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	<title>Roman anglais &#8211; LA MALLE AUX LIVRES</title>
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	<description>La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté...</description>
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		<title>L&#8217;attente de l&#8217;aube &#8211; William Boyd</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Jan 2017 11:00:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature - Feel good]]></category>
		<category><![CDATA[Roman anglais]]></category>
		<category><![CDATA[William Boyd]]></category>
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					<description><![CDATA[Bonjour à toutes et tous ! Pour commencer, je vous souhaite une excellente année 2017, et tous mes meilleurs vœux. Le roman dont je vais vous parler aujourd’hui et pour inaugurer [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à toutes et tous ! Pour commencer, je vous souhaite une excellente année 2017, et tous mes meilleurs vœux. Le roman dont je vais vous parler aujourd’hui et pour inaugurer cette nouvelle année revient vers l’un de mes thèmes favoris : l’Angleterre. L’auteur est d’ailleurs un écrivain anglais que j’avais envie de découvrir depuis longtemps, et c’est désormais chose faite avec ce livre. A la fois roman historique, psychanalytique et d’espionnage ; ce roman nous plonge dans l’Europe du début du XXème siècle, durant la Première Guerre mondiale.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/attente_aube.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-12451" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/attente_aube-197x300.jpg" alt="" width="197" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/attente_aube-197x300.jpg 197w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/attente_aube.jpg 329w" sizes="(max-width: 197px) 100vw, 197px" /></a></p>
<blockquote><p>Consulter un psychanalyste a parfois des conséquences inattendues: en proie à des troubles sexuels, Lysander croise la fascinante Hettie chez son thérapeute viennois et tombe fou amoureux. Acteur aguerri, il est pourtant démuni lorsque Hettie le conduit à endosser le rôle de sa vie : agent secret. Dans l&rsquo;Europe en guerre, il traque une taupe de l&rsquo;armée britannique &#8211; toute erreur de réplique serait fatale&#8230;</p></blockquote>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>C’est notre chère Christine Juillet qui me l’avait offert pour mon anniversaire, et elle a très bien su viser avec ce titre <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2665.png" alt="♥" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Lysander est un jeune acteur de théâtre qui se rend à Vienne juste avant la Première Guerre mondiale dans l’espoir de guérir de son impuissance. Une fois là-bas, il va commencer une liaison avec Lettie, une femme qui fréquente le même psychanalyste et qui s’avère être plus qu’originale. Cependant, cette relation va conduire Lysander sur des chemins insoupçonnés, et il se retrouve rapidement pris dans la tourmente de la guerre. Enrôlé de force comme espion pour le gouvernement britannique, il va devoir traquer une taupe infiltrée dans l’armée de son pays. De retour à Londres, son enquête l’emmènera bien plus loin qu’il ne le pensait au départ.</p>
<p>Plus qu’un simple roman d’espionnage, ce livre nous fait découvrir à la fois la Vienne traditionnelle et les débuts de la psychanalyse, ainsi que la vie anglaise et londonienne durant la première grande guerre du XXème siècle. On est très vite pris par le récit, qui commence avec une banale histoire de santé et qui se poursuit ensuite dans les coulisses de l’armée britannique à la recherche d’un traître. Au milieu de tous ces rebondissements, notre héros Lysander est loin d’être parfait. C’est même ses erreurs qui vont le pousser à endosser le rôle d’espion, à ses risques et périls. Si au début, il est maladroit et empoté, il apprend au fur et à mesure du livre à s’en sortir, voire à devenir un très bon agent. Et ce, malgré les difficultés personnes qui vont surgir au cours de son enquête.</p>
<p>L’histoire est prenante dès le début, et sait enchaîner les rebondissements pour nous garder en haleine et se diriger vers des suites insoupçonnées. Et, à côté de ces péripéties, le livre nous livre de temps à autre les pensées de Lysander sous la forme d’<em>Investigation Autobiographiques</em>, comme il les nomme. Ce sont ses pensées et ses analyses personnelles, qu’il commence dans l’histoire grâce aux conseils du psychanalyste qu’il consulte au début du roman. Ces réflexions permettent de comprendre mieux l’évolution de notre personnage principal, et le cheminement de sa pensée tout au long du récit. J’ai trouvé cela très intéressant, et cela donne des pauses bienvenues dans l’histoire.</p>
<p>Au final, j’ai passé un excellent moment avec ce roman. Il se lit tout seul, et permet de se plonger dans une époque riche, et dans des villes aux ambiances très différentes de ce que l’on connaît aujourd’hui.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Les amateurs de roman d’espionnage, ou qui se passent durant le début du XXème siècle.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Être un grand acteur, c&rsquo;est être capable de dire « Passe-moi le sel, s&rsquo;il te plaît », sans avoir l&rsquo;air pompeux. Être un grand acteur, c&rsquo;est être capable de dire « Horreur ! horreur ! horreur ! » sans avoir l&rsquo;air bizarre, étrange, stupide ou pompeux. »</p></blockquote>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Le point</p>
<p>Date de sortie : 2013</p>
<p>Prix : 7.9 €</p>
<p>Nombre de pages : 440 pages</p>
<p>ISBN : 978-2757833827</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Slade House &#8211; David Mitchell</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Dec 2015 16:01:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[David Mitchell]]></category>
		<category><![CDATA[Roman anglais]]></category>
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					<description><![CDATA[Bonjour à toutes et à tous ! Si vous êtes des habitués, vous savez que j’ai une affection particulière pour l’écrivain britannique David Mitchell, et j’ai notamment chroniqué ici Le fonds [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à toutes et à tous ! Si vous êtes des habitués, vous savez que j’ai une affection particulière pour l’écrivain britannique David Mitchell, et j’ai notamment chroniqué ici <a href="https://lamalleauxlivres.com/le-fond-des-forets-david-mitchell/" target="_blank">Le fonds des forêts</a>, <a href="https://lamalleauxlivres.com/the-bone-clocks-david-mitchell/" target="_blank">The bone clocks</a> ou encore <a href="https://lamalleauxlivres.com/ecrits-fantomes-david-mitchell/" target="_blank">Écrits fantômes</a>). Aussi, lorsque son dernier livre en paru le 31 octobre, je n’ai pas hésité longtemps avant de me l’acheter. Toutefois, comme <em>The bone clocks</em>, il n’est disponible –pour le moment- qu’en anglais. Mais je ne peux vraiment que vous conseiller vivement les livres qui ont été traduits. En attendant, voici déjà le résumé de Slade House, traduit par mes soins :</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/slade_house.jpg" rel="attachment wp-att-8666"><img decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-8666" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/slade_house-194x300.jpg" alt="slade_house" width="194" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/slade_house-194x300.jpg 194w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/slade_house.jpg 324w" sizes="(max-width: 194px) 100vw, 194px" /></a></p>
<blockquote><p>Tournez dans Slade Alley –une ruelle étroite, humide et facile à rater, même quand vous la chercher. Trouvez le petit portail de fer noir sur votre droite dans le mur. Il n’a pas de poignée, pas de serrure, mais si vous le toucher, il s’ouvrira. Entrez dans le jardin baignant dans la lumière du soleil d’une vieille maison qui ne fait preuve d’aucune logique. Elle est trop beaucoup trop grande pour être entre les maisons voisines, trop large pour l’espace qu’elle est sensée occuper.</p>
