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	<title>Littérature française &#8211; LA MALLE AUX LIVRES</title>
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	<description>La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté...</description>
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		<title>Le mystère du pont Gustave Flaubert &#8211; Pierre Thiry</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2014 08:30:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Gustave Flaubert]]></category>
		<category><![CDATA[Le mystère du pont Gustave Flaubert]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature française]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Thiry]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ? Parce que l&#8217;auteur Pierre Thiry a très gentiment proposé de nous l&#8217;envoyer afin de le découvrir. Et comme j&#8217;étais intriguée par le synopsis et les thèmes [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi ce livre ?</strong> Parce que l&rsquo;auteur Pierre Thiry a très gentiment proposé de nous l&rsquo;envoyer afin de le découvrir. Et comme j&rsquo;étais intriguée par le synopsis et les thèmes que l&rsquo;histoire évoquait, j&rsquo;ai voulu tenter cette découverte. Merci encore à l&rsquo;auteur pour son envoi et sa gentillesse. ^^ (La photo du livre est issue du site de l&rsquo;auteur)</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/mystere-du-pont-flaubert.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-2674 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/mystere-du-pont-flaubert.jpg" alt="mystere-du-pont-flaubert" width="338" height="310" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/mystere-du-pont-flaubert.jpg 1116w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/mystere-du-pont-flaubert-300x275.jpg 300w" sizes="(max-width: 338px) 100vw, 338px" /></a></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce récit évoque quelques impressions sur des personnages réels : Gustave Flaubert, Giovanni Bottesini, Rouen, le pont Gustave Flaubert&#8230; Un grand écrivain, un compositeur de musique oublié, une ville normande, un pont levant peuvent-ils s&#8217;emmêler dans la même intrigue ? Giovanni Bottesini (1821-1889) et Gustave Flaubert (1821-1880) se sont-ils rencontrés ? Ce « roman », très imaginaire, où il est question : d&rsquo;un vélo volé, d&rsquo;un opéra disparu, du détective privé Jules Kostelos, d&rsquo;une bibliothécaire portant le nom de Salammbô, du chat noir Charles Hockolmess et d&rsquo;un rassemblement de vieux gréements à Rouen en 2017, apportera-t-il une réponse ?</em></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"> Il est difficile de donner une ligne directrice exacte à ce livre. Disons simplement que le point déclencheur de l&rsquo;histoire, le vol de vélo du chef de police, n&rsquo;est qu&rsquo;un prétexte à l&rsquo;auteur pour nous emmener au fil des pensées de Jules Kostelos, du chat Hockolmess. Ceux-ci nous amènent alors à de nombreuses digressions sur l&rsquo;histoire de musique, la vie de Flaubert, l&rsquo;histoire de la ville de Rouen, l&rsquo;admiration et l&rsquo;amour de la littérature&#8230;tout en faisant progresser très lentement l&rsquo;histoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut en fait s&rsquo;adapter à la structure du roman : tout d&rsquo;abord on trouve de nombreuses citations des oeuvres de Flaubert qui correspondent à l&rsquo;histoire en cours, puis il faut s&rsquo;habituer aux nombreuses digressions, parfois passionnantes, parfois moins, reliées à l&rsquo;intrigue et qui éclaircissent les recherches et pistes du détective. C&rsquo;est là, cependant, que je n&rsquo;ai pas réussi à accrocher dans ma lecture, si bien que j&rsquo;ai reposé parfois le roman de côté pour reprendre plus tard. En effet, on s&rsquo;éloigne souvent de l&rsquo;intrigue de départ et comme les digressions sont parfois longues, il faut garder à l&rsquo;esprit à quoi elles sont reliées. Mais cela rend le tout un peu confus et cela fait un peu perdre cohérence à la lecture, ou se demander si on n&rsquo;a pas déjà lu ce passage, ou quel est le rapport exact avec l&rsquo;histoire. La liberté d&rsquo;imagination est cependant permise par cette structure, puisqu&rsquo;elle nous permet d&rsquo;explorer différentes choses et aussi se rendre compte de l&rsquo;hommage rendu à Flaubert dans ce roman. On parle beaucoup de lui, de son oeuvre, et cela donne envie de s&rsquo;y intéresser de nouveau ! Et on prend plaisir à remarquer les références qui lui sont faites, par-ci par-là, de manière plus dissimulée. De même, je suis certaine que les parties historiques liées à Rouen font le bonheur de ceux qui connaissent la ville, même si pour moi c&rsquo;était assez éloigné du coup.