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	<title>Pas de bébé à bord &#8211; LA MALLE AUX LIVRES</title>
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		<title>Pas de bebe à bord &#8211; Gisèle Palancz</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Dec 2013 17:36:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Débat de société]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ? Je suis très intéressée par certains débats de société dont celui-ci. En le voyant sur l&#8217;étagère de la bibliothèque peu après une discussion avec des camarades [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourquoi ce livre ? </strong>Je suis très intéressée par certains débats de société dont celui-ci. En le voyant sur l&rsquo;étagère de la bibliothèque peu après une discussion avec des camarades de classe sur ce sujet, je l&rsquo;ai emprunté pour essayer d&rsquo;approfondir ce thème et voir ce que donnaient les témoignages évoqués dans le résumé de l&rsquo;éditeur. A nouveau, il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un livre aux thématiques de fêtes, mais je fais peu de lectures reliées aux évènements festifs de l&rsquo;année ^^</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/1100630-gf.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class=" wp-image-458 aligncenter" alt="Pas de bébé à bord" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/1100630-gf-191x300.jpg" width="191" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/1100630-gf-191x300.jpg 191w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/1100630-gf.jpg 400w" sizes="(max-width: 191px) 100vw, 191px" /></a></p>
<blockquote><p><em>Pas de bébé à bord : Choisir de ne pas avoir d’enfant… Pendant des millénaires, avoir des enfants allait de soi. C’était le destin des femmes dès la puberté. Celles qui n’avaient pas d’enfant étaient mises au ban de la société. Au 20e siècle, cette certitude a été remise en cause grâce aux méthodes contraceptives de masse et aux pressions démographiques. Partout en Occident, des femmes ont réalisé avec stupeur que le désir d’enfants n’était pas nécessairement vital. Bien des femmes dans de nombreux pays la voyaient comme une fatalité. L’auteure dresse un portrait, très bien documenté, de l’histoire de la maternité à travers les âges. Dans nos sociétés occidentales modernes toutefois, elle est, en principe, un choix. Pourtant, même si le questionnement est aujourd’hui légitime, il n’est pas toujours bien accueilli. La pression sociale incitant à entrer dans le moule traditionnel de la maternité demeure énorme. Défendre son choix requiert donc une bonne dose de courage. Les préjugés sont tenaces, et beaucoup de femmes finissent pas céder, car elles en ont assez de se justifier. Celles qui maintiennent leur choix tentent la plupart du temps de le passer sous silence pour éviter les réactions parfois assez vives. Les médias n’ont aucune gêne à parler abondamment de sexualité, de couple, d’éducation des enfants, de fertilisation in vitro, etc. Remettre en question l’appel de la maternité semble par contre le dernier des tabous. Cet essai vise donc à susciter une réflexion chez le lecteur, au-delà des idées reçues et des vérités qui semblent immuables. L’auteure cède la parole à plus de 50 femmes qui témoignent de leur choix de ne pas donner la vie.</em></p></blockquote>
<p>Ce texte ne se veut pas comme une étude approfondie de psychologie des femmes qui ne souhaitent pas avoir d&rsquo;enfants, mais plutôt un portrait, simple à lire et fluide, de la considération de la maternité à travers l&rsquo;Histoire, des associations internationales et nationales regroupant ces mères, et enfin, surtout, le témoignage de celles-ci. On ne peut nier que c&rsquo;est le plus important, puisque par le couvert d&rsquo;anonymat, elles s&rsquo;expriment sans crainte d&rsquo;être jugées, et ce sont ces avis qui permettent à l&rsquo;auteur de tirer des analyses assez justes de cette absence de maternité chez elles. Et par là, on arrive à ce qui nous intéresse : les raisons d&rsquo;avoir ou de ne pas avoir d&rsquo;enfant, pour certaines femmes.</p>
<p>Le sujet est d&rsquo;actualité même si en fait, on en parle peu. Comme le souligne l&rsquo;auteur, c&rsquo;est un tabou, car dans la société actuelle une femme ne peut en être totalement une, à condition d&rsquo;être mère. Si elle ne l&rsquo;est pas, on la qualifie d&rsquo;égoïste, on sort l&rsquo;excuse « ça viendra » ou autres horloges biologiques, ou on le met sous le compte de traumatismes. Comme si une femme ne pouvait pas choisir de ne pas avoir d&rsquo;enfant, comme si c&rsquo;était une étape obligatoire dans son existence. Et c&rsquo;est ce qui l&rsquo;a toujours été depuis des millénaires, jusqu&rsquo;à la remise en question due à la contraception. Remise en question qui finalement ne trouve d&rsquo;échos croissants qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, puisque si on entend parler un peu de ce choix d&rsquo;être mère ou non, cela reste quand même très peu abordé, voire pas du tout.</p>