<p>Un inconnu vous salue par votre nom et vous invite à entrer. Au début, vous ne voudrez pas partir. Plus tard, vous vous rendrez compte que vous ne pouvez plus partir.</p>
<p>Cette histoire troublante, tendue et tissée de manière complexe par l’un des plus originaux et envoûtants écrivains commence en 1979 et atteint sa turbulente conclusion autour d’Halloween en 2015. Car, tous les neuf ans, le dernier dimanche d’octobre, un « invité » est convoqué à Slade House. Mais, pourquoi cette personne, choisis par qui et dans quel but ? La réponse vous attend dans le grenier de la maison, en haut des escaliers…</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Je suis tombée dessus en librairie, et ai même eu la chance de trouver l’édition hardcover, que je trouve magnifique.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Tous les neuf ans, un évènement étrange se passe dans la rue Slade Alley. Des gens disparaissent soudainement, sans laisser aucune trace. Serait-ce à cause de cette étrange maison, la Slade House, qui apparaît et disparaît mystérieusement ? Cinq personnes vont en tous cas s’y trouver, à cinq époques différentes. Quelque chose –ou quelqu’un ?- les a volontairement fait venir dans cette maison. Car ces personnes sont bien particulière, et possèdent un don qui semble intéresser les propriétaires de Slade House.</p>
<p>Le roman est divisé en cinq parties, une pour chaque personnage et pour chaque époque (1979, 1988, 1997, 2006, 2015). On suit donc à chaque fois un narrateur différent, du petit garçon au policier en passant par l’étudiante fan de paranormal. J’en dévoile volontairement peu sur l’histoire, car l’un de ses grands succès, c’est justement le suspense et l’ambiance mystérieuse qui y règne. Sachez simplement que le roman est paru pour Halloween cette année, et que l’histoire se passe à chaque fois en fin de mois d’octobre. L’atmosphère est donc particulièrement sombre, et inquiétante.</p>
<p>A nouveau, Mitchell montre qu’il sait passer d’un personnage à l’autre sans aucune difficulté, et qu’il sait maîtriser parfaitement son univers teinté de fantastique. J’ai donc vraiment savouré la lecture de ce court roman, et était ravie de retrouver son écriture et son imagination.</p>
<p>Pour autant, je ne conseillerais vraiment ce roman qu’à ceux qui ont lu son précédent livre, <em>The bone clocks</em>. Il y en en effet plus qu’intimement lié, et pour ma part, je le vois davantage comme une sorte de bonus à cet avant-dernier bouquin, car l’histoire se passe dans le même univers et on y retrouve certains mêmes personnages. Néanmoins, vous pouvez toujours tenter de lire S<em>lade House</em> sans avoir lu l’autre, il reste compréhensible, même si des détails vous échapperont. Mais cela vous donnera peut-être envie de lire <em>The bone clocks</em>, que j’ai personnellement adoré également.</p>
<p>Un autre roman qui confirme pour moi le talent de cet auteur, et me fait attendre avec encore plus d’impatience son prochain livre.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ? :<br />
</strong></p>
<p>Les amateurs de romans fantastiques avec un ambiance angoissante, ceux qui ont apprécié <em>The bone clocks</em> et souhaitent prolonger encore un peu cet univers.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Le chagrin est une amputation, mais l’espoir est une hémophilie incurable : vous saignez, saignez, et saignez. » (Ma traduction)</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer : (en anglais)</strong></p>
<p>Editions : Sceptre</p>
<p>Date de sortie : octobre 2015</p>
<p>Prix : Environ 20 €</p>
<p>Nombre de pages : 233 pages</p>
<p>ISBN : 978-1-473-61668-4</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>The bone clocks &#8211; David Mitchell</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2015 12:26:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[David Mitchell]]></category>
		<category><![CDATA[Roman anglais]]></category>
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					<description><![CDATA[Le livre dont je vais vous parler aujourd’hui n’est pas facile à présenter, car il est de ces bouquins assez géniaux et innovateur, autant dans leur forme que dans leur [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le livre dont je vais vous parler aujourd’hui n’est pas facile à présenter, car il est de ces bouquins assez géniaux et innovateur, autant dans leur forme que dans leur fond. Une sorte de marque de fabrique pour David Mitchell, écrivain britannique dont je vous avais déjà présenté un de ses anciens livres, <a href="https://lamalleauxlivres.com/le-fond-des-forets-david-mitchell/" target="_blank">Le fond des forêts</a>. C’est un auteur dont j’adore l’écriture et les thèmes, malgré la complexité que la lecture de ses œuvres peut créer. Mais il ne faut surtout pas s’y arrêter, car ce serait manquer un merveilleux voyage.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/bone_clocks_cover.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-5063" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/bone_clocks_cover-195x300.jpg" alt="bone_clocks_cover" width="195" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Un jour d’été lourd, en 1984, Holly Sykes, jeune adolescente en fugue, rencontre une femme étrange qui lui propose un service en échange d’un « asile ». Des décennies s’écouleront avant qu’Holly ne comprenne quelle sorte d’asile la femme recherchait…</p>
<p>The bone clocks (les horloges d’os) suit les méandres de la vie d’Holly, d’une adolescence marquée à Gravesend, en Angleterre, à une vieillesse sur la côte Atlantique de l’Irlande alors que l’Europe est à court de pétrole. Une vie pas si loin de l’ordinaire, mais ponctuée par des éclairs de précognition, et de visites d’étranges personnes qui émergent de nulle part et semblent provenir de brèches dans les lois de la réalité. Car Holly Sykes –fill, sœur, mère, tutrice, gardienne- est également un acteur involontaire dans une sanglante querelle joué dans l’ombre et dans les marges de notre monde, et elle peut s’avérer être son arme décisive. (Ma traduction)</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong><br />
Ayant adoré les autres romans de cet auteur, je ne pouvais que me réjouir de la sortie de son dernier roman ^^ Ce d’autant que la couverture est vraiment magnifique, comme souvent dans les éditions anglaises. Espérons qu’ils garderont la même en français… D’ailleurs, la traduction en français n’est pas encore annoncée, mais étant donné que tous les derniers livres de cet auteur ont été traduits, ça ne devrait plus tarder pour ce livre.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong><br />
Ce roman suit donc la vie d’Holly Sykes, de son adolescence en 1984 jusqu’à sa vieillesse en 2043. Il se compose de 6 parties différentes qui se suivent dans le temps, avec un narrateur différent à chaque fois. La première partie suit Holly adolescente, alors qu’elle fugue de chez elle suite à une rupture amoureuse. Dans la deuxième, on suit les aventures du peu scrupuleux Hugo Lamb dans une station de ski en Suisse, alors qu’il fait la rencontre d’Holly. La troisième présente Ed, le compagnon d’Holly et photographe de guerre, lors d’un séjour à la mer. La quatrième met en scène un écrivain, Crispin Hershey, qui se prend d’amitié avec Holly. La cinquième présente Marinus, un de ces êtres étranges et hors du temps qui gravitent autour d’Holly. Et enfin, dans la dernière partie, nous retrouvons Holly, dans un monde post-apocalyptique où le pétrole disparaît peu à peu pour laisser place à un monde rempli d’anarchie et d’accidents nucléaires.</p>
<p>A première vue, ce roman décrit la vie d’une femme en apparence normale, à travers les différentes étapes de sa vie. Seulement, plus on avance dans la lecture, plus on se rend compte que des événements étranges se passent dans la vie d’Holly. Elle entend des voix, et reçoit parfois la visite en rêve d’étranges personnes. Je ne veux pas vous gâcher la surprise, mais sachez qu’il s’agit en gros de personnages sur qui le temps n’a plus d’effet et qui traversent les époques. Certains le font pacifiquement, d’autres de manière plus barbare, et entre ces deux clans, une guerre règne. Guerre dans laquelle Holly va se retrouver, malgré elle.</p>
