter qu’il a reçu le prix Goncourt des lycéens en 2011, prix tout à fait justifié pour cette œuvre presque magique et au style tout en poésie.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Le jour de ses noces –arrangées, bien sûr-, Escarmonde, 15 ans, refuse de dire oui et s’offre à Dieu, demandant à être emmurée vivant dans le domaine de son père, le domaine des Murmures. Mais loin d’être un bannissement, la jeune femme se voit élevée au rang de Sainte et on vient de toute la France pour écouter ses bons conseils. Et au fond de sa cellule, Escarmonde cache un secret qui pourrait bien bouleverser sa vie entière et ébranler sa volonté de rester enfermée jusqu’à sa mort.</p>
<p>Autant dire que le sujet est loin d’être joyeux. Le choix apparemment étrange de la jeune femme s’explique pourtant aisément : si elle accepte d’épouser son promis –un homme peu agréable, comme on s’en doute-, son destin est voué à être misérable. Les femmes de ce temps n’avaient pour ainsi dire aucune existence propre. Et l’un des seuls moyens de vivre une vie tranquille et avec une indépendance toute relative était de consacrer sa vie à Dieu. En comparaison d’une vie maritale, s’emmurer vivante pour le reste de ses jours est préférable, c’est dire que la vie de couple n’était pas toujours très sympathique à l’époque…</p>
<p>Pourtant, l’on s’attache rapidement à cette jeune femme étonnamment pleine de sagesse pour son âge et dont la clairvoyance fera vite sa renommée. Malgré les épreuves, elle reste forte dans son désir de s’offrir à Dieu. Et ce malgré même si l’inattendu se produit, au fond de sa cellule, et qui la fera sérieusement douter de son choix… Mais pour cela, je vous laisse lire le livre pour en découvrir plus !</p>
<p>Les personnages secondaires sont également très forts et tout aussi attachants, pour la plupart. Du père rendu fou par le choix de sa vie aux nombreux servants du château des Murmures, l’auteur nous offre une palette de personnages uniques et complexes, dans une époque bien sombre. A cause des Croisades premièrement, auxquelles va être mêlée Escarmonde d’une façon bien singulière. Mais également à cause de l’obscurantisme religieux où les gens incrédules étaient prêts à brûler des prétendus sorciers ou à élever au rang de Saint des faiseurs de miracles.</p>
<p>Mais l’un des véritables atouts de ce roman, c’est bien son style poétique et sensuel qui nous transporte tout de suite dans ces temps mystérieux et mystiques. L’auteure parvient à nous faire écouter la voix de cette jeune femme, une voix qui s’est perdue au travers des siècles pour ne demeurer qu’un murmure qui donne son nom au domaine. Et malgré son thème très pieux et religieux, l’écriture n’en reste pas moins aérienne, voire même très sensuelle étonnamment.</p>
<p>En résumé, c’est un magnifique roman qui nous transporte loin, très loin, par-delà le temps et les murs. Une très bonne lecture au style enchanteur, même si abordant des thèmes parfois très durs. Trop vite terminée, que je ne saurais que vous conseiller !</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Ceux qui cherchent à s’évader, à traverser les murs. Ceux qui souhaiteraient un roman au style léger mais profond. Les amateurs de romans de Chevaleries, point de vue féminin.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Le monde en mon temps était poreux, pénétrable au merveilleux. Vous avez coupé les voies, réduit les fables à rien, niant ce qui vous échappait, oubliant la force des vieux récits. Vous avez étouffé la magie, le spirituel et la contemplation dans le vacarme de vos villes, et rares sont ceux qui, prenant le temps de tendre l&rsquo;oreille, peuvent encore entendre le murmure des temps anciens ou le bruit du vent dans les branches. Mais n&rsquo;imaginez pas que ce massacre des contes a chassé la peur! Non, vous tremblez toujours sans même savoir pourquoi. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Folio</p>
<p>Date de sortie : 28 février 2013</p>
<p>Prix : 6.8 €</p>
<p>Nombre de pages : 240 pages</p>
<p>ISBN : 978-2070450497</p>
<p><strong>Lectures en cours :</strong></p>
<p><em>The Luminaries</em> d’Eleanor Catton (Un pavé de 800 pages… il va rester longtemps dans mes lectures en cours)</p>
<p><em>Hamlet, Prince of Danemark : A novel</em> de AJ Hartley et Davis Hewson (Livre audio) (Bientôt fini !)</p>
<p><em>Quatrocento</em> de Stepehn Greenblatt (Commencé… fascinant)</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le plus petit baiser jamais recensé &#8211; Mathias Malzieu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Aug 2014 10:15:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[fantaisie]]></category>
		<category><![CDATA[Flammarion]]></category>
		<category><![CDATA[J'ai Lu]]></category>
		<category><![CDATA[Le plus petit baiser jamais recensé]]></category>
		<category><![CDATA[Mathias Malzieu]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[roman français]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ? Il fait partie du colis SWAP Romance que m&#8217;a envoyé l&#8217;adorable Erika. C&#8217;est le premier livre de son colis que je lis, bien que j&#8217;ai en [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi ce livre ?</strong> Il fait partie du colis SWAP Romance que m&rsquo;a envoyé l&rsquo;adorable <a href="http://pageaprespage.fr/">Erika</a>. C&rsquo;est le premier livre de son colis que je lis, bien que j&rsquo;ai en fait déjà commencé <em>Indécise</em> de S.C. Stephens. Le titre m&rsquo;intriguait et en plus une amie m&rsquo;en avait dit le plus grand bien &#8211; une raison de plus pour entamer ce petit roman ! Egalement, je n&rsquo;avais encore jamais lu de livre de Mathias Malzieu, et je suis très heureuse d&rsquo;avoir pu découvrir son univers par cette oeuvre.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/lepluspetitbaiser.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2847 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/lepluspetitbaiser.jpg" alt="lepluspetitbaiser" width="326" height="505" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/lepluspetitbaiser.jpg 960w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/lepluspetitbaiser-193x300.jpg 193w" sizes="auto, (max-width: 326px) 100vw, 326px" /></a></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Un inventeur dépressif rencontre une fille qui disparaît quand on l&#8217;embrasse. Alors qu&rsquo;ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d&rsquo;un coup. Aidé par un détective à la retraite et un perroquet hors du commun, l&rsquo;inventeur se lance alors à la recherche de celle qui « fait pousser des roses dans le trou d&rsquo;obus qui lui sert de cœur ». Ces deux grands brûlés de l&rsquo;amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire ? Un vrai faux polar romantique, regorgeant de gourmandise explosive. </em><br />
