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	<title>Roman américain &#8211; LA MALLE AUX LIVRES</title>
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	<description>La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté...</description>
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		<title>Conte d&#8217;hiver &#8211; Mark Helprin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Dec 2015 16:52:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Mark helprin]]></category>
		<category><![CDATA[Roman américain]]></category>
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					<description><![CDATA[Aujourd’hui, je vais vous parler d’un livre doublement d’actualité. D’abord, car nous sommes bientôt en hiver, et que le froid et déjà là. Deuxièmement, car si j’ai lu ce livre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, je vais vous parler d’un livre doublement d’actualité. D’abord, car nous sommes bientôt en hiver, et que le froid et déjà là. Deuxièmement, car si j’ai lu ce livre il y a quelques temps, j’ai vu récemment qu’il était sorti en poche début 2015 et sélectionné pour le prix des lecteurs du livre poche 2016. C’est donc l’occasion de vous parler de ce roman qui se décrit comme inclassable, mais qui mérite largement qu’on s’y attarde.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/conte_hiver.jpeg" rel="attachment wp-att-8668"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-8668" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/conte_hiver-187x300.jpeg" alt="conte_hiver" width="187" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/conte_hiver-187x300.jpeg 187w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/conte_hiver.jpeg 212w" sizes="(max-width: 187px) 100vw, 187px" /></a></p>
<blockquote><p>Conte d’hiver commence sous la neige, un matin tranquille, dans les rues de New York. Un cheval blanc échappé de son écurie de Brooklyn trotte vers Manhattan. Son chemin va croiser celui d’un homme en fuite… Conte d&rsquo;hiver est une ode à la ville que l&rsquo;on traverse comme le temps, où l&rsquo;on se promène à la fin du XIXe siècle et autour de l&rsquo;an 2000. C&rsquo;est un New York fantasmé, peuplé de personnages étranges et fascinants : un cheval qui vole, un tatoueur orphelin, une femme amoureuse des mots, un gang féroce et des hommes qui rêvent d&rsquo;« une ville parfaitement juste ». C&rsquo;est aussi l&rsquo;histoire d&rsquo;un amour fou entre un voleur magnifique et une jeune fille fortunée qui, pour s&rsquo;aimer, devront braver les conventions sociales et les limites de la mort. Il y a tout cela dans Conte d&rsquo;hiver : la folie, le rêve, le fantastique, le comique, l&rsquo;invention poétique.</p>
<p>Un roman inclassable sous l&rsquo;influence de Philip K. Dick et Charles Dickens.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains</strong></p>
<p>J’ai vu un peu par hasard la bande annonce du film tiré de ce livre –et dont je vais vous parler à la fin de l’article-, et ça m’a passablement intriguée. J’ai donc commencé le livre, ne sachant pas vraiment à quoi m’attendre ou de quoi cela parlait exactement.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Pour être franche, il est difficile d’expliquer clairement la trame de ce roman. Il s’y passe tellement de choses, parfois pas toujours très compréhensibles ou logiques, mais on peut tout de même essayer de le résumer ainsi : le héros principal, Peter Lake, est un voleur vivant à New-York à la fin du XIXè siècle. Il tombe alors amoureux de Beverly, jeune fille fortunée mais malade. Cependant, Peter s’est mis à dos Pearly, l’un des bandits les plus dangereux de la ville. Suite à une course poursuite, se retrouve propulsé dans les années 2000, où il devra venir en aide à Virgnia et sa famille d’une bien étrange manière.</p>
<p>Le récit est cependant tellement plus diversifié et foisonnant que ce simple résumé, mais impossible de vous en parler plus en détails tant il est complexe. Et, pour être sincère, je dois admettre n’avoir pas toujours compris ce qui se passait dans ce roman très mystérieux, mais surtout extrêmement poétique.</p>