<p>Car malgré cet aspect fantastique, il ne faut pas oublier que le personnage principal reste Holly, et que c’est sur elle que se concentre le roman. En découle donc que certaines parties du livre peuvent sembler moins intéressantes, car finalement un peu banales. Cependant, elles sont toutes indispensables, car faisant partie intégrantes de la vie d’Holly. De même, dans les premières parties, on peut se sentir un peu perdu voire perplexe quant aux événements fantastiques qui se déroulent autour de la vie d’Holly, sans qu’on sache clairement de quoi il s’agit, jusqu’à la cinquième partie du roman où tout est finalement expliqué. Toutefois, chaque partie présente également un intérêt, et, puisque chacune se passe à une époque différente et a un narrateur différent, on pourrait presque les considérer comme des histoires à part entière, reliées entre elle par le dénominateur commun qu’est Holly. On retrouve là une structure kaléidoscopique un peu semblable à un autre livre de Mitchell, <a href="http://www.babelio.com/livres/Mitchell-Cartographie-des-nuages/5615" target="_blank">Cloud Atlas (Cartographie des nuages)</a>, qui m’avait beaucoup marquée et que je ne saurais que vous conseiller.</p>
<p>Au final, nous avons donc une histoire difficile à expliquer, mais tout simplement fascinante, riche et prenante. On s’attache peu à peu à Holly au fil de sa vie, ainsi qu’à d’autres nombreux personnages croisés dans le livre. Petit coup de cœur pour les horologistes, groupe de personnes atemporelles reprenant un thème apparemment cher à Mitchell : la réincarnation. Le tout présenté avec une écriture et une maîtrise vraiment sublime qui font de la lecture de ce roman une vraie plongée dans le monde de Mitchell, avec des réflexions quant à notre monde et notre façon d’agir.</p>
<p>Un livre dans lequel il ne faut pas hésiter à se lancer, dont on ne ressort pas tout à fait le même, comme souvent, chez cet auteur. Définitivement une lecture marquante, et une nouvelle preuve que David Mitchell est un écrivain talentueux et original.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong><br />
Les habitués de l’auteur, tous les lecteurs curieux qui souhaiterait un roman transcendant avec des personnages forts et une touche de fantastique. Ceux qui ont une fascination pour le temps.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Ce qui naît doit un jour mourir. Ainsi est le contrat de la vie, n’est-ce pas ? Je suis ici pour vous dire, cependant, que dans quelques rares cas, cette phrase gravée dans le marbre peut être réécrite. » (Ma traduction)</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer:</strong></p>
<p>Editions : Sceptre (existe aussi en version ebook)<br />
Date de sortie : 2014<br />
Prix : environ 28 €<br />
Nombre de pages : 595 pages<br />
ISBN : 978-0340921609</p>
<p><strong>Lectures en cours :</strong></p>
<p><em>Le Dahlia noir</em>, de James Ellroy [livre audio]<br />
<em>Phantom</em>, de Susan Kay</p>
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		<title>Testament à l&#8217;anglaise &#8211; Jonathan Coe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Aug 2014 11:34:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Roman anglais]]></category>
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					<description><![CDATA[Bonjour à tous ! L’été sans soleil, à défaut d’un peu de chaleur, nous permet au moins de bouquiner avec un bon thé à l’intérieur, en attendant des jours meilleurs. Qui [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à tous ! L’été sans soleil, à défaut d’un peu de chaleur, nous permet au moins de bouquiner avec un bon thé à l’intérieur, en attendant des jours meilleurs. Qui arrivent tout de même un peu, auquel cas, si vous êtes comme moi, vous vous précipiter dehors pour lire un peu au soleil tant qu’on le peut. Ayant (re)découvert les livres sonores il y a peu grâce à l’excellent <a href="https://lamalleauxlivres.com/controle-hugh-laurie-livre-audio/" target="_blank">Tout est sous contrôle</a> que je vous avais présenté, j’essaie désormais d’en écouter un en parallèle de mes lectures papier ou ebook. Mais c’est bien un livre écrit que je vais vous présenter aujourd’hui, un roman anglais pour être plus précis. Et un contemporain, pour changer un peu des classiques. Cela faisait longtemps que je voulais découvrir un peu plus Jonathan Coe, romancier bien connu, et c’est maintenant chose faite. Et qui dit roman anglais dit souvent humour anglais, on peut dire que c’est également le cas ici, bien que d’une manière assez particulière.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/testament-à-langlaise-couv.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-3010 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/testament-à-langlaise-couv.jpg" alt="testament à l'anglaise couv" width="182" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Michael Owen, un jeune homme dépressif et agoraphobe, a été chargé par la vieille Tabitha Winshaw d&rsquo;écrire la chronique de cette illustre famille. Cette dynastie se taille en effet la part du lion dans tous les domaines de la vie publique de l&rsquo;Angleterre des années quatre-vingt, profitant sans vergogne de ses attributions et de ses relations&#8230;</p>
<p>Et si la tante Tabitha disait vrai ? Si les tragédies familiales jamais élucidées étaient en fait des crimes maquillés ? Par une nuit d&rsquo;orage, alors que tous sont réunis au vieux manoir de Winshaw Towers, la vérité éclatera&#8230;</p>
<p>Un véritable tour de force littéraire, à la fois roman policier et cinglante satire politique de l&rsquo;establishment.</p></blockquote>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>J’avais déjà lu un recueil de nouvelles de cet auteur il y a si longtemps que j’en ai presque tout oublié. Mais comme son nom est assez reconnu dans le milieu et qu’il a reçu plusieurs prix pour ses œuvres, j’étais assez intriguée. On le trouve de plus assez facilement en bibliothèque, et c’est ainsi que j’ai choisi ce roman en particulier dont le 4<sup>ème</sup> de couverture m’inspirait assez.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Autant le dire tout de suite, ce fut assez différent de ce à quoi je m’attendais. Mais au final, ce n’est pas plus mal.</p>
<p>Je m’explique : au début, j’ai trouvé le récit difficile à suivre. On saute d’une époque à l’autre, d’un personnage à l’autre et j’avais parfois de la peine à m’y retrouver. Nous suivons donc principalement Michael Owen, tout au long de sa vie et pas seulement lors de son enquête sur la famille Winshaw. Cette dernière comporte des membres aussi exécrables les uns que les autres, sans aucune pitié ni éthique. Mais le destin de Michael semble bien plus lié à cette famille qu’il ne le pense, et l’on pourra s’en rendre compte au fil du roman qui ne suit donc pas une trame chronologique. Toutefois, une fois arrivé au milieu du livre, on s’y retrouve mieux et on commence à voir vers où l’auteur souhaite en venir. C’est un choix qui se justifie, toutes ces histoires se dirigeant vers une même fin, que j’ai trouvé finalement assez facile à déduire sur bien des éléments, mais peut-être était-ce le but. Tout converge vers cette famille pourrie jusqu’à la moelle, jusqu’à presque en faire un parfait bouc émissaire pour tous les maux du monde et de Michael. Toutefois, ils représentent chacun un archétype des individus horribles qu’on peut croiser actuellement, que cela soit dans la finance, l’agroalimentaire ou la vente d’armes. Et l’auteur ne se prive pas de les critiquer violemment, notamment au travers d’un humour assez noir.</p>
<p>Car oui, le style peut être teinté d’un certain humour, mais plus pathétique et sombre que franchement hilarant. Les descriptions des agissements de la famille Winshaw et leur cruauté sont certes exagérées et caricaturées, mais on finit par en douter. Certaines situations étaient franchement difficiles à lire, notamment le sort réservé à certains animaux d’élevage qui relève plus de l’industrie que d’une bonne vieille ferme traditionnelle. Ou encore, les tortures et horreurs soutenues par la vente d’arme au Moyen-Orient.</p>