<em>Comme si Amélie Poulain dansait le rock&rsquo;n&rsquo;roll et croisait le petit Prince avec un verre de whisky.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Le plus petit baiser jamais recensé</em> est une merveille. En l&rsquo;ouvrant, j&rsquo;ai pensé à Boris Vian et son style tantôt cynique, tantôt poétique, et au film <em>L&rsquo;Ecume des jours</em>. Parce que c&rsquo;est à cela que fait penser le style de Malzieu : une ambiance poétique et pétillante, parfois mélancolique, remplie de mots-valises, de mots inventés, d&rsquo;expressions complètement décalées, le tout frissonnant de bonne humeur et d&rsquo;entrain. Rien que pour le style, l&rsquo;univers à la fois déjanté et proche, cela vaut amplement la peine. C&rsquo;est juste foisonnant de petites perles, et il ne faudrait pas des citations mais tout le livre entier pour montrer ce que cela représente. C&rsquo;est une vraie magie des mots.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à l&rsquo;histoire, elle n&rsquo;est pas moins originale et elle fait honnêtement du bien. Je trouve qu&rsquo;on manque beaucoup de romans de ce genre, qui ramènent le sourire aux lèvres sans pour autant être gnangnan et faciles. Le narrateur, anonyme, croise un jour une fille intrigante et l&#8217;embrasse. Elle disparaît sous l&rsquo;effet du baiser et il se met alors à sa recherche. Guidé par sa pharmacienne Louisa, il va voir un détective qui lui confie un perroquet capable de retrouver la femme invisible. S&rsquo;ensuit une petite quête, puis ses retrouvailles avec la femme invisible, femme-enfant joyeuse et pétillante, et de qui il se rapproche&#8230;bien que le problème est que chaque baiser avec quelqu&rsquo;un qu&rsquo;elle aime, la rend invisible. Je ne dis pas la suite, ce serait vous gâcher le plaisir de lecture. L&rsquo;histoire n&rsquo;est pas très compliquée mais on la suit avec plaisir et intérêt, prenant un véritable plaisir à lire ce court roman empli d&rsquo;inattendu. La fin n&rsquo;est pas impossible à deviner mais j&rsquo;en ai été surprise et amusée quand même.</p>
<p style="text-align: justify;">On s&rsquo;attache à tous les personnages selon moi : pour le narrateur et son métier particulier, sa quête pour trouver la fille invisible, parce que son histoire est aussi le récit de la difficulté de construire une relation amoureuse, du bonheur qui découle de celle-ci, et également de la difficulté à tourner la page d&rsquo;une ancienne rupture amoureuse. De la fille invisible &#8211; Sobralia &#8211; pour son charme et sa malice, pour son interrogation sur qui l&rsquo;on est avec ou sans apparence visible pour les autres. Le détective n&rsquo;est pas une figure moins sympathique, déjantée, tout comme son perroquet enregistreur de conversations qui est adorable. Et Louisa, la pharmacienne, est toute aussi marquante avec sa gentillesse, son dévouement et son caractère paisible. On ne passe que peu de pages en leur compagnie, mais les mots, l&rsquo;histoire, font qu&rsquo;on s&rsquo;attache rapidement à eux et qu&rsquo;on souhaite rester un peu plus dans leur univers coloré et poétique, bien éloigné du nôtre, et empli d&rsquo;humour.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est une excellente découverte que celle-là, toute en douceur et en surprises, et je ne peux que remercier Erika de me l&rsquo;avoir fait découvrir ! **</p>
<p style="text-align: justify;">Il y aurait tellement de citations à marquer, mais puisqu&rsquo;il faut décider, en voilà une qui se situe quand le perroquet sert de messager entre le narrateur et la fille invisible :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Je lui répondis sur-le-champ : « J&rsquo;aimerais vous voir. »</em><br />
<em> Une fois le perroquet lancé en plein ciel, je trouvai mon message à peu près aussi adroit que si je proposais à une aveugle d&rsquo;aller au cinéma. Mais c&rsquo;était trop tard.</em><br />
<em> Elvis fit un aller-retour express. Il se posa sur mon portemanteau pour répéter : « Si j&rsquo;apparais, vous n&rsquo;allez pas m&rsquo;aimer. »</em><br />
<em> Et moi de répondre par perroquet interposé : « Vous craignez vraiment que je ne vous aime pas ? »</em><br />
<em> Elvis reparut quarante-cinq minutes plus tard, ébouriffé comme s&rsquo;il avait mis les doigts dans la prise, et me répéta les mots presque imperceptibles de la fille invisible : « Oh, je ne crains rien. Je préférerais que vous ne m&rsquo;aimiez pas trop… »</em><br />
<em> Je relançai immédiatement : « Quel serait le dosage d&rsquo;amour idéal en centilitres ? Je ferai en sorte de ne pas dépasser votre prescription. »</em><br />
<em> Et sa réponse : « Je préconise un dosage microscopique. Bons baisers de Paris. »</em></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Roman poétique français.</b><br />
<b>Editions :</b> J&rsquo;ai lu Roman, Flammarion<b><br />
Parution originale : </b>2013<b><br />
Disponibilité :  </b>en librairie (6 euros)<b><br />
153 pages.</b><b><br />
EAN :<em> </em></b>9782290088807</p>
<p><strong>Lecture en cours :</strong><em> L&rsquo;aliéniste</em> de Caleb Carr &amp; <em>Mémoires</em> de Pierre-François Lacenaire</p>
