<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>littérature hongroise &#8211; LA MALLE AUX LIVRES</title>
	<atom:link href="https://lamalleauxlivres.com/tag/litterature-hongroise/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lamalleauxlivres.com</link>
	<description>La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté...</description>
	<lastBuildDate>Fri, 13 Jun 2014 23:27:17 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
	<item>
		<title>Les mouettes &#8211; Sandor Marai</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/les-mouettes-sandor-marai/</link>
					<comments>https://lamalleauxlivres.com/les-mouettes-sandor-marai/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jun 2014 16:09:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Albin Michel]]></category>
		<category><![CDATA[Les mouettes]]></category>
		<category><![CDATA[littérature hongroise]]></category>
		<category><![CDATA[Roman psychologique]]></category>
		<category><![CDATA[Sandor Marai]]></category>
		<category><![CDATA[Siraly]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://lamalleauxlivres.com/?p=1774</guid>

					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ? Comme vous le savez déjà, Sandor Marai est un de mes auteurs préférés et dont je voudrais volontiers avoir lu toutes les oeuvres. Albin Michel publie [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourquoi ce livre ?</strong> Comme vous le savez déjà, Sandor Marai est un de mes auteurs préférés et dont je voudrais volontiers avoir lu toutes les oeuvres. Albin Michel publie chaque année la traduction d&rsquo;un de ses romans, et celui-ci est le dernier en date. Autant dire que j&rsquo;avais surveillé sa sortie, même si je ne l&rsquo;ai pas lu tout de suite ^^</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/mouettes.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-1797 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/mouettes.png" alt="Les mouettes - Sandor Marai" width="337" height="495" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/mouettes.png 1654w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/mouettes-204x300.png 204w" sizes="(max-width: 337px) 100vw, 337px" /></a></p>
<blockquote><p><em>Au début des années 40, dans le bureau d’un ministère, un haut fonctionnaire hongrois de 45 ans reçoit une jeune réfugiée finlandaise de 22 ans, qui demande son aide pour obtenir un permis de résidence et de travail. Saisi, il croit reconnaître en elle la jeune fille qu’il a aimée mais en aimait un autre, et qui s’est suicidée cinq ans plus tôt. Elle en est le parfait sosie. Il invite à l’opéra cette « mouette » venue de si loin, et la soirée se prolonge chez lui, très avant dans la nuit, par une conversation, ou plutôt un de ces doubles monologues dont Márai a le secret. </em><br />
<em>Elle expose son histoire, les détours qui l’ont amenée en Hongrie, il s’exalte sur le hasard, les coïncidences. La tension de cette rencontre énigmatique est encore accrue par l’imminence de la guerre et l’attente d’un coup de téléphone dont on devine qu’il est d’une importance capitale non seulement pour l’homme mais pour le pays…</em></p></blockquote>
<p>Sandor Marai a dans ses habitudes de faire de ses romans, des trames psychologiques où un ou deux personnages racontent leur histoire, leurs émotions et réflexions, à tour de rôle. C&rsquo;était déjà le cas dans <a href="https://lamalleauxlivres.com/les-braises-sandor-marai/"><em>Les braises</em></a> présenté sur ce blog, c&rsquo;est aussi le cas dans <em>La soeur</em> ou <em>L&rsquo;héritage d&rsquo;Esther</em>. Dans ses histoires, on se retrouve souvent face à un personnage tourné vers un passé qui le hante, un passé resurgi par un détail ou un évènement. Le protagoniste s&rsquo;y confronte alors par un débit de paroles, de souvenirs, auquel il confronte l&rsquo;autre, qui y répond plus souvent de manière distante et ambiguë, autant pour faire avance la réflexion, que pour lui opposer une confrontation directe avec les idées émises. C&rsquo;est ce qui arrive ici aussi, de manière sans doute moins bien tournée et moins entraînante que dans <em>Les braises</em>, mais avec cependant une force et une poésie toute égale, pour ce roman publié un an après.</p>