<p>Pourtant, la fin apporte une certaine justice, et j’avoue avoir particulièrement apprécié cette dernière partie ressemblant beaucoup à un roman policier d’Agatha Christie.</p>
<p>Au final, il s’agit plus d’un roman dénonçant les atrocités que les êtres humains peuvent accomplir par cupidité et cruauté, et de nous montrer que, même si on ne le voit pas forcément, ce qui se passe dans les coulisses du monde n’est pas toujours joli-joli.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Ceux qui souhaitent un roman au ton cinglant, avec des personnages originaux et parfois franchement détestables.</p>
<blockquote><p><strong>La citation :</strong></p>
<p>« C’est peut-être pour ça que la vie d’écrivain m’avait toujours parue attirante, en raison du refuge qu’elle offrait à l’attardé social, de l’éclat de légitimité qu’elle confèrerait à la solitude. »</p></blockquote>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Gallimard &#8211; Folio</p>
<p>Date de sortie : 27 août 1997</p>
<p>Prix : 10.9 €</p>
<p>Nombre de pages : 682 pages</p>
<p><strong>ISBN : 978-2070403264</strong></p>
<p><strong>Lectures en cours :</strong></p>
<p><em>The Luminaries</em> d’Eleanor Catton</p>
<p><em>Hamlet, Prince of Danemark : A novel</em> de AJ Hartley et Davis Hewson (Livre audio)</p>
<p>Et plusieurs titres de mon e-book que je vais prendre en déplacement.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tout est sous contrôle &#8211; Hugh Laurie [Livre audio]</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Aug 2014 06:00:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Livre audio]]></category>
		<category><![CDATA[Roman anglais]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>
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					<description><![CDATA[Bonjour à tous ! Me revoici avec un livre particulier, car il ne s’agit ni d’un bouquin papier, ni d’un ebooks… Mais d’un livre audio ! C’est assez peu connu et peu [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à tous ! Me revoici avec un livre particulier, car il ne s’agit ni d’un bouquin papier, ni d’un ebooks… Mais d’un livre audio ! C’est assez peu connu et peu répandu, mais les livres existent aussi en version audio. Pour ceux qui, pour diverses raisons, n’arrivent pas à lire ou simplement pour ceux qui apprécient d’écouter qu’on leur raconte une histoire. Car c’est vraiment comme cela qu’il faut le prendre, et la plupart des livres trouvables dans le commerce ne sont pas lus par des comédiens pour rien. C’est un aspect spécifique aux livres sonores et qui fait vraiment tout leur charme, à mon sens. On ne tiendrait pas jusqu’au bout si celui qui nous lit l’histoire à une voix morne et ennuyeuse… Et en ce qui concerne le roman que je vais vous présenter, je trouve que le choix est encore plus pertinent ! En effet, en plus d’être un acteur et un chanteur de renom, Hugh Laurie –alias le génialissime Dr. House- est un également un écrivain. Et quoi de mieux pour la version audio que de faire lire son thriller par l’acteur qui doublait Dr House dans la version française ? Mais en voici d’avantage sur ce fameux livre :</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Tout-est-sous-contrôle.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2868 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Tout-est-sous-contrôle.jpg" alt="untitled" width="217" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>On peut avoir un caractère de chien, un sens assassin de la répartie, et rester un type bien: Hugh Laurie, formidable interprète du Dr House, l’a prouvé sur le petit écran. Il récidive avec ce thriller palpitant dont le héros, Thomas Lang, est un ancien militaire qui, hormis sa Kawasaki, n’a pas grand chose à perdre. Aussi, lorsqu’on lui propose un “contrat” pour tuer un homme d’affaires, non content de refuser, Thomas essaie de prévenir la future victime. Une bonne intention ? L’enfer en est pavé!</p>
<p>Qu’on soit fan ou non de Dr House, dès la première minute, on ne peut décrocher de la voix de Féodor Atkine – sa voix française – où se mêlent gouaille, humour, ironie – avec de brusques moments d’émotion qui multiplient la saveur de ce polar hors norme.</p></blockquote>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>J’ai lu ce livre en version papier, il y a des années de cela. J’en gardais un bon souvenir, et lorsque je suis tombé sur ce livre audio dans ma bibliothèque, j’ai immédiatement flashé. Cela faisait un moment que je souhaitais me mettre aux livres audio, et cela me semblait être un excellent moyen de commencer.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Le livre à la base est un excellent thriller, avec une histoire qui, si elle n’est pas la plus originale du siècle, se lit avec grand plaisir. Car son véritable succès réside dans le style et l’humour avec lequel il est écrit. Un humour tout à fait british, ou digne des meilleurs moments de Dr. House. Il fallait donc un acteur capable de coller à cet esprit, et force est de constater que le choix est parfait. Tout simplement.</p>
<p>Concernant l’histoire en elle-même, il s’agit d’un thriller mettant en scène le monde des trafiquants d’armes et le pouvoir de l’industrie de l’armement. Et au milieu de tout ça, Thomas Lang, qui n’a rien demandé à personne mais se trouve pris dans une sombre affaire de terrorisme et d’armes de destruction massive. Pas de quoi en faire cependant perdre sa répartie cinglante à Thomas, sauf peut-être en ce qui concerne les yeux d’une certaine femme…</p>
<p>Au début, on a réellement l’impression d’entendre Gregory House nous raconter l’histoire, ce qui tombe bien tant le ton lui correspond bien. Puis, petit à petit, on en oublie House, tant Féodor Atkine rentre dans le rôle de Thomas Lang et met son talent de comédien pour nous transmettre toutes les nuances de l’écriture de Hugh Laurie.</p>
<p>C’est tout à fait autre chose de découvrir un livre sous forme audio. J’ai trouvé ce format particulièrement adapté pour les voyages, à la place de l’habituelle musique sur le lecteur MP3 ou l’Ipod. C’est un peu plus embêtant lorsque l’on doit arrêter et se rappeler ensuite où on se trouvait dans l’histoire, d’autant que les chapitre peuvent durer jusqu’à 30 minutes. Il faut donc avoir du temps, ou une bonne mémoire et un lecteur audio pas trop compliqué à utiliser.</p>
<p>Le verdict fut plus que positif, cette version audio apporte un véritable plus par rapport au livre original. J’ai plus d’une fois éclaté de rire en l’écoutant, beaucoup plus qu’en le lisant. Cela me semble être un critère assez important ^^</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Les fans de Dr House, de Hugh Laurie ou de l’humour anglais. Ceux qui souhaitent un bon thriller avec de l’humour et des armes. Plein d’armes.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<p>Je vous laisse consulter le <a href="http://www.audiolib.fr/livre-audio/tout-est-sous-controle-de-hugh-laurie-lu-par-feodor-atkine">site de l’éditeur </a>afin d’avoir un extrait audio <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Audiolib</p>
<p>Date de sortie : 09 Septembre 2009</p>
<p>Prix : 22.30 €</p>
<p>Durée : 10h35</p>
<p>ISBN : 9782356411976</p>
<p>A noter que vous pouvez également le télécharger, soit sur le site de l’éditeur, soit sur Itunes.</p>
<p><strong>Lectures en cours :</strong></p>
<p><em>The Luminaries</em> d’Eleanor Catton</p>
<p><em>Testament à l’anglaise</em> de Jonathan Coe</p>
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		<title>Un homme au singulier (A single man) &#8211; Christopher Isherwood</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/homme-au-singulier-christopher-isherwood/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 May 2014 14:15:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[A single man]]></category>
		<category><![CDATA[Christopher Isherwood]]></category>
		<category><![CDATA[Deuil]]></category>
		<category><![CDATA[Homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Roman anglais]]></category>