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		<title>La conjuration &#8211; Philippe Vasset</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Mar 2014 11:15:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Fayard]]></category>
		<category><![CDATA[La Conjuration]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Vasset]]></category>
		<category><![CDATA[Prix du Roman Etudiant]]></category>
		<category><![CDATA[roman français]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ? Le cinquième – sur dix – de la sélection pour le Prix du Roman Etudiant. Car même si ce prix a été décerné il y a quelques [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style type="text/css"><!--
P { margin-bottom: 0.21cm; }
--></style>
<p style="text-align: justify;"><b>Pourquoi ce livre ?</b> Le cinquième – sur dix – de la sélection pour le Prix du Roman Etudiant. Car même si ce prix a été décerné il y a quelques jours, je vais essayer de lire ceux que je n&rsquo;avais pas eu le temps d&rsquo;ouvrir, pour découvrir ces autres romans sélectionnés&#8230;</p>
<p> <a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/conjuration-cvr-hd.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-959 aligncenter" alt="Conjuration - Philippe Vasset" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/conjuration-cvr-hd.jpg" width="314" height="500" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/conjuration-cvr-hd.jpg 314w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/conjuration-cvr-hd-188x300.jpg 188w" sizes="auto, (max-width: 314px) 100vw, 314px" /></a></p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><em>« J&rsquo;ai créé une secte. C&rsquo;était, au départ, une entreprise purement commerciale. Jusqu&rsquo;à ce que j&rsquo;y prenne goût: fonder une religion est la dernière oeuvre possible. »</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;aimerais dire que le synopsis de ce livre est assez trompeur. Il est vrai qu&rsquo;au début, on part avec un narrateur anonyme qui annonce que son principal passe-temps est de fureter dans les coins les plus inoccupés de Paris – des bâtiments en ruine, en attente de rénovation, des endroits difficilement accessibles au public et surtout absolument pas fréquentés – et d&rsquo;y squatter. Ce détail est assez drôle au début, d&rsquo;ailleurs, avant que n&rsquo;arrive le moment où il rencontre son ami qui veut fonder une secte pour gagner de l&rsquo;argent – le pitch du livre. Il fait de nombreuses recherches pour ainsi découvrir dans ces endroits inoccupés où accueillir les membres de la secte et quels rituels organiser. Puis à un moment il ne parle plus du tout de son ami ni de la secte – ou est-ce moi qui ai décroché et n&rsquo;ai pas vu quelque chose d&rsquo;important, le passage sur la création de la secte devenant vite barbant ?</p>
<p style="text-align: justify;">En revanche lors de ses recherches, il rencontre une femme qui lui enseigne comment faire partie d&rsquo;un décor non familier à la base, en se faisant passer pour quelqu&rsquo;un qui a toujours vécu dans tel ou tel endroit, et lui enseigne l&rsquo;art d&rsquo;entrer dans les endroits même les plus sécurisés. Ensuite, le narrateur se retrouve à squatter, pour y vivre, différents endroits dont une entreprise. Où il entraîne alors de plus en plus de personnes à vivre comme lui, aux dépens d&rsquo;un environnement dans lequel il se fond parfaitement, jusqu&rsquo;à au final perdre son identité totale. Cela forme une espèce de secte qui aurait pour but de se libérer de l&#8217;emprise de la société, des noms, des professions, des métiers, etc, de tout ce qui n&rsquo;en fait pas des êtres anonymes vivant au gré des foules et des lieux qu&rsquo;ils croisent, comme des fantômes.</p>
<p style="text-align: justify;">Par conséquent, on comprend vite que ce que j&rsquo;ai aimé dans ce livre, c&rsquo;est le début, et la fin, en fait. D&rsquo;autant plus qu&rsquo;au début on est assez méfiants sur ce que raconte le narrateur – qui n&rsquo;a pas l&rsquo;air spécialement sympathique – mais qu&rsquo;on se laisse ensuite prendre à ce qu&rsquo;il raconte et expérimente, surtout à la fin. Ça a un côté un peu chaotique absurde, mais ça a son charme, d&rsquo;autant plus que malgré le style assez bien travaillé on sent que l&rsquo;auteur ne cherche pas non plus à être pompeux, il résulte donc une sorte de légèreté, d&rsquo;ironie, qui fait passer tout le roman. Quand on connaît un peu Paris, on s&rsquo;amuse à imaginer les lieux décrits avec précision, par l&rsquo;auteur. Et plus particulièrement, ce qui plaît, c&rsquo;est cette volonté qu&rsquo;ont les personnages à la fin, de se défaire de la société non par la violence ou l&rsquo;anarchie, mais en devenant absents comme des fantômes, des ombres silencieuses, qui refusent la vie que la société leur impose.</p>
<p style="text-align: justify;">En somme, si j&rsquo;ai apprécié le roman à la lecture, il n&rsquo;est cependant pas inoubliable, il manque un quelque chose qui aurait pu le rendre plus mémorable&#8230;De plus, la manie des auteurs français contemporains à utiliser ce « je » de manière quasi autofictionnelle  à chaque fois, m&rsquo;agace de plus en plus.</p>
<p><b>Roman français.</b><br />
<b>Editions : </b>Fayard<b><br />
Parution originale : </b>2013<b><br />
Disponibilité : </b>en librairie  (17 euros) <b><br />
205 pages.</b><b><br />
EAN :<em> </em></b> 978-2-213-67246-5 <em> </em></p>
<p><strong>Lectures en cours </strong>: <em>Le voyage de G. Mastorna</em> de Federico Fellini.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Nue &#8211; Jean-Philippe Toussaint</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Feb 2014 07:00:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Editions de Minuit]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Philippe Toussaint]]></category>
		<category><![CDATA[Nue]]></category>
