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	<title>philosophie &#8211; LA MALLE AUX LIVRES</title>
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		<title>Petit traité de l&#8217;abandon &#8211; Alexandre Jollien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Nov 2015 10:35:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Jollien]]></category>
		<category><![CDATA[essai]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
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					<description><![CDATA[Bonjour à toutes et tous. Avec les récents événements, je pense que nous sommes beaucoup à vouloir nous changer les idées. Ou peut-être, à davantage s’interroger sur notre existence, ses [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à toutes et tous. Avec les récents événements, je pense que nous sommes beaucoup à vouloir nous changer les idées. Ou peut-être, à davantage s’interroger sur notre existence, ses différentes épreuves et comment essayer trouver un moyen de vivre ces dernières plus facilement, si c’est possible. C’est en tous cas dans cet état d’esprit que j’ai décidé de mettre un peu de côté mes autres lectures pour me concentrer sur ce <em>Traité de l’abandon: pensées pour accueillir la vie telle qu&rsquo;elle se propose</em>, sentant le besoin d’une telle lecture un peu plus réflexive pour prendre un peu de recul, de manière générale.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/jollien.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-8514" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/jollien-250x300.jpg" alt="jollien" width="250" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/jollien-250x300.jpg 250w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/jollien.jpg 898w" sizes="(max-width: 250px) 100vw, 250px" /></a></p>
<blockquote><p>« Être vrai, me dépouiller des masques, oser l’abandon plutôt que la lutte, voilà qui me guide dans le périple de l’existence, où jamais nous ne pouvons-nous installer. Pour demeurer fidèle à soi, pour vivre une authentique simplicité du cœur, tout un art est requis. C’est celui-ci que j’ai librement esquissé ici. Comment s’abandonner à la vie sans baisser les bras ? Comment goûter la joie sans nier le tragique de l’existence ? Comment traverser le découragement sans devenir amer ?</p>
<p>Ce Petit Traité de l’abandon tente de dégager un chemin vers la liberté intérieure et de dessiner un art de vivre qui permette d’assumer les hauts et les bas du quotidien. Ni mode d’emploi ni recette, juste des explorations pour découvrir quelques outils, et des exercices spirituels pour avancer. Ainsi, j’ai puisé dans la tradition philosophique et celle du zen une invitation à une vie plus simple, car le bonheur ne procède pas de l’accumulation mais du dépouillement. C’est la joie qui mène au détachement et non le contraire. D’où cet itinéraire vers l’abandon, né de mes joies et de mes blessures.</p>
<p>A.J.</p>
<p>Né en 1975, Alexandre Jollien a vécu dix-sept ans dans une institution spécialisée pour personnes handicapées physiques. Philosophe et écrivain, il est l’auteur d’une œuvre qui connaît un succès constant, avec Éloge de la faiblesse (Cerf, 1999, prix de l’Académie française) et, au Seuil : Le Métier d’homme (2002), La Construction de soi (2006), Le Philosophe nu (2010). »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Ce n’est pas le premier livre de cet auteur que je lis, et comme il se trouvait au salon du livre de Paris en janvier dernier, j’ai pu en profiter pour acheter cet ouvrage.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Le livre est assez court, séparé en plusieurs chapitres de quelques pages où l’auteur nous explique des notions telles que l’Humilité, la Gratitude, le Zen ou la Détente, en regard de ses propres expériences et réflexions. Si vous ne le saviez pas, Alexandre Jollien est né avec une infirmité motrice cérébrale, et a passé plusieurs années dans une institution spécialisée. Sa démarche et sa motivation à accepter la vie telle qu’elle est n’en sont donc que plus admirable, et je trouve que ses mots sont d’une très grande justesse.</p>