		<category><![CDATA[Un homme au singulier]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ? Parce que j&#8217;ai le film à voir depuis longtemps, et que ne l&#8217;ayant pas encore vu, j&#8217;ai emprunté le livre dont il a été adapté à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi ce livre ? </strong>Parce que j&rsquo;ai le film à voir depuis longtemps, et que ne l&rsquo;ayant pas encore vu, j&rsquo;ai emprunté le livre dont il a été adapté à la bibliothèque, par curiosité et pour voir les différences ensuite.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/81tC686-jtL._SL1500_1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-1361 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/81tC686-jtL._SL1500_1.jpg" alt="Un homme au singulier" width="318" height="480" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/81tC686-jtL._SL1500_1.jpg 994w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/81tC686-jtL._SL1500_1-198x300.jpg 198w" sizes="auto, (max-width: 318px) 100vw, 318px" /></a></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Un homme au singulier, c&rsquo;est une journée de la vie de George Falconer, professeur, gay. Ayant perdu son compagnon dans un accident de voiture, George vieillit seul dans un quartier bourgeois en Californie. Ses voisins apprécient sa courtoisie parfaite tout en réprouvant son homosexualité. Nous assistons à son premier cours du matin à l&rsquo;université, à une visite à l&rsquo;hôpital, à un dîner avec une amie alcoolique, à sa rencontre avec des amis dans un bar. </em><br />
<em>Nous assistons à sa solitude dans une société policée où il n&rsquo;est que toléré. Il ne se révolte pas. Il mène sa vie d&rsquo;homme seul. Ce livre, un des chefs-d&rsquo;ouvre de Christopher Isherwood, est la tragédie d&rsquo;un homme blessé par ce qu&rsquo;on lui impose, et résigné face à l&rsquo;intolérance. Il doit souffrir et mourir. Pourquoi crier lorsque personne ne peut entendre ? On retrouve l&rsquo;incroyable finesse et le merveilleux art de la suggestion de Christopher Isherwood. </em><br />
<em>Un homme au singulier a été adapté au cinéma par Tom Ford (A Single Man, 2009), avec, dans les rôles principaux, Colin Firth et Julianne Moore.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Je n&rsquo;ai pas encore vu le film adapté de ce roman, donc je vais commenter uniquement le livre. Le résumé fourni par l&rsquo;éditeur est plutôt correct, aussi je ne vais pas y rajouter grand chose. Ce livre décrit, en une journée ce qu&rsquo;est la vie du professeur George Falconer depuis qu&rsquo;il a perdu son compagnon : ses cours, ses repas, ses pensées, ses rencontres avec les gens, ce que ceux-ci pensent de lui, etc&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">S&rsquo;il n&rsquo;est pas forcément facile de s&rsquo;attacher à ce personnage, très intérieur et relativement taciturne, j&rsquo;ai cependant beaucoup apprécié le côté critique et ironique envers les autres, ou la société, que glissait l&rsquo;auteur à travers lui. Le sujet n&rsquo;est pas drôle et pourtant il y a quelques phrases, situations, qui donnent parfois à sourire car l&rsquo;auteur parvient à en montrer le côté absurde ou extrême, la critique de l&rsquo;hypocrisie dans les relations sociales, les faux-semblants, le fait que personne ne se connaît vraiment. La fin est triste, mais les analyses sont justes, et elles parviennent à passer avec plus de légêrté qu&rsquo;on peut ne le penser au début. C&rsquo;est un roman certes marqué par le deuil, et qui finit tristement, mais il y a tout de même quelque chose dans le style qui fait qu&rsquo;il se lit très rapidement et sans trop de difficultés, surtout, encore une fois, grâce à ce style particulier, acéré et qui voit juste au coeur des thèmes évoqués. D&rsquo;ailleurs, les sentiments évoqués semblent si justes et clairs (notamment pour le deuil, l&rsquo;hypocrisie sociale, les masques ou l&rsquo;homosexualité) qu&rsquo;on ne s&rsquo;étonne pas qu&rsquo;il y ait quelques touches autobiographiques dedans, vu la vie de l&rsquo;auteur. C&rsquo;est peut-être cela qui donne sa force au roman, qui, s&rsquo;il est un bon moment de lecture, n&rsquo;est cependant pas exceptionnel. Mais je ne peux pas nier le fait qu&rsquo;il y ait une certaine force acérée dedans.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est aussi là qu&rsquo;on se rend compte qu&rsquo;il est parfois difficile de commenter les romans qu&rsquo;on a bien aimé et qui sont bien, mais sans le petit plus qui en fait véritablement un charme&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Un extrait :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Supposez seulement que les morts reviennent chez les vivants. Que quelque chose que l&rsquo;on puisse à peu près reconnaître comme étant Jim soit capable de revenir voir ce que devient George. Est-ce que cela serait le moins du monde satisfaisant ? Est-ce que le jeu en vaudrait même la chandelle ? Au mieux, à coup sûr, ça ressemblerait à la courte visite d&rsquo;un observateur étranger, autorisé à jeter un coup d&rsquo;oeil à l&rsquo;intérieur, quelques instants, depuis le vaste espace de sa liberté, pour voir, de loin, à la petite table de l&rsquo;étroite cuisine, en train de manger humblement, tristement, ses oeufs pochés : un prisonnier à vie ?</em></p>
</blockquote>
<p><b>Roman anglais.</b><br />
<b>Editions : </b>Fayard ou Grasset.<b><br />
Parution originale : </b>1964<b><br />
Disponibilité : </b>en librairie  (8 à 15 euros) <em><br />
</em></p>
<p><strong>Lectures en cours </strong>: <em>Jane Eyre </em>de Charlotte Brontë</p>
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		<item>
		<title>Une odeur de gingembre &#8211; Oswald Wynd</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/une-odeur-de-gingembre-oswald-wynd/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Nov 2013 14:15:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Oswald Wynd]]></category>
		<category><![CDATA[Roman anglais]]></category>
		<category><![CDATA[roman historique]]></category>
		<category><![CDATA[Romance]]></category>
		<category><![CDATA[The Ginger Tree]]></category>
		<category><![CDATA[Une odeur de gingembre]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ? J&#8217;étais le hibou chargé de le transmettre entre deux amies. Et lors du retour du livre vers la propriétaire, je me suis permise de le lire [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourquoi ce livre ? </strong> J&rsquo;étais le hibou chargé de le transmettre entre deux amies. Et lors du retour du livre vers la propriétaire, je me suis permise de le lire ! Surtout qu&rsquo;on m&rsquo;a dit que c&rsquo;était un beau récit épistolaire, genre qui me plaît particulièrement.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/78270415_o.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-340 aligncenter" alt="78270415_o" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/78270415_o-182x300.jpg" width="182" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/78270415_o-182x300.jpg 182w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/78270415_o.jpg 400w" sizes="auto, (max-width: 182px) 100vw, 182px" /></a></p>
<blockquote><p>En 1903, Mary Mackenzie embarque pour la Chine où elle doit épouser Richard Collinsgsworth, l&rsquo;attaché militaire britannique auquel elle a été promise. Fascinée par la vie de Pékin au lendemain de la Révolte des Boxers, Mary affiche une curiosité d&rsquo;esprit rapidement désapprouvée par la communauté des Européens. Une liaison avec un officier japonais dont elle attend un enfant la mettra définitivement au ban de la société. Rejetée par son mari, Mary fuira au Japon dans des conditions dramatiques. À travers son journal intime, entrecoupé des lettres qu&rsquo;elle adresse à sa mère restée au pays ou à sa meilleure amie, l&rsquo;on découvre le passionnant récit de sa survie dans une culture totalement étrangère, à laquelle elle réussira à s&rsquo;intégrer grâce à son courage et à son intelligence. Par la richesse psychologique de son héroïne, l&rsquo;originalité profonde de son intrigue, sa facture moderne et très maîtrisée, Une odeur de gingembre est un roman hors norme. </p></blockquote>