<p>Notre protagoniste principal est un homme certes aussi tourmenté plus ou moins par son passé, mais qui cependant a abandonné l&rsquo;idée de conserver sa jeunesse enfuie. Moins obsédé qu&rsquo;on ne pourrait le croire par les années écoulées, son destin heurte cependant un drôle d&rsquo;écho avec ses souvenirs, quand une jeune femme pousse le pas de sa porte pour demander un travail et un permis de résidence. Car cette femme, Aino Laine (Vague Unique) n&rsquo;est autre que le sosie parfait d&rsquo;une femme qu&rsquo;il a aimé un jour, et dont il n&rsquo;a jamais tout à fait compris les raisons de son suicide. Il croit d&rsquo;abord à une farce ironique et cruelle du destin, comme un avertissement, avant de considérer cela comme un miracle et peut-être une chance. Un mystère en tout cas qu&rsquo;il essaye de percer en invitant la jeune fille à l&rsquo;opéra puis chez lui. Ils entament alors là une discussion assez vertigineuse et surréaliste, sur les doubles, les échos du destin, leurs histoires communes, la guerre, les origines de l&rsquo;un et de l&rsquo;autre, la jeunesse enfuie, la solitude. Bref, vous l&rsquo;aurez compris, aucune action réelle dans ce roman, seulement ces monologues qui dévoilent l&rsquo;âme des personnages et leurs pensées, leur destin à travers l&rsquo;Histoire.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><em>« On dirait que dans le monde, les spectres ne rôdent pas que dans la nuit. Ils viennent aussi le matin, dans la lumière éclatante de midi. »</em></p>
</blockquote>
<p>Et c&rsquo;est ce qui fait à la fois le style de Marai et son charme. On peut difficilement s&rsquo;attacher à un personnage, pourtant, c&rsquo;est majoritairement leur histoire qui est racontée ici. Cependant, on se trouve vite séduit par le style poétique et les idées émises, les hasards qui se révèlent être des fatalités entre ces deux personnages, dont l&rsquo;un n&rsquo;a après tout que le tort d&rsquo;être le double parfait physique d&rsquo;un autre personnage évoqué, sans cependant sa personnalité ou ses souvenirs ; pourtant son histoire a un écho avec la disparue, et c&rsquo;est ce mystère que le protagoniste principal cherche à deviner.</p>
<p>Si vous êtes allergiques au style psychologique et aux thèmes évoqués, vous pouvez passer votre chemin, idem si vous n&rsquo;aimez pas les personnages un peu indéfinis ; mais si vous aimez les styles poétiques, les face-à-face emplis de tensions et de sous-entendus, d&rsquo;idées qui dépassent les personnages en eux-mêmes et d&rsquo;une écriture subtile, ce livre vous plaira sûrement. C&rsquo;est une ambiance hypnotique, comme plongée dans un rêve où le surnaturel effleure doucement le quotidien&#8230;et c&rsquo;est ce qui donne toute son étrangeté à ce texte qui recèle quelques perles au niveau citations et idées, même si on n&rsquo;est pas forcément toujours d&rsquo;accord avec l&rsquo;auteur. Et pourquoi <em>Les mouettes</em> ? Parce que ce sont des oiseaux migratoires, mais qui évoquent aussi les retrouvailles du destin.</p>
<p>Un petit mot au passage pour dire que les nouvelles couvertures des livres de Marai, depuis quelques rééditions, sont particulièrement bien choisies dans le sens où elles évoquent tout à fait l&rsquo;atmosphère mystérieuse, d&rsquo;une époque révolue, de ses ouvrages. ^^</p>
<blockquote><p><em>-Et toi ?&#8230;D&rsquo;où viens-tu et qui es tu, pour toi et pour moi ? Nous nous égarons si nous errons ainsi en nous-mêmes et entre nous. Tu n&rsquo;as pas peur de cela ?</em><br />
<em>-Si, j&rsquo;en ai un peu peur, dit-il avec gravité. Je crois que c&rsquo;est la seule chose que je craigne dans la vie, rien d&rsquo;autre. Et il m&rsquo;a fallu arriver jusqu&rsquo;à cette nuit pour m&rsquo;en rendre compte. Maintenant je sais. J&rsquo;ai appris autre chose au cours des heures qui viennent de passer : rien n&rsquo;effraye autant les hommes que cette reconnaissance, cet instant où la vie arrache leurs masques, cet instant où ils doivent reconnaître que cette chose fébrilement, jalousement préservée sous ce masque, leur « moi », n&rsquo;est pas le gage inconditionnel de la personnalité en laquelle une ambition démesurée leur a fait croire. Le « moi » est quelque chose de commun, Aino Laine, quelque chose de répétitif, maintes fois recopié, qui se mélange et se renouvelle à l&rsquo;infini et qui, dans l&rsquo;absolu, n&rsquo;est pas vraiment personnel. Quand je t&rsquo;ai embrassée tout à l&rsquo;heure, sache que ce n&rsquo;est pas uniquement toi, la femme qui est venue vers moi par les labyrinthes du monde, que j&rsquo;ai embrassée, mais également une autre femme dont tu es une partie et qui, même morte et en cendres, fait de ce phénomène que tu appelles « moi ».</em></p></blockquote>