<p>Car avant d’être un handicapé, l’auteur est un être humain. Ses combats, réflexions et angoisses nous concernent également, et l’on se retrouve facilement dans la description de sa vie quotidienne. De même, les thèmes qu’il aborde sont universels, et il nous présente des pistes de réflexion que tout le monde peut aborder facilement et à son niveau.</p>
<p>Le propos de ce livre est principalement de s’essayer à l’abandon. Pas de baisser les bras, mais de savoir apprécier la vie telle qu’elle se présente, de se concentrer sur soi, de ne pas enfermer les choses et les gens dans des cases et d’avancer dans la vie sans a priori. Vaste quête, qui s’avère être un combat de tous les jours, mais de loin pas insurmontable.</p>
<p>Ce petit livre est extrêmement facile d’accès, et j’ai eu beaucoup de plaisir à le lire. J’en suis sortie un peu plus apaisée, mais surtout, avec des sujets de réflexion qui me permettront –je l’espère- d’aborder la vie d’une autre manière. Ou au moins, d’essayer. Car le courage dont fait preuve l’auteur force en tous cas l’admiration, et donne envie de nous lancer, nous aussi, dans ce chemin de vie. Aussi difficile et dénuée de sens soit-elle.</p>
<p>Pour terminer, j’ajouterai que l’édition de ce livre est accompagnée d’un CD où l’on retrouve en version audio le texte du livre, raconté par l’auteur lui-même. J’ai eu l’occasion de l’écouter un peu, et je trouve l’initiative intéressante et originale.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Tous ceux qui souhaiteraient un petit livre pour les guider sur le chemin de la vie, en temps troubles ou non.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Je crois souvent que le bonheur procède de la conquête. Il faut posséder, avoir, conquérir, Alors que la joie, c’est peut-être simplement –et ce n’est pas si simple que cela- s’ouvrir à ce qui est, donner quotidiennement. La joie procèderait à mes yeux plus de l’acte de recevoir que de celui de conquérir. Et si, justement, l’exercice de la gratitude ouvrait notre capacité à recevoir tout ce que la vie donne ? »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer:</strong></p>
<p>Editions : Seuil</p>
<p>Date de sortie : 09.2012</p>
<p>Prix : 14.5 €</p>
<p>Nombre de pages : 117 pages</p>
<p>ISBN : 978-2021079418</p>
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		<item>
		<title>L&#8217;Âme du monde &#8211; Frédéric Lenoir</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/lame-du-monde-frederic-lenoir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Nov 2014 06:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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					<description><![CDATA[Sans doute avez-vous déjà entendu parler du livre que je vais vous présenter aujourd’hui. Il a en effet eu un certain succès, et son auteur, Frédéric Lenoir, a désormais plusieurs [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sans doute avez-vous déjà entendu parler du livre que je vais vous présenter aujourd’hui. Il a en effet eu un certain succès, et son auteur, Frédéric Lenoir, a désormais plusieurs livres à son actif. Pour ma part, c’est une première avec cet écrivain, et comme j’en entendais beaucoup parler depuis un moment, j’ai voulu tenter l’un de ses bouquins. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que cet homme a un joli et impressionnant parcours, puisqu’il est à la fois philosophe, sociologue, historien des religions et chercheurs. En plus de livres non-fictionnels, il a également plusieurs romans. Mais comme c’est plus particulièrement la philosophie et l’histoire des religions qui m’intéressent, mon choix s’est donc finalement porté sur ce livre.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/ame_du_monde_cover.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-3967" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/ame_du_monde_cover.jpg" alt="ame_du_monde_cover" width="189" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Pressentant l&rsquo;imminence d&rsquo;un cataclysme planétaire, sept sages venus des quatre coins du monde se réunissent à Toulanka, monastère perdu des montagnes tibétaines, pour transmettre à Tenzin et Natina, deux jeunes adolescents, les clés de la sagesse universelle. Au-delà des divergences culturelles et historiques de leurs traditions respectives, ils s&rsquo;appuient sur leur expérience personnelle et se savent inspirés par ce que les philosophes de l&rsquo;Antiquité appellent l&rsquo;Âme du monde : la force bienveillante qui maintient l&rsquo;harmonie de l&rsquo;univers.</p>