		<category><![CDATA[roman français]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ? Le troisième sur la liste&#8230;. « La robe en miel était le point d&#8217;orgue de la collection automne-hiver de Marie. A la fin du défilé, l&#8217;ultime mannequin [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi ce livre ?</strong> Le troisième sur la liste&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/nue-de-jean-philippe-toussaint-68116_w1000.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-707 aligncenter" alt="Nue Jean Philippe Toussaint" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/nue-de-jean-philippe-toussaint-68116_w1000.jpg" width="267" height="335" /></a><em></em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« La robe en miel était le point d&rsquo;orgue de la collection automne-hiver de Marie. A la fin du défilé, l&rsquo;ultime mannequin surgissait des coulisses vêtue de cette robe d&rsquo;ambre et de lumière, comme si son corps avait été plongé intégralement dans un pot de miel démesuré avant d&rsquo;entrer en scène. Nue et en miel, ruisselante, elle s&rsquo;avançait ainsi sur le podium en se déhanchant au rythme d&rsquo;une musique cadencée, les talons hauts, souriante, suivie d&rsquo;un essaim d&rsquo;abeilles qui lui faisait cortège en bourdonnant en suspension dans l&rsquo;air, aimanté par le miel, tel un nuage allongé et abstrait d&rsquo;insectes vrombissants qui accompagnaient sa parade. </em><br />
<em>Nue est le quatrième et dernier volet de l&rsquo;ensemble romanesque Marie Madeleine Marguerite de Montalte, qui retrace quatre saisons de la vie de Marie, créatrice de haute couture et compagne du narrateur (Faire l&rsquo;amour, hiver, 2002 ; Fuir, été, 2005 ; La Vérité sur Marie, printemps-été, 2009 ; Nue, automne-hiver, 2013). »</em></p>
</blockquote>
<p>Il faut bien une première fois et on ne peut pas toujours aimer les livres qu&rsquo;on croise&#8230;après tout, on peut aussi donner un avis sur un livre qu&rsquo;on n&rsquo;a pas aimé ;). J&rsquo;ai croisé Jean-Philippe Toussaint il y a quatre avec <em>La salle de bains</em>. Qui ne m&rsquo;avait pas non plus laissé un grand souvenir je dois l&rsquo;avouer, à part d&rsquo;un moment où le narrateur lance une fléchette par malheur sur le front de sa femme et n&rsquo;en donne guère plus d&rsquo;importance qu&rsquo;à tous les autres évènements de sa journée&#8230;Je savais donc qu&rsquo;il était peu probable que j&rsquo;apprécie ce nouveau livre.</p>
<p>Bien sûr, même si on peut comprendre l&rsquo;histoire sans, le fait que ce soit le quatrième volume d&rsquo;une série, a dû jouer dans mon manque de compréhension du livre. Le narrateur retrouve Marie, sa compagne, pour laquelle il nourrit de nombreux sentiments dont certains paradoxaux ; de l&rsquo;admiration, de l&rsquo;amour, de la rancune, de l&rsquo;impatience, de l&rsquo;incompréhension, etc. Tout tourne en vérité autour de cette femme qu&rsquo;il aime mais qui lui demeure parfois (souvent) insaisissable ou peu compréhensible, malgré une intrigue secondaire en Italie.</p>
<p>J&rsquo;en retiens une très belle scène de fin (dans l&rsquo;écriture, les images qu&rsquo;elle fait naître, la poésie des mots utilisés) ainsi qu&rsquo;une écriture rechercher et très travaillée, chaque mot est soigneusement choisi et ça se voit. Mais à part cela, hum&#8230;à réserver donc aux amateurs de cet auteur. <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p><b>Roman français.</b><br />
<b>Editions : </b>Editions de Minuit <b><br />
Parution originale : </b>2013<b><br />
Disponibilité : </b>en librairie (15 euros<b>)<br />
170 pages.</b><b><br />
EAN :<em> </em></b> 9782707323057 <em> </em></p>
<p><strong>Lectures en cours </strong>: <em>Les renards pâles</em> de Yannick Haenel.</p>
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		<title>La petite communiste qui ne souriait jamais &#8211; Lola Lafon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Feb 2014 15:31:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature française]]></category>
		<category><![CDATA[Lola Lafon]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Comaneci]]></category>
		<category><![CDATA[roman français]]></category>
		<category><![CDATA[Roumanie]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ? Il fait aussi partie de la série des dix titres que j&#8217;ai à lire pour le Prix du roman étudiant. 🙂 Parce qu&#8217;elle est fascinée par [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi ce livre ? </strong>Il fait aussi partie de la série des dix titres que j&rsquo;ai à lire pour le Prix du roman étudiant. <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782330027285.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-700 aligncenter" alt="La petite communiste qui ne souriait jamais" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782330027285.jpg" width="279" height="526" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782330027285.jpg 400w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782330027285-159x300.jpg 159w" sizes="auto, (max-width: 279px) 100vw, 279px" /></a></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Parce qu&rsquo;elle est fascinée par le destin de la miraculeuse petite gymnaste roumaine de quatorze ans apparue aux JO de Montréal en 1976 pour mettre à mal guerres froides, ordinateurs et records au point d&rsquo;accéder au statut de mythe planétaire, la narratrice de ce roman entreprend de raconter ce qu&rsquo;elle imagine de l&rsquo;expérience que vécut cette prodigieuse fillette, symbole d&rsquo;une Europe révolue, venue, par la seule pureté de ses gestes, incarner aux yeux désabusés du monde le rêve d&rsquo;une enfance éternelle. </em><br />