<p>Je pars autant de constations émises par l&rsquo;auteur, que celles que j&rsquo;ai moi-même faites au fur et à mesure de la lecture. En partant du fait que les médias actuels représentent la société (et ils le font), en observant différents films, différentes séries, voire des livres, on ne peut que constater que les femmes, héroïnes ou non, sont condamnées à devenir mères. Si elles ne le sont pas, elles sont des lycéennes, des étudiantes, des « adolescentes » même à l&rsquo;âge adulte, avec l&rsquo;égoïsme que cela contient, des femmes pas encore en couple ou qui le deviennent, une sorte de pré-statut maternel. Ou alors ce sont des personnages négatifs (genre femme fatale) ou bien on retrouve un problème médical qui empêche la conception, ou des businesswomen, ou des aigries. Avouez qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas grand-choix positifs, comme si un certain âge, on devait passer à ce statut de mère. Chose qu&rsquo;on retrouve dans la société actuelle, puisque même si ce n&rsquo;est pas aussi tôt que des décennies auparavant, on attend toujours à ce qu&rsquo;un certain âge et une certaine situation, une femme soit en couple ; puis que les enfants suivent. Et plus elles vieillissent, plus elles suscitent des interrogations souvent gênées ou sous-entendant l&rsquo;accusation. Or, on ne demandera jamais à un homme de subir une pression sociale sous le prétexte qu&rsquo;il n&rsquo;est pas père ; tout comme on ne blâmera jamais un homme de laisser son enfant à la maison, sous garde de sa femme ou d&rsquo;une autre personne, pour aller voir des amis, alors que pour une femme, c&rsquo;est déjà plus mal vu. L&rsquo;auteur met ici en relief la culpabilité omniprésente que l&rsquo;on impose aux mères à la suggestion de « vivre leur vie de femme » ou si elles veulent continuer leur carrière en ne restant pas au foyer&#8230;alors que le couple est censé être égal, comme d&rsquo;habitude, les mentalités n&rsquo;y sont pas encore. Ce sont des « habitudes » traditionnelles qui sont tellement ancrées qu&rsquo;on ne les remarque même plus.</p>
<p>Mais ceci n&rsquo;est qu&rsquo;un exemple des questions soulevées. Le plus intéressant est de voir les raisons de toutes ces femmes qui ont accepté de témoigner sous des alias, de différents âges (de 20 à 50 ans) sur leur choix de vie. Pour certaines, ce sont des nécessités imposées par la vie : pas d&rsquo;homme dans leur vie, difficulté médicale à se gérer déjà soi-même. Mais pour beaucoup c&rsquo;est simplement un choix personnel. Une ne se sentira pas maternelle, une autre a décidé cela avec son compagnon qui ne désirait pas d&rsquo;enfant ; une telle refuse de donner naissance dans un monde et une société qui se dégradent, une autre encore ne se sent pas capable d&rsquo;être aussi responsable d&rsquo;un enfant, ce qui égale après tout la vie entière d&rsquo;un autre. Une grande part semble avoir décidé et compris très jeunes, que la vie de mère n&rsquo;était pas pour elle. Peu semblent donner des raisons purement égoïstes, ce qui ressort, c&rsquo;est simplement cette capacité que certaines ont à être mères, et d&rsquo;autres pas. Après tout, nul n&rsquo;est obligé d&rsquo;avoir d&rsquo;enfant. Mais comme l&rsquo;essai le souligne aussi, la société, la famille, le compagnon, le désir de normalité, de rentrer dans le moule, de cession de pressures sociales et familiales, les accidents aussi, font parfois que ces femmes deviennent mères sans réellement le vouloir : elles subissent en tout cas une pression réelle. Et on a cependant aussi quelques témoignages, statistiques, qui démontrent que certaines mères, sans regretter le monde du monde leur amour pour leur enfant, admettent que si elles retournaient en arrière et avaient le choix, elles n&rsquo;en auraient pas. Et cela n&#8217;empêche pas ces femmes d&rsquo;aimer cependant les enfants, même si ce ne sont pas les leurs.</p>
<p>En somme, j&rsquo;ai plus apprécié la lecture de ce livre que je ne m&rsquo;y attendais, surtout qu&rsquo;il ne se veut pas moralisateur, ou proposer de solution : il dresse simplement un état des choses et donne la parole à des femmes qui peuvent, sans crainte d&rsquo;être jugées, s&rsquo;exprimer sur leur choix de ne pas enfanter et la façon dont elles vivent en conséquence. Une lecture intéressante, qui éclaircit de nombreux points sur ce thème et qui donne à réfléchir.</p>
<p><b>Essai français.</b><br />
<b>Editions :</b> Marcel Broquet<br />
<b>Parution française :</b> février 2001<b></b><b><br />
Disponibilité :</b> épuisé, en bibliothèque (je suis désolée d&rsquo;être autant une spécialiste des livres épuisés ou difficiles à trouver&#8230;^^&rsquo;)<b><br />
160 pages.</b><b><br />
EAN : </b>9782923715438<b></b></p>
<p><b>Lecture en cours : </b><em>Les jardins de Kensington</em> de Rodrigo Fresan.</p>
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