<p>Leur message répond aux questions essentielles : quel est le sens de mon existence ? Comment réussir ma vie et être heureux ? Comment harmoniser les exigences de mon corps et celles de mon esprit ? Comment apprendre à me connaître et à réaliser mon potentiel créatif ? Comment passer de la peur à l&rsquo;amour et contribuer à la transformation du monde ?</p>
<p>Loin des croyances dogmatiques, ils ouvrent le chemin simple et concret d&rsquo;un humanisme spirituel qui aide à vivre.</p>
<p>À la suite de son Petit traité de vie intérieure, Frédéric Lenoir transmet ses connaissances philosophiques et spirituelles à travers un conte initiatique lumineux qui touche le cœur autant que l&rsquo;intelligence.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Il n’a pas été évident de choisir un livre de cet auteur prolifique. Mais c’est finalement le sujet et la courte longueur de ce roman philosophique qui m’ont aidé à fixer mon choix. Un ouvrage court et qui se proposait de résumer les grandes pensées de ce monde, j’avoue avoir été assez intriguée. J&rsquo;ai acheté un autre ouvrage de ce monsieur Lenoir, que je garde dans ma bibliothèque pour une prochaine lecture.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Suite à des signes avant-coureurs de cataclysme, sept sages représentant les plus grands courants de la pensée humaine –Christianisme, Chamanisme, Islam, Athéïsme-Philosophie, Judaïsme, Hindouisme, Taoïsme- se retrouvent au Tibet. Ils vont être amenés à transmettre leur savoir à deux enfants –une adolescente européenne et un jeune moine tibétain- afin que ces derniers puissent reconstruire l’humanité si cette dernière venait effectivement à connaître une sorte d’Apocalypse. Ils vont donc tenter de résumer l’essentiel de leurs doctrines durant sept jours et au travers de sept thèmes où toutes les sagesses se trouvent mélangées.</p>
<p>C’est assez original d’aborder la philosophie et le spirituel sous forme de roman, avec donc une histoire fictive et non un manuel ou un guide. Mais c’est sans doute grâce à cela que l’auteur parvient à condenser autant de savoirs dans un si petit livre. En effet, les sept sages étant les narrateurs principaux et ayant très peu de temps pour transmettre leur savoir avant le cataclysme, sept philosophies nous sont donc présentées de manière très condensée et sous le prisme de thèmes comme le sens de la vie ou la liberté. C’est ces thèmes et non les différentes religions/philosophies qui cadrent le roman, et tous les courants de pensées sont ainsi mélangés en un seul.</p>
<p>Malgré son sujet complexe de prime abord, c’est un livre qui se lit vite et qui n’est absolument pas compliqué. Il est même très agréable à lire et nous amène parfois à nous poser des questions ou à voir le monde d’une autre manière.</p>
<p>Les théories nous sont donc racontées par les sages, soit directement, soit parfois sous forme de contes. Forme très appropriée et sympathique qui rendent la lecture fluide et agréable.</p>
<p>Par contre, l’auteur –et les sept sages dans l’histoire- a pris le parti pris d’anonymiser les narrateurs dans les chapitres où les sages exposent leurs sagesses mélangées. Ainsi, on ne sait pas de quelle religion ou quelle philosophie proviennent les idées qui nous sont présentées. C’est à la fois bien, car on ne porte ainsi aucun préjugé et cela conforte l’idée que les différents courants de pensées sont égaux et tendent vers le même but. Cependant, j’aurais parfois aimé connaître la source d’une idée exposée, ne serait-ce que pour l’approfondir et la connaître mieux.</p>