<p>Et c’est bien cela qui m’a fait continuer ma lecture malgré tout, car l’ambiance de ce livre est tout simplement merveilleuse et féerique. L’auteur y décrit une ville vivante, pleine de mystères, et sait surtout décrire avec beaucoup de beauté l’hiver. Les particularités de cette saison étant ici souvent emprunts d’une vraie magie. Comme le conte qui nous est promis dans le titre. Tout n’est donc pas expliqué, loin de là, et j’en ai supposé que c’était à nous de trouver certaines explications par nous-même, selon les interprétations que l’on y voyait.</p>
<p>L’écriture m’a vraiment plu, toute en finesse et en lyrisme, et colle parfaitement à l’ambiance décrite.</p>
<p>Les personnages sont originaux, et malgré leur nombre assez importants, tous attachants à leur manière. Peter Lake est ainsi un voleur au bon cœur, adopté par un peuple vivant en dehors de la ville, et essayant de vivre tant bien que mal, surtout lorsqu’il se retrouve dans le futur. Beverly est une jeune fille fragile, mais résolument positive et son histoire avec Peter est à la fois tragique mais profondément romantique. Pearly, l’antagoniste de Peter, est quant à lui un criminel déterminé, mais également fasciné par les couleurs et leur beauté.</p>
<p>Au final, même si je n’ai pas tout compris et que ce livre mériterait une autre lecture, je me suis trouvée vraiment prise par sa poésie et par son univers unique et féerique. Un roman vraiment inclassable pour le coup, duquel on ne ressort pas vraiment indemne, si toutefois on arrive à accrocher à son style si particulier. Surtout que le livre est une jolie brique, plus de 1000 pages en poche.</p>
<p>Enfin pour terminer, et comme promis, je vais brièvement vous parler du film. Sorti en 2014 et traduit en français par <em>Un Amour d&rsquo;Hiver</em>, les personnages principaux y sont tenus par Colin Farrell, Jessica Brown Findlay et Russell Crowe. Il reprend la trame principale du livre, plus ou moins, mais en élude une très grande partie. Il se concentre surtout sur l&rsquo;histoire d&rsquo;amour entre Peter et Beverly. Finalement, j’ai trouvé que c’était un film sympathique, qui représentait bien un petit bout du roman, ce dernier étant tout simplement impossible à représenter fidèlement dans un film tant il est particulier.</p>
<p>Après, libre à vous de vous faire votre propre idée, mais pour ma part, j’ai apprécié les deux différemment, et l’un peut se voir/lire tout à fait sans l’autre.</p>
<p><center><iframe src="https://www.youtube.com/embed/6oD1eelEZ1w" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></center>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Les curieux qui n’ont pas froid aux yeux, et souhaitent découvrir un conte hivernal étrange mais poétique.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Un rêve n’est pas un outil pour décrypter ce monde, mais une voie d’accès sur l’autre. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer:</strong></p>
<p>Editions : Poche</p>
<p>Date de sortie : janvier 2015</p>
<p>Prix : 9.6 €</p>
<p>Nombre de pages : 1008 pages</p>
<p>ISBN : 9782253003366</p>
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		<title>Les heures &#8211; Michael Cunningham</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Nov 2015 10:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Cunningham]]></category>
		<category><![CDATA[Roman américain]]></category>
		<category><![CDATA[Virginia Woolf]]></category>
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					<description><![CDATA[Vous connaîtrez sans doute ce roman par son adaptation au cinéma sortie en 2002 et réalisé par Stephen Daldry, avec notamment Nicole Kidman, Julianne Moore, Meryl Streep et Stephen Dillane [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Vous connaîtrez sans doute ce roman par son adaptation au cinéma sortie en 2002 et réalisé par Stephen Daldry, avec notamment Nicole Kidman, Julianne Moore, Meryl Streep et Stephen Dillane dans les rôles principaux. Pour avoir un vague souvenir du film, je peux en tous cas vous dire qu’il respecte assez bien la trame du livre. Et si vous ne connaissez ni l’un ni l’autre, voici déjà le résumé du roman pour vous donner une idée du sujet :</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/thehours_cover.