<em>Mais quelle version retenir du parcours de cette petite communiste qui ne souriait jamais et qui voltigea, d&rsquo;Est en Ouest, devant ses juges, sportifs, politiques ou médiatiques, entre adoration des foules et manipulations étatiques ? Mimétique de l&rsquo;audace féerique des figures jadis tracées au ciel de la compétition par une simple enfant, le roman-acrobate de Lola Lafon, plus proche de la légende d&rsquo;Icare que de la mythologie des « dieux du stade », rend l&rsquo;hommage d&rsquo;une fiction inspirée à celle-là, qui, d&rsquo;un coup de pied à la lune, a ravagé le chemin rétréci qu&rsquo;on réserve aux petites filles, ces petites filles de l&rsquo;été 1976 qui, grâce à elle, ont rêvé de s&rsquo;élancer dans le vide, les abdos serrés et la peau nue.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;aime beaucoup les titres d&rsquo;Actes Sud, ils font souvent dans l&rsquo;originalité. Ce titre ne fait pas exception à la règle, je dois le dire ! De quoi donner un peu plus de chance au livre dont le sujet, à la base, ne m&rsquo;attirait pas spécialement.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais Lola Lafon ne fait pas que retracer le parcours historique et sportif de la gymnaste Nadia Comenaci, même si c&rsquo;est son sujet principal. Elle dresse aussi une description de la Roumanie de l&rsquo;époque, des pays autour, et une certaine critique sur la société, sur nos points de vue.</p>
<p style="text-align: justify;">On ne s&rsquo;attache que peu à l&rsquo;héroïne, Nadia, dont on trouve ici une biographie assez fidèle et documentée. Le propos n&rsquo;est en fait pas là, car les descriptions que l&rsquo;auteur en fait restent plutôt objectives et neutres. Cependant, on suit avec intérêt son parcours, son évolution, sa maturation en tant qu&rsquo;athlète et en tant que femme ; comment elle a rayonné et a été une idole pour la Roumanie, jusqu&rsquo;à, l&rsquo;âge aidant, elle finisse plus ou moins en déchéance et finisse par trouver refuge aux Etats-Unis quand le communisme tombe. C&rsquo;est aussi là une réflexion amère sur comment les carrières sportives et les images médiatisées deviennent noires et dégradées que les sujets prennent de l&rsquo;âge ou ne se conforment plus à l&rsquo;image première. Nadia souffre de son évolution en tant que femme (comprenez par là que le corps-enfant parfait pour les compétitions subit des ravages à la puberté et transformation en adulte) et ne retrouvera jamais l&rsquo;éclat du jour de 1976 où elle a marqué l&rsquo;Histoire. Le problème vient de la grande sécheresse et de l&rsquo;apparente absence de morale de la femme ; elle semble très mécanique et rarement éprouver des sentiments personnels. C&rsquo;est sans doute le parti pris de l&rsquo;auteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à la Roumanie, on en voit une description de l&rsquo;intérieur, par le récit qu&rsquo;en fait la narratrice en construisant la biographie sur Nadia Comenaci, et quelques extraits d&rsquo;une autobiographie faite par la sportive elle-même il y a dix ans. De quoi décrire une Roumanie qu&rsquo;on ne connaît pas forcément ; avec un régime dur, certes, répressif, mais qui aussi offrait les mêmes chances à tout le monde, où « on pouvait être heureux », où le reste du monde apparaissait du coup merveilleux quand on y allait, mais on retrouvait alors le pays aussi comme une sorte de refuge contre la démesure.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, le choix de narration est intéressant : on a de courts chapitres, alternées et séparées par des « reports » de conversation téléphoniques imaginaires entre la narratrice écrivant la biographie et soumettant son texte au regard de Nadia, qui commente alors plus ou moins en rapport avec ce qui est écrit. C&rsquo;est ce contraste entre une Française (supposons que la narratrice est un avatar de l&rsquo;auteur&#8230;) et le vécu d&rsquo;une Roumaine qui apparaît, car elles ne sont pas d&rsquo;accord sur l&rsquo;Histoire et n&rsquo;en ont pas le même point de vue. Et de quoi permettre aussi des remarques acerbes de la sportive, rappelant qu&rsquo;aucun régime n&rsquo;est pire qu&rsquo;un autre, et que ce qui paraît mieux dans notre démocratie avait aussi son équivalent. <em>« En Roumanie tout le monde gagnait la même chose, tout le monde pouvait aller au cinéma, au théâtre, à l&rsquo;opéra, avoir une chance, malgré la censure et la répression. C&rsquo;est mieux, votre pays où les plus pauvres et les plus isolés n&rsquo;ont aucun accès à la culture ? »</em> C&rsquo;est ce genre d&rsquo;idées qui circulent.</p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;aime particulièrement ce concept parce qu&rsquo;il nous fait réfléchir, mais rappelle, surtout aujourd&rsquo;hui, avec la folie de la médiatisation et des réseaux sociaux, comment tout le monde donne son point de vue sans jamais être ouvert à la conversation ni même écouter les autres ; une vraie plaie. Ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;on est intolérant, c&rsquo;est qu&rsquo;au final peu importe ce que dira l&rsquo;autre, on ne l&rsquo;entendra que d&rsquo;une oreille tout en défendant son avis personnel/bien-pensant/moral/normatif (barrez la mention inutile) parce que bien entendu, on sait mieux tout que tout le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques citations :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ah oui, bien entendu ! Les Roumains vendaient le communisme. En revanche, les athlètes français ou américains, aujourd&rsquo;hui, ne représentent aucun système, n&rsquo;est-ce pas. Aucune marque ! </em>« </p>
<p><strong> <em>« Chez nous, on n&rsquo;avait rien à désirer. Et chez vous, on est constamment sommés de désirer. »</em></strong></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Un livre qui ne plaira pas à tout le monde, mais très intéressant et bien écrit, qui mérite les bons échos qu&rsquo;on entend de lui dans les critiques littéraires ou de presse.</p>
<p style="text-align: justify;">Seul bémol : j&rsquo;ai vraiment du mal avec les bouquins de Actes Sud qui ont une couverture aussi fine, plus petite que la normale dans le sens de la largeur. C&rsquo;est agréable à la vue, mais pas quand on l&rsquo;a en main&#8230;</p>
<p><b>Roman français à nuance de biographie romancée.</b><br />
<b>Editions :</b> Actes Sud.<b><br />
Parution originale : </b>2014<b><br />
Disponibilité : </b>en librairie (21 euros<b>)<br />
317 pages.</b><b><br />
EAN :<em> </em></b> 9782330027285 <em> </em></p>
<p><strong>Lectures en cours </strong>:  <em>Les renards pâles</em> de Yannick Haenel.</p>