<p>De même, l’histoire ne m’a pas toujours convaincue, et paraissait un peu « fabriquée » parfois. Je n’ai pas non plus spécialement accroché au style un peu gentillet parfois, même si c’est un point de vue personnel et que ça ne dérange absolument pas la lecture.</p>
<p>Mais malgré cela, j’ai passé un bon moment avec ce livre, qui m’a également fait me questionner et réfléchir un peu plus à notre existence sur cette terre et comment nous souhaiterions vivre notre vie le plus harmonieusement possible, tous ensembles. Un livre à garder près de soi et à consulter de temps en temps pour méditer un peu ou rechercher des réponses à des questions existentielles ^^</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Ceux qui souhaiteraient un aperçu des différentes sagesses de notre monde facilement accessible et qui se lit « comme un roman ».</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Peu importe de quoi il s’agit, ce qui compte, c’est de découvrir ce pour quoi nous sommes faits. Ce qui nous met dans la joie, dans l’enthousiasme, dans le plein exercice de nos capacités et de nos dons. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Pocket</p>
<p>Date de sortie : 21/08/2014</p>
<p>Prix : 6.5 €</p>
<p>Nombre de pages : 151 pages</p>
<p>ISBN : 978-2266240659</p>
<p><strong>Lectures en cours :</strong></p>
<p><em>The luminaries</em>, d’Eleanor Catton</p>
<p><em>Le roman du piano</em>, de Dieter Hildebrandt</p>
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		<title>Le Problème Spinoza &#8211; Irvin Yalom</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/probleme-spinoza-irvin-yalom/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Aug 2014 06:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Spinoza]]></category>
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					<description><![CDATA[Me revoilà pour vous parler à nouveau du même sujet que la dernière fois, mais d’une manière tout à fait différente. En effet, après vous avoir présenté un livre présentant [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Me revoilà pour vous parler à nouveau du même sujet que la dernière fois, mais d’une manière tout à fait différente. En effet, après vous avoir présenté <a href="https://lamalleauxlivres.com/100-mots-lethique-spinoza-robert-misrahi/">un livre</a> présentant la philosophie de Spinoza, voici un roman exposant sa vie, particulièrement au moment où le philosophe fut excommunié par sa communauté religieuse. Si vous n’aimez pas la philosophie, ce livre est donc tout à fait pour vous ! Car non content d’exposer le parcours de vie de Spinoza et de le mettre en relation avec sa propre philosophie, l’auteur nous met également en parallèle une autre histoire. Celle d’un nazi qui, trois siècles plus tard, sera fasciné par Spinoza. Car avant d’être excommunié à l’âge de vingt-quatre ans, Baruch Spinoza était effectivement un membre respecté de la communauté juive d’Amsterdam. Un parallèle original et intéressant, que je vous laisse découvrir plus en détail avec le résumé.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/problème-spinoza-couverture.jpg"><img decoding="async" class="size-full wp-image-2801 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/problème-spinoza-couverture.jpg" alt="problème spinoza couverture" width="186" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Amsterdam, février 1941. Le Reichleiter Rosenberg, chargé de la confiscation des biens culturels des juifs dans les territoires occupés, fait main basse sur la bibliothèque de Baruch Spinoza. Qui était-il donc ce philosophe, excommunié en 1656 par la communauté juive d&rsquo;Amsterdam et banni de sa propre famille, pour, trois siècles après sa mort, exercer une telle fascination sur l’idéologue du parti nazi ? Irvin Yalom, l’auteur de Et Nietzsche a pleuré, explore la vie intérieure de Spinoza, inventeur d’une éthique de la joie, qui influença des générations de penseurs. Il cherche aussi à comprendre Alfred Rosenberg qui joua un rôle décisif dans l&rsquo;extermination des juifs d&rsquo;Europe.