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-8400" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/thehours_cover-180x300.jpg" alt="thehours_cover" width="180" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Clarissa, Virginia et Laura : trois femmes, trois journées particulières dont les heures résonnent de subtils et sublimes échos jusqu&rsquo;à l&rsquo;incroyable révélation finale. Ce roman magistral, porté par la grâce, est hanté par le génie et les démons de Virginia Woolf. Adapté avec un immense succès au cinéma, il a reçu les prestigieux prix Pulitzer et Pen Faulkner Award.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Cela faisait un moment que je voulais le lire, ayant gardé un très bon souvenir du film et un intérêt pour Virginia Woolf. Et comme dans le cadre du <a href="http://www.popsugar.com/love/Reading-Challenge-2015-36071458" target="_blank">2015 Readind Challenge</a>, il fallait lire un roman ayant reçu le prix Pulitzer, et qu’on me l’a gentiment prêté, j’ai pu me décider à enfin le lire.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Le roman suit la journée de trois femmes à différentes époques : Virginia Woolf, tout d’abord, dans les années 1920. On y découvre le quotidien de l’auteure anglaise, sa santé fragile, son processus d’écriture, sa crainte d’un retour de la maladie qui la poursuit et qui finira par la tuer, plusieurs années après. Laura, ensuite, est une femme au foyer en Amérique en 1949. Elle doit préparer l’anniversaire de son mari tout en s’occupant de son fils de trois ans. Seulement, elle ne parvient pas à se faire à cette vie banale, trouvant seulement un peu de réconfort dans sa lecture du roman <em>Mrs Dalloway</em> de Virignia Woolf. Et Clarissa, finalement, cinquantenaire vivant à New-York à la fin des années 1990. Elle doit préparer une réception pour l’un de ses amis auteurs ayant reçu un prix, mais qui est malade du sida et dont la santé décline dangereusement.</p>
<p>On l’aura compris, ce livre tourne autour de Virginia Woolf et de l’une de ses œuvres principales : <em>Mrs Dalloway</em>. Chaque chapitre est un morceau de la journée d’un des trois personnages, et on peut rapidement constater que des échos se répercutent d’une époque à l’autre. Ainsi, Laura souffre d’une impression de vide semblable à celle ressentie par Virginia, ainsi qu’un dangereux attrait pour la mort. Clarissa de son côté est une représentation moderne de <em>Mrs Dalloway</em> dont elle partage le prénom. Le format même du livre, où l’on suit une journée particulière de ces personnages, est repris du roman de Woolf.</p>
<p>Les thèmes sont également très représentatifs de l’œuvre et de la vie de Virginia Woolf : la folie, la solitude, la maladie, le suicide. Chacun de ces personnages sacrifie sa vie pour le bien-être d’un autre : Virgnia essaie de vivre malgré son mal-être pour son mari Léonard, qui la soutient depuis toujours ; Laura essaie d’être l’épouse et la mère parfaite ; et Clarissa essaie de faire de la réception de son ami mourant une réussite. Chacune combat ses propres démons, mais toutes ne réussiront pas à les vaincre.</p>
<p>Que l’on connaisse ou non Virginia Woolf et/ou son œuvre, ce roman fascine par les trois destins liés qu’il nous présente. Les échos des trois époques n’en sont que plus résonnants, et nous montrent les combats que doivent vivre ces personnages dans leur existence parfois bien vide de sens ou douloureuse.</p>
<p>Une très belle lecture, avec un style semblable à celui si particulier de Virginia Woolf : aérien et nostalgique.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Ceux curieux d’en apprendre davantage sur Virginia Woolf, ou sur son œuvre. Les amateurs de romans dont les parties et les différents personnages se font échos.