<p><b><br />
Roman hongrois.</b><br />
<strong>Titre original : </strong> <i>Sirály</i><br />
<b>Editions :</b> Albin Michel (collection Les Grandes Traductions)<b><br />
Parution originale : </b>1943<b><br />
Parution française : </b>2013<b><br />
Disponibilité :  </b>en librairie (18 euros)<b><br />
225 pages.</b><b><br />
EAN :<em> </em></b>9782226252067</p>
<p><strong>Lecture en cours :</strong> Le mystère du Pont Gustave Flaubert &amp; Orlando de Virginia Woolf.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lamalleauxlivres.com/les-mouettes-sandor-marai/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>6</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Voyage autour de mon crâne &#8211; Frigyes Karinthy</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/voyage-autour-mon-crane-frigyes-karinthy/</link>
					<comments>https://lamalleauxlivres.com/voyage-autour-mon-crane-frigyes-karinthy/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 May 2014 22:46:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Denoël]]></category>
		<category><![CDATA[Frigyes Karinthy]]></category>
		<category><![CDATA[littérature hongroise]]></category>
		<category><![CDATA[Utazás a koponyám körül]]></category>
		<category><![CDATA[Viviane Hamy]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage autour de mon crâne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://lamalleauxlivres.com/?p=1689</guid>

					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ? Tout d&#8217;abord, si je ne l&#8217;ai pas dit, j&#8217;apprécie de découvrir la littérature hongroise, ayant vécu un an dans ce pays. ^^ Ensuite, je suis tombée [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi ce livre ?</strong> Tout d&rsquo;abord, si je ne l&rsquo;ai pas dit, j&rsquo;apprécie de découvrir la littérature hongroise, ayant vécu un an dans ce pays. ^^ Ensuite, je suis tombée par hasard sur le blog <a href="http://passagealest.wordpress.com/">Passage à l&rsquo;Est !</a> dont l&rsquo;auteure s&rsquo;est fait pour défi de lire <a href="http://passagealest.wordpress.com/2014/01/04/la-hongrie-petit-guide-en-12-chapitres/">12 livres</a> pour davantage découvrir la littérature de ce pays qui fourmille d&rsquo;écrivains. J&rsquo;ai donc décidé de l&rsquo;accompagner autant que je pouvais dans ces lectures communes, et ça me fait ainsi découvrir un peu plus la littérature de ce pays, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;en dehors de mon auteur hongrois de prédilection (Sandor Marai) je ne savais pas trop par où commencer pour les autres&#8230;</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/denoel.jpeg"><img decoding="async" class="wp-image-1692 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/denoel.jpeg" alt="denoel" width="209" height="307" /></a></p>
<blockquote><p><i>En mars dernier, ce devait être autour du 10, je prenais le thé un après-midi au Café Central, place de l&rsquo;Université [&#8230;]. C&rsquo;est alors que les trains sont partis. Avec précision, à l&rsquo;heure, à sept heures dix.<br />
J&rsquo;ai levé la tête avec étonnement. Qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est ?<br />
[&#8230;] Par trois fois j&rsquo;ai levé la tête, et au quatrième train je me suis rendu compte que j&rsquo;hallucinais.</i></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Voyage autour de mon crâne</em> raconte, à la première personne du singulier, les moments de vie d&rsquo;un homme qui apprend qu&rsquo;il a une tumeur au cerveau. On passe de ses premiers symptômes, les trains qu&rsquo;il entend et qui n&rsquo;existent pas, jusqu&rsquo;à sa guérison et son rétablissement. Certes, le sujet est quelque peu morbide, cependant, il l&rsquo;est moins que j&rsquo;aurais pu m&rsquo;y attendre, par deux choses : tout d&rsquo;abord, l&rsquo;auteur a véritablement, comme son « héros » (dans lequel on devine la part autobiographique) subi une ablation de sa tumeur avec une opération à crâne ouvert, grâce à une souscription publique, à une époque où ce genre d&rsquo;opération débutait seulement ; ensuite, simplement par l&rsquo;ironie mordante que l&rsquo;écrivain a choisi d&rsquo;y glisser.</p>