</p></blockquote>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>J’avais repéré ce livre depuis un petit moment. Mais ce n’est qu’une fois avoir acquis<a href="https://lamalleauxlivres.com/100-mots-lethique-spinoza-robert-misrahi/"> 100 mots sur l’Ethique de Spinoza</a> que je me suis décidée à l’acheter. Mon choix de revoir d’abord la philosophie de Spinoza avant d’aborder ce roman est tout à fait personnel, et pas du tout obligatoire. Au contraire, si vous ne connaissez pas du tout cette philosophie, le roman permet de l’introduire avec simplicité et clarté. Le pouvoir de la fiction, on pourrait dire. Et même en dehors de tout intérêt philosophique, ce roman est intéressant pour ses aspects historiques et biographiques, nous permettant d’appréhender deux figures ayant marqué l’histoire : Spinoza, philosophe aux origines juives et qui a choisi de vivre en dehors de toute religion et influence, et Alfred Rosenberg, considéré comme l’idéologue du parti nazi.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>L’histoire de Spinoza m’intriguait fortement, et cette version romancée qui prend certaines libertés avec l’histoire me semblait toutefois intéressante à aborder.</p>
<p>Même si je dois avouer avoir eu quelques hésitations, en voyant que l’auteur était un psychanalyste et qu’apparemment, il faisait en quelques sortes une analyse de ces deux personnages clés dans son roman. Je ne suis que moyennement convaincue par la psychanalyse, sur certains points du moins que je trouve exagérés, et dois admettre ne pas y connaître grand-chose. Mais je me suis dit : pourquoi pas ? D’autant plus que l’auteur ne cachait pas du tout son approche, et explique bien sa démarche à la fin du livre.</p>
<p>Le résultat fut pourtant positif, et mes a priori rapidement effacés. En effet, que l’on soit connaisseur ou non de la méthode de Freud, les dialogues m’ont semblés cohérents et pertinents. De même que le lien entre Spinoza et Rosenberg. Rien ne prouve historiquement ce qui est dit dans le roman, à savoir qu’Alfred Rosenberg a cherché à comprendre comment un juif pouvait avoir écrit des paroles si justes et si proches de ses propres idées. Même si l’auteur a inventé tout cela en tentant de se mettre à la place de ces deux personnages, on doit lui reconnaître que le tout tient la route.</p>
<p>Par contre, un tout autre point qui m’a frappé dans ce livre : sa violence. Pas physique, mais psychologique. Premièrement avec Spinoza. Cet homme érudit et pacifique a été rejeté avec violence par sa communauté. Ainsi à vingt-quatre ans, il a été excommunié par une sentence d’une rare violence et à partir de cet instant, aucun juif ne pouvait ni l’approcher, communiquer avec lui ou même lire ses écrits. Même sa famille a dû le rejeter. Pour Rosenberg, ce fut bien évidemment ses idées antisémites qu’il défend avec force qui furent parfois dures à lire. Il a après tout écrit un livre qui guidera l’idéologie nazie et mènera aux massacres que l’on connaît malheureusement.</p>
<p>Pourtant, cette violence est combattue en la figure de Spinoza. Malgré son exclusion, il choisit de vivre une vie simple, refusant tout aide financière et polissant le verre pour être automne financièrement. Il prône une philosophie de la joie et de l’amour, s’efforçant de vivre selon ses principes pour connaître le bonheur. C’est un personnage si marquant qu’il influencera bons nombres de personnalités importantes et est toujours respecté par les plus grands penseurs. En cela, l’influence supposée par l’auteur de ce roman qu’il ait pu marquer un nazi montre un autre aspect de l’espoir et du courage qu’inspire Spinoza. Alfred Rosenberg ne saura jamais vraiment quoi penser de lui, respectant ses idées tout en ne pouvant pas tout à fait les comprendre. Et encore moins comprendre le fait qu’il ait pu venir d’un milieu juif. C’est ainsi qu’il tentera de résoudre ce qu’il nommera « Le problème Spinoza » en analysant l’œuvre du philosophe pour y trouver des réponses, sans jamais y parvenir.</p>