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Nous menons nos vies, nous faisons ce que nous avons à faire, et puis nous dormons – c’est aussi simple et banal que cela. Certains se jettent par la fenêtre ou se noient ou avalent des pilules ; plus nombreux sont ceux qui meurent par accident ; et la plupart d’entre nous, la vaste majorité, est lentement dévorée par une maladie ou, avec beaucoup de chance, par le temps seul. Mais il y a ceci pour nous consoler : une heure ici ou là pendant laquelle notre vie, contre toute attente, s’épanouit et nous offre tout ce dont nous avons jamais rêvé, même si nous savons tous, à l’exception des enfants (et peut-être eux aussi) que ces heures sont inévitablement suivies d’autres, ô combien plus sombres et plus ardues. Pourtant, nous chérissons la ville, le matin ; nous voudrions, plus que tout, en avoir davantage. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer:</strong></p>
<p>Editions : 10-18 (poche)</p>
<p>Date de sortie : 2011</p>
<p>Prix : 7.10 €</p>
<p>Nombre de pages : 225 pages</p>
<p>ISBN : 978-2264054371</p>
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		<title>Au départ d&#8217;Atocha &#8211; Ben Lerner</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Apr 2014 19:43:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Roman américain]]></category>
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					<description><![CDATA[Bonjour, me revoilà à nouveau avec un livre conseillé par ma bibliothèque. Peut-être faites-vous aussi partie de ces personnes qui aiment acheter et posséder leurs livres, mais les deux ne [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour, me revoilà à nouveau avec un livre conseillé par ma bibliothèque. Peut-être faites-vous aussi partie de ces personnes qui aiment acheter et posséder leurs livres, mais les deux ne sont pas incompatibles. Pour ma part, je considère la bibliothèque comme une chance, celle de pouvoir découvrir gratuitement des nouveaux livres, avec en plus les conseils de professionnels. Après, rien ne m’empêche d’acheter un livre que j’ai particulièrement aimé, bien sûr. Mais la majorité du temps, je suis heureuse de pouvoir lire un bouquin que je n’aurais pas forcément acheté autrement, et n’ai donc aucun remord à le rendre. Mais chacun ses habitudes de lectures ^^ Je termine ce lancé de fleurs aux bibliothèques pour quand même en venir au livre &#8211;&gt;</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Atocha-couverture.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-1159 aligncenter" alt="Atocha couverture" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Atocha-couverture.jpg" width="205" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Adam Gordon est un jeune poète américain en résidence d’écriture à Madrid. Mais il écrit peu : il fume, déambule, lit, drague Isabel, courtise Teresa&#8230; et s’invente une vie. Dans ses récits tissés de mensonges, sa mère est malade et son père fasciste. Spectateur fasciné de sa fausse existence, Adam navigue au sein d’un univers fait de littérature, d’art et d’intrigues amoureuses. Mais quand un attentat frappe la gare d’Atocha, la réalité vient troubler sa fiction.</p>
<p>Au départ d’Atocha est un premier roman impertinent, dans lequel les expatriés sont renvoyés au vide de leur condition, loin des corridas chères à Hemingway. Il s’inscrit cependant dans une autre filiation, où l’ironie se conjugue au lyrisme de l’errance : celle de Musil, Rilke ou Svevo. Avec ce livre inclassable, Ben Lerner esquisse un saisissant portrait de l’artiste en jeune homme.</p></blockquote>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Comme énoncé précédemment, je n’aurais sans doute jamais ouvert ce livre si on ne me l’avait pas conseillé. C’est l’un des atouts des librairies et bibliothèques qu’internet ne pourra sans doute jamais remplacer.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>C’est un roman assez court (200 pages) et qui se laisse tout à fait lire. Finalement, il ne se passe pas grand-chose. Mise à part peut-être l’attentat à la gare d’Atocha dont vous vous souvenez sans doute, puisqu’il s’est réellement passé il y a quelques années maintenant. Autrement, nous suivons la vie d’un apprenti poète américain en résidence à Madrid pour écrire. Mais il nous apparaît bien vite que cet Adam n’est pas vraiment un écrivain modèle, et qu’il passe plus de temps à déambuler et à draguer qu’à écrire réellement. Il ne fait pas vraiment d’effort pour apprendre l’espagnol, et pour cause, cela lui donne une excuse pour faire semblant de ne pas bien comprendre ce qu’on lui dit afin qu’il puisse continuer à profiter de son séjour tous frais payés. Il se construit ainsi une vie de mensonges, pour impressionner ou attirer l’attention, mais la réalité finira bien par le rappeler.</p>