<p style="text-align: justify;">Le récit se concentre sur le narrateur, tout en l&rsquo;excluant étrangement. On suit ses pensées, ses vérifications, ses rendez-vous chez les médecins, son travail, ses examens médicaux, avec cependant une certaine distance qui est peut-être l&rsquo;originalité du roman. Outre le fait que l&rsquo;écrivain a certes choisi de dévoiler, par cette histoire, ce qu&rsquo;a été cette opération pour lui &#8211; cela demande un certain degré de courage &#8211; il a également choisi de ne pas s&rsquo;apitoyer et se lamenter. Son héros, écrivain comme lui, voit le monde, chaque test clinique, chacun de ses proches, avec une ironie et une acuité qui montre aussi sa manière de faire face à l&rsquo;évènement qui l&rsquo;accable. Plutôt que de se lamenter, il lutte par ses arme : l&rsquo;ironie, l&rsquo;humour, une certaine hauteur. Mais aussi un rapport supérieur à lui-même qui lui permet de décrire jusqu&rsquo;à l&rsquo;ablation. de sa tumeur, d&rsquo;une façon à la fois lyrique, distante, hallucinée, sans jamais sombrer dans la complainte de soi. Si son monde vacille, si son corps faiblit, l&rsquo;esprit, lui, lutte pour garder contrôle et continuer à vivre, à tout analyser, tout critiquer, et certaines des remarques sur la société et particulièrement le milieu médical font sourire. Les relations patient-médecin sont ainsi parfaitement décrites et d&rsquo;une manière encore bien actuelle aujourd&rsquo;hui&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne peux pas dire que j&rsquo;ai beaucoup aimé ce livre, certains passages n&rsquo;étant pas pour moi (les détails des opérations me font plutôt frémir qu&rsquo;autre chose !) mais il n&rsquo;est pas inintéressant. L&rsquo;auteur, le personnage, s&rsquo;y mettent en scène comme si leur vie était un perpétuel théâtre : une manière de lutter contre la tristesse et le désespoir, contre parfois l&rsquo;hypocrisie ou la joie rassurante des proches du protagoniste au cours de sa maladie, de se guérir aussi sans doute, pour l&rsquo;auteur. Peut-être pas de dédramatiser totalement (l&rsquo;auteur est décédé deux ans après, d&rsquo;une attaque cérébrale) mais néanmoins de montrer comment il a appréhendé sa maladie et sa fin. Avec un certain panache il faut le dire. Et une ironie qui lui a sans doute permis de tenir le coup. D&rsquo;ailleurs, rien que le titre, est évocateur de ce style bien particulier&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Le prochain livre pour cette lecture commune hongroise est <em>La phrase inachevée</em> de Tibor Déry. Voici la review de Passage à l&rsquo;Est ! sur ce livre <a href="http://passagealest.wordpress.com/2014/05/21/petit-guide-de-la-hongrie-chapitre-5-frigyes-karinthy-voyage-autour-de-mon-crane/">ici</a>.</p>
<p><b>Roman autobiographique hongrois.</b><br />
<strong>Titre original : </strong> Utazás a koponyám körül<br />
<b>Editions :</b> Viviane Hamy ou Denoël<b><br />
Parution originale : </b>1963<b><br />
Disponibilité :  </b>en librairie (11 ou 20 euros)<b><br />
280 pages.</b><b><br />
EAN :<em> </em></b>9782878582864 ; 9782207258699</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lamalleauxlivres.com/voyage-autour-mon-crane-frigyes-karinthy/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Braises &#8211; Sandor Marai</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/les-braises-sandor-marai/</link>
					<comments>https://lamalleauxlivres.com/les-braises-sandor-marai/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2013 16:19:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[A gyertyák csonkig égnek]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[les braises]]></category>
		<category><![CDATA[littérature hongroise]]></category>
		<category><![CDATA[passion]]></category>
		<category><![CDATA[Sandor Marai]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://lamalleauxlivres.com/?p=299</guid>

					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ? Il s&#8217;agit d&#8217;un de mes romans préférés, que j&#8217;avais décidé de relire, d&#8217;autant plus qu&#8217;il est très court. J&#8217;en profite donc pour vous le faire découvrir, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourquoi ce livre ? </strong>Il s&rsquo;agit d&rsquo;un de mes romans préférés, que j&rsquo;avais décidé de relire, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il est très court. J&rsquo;en profite donc pour vous le faire découvrir, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il permet de plonger un peu dans le style subtil d&rsquo;un des meilleurs auteurs hongrois du XXe siècle, et par là-même, dans la culture et la manière de penser de ce pays.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782253933786.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-301 aligncenter" alt="9782253933786" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782253933786-185x300.jpg" width="185" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782253933786-185x300.jpg 185w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782253933786.jpg 400w" sizes="(max-width: 185px) 100vw, 185px" /></a></p>