<p>Je dois dire que ce genre de synopsis n&rsquo;est pas celui qui m&rsquo;aurait poussé à acheter ce livre. Sans le conseil de mon amie, il aurait sans doute fait partie des oeuvres que je n&rsquo;aurais jamais lues, et jamais entendu parler. L&rsquo;Asie n&rsquo;était d&rsquo;ailleurs pas non plus une partie du monde qui m&rsquo;attire particulièrement&#8230;J&rsquo;ai cependant commencé à le lire, sur son conseil, et me suis assez rapidement trouvée embarquée par l&rsquo;histoire sans l&rsquo;avoir vu venir. Il faut dire qu&rsquo;au début on peut se moquer ou s&rsquo;identifier à l&rsquo;héroïne, la petite Mary, par son innocence et sa naïveté sur le monde qui l&rsquo;entoure. Mais il fallait bien une vision innocente pour découvrir cette partie du monde inconnue où elle débarque, et comment elle perçoit la société orientale. Peu à peu, le livre progresse, l&rsquo;histoire aussi, et son point de vue aussi. On ne sait exactement où se situent les raccords, tout est fluide (et c&rsquo;est cela la magie du récit) mais Mary se transforme et évolue peu à peu, elle passe de la jeune fille innocente à une femme plus mûre, plus cynique et plus dure, si bien qu&rsquo;on a parfois du mal à reconnaître le personnage du début. Car c&rsquo;est environ quarante qui se déroulent pendant le temps de la lecture, franchissant les Guerres Mondiales, certes d&rsquo;un autre point de vue que d&rsquo;ordinaire, celui de l&rsquo;Orient. On voit comme les choses évoluent autour d&rsquo;elle, et l&rsquo;ardeur qu&rsquo;elle met à se faire une place dans la société japonaise.</p>
<p>C&rsquo;est tout ce combat, toute cette évolution de la part du personnage, qui la rendent de plus en plus complexe et différente à chaque époque passée. C&rsquo;est un charme psychologique qu&rsquo;on ne sent jamais vraiment comme tel, tant l&rsquo;auteur a bien maîtrisé son histoire.<br />
J&rsquo;ai toujours admis depuis longtemps que pour moi, il me faut des bons personnages avant une bonne histoire. De celle-ci je n&rsquo;en dis pas grand-chose, les descriptions de pays, de politique, ne me passionnent pas tant que cela. Cependant on y pénètre sans difficulté et on suit parfaitement les péripéties de l&rsquo;Histoire à travers ce récit, sans en être lassé ou y être embourbé. Outre le personnage de Mary, les protagonistes secondaires et l&rsquo;arrière-plan ont tout autant leur part d&rsquo;intérêt.</p>
<p>Avis aux amateurs de récits épistolaires, celui-ci vous fera passer un très agréable moment de lecture, menée par une plume fluide et entraînante !</p>
<p><b>Roman anglais (cependant l&rsquo;auteur a vécu dans plusieurs pays, dont le Japon). Titre original : </b> <em>The Ginger Tree<b></b></em><br />
<b>Editions :</b> Gallimard (Folio)<br />
<b>Première parution française :</b> 1991<b><br />
Parution originale : </b> 1977<b><br />
Disponibilité :</b> chez le libraire, en poche (7-8 euros)<b><br />
473 pages.</b><b><br />
EAN : </b>9782070309054 <b></b></p>
<p><b><br />
Lecture en cours : </b><em> Pas de bébé à bord</em> de Gisèle Palancz et <em>La Voleuse de Livres</em> de Markus Zusak.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le fond des forêts &#8211; David Mitchell</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/le-fond-des-forets-david-mitchell/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Oct 2013 20:37:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Roman anglais]]></category>
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					<description><![CDATA[Une nouvelle lecture fraîchement terminée et rendue à la bibliothèque, qui avait mis ce roman en coup de cœur. Mais même sans cela, j’aurais certainement lu ce livre un jour [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une nouvelle lecture fraîchement terminée et rendue à la bibliothèque, qui avait mis ce roman en coup de cœur. Mais même sans cela, j’aurais certainement lu ce livre un jour où l’autre, puisque je connaissais déjà l’auteur. David Mitchell a en effet écrit plusieurs romans, dont un que j’ai particulièrement adoré –comme certains le savent sûrement-, à savoir Cloud atlas (ou justement traduit Cartographie des nuages). Et si l’histoire est totalement différente, le style de l’auteur se reconnaît et l’on tombe même sur certaines surprises à la lecture de ce roman.</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/le-fond-des-forets.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-275" alt="le-fond-des-forets" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/le-fond-des-forets-192x300.jpg" width="192" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/le-fond-des-forets-192x300.jpg 192w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/le-fond-des-forets.jpg 200w" sizes="auto, (max-width: 192px) 100vw, 192px" /></a></p>
<blockquote><p>« Superman 2 passait à la télé. Je l&rsquo;avais vu au cinéma de Malvern il y avait à peu près trois ans. Le film était assez bien mais pas au point de lui sacrifier un lac gelé rien qu&rsquo;à moi. Clark Kent renonce à ses pouvoirs tout ça pour avoir des rapports sexuels avec Lois Lane dans des draps de satin. Qui serait assez stupide pour faire un échange pareil ? Quand on peut voler ? Dévier des missiles atomiques vers l&rsquo;espace ? Remonter le temps en faisant tourner la Terre à l&rsquo;envers ? »</p>
<p>1982, dans un petit village du Worcestershire. Jason Taylor, treize ans, essaie de réussir son entrée dans l&rsquo;adolescence. Et ça n&rsquo;est pas chose facile. À l&rsquo;école ou chez lui, Jason affronte l&rsquo;incompréhension et le mépris : ses camarades raillent son bégaiement, ses parents ne cessent de se disputer. Mais Jason mène une vie secrète, dans un monde à lui peuplé de visions étranges et de figures ambiguës. Portrait de famille, chronique de l&rsquo;Angleterre de Thatcher, roman d&rsquo;apprentissage à la lisière du fantastique, Le Fond des forêts est avant tout une suite de variations éblouissantes sur l&rsquo;adolescence et ses multiples facettes. Après Écrits fantômes et Cartographie des nuages, deux romans qui traversaient l&rsquo;espace et le temps, David Mitchell nous offre un texte plus personnel, d&rsquo;une puissance poétique exceptionnelle.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous suivons dont Jason, un jeune adolescent anglais dans les années 1980 et à travers les yeux duquel nous allons observer cet étrange monde. Monde pas si étranger, car nous avons tous vécu cette période, très justement dépeinte avec sensibilité par l’auteur. Et comme il le souligne, malgré tout ce que les adultes peuvent en dire, c’est loin d’être une période d’insouciance et de bonheur. Entre les brimades à l’école, sa famille peu compréhensive, les règles qu’il faut suivre pour ne pas être relégué dans le camp des loosers, sa survie de tous les jours contre son bégaiement ; tout est loin d’être simple. Mais contre la dureté de sa vie, Jason se réfugie dans son univers à lui, prenant ainsi ses distances avec un monde qu’il ne comprend pas toujours et dont les règles sont bien cruelles. Poète dans l’âme, mais qui se cache par honte de paraître ridicule aux yeux des autres jeunes. Mais cela ne l’empêche pas de porter un regard particulier, à la fois poétique et critique, à ce qui l’entoure.</p>
<p>On peut ne pas tout de suite accrochera l’histoire, somme toute assez banale d’un adolescent. Et pourtant, on ne peut que reconnaître qu’il y a de la justesse dans ses propos et ses remarques, toujours d’actualité même maintenant. Et constater que Mitchell décrit décidément à merveille cette période délicate entre l’enfance et la maturité. Face à la cruauté du monde, Jason doit accomplir ce que chacun doit faire, à savoir, trouver son chemin et sa place dans un monde où ceux qui ne rentrent pas dans le moule de la normalité sont lynchés sans aucune pitié. Porté par la poésie à travers laquelle il décrit cette dure existence, on se prend d’affection pour ce jeune garçon qui souffre face à la dureté du monde, chose que nous vivons tous, chacun à notre manière. On se laisse donc plonger dans cette existence simple, mais rocambolesque de par la vision poétique avec laquelle elle est racontée.</p>