<p>Seulement, le point que j’ai trouvé le plus intéressant ici, c’est le fait que l’écriture avec laquelle est écrite ce roman est tout à fait agréable et soignée. Poétique, et même parfois drôle, elle est tout l’opposé de ce que prétend être Adam, c’est-à-dire, un imposteur, pas un vrai poète.</p>
<p>L’errance du narrateur nous ramène également à nos propres questionnements quant au sens de notre existence.  Au bout d’un moment, Adam ne sait même plus pourquoi il ment et s’invente une vie, cela vient naturellement. Il est rempli de contradictions, ne sait pas où aller dans la vie et a terriblement besoin de l’affection d’autrui sans savoir non plus pourquoi. Mais c’est justement tout cela qui le rend humain, et qu’on peut se retrouver parfois en lui dans cette grande errance dans la société.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Pour les amateurs d’art et de romans plus centré sur la psychologie que sur l’action. Pour ceux qui apprécient l’impertinence et la justesse d’un narrateur simple mais réaliste.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Mes recherches m’avaient appris que ce tissu de contradictions –ma personnalité- était, au mieux, un poème en lui-même, si l’on entend par « poésie » l’échec du langage à rendre les possibilités qu’il contient. »</p></blockquote>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Editions de l’Olivier</p>
<p>Date de sortie : 06 février 2014</p>
<p>Prix : 21,00 €</p>
<p>Nombre de pages : 208 pages</p>
<p>ISBN : 9782823600599</p>
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		<title>La couronne verte &#8211; Laura Kasischke</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jan 2014 17:31:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Feathered]]></category>
		<category><![CDATA[la couronne verte]]></category>
		<category><![CDATA[Laura Kasischke]]></category>
		<category><![CDATA[Roman américain]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ? Parce que l&#8217;avis qu&#8217;en a donné une blogueuse belge m&#8217;a donné envie de le lire, sans quoi, je ne me serais sans doute pas arrêtée sur [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourquoi ce livre ?</strong> Parce que l&rsquo;avis qu&rsquo;en a donné une blogueuse belge m&rsquo;a donné envie de le lire, sans quoi, je ne me serais sans doute pas arrêtée sur ce livre (comme sur beaucoup d&rsquo;autres !)</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/books.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-530 aligncenter" alt="La Couronne verte" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/books.jpeg" width="194" height="322" /></a><em></em></p>
<blockquote><p><em><br />
Véritable rituel, les vacances de printemps marquent le passage à l&rsquo;âge adulte pour les élèves de terminale aux Etats-Unis. Quittant pour la première fois le nid familial, ils partent une semaine entre amis dans un cadre exotique. Face à l&rsquo;insistance de leur amie Terri, Anne et Michelle renoncent à la croisière dans les Caraïbes qu&rsquo;elles avaient prévue et optent pour les plages mexicaines. En dépit des mises en garde maternelles, Anne et Michelle acceptent d&rsquo;aller visiter les ruines de Chichén Itzâ en compagnie d&rsquo;un inconnu. Cette expérience les entraînera bien au-delà de la simple découverte culturelle, pour leur plus grand malheur&#8230; Laura Kasischke, dévoilant avec son talent habituel les égarements et les inquiétudes des jeunes gens, construit un roman aussi troublant que profond.</em></p></blockquote>