<blockquote><p>Reconnu comme l&rsquo;un des plus grands auteurs de la littérature hongroise et l&rsquo;un des maîtres du roman européen, l&rsquo;écrivain Sandor Marai (1900-1989) s&rsquo;inscrit dans la lignée de Schnitzler, Zweig ou Musil. L&rsquo;auteur des Révoltés, des Confessions d&rsquo;un bourgeois ou de La Conversation de Bolzano n&rsquo;a eu de cesse de témoigner d&rsquo;un monde finissant, observant avec nostalgie une Europe mythique sur le point de s&rsquo;éteindre. A travers la dramatique confrontation de deux hommes autrefois amis, Les Braises évoque cette inéluctable avancée du temps. Livre de l&rsquo;amitié perdue et des amours impossibles, où les sentiments les plus violents couvent sous les cendres du passé, tableau de la monarchie austro-hongroise agonisante, ce superbe roman permet de redécouvrir un immense auteur dont l&rsquo;œuvre fut interdite en Hongrie jusqu&rsquo;en 1990.</p></blockquote>
<p><em>Les Braises</em> est un roman coup de cœur, je dois l&rsquo;admettre. Il ne faut pas s&rsquo;attendre à une histoire d&rsquo;action en 200 pages, ni à une lecture trop facile, même si je trouve que pour la gravité et la philosophie des thèmes évoqués, l&rsquo;auteur s&rsquo;en tire tout à fait avec un style fluide et simple, mais toujours poétique. Tout tourne entre les retrouvailles de deux amis, à la fin de leur vie, après quarante de séparation quand l&rsquo;un a pris la fuite sans jamais donner la moindre explication ; fuyant aussi bien cet ami, que la femme de celui-ci, Christine, et sa carrière militaire. Le roman en lui-même est plus un long dialogue qu&rsquo;un véritable récit narratif. Car ce sont ces paroles qui auront le plus d&rsquo;importance pour dévoiler les raisons de leur séparation, pour découvrir leur vie et amitié commune, leur façon de voir le monde&#8230;</p>
<p>Il est difficile de parler de s&rsquo;attacher à un des deux personnages, plus qu&rsquo;un autre, même si je pense qu&rsquo;on a tendance à se sentir davantage compatissant pour Conrad, celui qui a fui, que le général, qui mène la conversation le plus souvent. Tout au long de cette conversation qui dure toute la nuit, ce sont les années communes et respectives des deux hommes qui sont évoquées, leurs souvenirs, les guerres.</p>
<p>Et la musique. Et les drames de la passion. La différence dans la nature des êtres. Le destin. Le jeu des faux-semblants chez tout un chacun. Pour tout dire, il y a tant de sujet évoqués, à travers le récit de cette amitié brisée et qui revit le temps d&rsquo;une nuit, qu&rsquo;il serait impossible de dire tout à fait le charme qui ressort de ce roman, et les nombreuses évocations que cela m&rsquo;évoque. Je pense que ce qui fait le charme de cette œuvre est d&rsquo;ailleurs ce que le lecteur va retrouver de lui-même, en ces deux personnes et en leur conversation. On peut ne pas toujours être d&rsquo;accord avec ce qui est écrit et dit, il demeure que les thèmes abordés sont universels et poussent à la réflexion. Certes, comme tout roman hongrois, le pessimisme – ou le cynisme &#8211; de ce pays et de ses habitants s&rsquo;y révèle, mais il ne faut pas s&rsquo;arrêter à seulement cela.</p>
<p>Quant au style, Sandor Marai a définitivement une magnifique plume, subtile, toute en finesse, en poésie et en pouvoir d&rsquo;évocation. C&rsquo;est sans doute pour moi son meilleur roman, le plus beau, le plus profond, le plus susceptible de toucher et d&rsquo;émouvoir, tout simplement. A lire absolument.</p>
<p><b>Roman hongrois. Titre original : </b> <em>A gyertyák csonkig égnek<b><br />
</b></em></p>
<p><b>Editions :</b> Albin Michel, Livre de poche<br />
<b>Parution française :</b> 1995<b><br />
Parution originale : </b> 1942<b><br />
Disponibilité :</b> chez le libraire, en poche (6 euros)<b><br />
219 pages.</b><b><br />
EAN : </b>978-2253933786<b></b></p>
<p><b><br />
Lecture en cours : </b><em> Une odeur de gingembre</em> de Oswald Wynd.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lamalleauxlivres.com/les-braises-sandor-marai/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