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		<title>En finir avec Eddy Bellegueule &#8211; Edouard Louis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2014 00:45:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Louis]]></category>
		<category><![CDATA[En finir avec Eddy Bellegueule]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature française]]></category>
		<category><![CDATA[roman français]]></category>
		<category><![CDATA[Seuil]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ?  Parce que j&#8217;ai envoyé une critique de livres au Prix du roman étudiant Télérama &#8211; France Culture et que je fais partie du jury des étudiants. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi ce livre ? </strong> Parce que j&rsquo;ai envoyé une critique de livres au Prix du roman étudiant Télérama &#8211; France Culture et que je fais partie du jury des étudiants. Du coup, dix titres de la rentrée littéraire sont en lice, dont celui-ci, qui est le premier que j&rsquo;ai lu. Je ne sais pas si j&rsquo;aurai le temps de tous les lire, mais je suis en bonne voie ^^</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782021117707.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-691 aligncenter" alt="En finir avec Eddy Bellegueule" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782021117707.jpg" width="343" height="502" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782021117707.jpg 376w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782021117707-205x300.jpg 205w" sizes="auto, (max-width: 343px) 100vw, 343px" /></a></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>Je suis parti en courant, tout à coup. Juste le temps d&rsquo;entendre ma mère dire Qu&rsquo;est-ce qui fait le débile là ? Je ne voulais pas rester à leur côté, je refusais de partager ce moment avec eux. J&rsquo;étais déjà loin, je n&rsquo;appartenais plus à leur monde désormais, la lettre le disait. Je suis allé dans les champs et j&rsquo;ai marché une bonne partie de la nuit, la fraîcheur du Nord, les chemins de terre, l&rsquo;odeur de colza, très forte à ce moment de l&rsquo;année. </em><br />
<em>Toute la nuit fut consacrée à l&rsquo;élaboration de ma nouvelle vie loin d&rsquo;ici ». En vérité, l&rsquo;insurrection contre mes parents, contre la pauvreté, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n&rsquo;a été que seconde. Car avant de m&rsquo;insurger contre le monde de mon enfance, c&rsquo;est le monde de mon enfance qui s&rsquo;est insurgé contre moi. Très vite j&rsquo;ai été pour ma famille et les autres une source de honte, et même de dégoût. </em><br />
<em>Je n&rsquo;ai pas eu d&rsquo;autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre.</em>« </p>
<p style="text-align: justify;">
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le premier livre lu se révèle une bonne surprise. On a ici l&rsquo;histoire (dite romanesque, mais on s&rsquo;aperçoit vite que c&rsquo;est une autobiographie) d&rsquo;un jeune Picard qui grandit dans un milieu rural où il se sent étranger, et où il découvre qu&rsquo;il est gay. Etranger, parce qu&rsquo;il a vite ce qu&rsquo;on appelle des manières, une voix plus aiguë que la normale, et qu&rsquo;il se sent décalé avec les autres de son âge, peu adapté au milieu dans lequel il vit, et peu familier avec son entourage. C&rsquo;est le récit de comment il prend conscience de sa différence, comment il essaye de la corriger (notamment en sortant avec des filles pour lesquelles il n&rsquo;a pas d&rsquo;attrait), et comment il essaye finalement de l&rsquo;accepter en s&rsquo;échappant de sa fille et en allant étudier à l&rsquo;étranger.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>En finir avec Eddy Bellegueule</em> &#8211; les véritables prénoms et noms de l&rsquo;auteur, il en a changé de sa propre volonté &#8211; est donc le récit de comment cet homme a fini par s&rsquo;affranchir et se détacher du milieu où il vivait. Par la même occasion &#8211; et ce que j&rsquo;ai trouvé très intéressant &#8211; il en profite pour décrire et analyser les mécanismes du milieu où il vit. Les habitudes si ancrées qu&rsquo;on ne se pose même plus de questions dessus (les pères et fils vont travailler à l&rsquo;usine, les filles ne font pas d&rsquo;études car elles tombent vite enceintes et se marient, condamnées à devenir des femmes au foyer, tout ça dans toujours la même ville ou les mêmes environs, les mêmes rituels d&rsquo;une génération à l&rsquo;autre, la perte progressive d&rsquo;un idéal de changer par rapport à sa famille) et qu&rsquo;on les laisse décider à sa place de la vie qu&rsquo;on aurait, insidieusement. Un genre de contraintes sociales tellement inhérentes qu&rsquo;on finit par ne même pas chercher à lutter contre, ce qui pousse à réfléchir et se demander quelles sont les contraintes qu&rsquo;on a dans nos propres milieux, nos propres familles, les préjugés et principes dits « innés » de naissance qu&rsquo;on ne cherche même pas à confronter. Même si le récit de l&rsquo;évolution de l&rsquo;auteur m&rsquo;a aussi plu, c&rsquo;est sans doute cet aspect social qui m&rsquo;a le plus intéressée, car il nous pousse à réfléchir.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques mots sur l&rsquo;écriture qui alterne langage directement rapporté de la ville de l&rsquo;auteur, avec son ton familier, ses tournures orales, ses grossièretés ; et un ton plus distant et évolué, en analyse sur ce passé que raconte le narrateur. Cela contribue à la puissance du livre et fait qu&rsquo;on le lit très vite, avec intérêt.</p>
<p style="text-align: justify;">Si je peux comprendre les raisons de ce témoignage, plus que roman comme le prétend la couverture, avec ce qu&rsquo;il dénonce et remet en cause, entre préjugés sur les homosexuels, dénonciation d&rsquo;un milieu, guérison pour l&rsquo;auteur, il reste qu&rsquo;il représente ce qui est un peu pour moi le défaut de la littérature française contemporaine : le côté nombriliste. Je lis peu de livres français contemporains, souvent parce que j&rsquo;ai l&rsquo;impression que cela tourne toujours d&rsquo;une façon plus ou moins romancée autour de la personne de l&rsquo;auteur. Ce qui peut être pertinent, mais aussi lassant, à la longue (autant que les auteurs qui se répètent toujours dans leurs thèmes et structures d&rsquo;histoires).</p>