<p>Pour conclure, je dirais qu’il faut prendre ce livre comme ce qu’il est : un roman fictif, s’inspirant de faits réels, et ne pas prendre tout ce qui s’y trouve comme vrai. L’auteur a utilisé quelques réalités historiques pour construire une histoire très intéressante selon son point de vue et celui de la psychanalyse. J’ai en tous cas passé un excellent moment en le lisant, et pour le coup, vous le conseille fortement comme lecture estivale. C’est pour ma part un coup de cœur. Il vous fait découvrir un philosophe vraiment passionnant, et qui continue à inspirer bons nombres de gens avec sa philosophie.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Ceux intéressés par Spinoza, ou par son histoire. Ceux qui aimerait commencer par lire son œuvre et voudrait un moyen simple de se plonger dans sa philosophie. Ceux qui veulent simplement un bon roman pour découvrir deux personnalités importantes de notre histoire.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Pourquoi un même livre suscite-il des réactions aussi diverses ? Il doit y avoir en chaque lecteur quelque chose qui fait qu’il adhère à un livre. Dans sa vie, dans sa psychologie, dans l’image qu’il a de lui-même. »</p></blockquote>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong><br />
Éditions : Livre de Poche<br />
Date de sortie : 29/01/2014<br />
Prix : 8.1 €<br />
Nombre de pages : 548 pages<br />
ISBN : 9782253168683</p>
<p><strong> Lectures en cours:</strong></p>
<p><em>Testament à l&rsquo;anglaise</em> de Jonathan Coe<br />
<em>The Luminaries</em> d&rsquo;Eleanor Catton</p>
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		<item>
		<title>100 mots sur l&#8217;Ethique de Spinoza &#8211; Robert Misrahi</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/100-mots-lethique-spinoza-robert-misrahi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2014 21:29:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Ethique]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Spinoza]]></category>
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					<description><![CDATA[Bonjour à vous ! J’espère que vous passez tous un bon été, que le beau temps soit de la partie ou non chez vous ^^ J’ai pas mal hésité avant de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à vous ! J’espère que vous passez tous un bon été, que le beau temps soit de la partie ou non chez vous ^^ J’ai pas mal hésité avant de présenter ce livre, mais comme Gwenlan m’a encouragée à le faire –comme toujours <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2665.png" alt="♥" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />- , le voici donc. C’est que j’imagine que la philosophie doit avoir laissé de mauvais souvenirs de lycée à certains… mais peut-être pas à tous, je l’espère, comme ce fut mon cas. Alors, quand je suis tombé sur ce livre dans une librairie d’occasion, j’ai peu hésité. Il faut dire que Spinoza a une place à part parmi les philosophes, et une personnalité tout à fait singulière.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/spinoza1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2648 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/spinoza1.jpg" alt="spinoza1" width="167" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Hegel et Bergson s&rsquo;accordaient pour affirmer que toute philosophie commence par le spinozisme, ou que tout philosophe a deux philosophies : celle de Spinoza et la sienne. Ce livre permet de déambuler librement dans l&rsquo;œuvre du philosophe, même si Robert Misrahi nous suggère un chemin balisé, par un système de renvois à la fin de chaque mot. La forme des 100 Mots est particulièrement bien adaptée à l&rsquo;articulation de cette pensée telle qu&rsquo;elle se déploie dans l&rsquo;Ethique.