<p>Le style, simple et enchanteur, illustre donc tout à fait cette façon de voir le monde. Si Jason reste un adolescent, avec sa manière de penser ou de s’exprimer, il y a indéniablement quelque chose en plus. Lui qui craint tant de prononcer les mots est pourtant si doué lorsqu’il s’agit de les coucher sur le papier et de les faire résonner. C’est à la fois sa faiblesse, mais également sa grande force.</p>
<p>Enfin, pour ceux qui auront eu le courage de lire Cloud Atlas, ils auront le plaisir –ou le déplaisir- de retrouver un personnage qui y apparaît également, mais je n’en dis pas plus pour ne pas vous gâcher la surprise. J’ai en tous cas trouvé cela très sympa, et cela me donne envie de découvrir le reste des œuvres de cet auteur dont l’univers semble si varié et pourtant si lié.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Editions : Éd. de l&rsquo;Olivier</p>
<p>Date de sortie : 2009</p>
<p>Prix : 23 euros</p>
<p>Nombres de pages : 473 pages</p>
<p>ISBN : 978-2-87929-612-8</p>
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		<title>Mad &#8211; Daphne du Maurier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Oct 2013 11:06:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[anticipation]]></category>
		<category><![CDATA[chronique historique]]></category>
		<category><![CDATA[Daphné Du Maurier]]></category>
		<category><![CDATA[mad]]></category>
		<category><![CDATA[Roman anglais]]></category>
		<category><![CDATA[rule britannia]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ? Pour continuer dans les œuvres de Daphné du Maurier, voici l&#8217;autre que je lisais actuellement, en parallèle à l&#8217;autre, puisque j&#8217;ai cette fameuse habitude de lire plusieurs [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourquoi ce livre ?</strong> Pour continuer dans les œuvres de Daphné du Maurier, voici l&rsquo;autre que je lisais actuellement, en parallèle à l&rsquo;autre, puisque j&rsquo;ai cette fameuse habitude de lire plusieurs ouvrages en même temps. </p>
<p>Cette fois, si on ne quitte pas les Cornouailles encore une fois – un lieu privilégié par l&rsquo;auteur – on change totalement d&rsquo;époque et de genre, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une sorte de roman d&rsquo;anticipation se passant après la Seconde Guerre Mondiale. Il s&rsquo;agit également du tout dernier roman de l&rsquo;auteur ; elle ne se consacrera plus par la suite qu&rsquo;à des biographies et récits de famille.<br />
<a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/mad1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/mad1-194x300.jpg" alt="Mad - Daphné du Maurier (Rule Britannia)" width="194" height="300" class="alignnone size-medium wp-image-250" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/mad1-194x300.jpg 194w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/mad1.jpg 500w" sizes="auto, (max-width: 194px) 100vw, 194px" /></a></p>
<blockquote><p><strong>Synopsis :</strong>  Roman étrange et surprenant, Mad occupe une place à part dans l&rsquo;œuvre de Daphné du Maurier. Publié en 1974, ce récit prophétique, très ancré dans la réalité de l&rsquo;époque, nous plonge dans l&rsquo;atmosphère gothique d&rsquo;une demeure peuplée d&rsquo;étonnants phénomènes. Mêlant le fantastique au réel avec la maestria qui a fait le succès de <em>Rebecca</em>, <em>L&rsquo;Auberge de la Jamaïque</em> et <em>Les Oiseaux</em>, trois chefs-d&rsquo;œuvre portés à l&rsquo;écran par Alfred Hitchcock, la célèbre romancière britannique esquisse ici les contours d&rsquo;un récit qui ne tient plus au seul suspense. Par un beau matin d&rsquo;hiver, dans le tranquille pays de Cornouailles, Mad, appelée plus protocolairement Madame, se réveille en proie à de terribles angoisses. La radio et le téléphone ne fonctionnent plus, un navire de guerre est amarré dans la baie et des soldats américains, l&rsquo;arme au poing, marchent vers la maison. Quel effroyable événement secoue ce monde où le Président Mao est mort, où la Grande-Bretagne a quitté le marché commun pour former avec les Etats-Unis une fédération politique, militaire et économique ? Tout cela est-il seulement réel ? </p></blockquote>
<p>Peut-être est-ce parce que j&rsquo;ai lu et fini ce livre dans les transports, peut-être parce qu&rsquo;une amie en avait fait une bonne critique et que j&rsquo;en attendais beaucoup, je me suis révélée relativement déçue par ce livre. Même si ce n&rsquo;est pas le premier livre de l&rsquo;auteur que je lis sans parvenir à réellement entrer dedans (comme <em>Le Vol du Faucon</em> et <em>Le Mont-Brûlé</em> que je dois retenter de lire, il m&rsquo;était tombé des mains). Peut-être cela vient-il aussi du fait que j&rsquo;ai déjà lu l&rsquo;excellente série <em>Tomorrow, when the war began</em> de John Marsden qui traite sensiblement du même sujet et qui est beaucoup mieux dans son écriture et sa dynamique. Il manque quelque chose pour le rendre totalement prenant et convaincant.</p>
<p>Bref, on suite l&rsquo;histoire et les réactions d&rsquo;une petite famille constituée d&rsquo;une grand-mère fantasque (Mad), sa petite-fille Emma et la bande des garçons adoptés qui les entourent, et qui doivent faire face à une « alliance » du Royaume-Uni avec les Etats-Unis, alliance qui semble tourner vite à l&rsquo;occupation et la dictature. Par eux, on suit aussi les réactions du petit village où ils habitent, entre ceux partagés entre résistance et collaboration, et ceux entre les deux. Si cet aspect social est toujours intéressant à voir, il est regrettable qu&rsquo;aucun des personnages n&rsquo;ait réussi à me passionner ou retenir mon attention (même la Madame qui donne son titre français au roman). On suit donc leur quotidien au jour le jour lors de cette fameuse invasion, en voyant comment ils s&rsquo;organisent pour vivre tant bien que mal avec de plus en plus de restrictions, comment ils résistent, en partageant leur inquiétude, incompréhension de la situation&#8230;</p>
<p>Malheureusement, aucun personnage ne m&rsquo;a passionnée &#8211; la narratrice se révélant assez insipide à force d&rsquo;être l&rsquo;observateur de toutes les différentes réactions de considérer l&rsquo;invasion &#8211; et je dois dire que même le style de l&rsquo;auteur est pour ce livre, assez simple, sans réelle fioriture comme elle avait l&rsquo;habitude d&rsquo;en faire. C&rsquo;est comme si pour cette fois, Du Maurier avait renoncé à ses portraits de personnes singulières, pour privilégier une description de la société et un contexte d&rsquo;anticipation, pesant et lourd, sur la menace de vivre un jour en pays occupé. Peut-être est-ce pour cela que je n&rsquo;ai pas réellement accroché au roman, parce qu&rsquo;il reste trop « global », comptant davantage sur l&rsquo;histoire que sur les personnages, et jouant sur les troubles provoqués par l&rsquo;occupation, sur le fait de ne plus savoir qui est l&rsquo;ami et qui est l&rsquo;ennemi au sein d&rsquo;un même peuple. Et bien que l&rsquo;auteur ait écrit des choses très diverses, c&rsquo;est sans doute pour l&rsquo;instant, à ma connaissance, l&rsquo;oeuvre qui détonne le plus dans son univers, et à laquelle je n&rsquo;aurais personnellement pas trop accrochée. La lecture n&rsquo;est donc pas inintéressante, mais pas indispensable&#8230;</p>
<p><strong>Roman anglais. Titre original </strong>: <em>Rule Britannia</em><br />
<strong>Editions :</strong> Albin Michel<br />
<strong>Parution française :</strong> 1974<br />
<strong>Parution originale :</strong> 1972<br />
<strong>Disponibilité </strong>: en librairie en grand format (18 euros). Existe aussi en poche (d&rsquo;occasion).<br />
<strong>362 pages.</strong><br />
<strong>EAN :</strong> 9782226109125 </p>
<p><strong>Livres en cours :</strong> <em>Les Braises</em> de Sandor Marai.</p>
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		<title>L&#8217;amour dans l&#8217;âme – Daphne du Maurier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Oct 2013 14:26:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[chronique historique]]></category>
		<category><![CDATA[Daphné Du Maurier]]></category>
		<category><![CDATA[gothique]]></category>
		<category><![CDATA[L'Amour dans l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[La chaîne de l'amour]]></category>