<p style="text-align: justify;">A noter que le livre fait partie des sélections pour le Goncourt du premier roman. (et que visiblement, l&rsquo;auteur a fait une rupture avec sa famille quand celle-ci a compris de quoi se composait ce livre&#8230;)</p>
<p><b>Autobiographie française. </b><br />
<b>Editions :</b> Seuil<b><br />
Parution originale : </b>2014<b><br />
Disponibilité : </b>en librairie (17 euros<b>)<br />
219 pages.</b><b><br />
EAN :<em> </em></b>9782021117707 <em> </em></p>
<p><strong>Lectures en cours </strong>:  <em>La voleuse de livres</em> de Markus Zusak, et <em>Les renards pâles</em> de Houen.</p>
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		<title>Les perroquets de la place d&#8217;Arezzo &#8211; Eric-Emmanuel Schmitt</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Dec 2013 20:36:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[roman français]]></category>
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					<description><![CDATA[Et me revoilà déjà pour vous proposer un nouveau livre, récent cette fois-ci, puisqu’il s’agit du dernier Eric-Emmanuel Schmitt. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, il est notamment l’auteur [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Et me revoilà déjà pour vous proposer un nouveau livre, récent cette fois-ci, puisqu’il s’agit du dernier Eric-Emmanuel Schmitt. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, il est notamment l’auteur d’Oscar et la dame en rose, Odette Toutlemonde, M. Ibrahim et les fleurs du Coran… Le thème de ce nouveau roman se veut assez ambitieux, tout en restant un immense classique : l’amour. Il y avait bien là matière à écrire plus de 700 pages sur le sujet, mais finalement, on comprend rapidement pourquoi le bouquin est aussi conséquent, car ce n’est pas un, mais bien une quinzaine de récits que l’auteur nous offre ici, qui gravitent autour d’un même endroit et d’un même sujet, à savoir les relations humaines.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Arezzo-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-427 aligncenter" alt="Arezzo 1" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Arezzo-1-205x300.jpg" width="205" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Arezzo-1-205x300.jpg 205w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Arezzo-1.jpg 274w" sizes="auto, (max-width: 205px) 100vw, 205px" /></a></p>
<blockquote><p> «Ce mot simplement pour te signaler que je t’aime. Signé : tu sais qui.»</p>
<p>Cette lettre anonyme trouble l’existence des riverains de la place d’Arezzo. Dans ce quartier élégant de Bruxelles, quel original, quel pervers, quel corbeau déguisé en colombe s’acharne à violer leur intimité ? Le message entraîne autant de promesses et d’attentes que de déceptions et de catastrophes, chacun l’interprétant à sa façon. Menée par Eric-Emmanuel Schmitt, cette ronde effrénée devient l’encyclopédie des désirs, des sentiments et des plaisirs, le roman des comportements amoureux de notre temps.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé mes mains ?</strong></p>
<p>J’ai déjà eu l’occasion de lire plusieurs ouvrages de cet auteur dont l’œuvre est abondante et variée. Même si j’en ai préféré certains plutôt que d’autres, de manière générale, j’ai toujours apprécié ses livres jusqu’à présent, et trouve son style agréable et léger. A défaut d’avoir le temps de lire ses œuvres plus anciennes, je me contente donc de lire celles qui tombent entre mes mains dans les nouveautés de ma librairie ou de ma bibliothèque.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Si le thème du livre me laissait plutôt dubitative au début, quoique curieuse, je me suis tout de même lancée dans la lecture, espérant ne pas avoir à subir 700 pages de clichés ou de récits vus et revus en la matière. Heureusement, je fus agréablement surprise.</p>
<p>Le livre mérite bien le terme d’ « encyclopédie » en la matière, et même s’il est loin de recenser tous les types de sentiments amoureux à travers les récits qu’il nous présente, il a le mérite de nous montrer un panel riche et varié, autant au niveau des personnages que de leurs relations. Chaque chapitre nous présente ainsi un bout d’une des 15 histoires, et nous suivons donc petit à petit la vie de ces gens qui vivent autour d’une même place à Bruxelles.</p>
<p>De la mère de famille célibataire au couple homosexuelle en passant par la femme adepte de pratiques SM au couple adolescent, l’auteur nous décrit ici l’amour et l’affection sous des formes diverses et variées, parfois très tendres, parfois très cruelles. Et c’est sans doute ce qui m’a le plus plu dans ce roman : sa diversité. La gamme de personnages et de relations présentée est à la fois original et actuelle, et nous présente des points de vue qu’on ne croise pas souvent, ou du moins, pas beaucoup. Tout en restant léger, l’auteur sait poser les bonnes questions et nous faire réfléchir sur certaines problématiques, modernes ou bien plus anciennes.</p>
<p>Au final, j’ai passé un très bon moment, me laissant volontiers portée par la ronde des nombreux personnages qui peuplent ce roman, qui certes reste dans le bon sentiment la plupart du temps mais brille par son originalité dans le domaine.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Pour tous ceux qui apprécient les histoires d’amour, et qui veulent quelque chose d’un peu plus original. Ou ceux qui souhaitent carrément 15 de ces histoires dans un seul bouquin. Autrement, les habitués de l’auteur s’y retrouveront également, son style étant toujours aussi agréable à lire.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Les gens qui évoquent l’amour semblent être des terroristes dans une société régie par l’intérêt et gouvernée par la peur. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Albin Michel</p>