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Je l’ai trouvé au tiers de son prix dans une librairie d’occasion –ce genre d’endroit, c’est le mal… Vous en ressortez avec une pile immense à ajouter à votre PAL pour trois fois rien-. J’ai toujours bien aimé la philosophie, même après le lycée. Et on nous avait bien parlé de Spinoza, ça m’a donc intrigué de tomber sur ce livre et je me suis dit : pourquoi pas ? C’est une approche tout à fait différente que quand c’est pour l’école, et les années ayant passé depuis, je découvre cette philosophie avec un tout autre regard. Et puis, je suis tombé sur un roman nommé <em>Le problème Spinoza</em> que je vous présenterai certainement dans peu de temps qui raconte justement l’histoire de ce philosophe, je me suis donc dit que c’était peut-être plus intéressant de connaître un peu ses idées avant de commencer à le lire.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Ce n’est peut-être pas un livre détente que je vous conseillerais pour être tranquille sur la plage, mais en tous cas, c’était extrêmement intéressant. C’est donc la philosophie de Spinoza et son livre nommé <em>Ethique</em> qui sont exposés ici en 100 mots-clés –il n’y en a pas vraiment 100, j’ai compté, mais bon-, pas l’œuvre directe du philosophe. Et heureusement, car c’est une philosophie assez complexe, avec un vocabulaire particulier. C’est donc une approche plus simple pour découvrir cette œuvre et ce philosophe, même si j’avoue que ce n’était pas forcément toujours clair pour moi non plus et j’ai dû creuser dans mes vieux souvenirs de lycée quelques fois. Mais la forme de mot-clé tel qu’<em>Amour</em>, <em>Dieu</em>, <em>Vérité</em> est assez adaptée et pratique. Les répétitions d’idées selon les différents termes et les explications de Robert Misrahi ne sont pas de trop pour comprendre toute la subtilité de cette pensée.</p>
<p>Pour parler du sujet en lui-même, je vais tâcher d’éviter la leçon de philo. Mais la philosophie de Spinoza est connue pour être une « philosophie de la joie », chose assez originale et rare dans cette branche pour être souligné à mon sens. Le but de la vie est donc, pour Spinoza, de poursuivre le bonheur et ce qui est bien pour nous et pour les autres. Il exclut l’idée d’un Dieu supérieur et moralisateur, ce qui lui vaudra d’ailleurs d’être excommunié à l’âge de vingt-quatre ans et rejeté par sa communauté religieuse.</p>
<p>Dieu est assimilé à la nature et à la réalité, et ainsi, les hommes font partie de cette nature qui ne leur est pas supérieure. Ils n’auraient pas à subir une quelconque morale religieuse qui leur dirait ce qui est bien ou mal. Le bien, pour Spinoza, est de s’épanouir dans notre être et dans ce pour quoi nous sommes chacun fait, tout en étant en harmonie avec les autres. Ce qui est réellement bien pour nous l’est tout court, pour autant que l’on sache le reconnaître sans être trompé. Le bonheur infini –qu’il nomme béatitude- est accessible à tout le monde, pour peu que l’on fasse preuve de sagesse et de raison et en suivant le chemin que nous énonce Spinoza pour y parvenir.</p>
<p>Voilà en gros les grandes idées de cette philosophie, que j’ai trouvée d’un optimisme et d’une précision incroyable. Sachant qu’il a été haï et qu’il a eu une vie parfois dur, voir que c’est homme continue d’être bienveillant envers les hommes est assez impressionnant. Je me réjouis maintenant de lire <em>Le problème Spinoza</em>, qui s&rsquo;annonce déjà passionnant et beaucoup moins technique ^^</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Pour ceux que la philosophie ou Spinoza intéresse, et qui n’ont pas peur de faire un peu marcher leur méninges. Pour ceux qui connaissent déjà et qui voudrait une approche sous une forme assez bien adaptée et qui voudrait approfondir ^^</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Et seule, en fait, une superstition farouche et triste peut interdire qu’on se réjouisse. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong><br />
Editions : Les empêcheurs de penser en rond<br />
Date de sortie : 23 septembre 2005<br />
Prix : 15 €<br />
Nombre de pages : 409 pages<br />
ISBN : 978-2846710657</p>
<p><strong>Lectures en cours :</strong></p>
<p><em>Le problème Spinoza</em>, d’Irvin Yalom</p>
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