		<category><![CDATA[Rebecca]]></category>
		<category><![CDATA[Roman anglais]]></category>
		<category><![CDATA[Romantique]]></category>
		<category><![CDATA[saga familiale]]></category>
		<category><![CDATA[The Loving Spirit]]></category>
		<category><![CDATA[XXe siècle]]></category>
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					<description><![CDATA[Bien le bonjour ! Je suis très heureuse de rejoindre la petite équipe de lectrices de la Malle aux Livres et de faire ainsi découvrir quelques lectures ^^ Merci encore à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">Bien le bonjour ! Je suis très heureuse de rejoindre la petite équipe de lectrices de la Malle aux Livres et de faire ainsi découvrir quelques lectures ^^ Merci encore à Gwenlan pour m&rsquo;avoir proposé de poster ici. Voici donc le premier avis (et pas le dernier) que je vais partager ici.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Pourquoi ce livre ?</b> &#8211; Parce que je lis l&rsquo;intégrale des œuvres de Daphné du Maurier depuis un moment – depuis que j&rsquo;ai découvert son chef d&rsquo;oeuvre <i>Rebecca</i> – et parce que c&rsquo;est son premier roman publié. Et que je l&rsquo;ai trouvé par hasard à la bibliothèque (vous verrez que j&#8217;emprunte plus que je n&rsquo;achète).</p>
<p align="JUSTIFY"> <a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/amourdanslâme1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-236 aligncenter" alt="amourdansl'âme1" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/amourdanslâme1-200x300.jpg" width="200" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/amourdanslâme1-200x300.jpg 200w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/amourdanslâme1-682x1024.jpg 682w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/amourdanslâme1.jpg 1944w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a></p>
<blockquote>
<p align="JUSTIFY"><b>Synopsis </b>: <i>De 1830 à 1930 &#8211; sur quatre générations &#8211; la chronique d&rsquo;une famille qui refuse de rentrer dans le rang. Cette petite tribu de Cornouaillais possédés par le démon de la mer se trouvera malmenée par les éléments&#8230; mais plus encore par un siècle ennemi des valeurs « sauvages ». Deux portraits de femmes insoumises &#8211; parmi quelques hommes voués à la violence et à la folie. C&rsquo;est ce roman (publié une première fois en France en 1950 sous le titre La Chaîne d&rsquo;amour) qui valut à Daphné Du Maurier d&rsquo;être comparée à une nouvelle Emily Brontë. </i></p>
</blockquote>
<p align="JUSTIFY">Premier roman de Du Maurier, cela se sent à son style qui n&rsquo;est pas encore pourvu de toutes les fioritures et subtilités qu&rsquo;elle aura plus tard. Néanmoins, ce premier roman – une sorte de saga familiale et historique – ne détonne pas dans l&rsquo;univers qu&rsquo;elle créera par la suite, sachant que ses livres sont de genres très divers. Mais on y retrouve toujours certaines thématiques, comme ici la fascination pour la mer et les portraits de femmes sortant de l&rsquo;ordinaire, ainsi qu&rsquo;une vision toute particulière de l&rsquo;amour, plus désabusée que réellement tendre, bien que passionnée. Sans oublier non plus une certaine critique de la société par ces quatre personnages qui se situent le plus souvent hors normes et n&rsquo;arrivent pas à s&rsquo;y intégrer pleinement, même à la fin de leur vie.</p>
<p align="JUSTIFY">Si certains passages sont assez révélateurs du style à venir de l&rsquo;auteur et de la subtilité poétique qu&rsquo;elle glissera dans certaines phrases, courtes mais percutantes par leur simplicité et évocation, il faut bien avouer que ce n&rsquo;est pas ici le style qui nous fait nous arrêter.</p>
<blockquote>
<p align="JUSTIFY"><em>« Il lui fallait continuer sa route avec la certitude que son existence n&rsquo;avait plus de raison d&rsquo;être et l&rsquo;impression que, quels que fussent l&rsquo;endroit où il se trouverait désormais et les gens qui l&rsquo;accompagneraient, il serait seul. »</em> (Partie de Joseph)</p>
</blockquote>
<blockquote><p><em>« Pendant son attente, elle n&rsquo;eut guère le temps de temps de penser à son départ de la maison. Elle y vivait depuis qu&rsquo;elle était née, et elle l&rsquo;avait quittée comme elle avait quitté sa famille, sans regret. </em><em>« Je dois être tout à fait anormale, » se dit-elle tristement. « Mais je n&rsquo;y puis rien. Je suis probablement née sans coeur. Cela doit arriver à certaines personnes. » »</em> (Partie de Jennifer)</p></blockquote>
<p align="JUSTIFY">Lire Daphné du Maurier s&rsquo;apparente souvent pour moi à lire <i>Jane Eyre</i>, à savoir, retomber dans une vieille atmosphère familière, qu&rsquo;on connaît parfaitement, et dans laquelle on prend pourtant plaisir à se retrouver. C&rsquo;est sans doute le croisement du roman, entre gothique et romantique, qui est responsable de cela. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;intrigue ne soit pas ici des plus passionnantes – on ne fait que suivre le fil de vie de la famille Coombe pendant un siècle, par quatre générations : Janet, la fondatrice de la famille, aussi mystérieuse que placide ; Joseph, son fils, avec qui elle aura une relation unique et plus que troublante, unie par des liens plus profonds qu&rsquo;un simple amour maternel ; le fils de celui-ci, Christopher, qui se détacher au départ du reste de la famille pour vivre à Londres ; et de sa fille, Jennifer, qu&rsquo;il n&rsquo;aura presque pas connue et avec qui s&rsquo;achève le roman.</p>
<p align="JUSTIFY">Mais de l&rsquo;oeuvre se dégage pourtant un certain charme qui fait qu&rsquo;on le lit jusqu&rsquo;au bout. J&rsquo;ai été fascinée par le portrait de ces personnages que Du Maurier parvient toujours à faire, avec moins d&rsquo;appréciation pour Christopher, cependant. C&rsquo;est que l&rsquo;auteur parvient toujours à faire des personnages troubles avec des intrigues souvent familiales, plus ancrées aux liens entre les protagonistes qu&rsquo;à une véritable histoire, et s&rsquo;en sert pour décrire les âmes de différentes personnalités humaines, dans un décor qui est toujours resserré avec un attrait irrésistible pour la mer. Aucun personnage n&rsquo;est ni bon ni mauvais chez elle – même le « méchant » de cette histoire – ils ont toujours une âme grise et ont quelque sublime, chacun à leur manière.</p>
<p align="JUSTIFY">Elle parvient également à y glisser une touche de fantastique, qui fait qu&rsquo;on parvient à s&rsquo;attacher plus particulièrement aux deux narrateurs – Janet et Joseph, toujours sur un mode subtil qui tient plus de la relation entre les êtres que d&rsquo;une véritable magie. En somme, ce n&rsquo;est pas le meilleur roman de l&rsquo;auteur, mais il est très intéressant de voir quels thèmes la hantaient déjà à ses débuts, et comme tout roman de ce style, presque populaire – c&rsquo;était considéré ainsi à son époque – il s&rsquo;agit d&rsquo;une de ces histoires qui ne restent pas forcément longtemps en tête, mais qui font passer un très agréable moment de lecture et d&rsquo;évasion, sans difficulté à entrer dans l&rsquo;histoire.</p>
<blockquote><p><em>« Je ne me souviens pas, dit-elle, de ce qui s&rsquo;est passé ou doit se passer. Mais tout ce que je sais, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de place pour le temps ici, ni dans notre monde. Il n&rsquo;y aura pas de séparation pour nous : pas de commencement, pas de fin. Nous sommes suspendus l&rsquo;un à l&rsquo;autre comme les étoiles du ciel. »</em> (Partie de Janet)</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quelques infos :</strong></p>
<p><em>Roman anglais</em></p>
<p><em>Titre original :</em> The Loving Spirit</p>
<p><em>Editions :</em> Phébus</p>
<p><em>Date de sortie :</em> 1995</p>
<p><em>Date de parution originale :</em> 1931</p>
<p><em>Disponibilité : </em>épuisé, à trouver en bibliothèque ou d&rsquo;occasion</p>
<p><em>387 pages</em></p>
<p><em>ISBN / 9-782859-403973</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Lectures en cours :</strong> <em>Mad </em>de Daphné du Maurier &amp; <em>Les Braises</em> de Sandor Marai</p>
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