<p>Date de sortie : août 2013</p>
<p>Prix : 24.90 €</p>
<p>Nombres de pages : 736 pages</p>
<p>ISBN : 978-2226249722</p>
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		<title>Le mystere Sherlock &#8211; J.-M. Erre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Dec 2013 13:01:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Agatha Christie]]></category>
		<category><![CDATA[Erre]]></category>
		<category><![CDATA[JM Erre]]></category>
		<category><![CDATA[Le mystère Sherlock]]></category>
		<category><![CDATA[roman français]]></category>
		<category><![CDATA[roman policier]]></category>
		<category><![CDATA[Sherlock Holmes]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ? Parce qu&#8217;un blog que je suis assidûment me l&#8217;a recommandé, surtout que c&#8217;est grâce à la même personne que je me suis finalement intéressée au personnage [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourquoi ce livre ?</strong> Parce qu&rsquo;un <a href="http://litteranet.blogspot.fr/2013/11/le-mystere-sherlock-de-jm-erre.html">blog</a> que je suis assidûment me l&rsquo;a recommandé, surtout que c&rsquo;est grâce à la même personne que je me suis finalement intéressée au personnage de Sherlock Holmes, au point de le compter désormais dans mes favoris. Ses conseils ne m&rsquo;ayant jamais déçue, je me suis ainsi mise en quête de ce livre qui était à la bibliothèque. Et puis les diverses variations autour de Holmes sont toujours assez fascinantes à découvrir !!</p>
<blockquote><p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Le_mystere_sherlock_Holmes_m.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-411 aligncenter" alt="Le mystère Sherlock - JM Erre" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Le_mystere_sherlock_Holmes_m-204x300.jpg" width="204" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Le_mystere_sherlock_Holmes_m-204x300.jpg 204w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Le_mystere_sherlock_Holmes_m.jpg 306w" sizes="auto, (max-width: 204px) 100vw, 204px" /></a>Meiringen, Suisse. Les pompiers dégagent l&rsquo;accès à l&rsquo;hôtel Baker Street. Cet établissement, charmant et isolé, a été coupé du monde pendant trois jours à cause d&rsquo;une avalanche. Personne n&rsquo;imagine que, derrière la porte close, se trouve un véritable tombeau. Alignés dans la chambre froide reposent les cadavres de dix universitaires. Tous sont venus là, invités par l&rsquo;éminent professeur Bobo, pour un colloque sur Sherlock Holmes.<br />
Un colloque un peu spécial puisque, à son issue, le professeur Bobo devait désigner le titulaire de la toute première chaire d&rsquo;holmésologie de la Sorbonne. Le genre de poste pour lequel on serait prêt à tuer…</p></blockquote>
<p>Si vous êtes fan de Sherlock Holmes, des intrigues policières, d&rsquo;Agatha Christie, et d&rsquo;humour déjanté, ce livre est simplement fait pour vous. Ca fait longtemps que je n&rsquo;ai pas passé un aussi bon moment avec le nez dans un bouquin, me retrouvant plusieurs fois à ne pouvoir m&#8217;empêcher de rire puis de m&rsquo;excuser auprès des gens autour de moi pour cette hilarité soudaine. Ce livre est simplement trépidant, bourré de bons mots, d&rsquo;esprit comme d&rsquo;humour, de stéréotypes décalés, de références à l&rsquo;univers de Sherlock Holmes, le tout porté par une plume légère et entraînante. C&rsquo;est un de ces livres où on sent clairement à quel point l&rsquo;auteur a pris plaisir à écrire, et cet enthousiasme est communicatif à chaque page. Les quelques deux cent pages et demie de ce livre passent très rapidement, au point qu&rsquo;on regrette presque que cela ne dure pas.</p>
<p>Et cependant, même si l&rsquo;on ne connaît pas l&rsquo;univers de Doyle aussi bien que M. Erre, ça n&rsquo;est aucunement un problème, car tout est assez clair et parfaitement explicité pour les néophytes, en présentant au passage les théories les plus contestées de l&rsquo;holmésologie (Holmes a-t-il vraiment existé ? Pourquoi n&rsquo;a-t-il jamais enquêté sur Jack l&rsquo;Eventreur ?) et les manies de ce personnage de fiction. Cependant, les protagonistes, quasiment tous issus du milieu universitaires, sont tout aussi captivants, présentant parfois des caricatures mais aussi de superbes rebondissements, portés par un sens de l&rsquo;humour tantôt noir, tantôt délirant, et que dire si ce n&rsquo;est qu&rsquo;on rit et essaye d&rsquo;anticiper nerveusement l&rsquo;action pendant toute la lecture. Car l&rsquo;intrigue porte sur ces dix fervents admirateurs de Sherlock Holmes qui sont en colloque pour essayer de trouver le titulaire de la chaire d&rsquo;holmésologie. Sauf qu&rsquo;ils sont vite coincés par une tempête de neige et qu&rsquo;un premier meurtre arrive, puis un deuxième, dans ce huis-clos ou jeu de Cluedo nerveux et passionnant. J&rsquo;admets que chaque protagoniste est complètement barré à sa manière, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;on a les points de vue de tous les personnages à un moment ou à un autre, ce qui est d&rsquo;autant plus intéressant et drôle (une préférence pour ma part, pour Eva, ainsi que le leader insupportable du groupe). Les théories et suppositions qu&rsquo;ils sortent sur Holmes ou le tueur en série du chalet n&rsquo;en sont que plus terribles et fantasques !</p>
<p>Voici donc une lecture que je ne peux que recommander, tant aux néophytes qu&rsquo;aux fans des histoires policières et de Holmes, très agréable et simplement déjantée. Ce genre de livres à l&rsquo;humeur communicative manque terriblement !</p>
<p><b>Roman policier français.</b><br />
<b>Editions :</b> Buchet Chastel (grand format), Pocket (poche)<b><br />
Parution originale :</b> juin 2012<b><br />
Disponibilité :</b> chez le libraire, en poche (6 euros)<b><br />
261 pages.</b><b><br />
EAN : </b>9782266233552<em> </em></p>
<p><b><br />
Lecture en cours : </b><em>Les jardins de Kensington</em> de Rodrigo Fresan et <em>La Voleuse de Livres</em> de Markus Zusak.</p>
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