<p>Je dois admettre que sans l&rsquo;avis donné par une autre lectrice, comme dit ci-dessus, je ne me serais sûrement pas arrêtée sur ce livre, puisque l&rsquo;histoire n&rsquo;est pas vraiment de celles que je lis habituellement. Cependant, je suis bien contente d&rsquo;avoir pour une fois emprunté ce détour, pour découvrir certes un roman qui ne me marquera pas à vie mais qui a sa petite présence bien distincte tout de même. J&rsquo;imagine que le résumé vous donne vite le fil conducteur du roman, et cependant la direction se fait tout autre. Sans pour autant s&rsquo;éloigner de la menace que donne à voir ce synopsis, au contraire. Car on se doute bien que ces trois adolescentes descendues pour profiter du Spring Breakers vont vite se retrouver dans une situation assez sombre et malsaine, seulement, pas dans le sens qu&rsquo;on peut le croire en se contentant de cette description.</p>
<p>Et plus que l&rsquo;histoire &#8211; pourtant prenante, vite angoissante et écrite de manière fine et subtile &#8211; c&rsquo;est le message de l&rsquo;auteur qui se transmet davantage au fil des pages. Car même si je me suis prise à éprouver de l&rsquo;angoisse pour les héroïnes et l&rsquo;envie d&rsquo;arriver à la fin pour voir ce qui arrivait finalement, je n&rsquo;ai pas réellement eu d&rsquo;attachement pour les personnages. En effet le style de l&rsquo;auteur, même s&rsquo;il est précis et pourvu d&rsquo;une belle écriture quoique pas forcément sophistiquée, a le talent de donner une ambiance froide, resserrée, qui donne vite à voir le pire arriver, et à faire comprendre des choses sans expliciter. Avec ce livre on se retrouve dans la situation de sans doute toutes les femmes aujourd&rsquo;hui, de la peur devenue tellement ancrée à la société qu&rsquo;elle en est devenue banale. Ces choses aussi simples quand on est une femme : éviter de rentrer seule le soir tard, ne pas aller à des spectacles ou des séances de cinéma trop tard parce qu&rsquo;il y a le retour derrière, se méfier quand un inconnu vous aborde, spécialement un homme, faire attention à la non-provocation de sa tenue. Car c&rsquo;est de cela que traite ce livre, au final : ces habitudes, tellement anodines, que pourtant on ne devrait plus avoir de nos jours, et qu&rsquo;aucun homme n&rsquo;a à craindre de son côté. Ce sont toutes ces peurs, toutes ces appréhensions (et leurs conséquences) qui sont abordées ici. Avec finesse, mais aussi assez d&rsquo;atmosphère pour stresser à l&rsquo;idée de ce qui peut arriver aux héroïnes. C&rsquo;est pour moi la force de ce petit livre qui dénonce des choses devenues acceptées alors qu&rsquo;elles sont tout à fait anormales et ne devraient même pas exister. N&rsquo;avez-vous jamais pensé à quel point il était parfois terrible, de ne jamais au final se sentir en sécurité quand on rentre tard le soir chez soi, à pied, seule ? De vouloir que le trajet se déroule très vite et de ne croiser personne ? D&rsquo;hésiter à partir en voyage seule, de justement s&rsquo;entendre dire qu&rsquo;il ne vaut mieux pas partir seule ? C&rsquo;est quelque chose, au fond, de terrible et d&rsquo;assez amer et décevant&#8230;</p>
<blockquote><p><i>« On lui avait seriné qu&rsquo;il était dangereux pour une fille de sortir seule le soir. Qu&rsquo;attendre le bus au coin de la rue à minuit était risqué. Parler à un inconnu dans un parc aussi. Accepter un verre de Pepsi de quelqu&rsquo;un si on ne l&rsquo;avait pas vu être versé de la bouteille.<br />
Par contre, elle connaissait des garçons à Glendale qui s&rsquo;étaient rendus à Toronto en stop. D&rsquo;autres avaient dormi une nuit dans une grotte du Colorado. D&rsquo;autres encore avaient campé dans le Wyoming, s&rsquo;étaient battus dans des bars du nord.<br />
Mais quelles aventures une fille pouvait-elle vivre ? »</i></p></blockquote>
<p><b>Roman américain. Titre original : </b><em>Feathered</em><br />
<b>Editions :</b> Christian Bourgeois, Livre de poche<br />
<b>Première parution française :</b> 2008<b><br />
Parution originale : </b>2008<b><br />
Disponibilité : </b>en librairie (20 euros en grand format, 6 en poche)<b><br />
216 pages (poche).</b><b><br />
EAN : </b>9782253127949<em> </em></p>
<p><strong>Lectures en cours </strong>: <em>Les jardins de Kensington</em> de Fresan (encore&#8230;) et <em>Les liaisons dangereuses, du boudoir à la révolution </em>de BiancaMaria Fontana.</p>
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