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne faut donc pas vraiment s&rsquo;attendre à une histoire policière avec ce livre, ce n&rsquo;est qu&rsquo;un prétexte pour servir l&rsquo;imaginaire de l&rsquo;auteur et les différentes histoires, mi-fictives, mi-historiques, qu&rsquo;il veut nous raconter. J&rsquo;aurais aimé dire que cela m&rsquo;a plu, et ce que je l&rsquo;ai le plus apprécié était sans doute l&rsquo;hommage rendu à Flaubert, ces manières de lui faire plusieurs clins d&rsquo;oeil dans un seul roman. Celui qui a particulièrement adoré un auteur ne peut qu&rsquo;aimer qu&rsquo;on donne ce genre de référence dans un roman ! Mais je dois admettre que le reste m&rsquo;a parfois ennuyée et perdue, ne sachant plus trop pourquoi on parlait de telle histoire à tel endroit. Ce n&rsquo;est pas simple de relier le tout de manière global pour voir tous les fils principaux et secondaires de l&rsquo;histoire et cela perd le lecteur, je trouve. En tout cas cela a rendu ma progression de lecture difficile, même s&rsquo;il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;un avis personnel, malgré l&rsquo;écriture plutôt bonne, on a parfois du mal à suivre, surtout quand comme moi on ne s&rsquo;attache pas à un personnage en particulier (même si j&rsquo;ai bien aimé le portrait de la bibliothécaire Salammbô).</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Roman français au style inclassable !</b><br />
<b>Editions :</b> Books on demand<b><br />
Parution originale : </b>2012<b><br />
312 pages.</b><b><br />
EAN :<em> </em></b><span style="padding: 10px 0px;">978-2-8106-2371-6</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Lecture en cours :</strong> <em>L&rsquo;aliéniste</em> de Caleb Carr.</p>
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		<title>La petite communiste qui ne souriait jamais &#8211; Lola Lafon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Feb 2014 15:31:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature française]]></category>
		<category><![CDATA[Lola Lafon]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Comaneci]]></category>
		<category><![CDATA[roman français]]></category>
		<category><![CDATA[Roumanie]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ? Il fait aussi partie de la série des dix titres que j&#8217;ai à lire pour le Prix du roman étudiant. 🙂 Parce qu&#8217;elle est fascinée par [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi ce livre ? </strong>Il fait aussi partie de la série des dix titres que j&rsquo;ai à lire pour le Prix du roman étudiant. <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782330027285.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-700 aligncenter" alt="La petite communiste qui ne souriait jamais" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782330027285.jpg" width="279" height="526" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782330027285.jpg 400w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782330027285-159x300.jpg 159w" sizes="(max-width: 279px) 100vw, 279px" /></a></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Parce qu&rsquo;elle est fascinée par le destin de la miraculeuse petite gymnaste roumaine de quatorze ans apparue aux JO de Montréal en 1976 pour mettre à mal guerres froides, ordinateurs et records au point d&rsquo;accéder au statut de mythe planétaire, la narratrice de ce roman entreprend de raconter ce qu&rsquo;elle imagine de l&rsquo;expérience que vécut cette prodigieuse fillette, symbole d&rsquo;une Europe révolue, venue, par la seule pureté de ses gestes, incarner aux yeux désabusés du monde le rêve d&rsquo;une enfance éternelle. </em><br />
<em>Mais quelle version retenir du parcours de cette petite communiste qui ne souriait jamais et qui voltigea, d&rsquo;Est en Ouest, devant ses juges, sportifs, politiques ou médiatiques, entre adoration des foules et manipulations étatiques ? Mimétique de l&rsquo;audace féerique des figures jadis tracées au ciel de la compétition par une simple enfant, le roman-acrobate de Lola Lafon, plus proche de la légende d&rsquo;Icare que de la mythologie des « dieux du stade », rend l&rsquo;hommage d&rsquo;une fiction inspirée à celle-là, qui, d&rsquo;un coup de pied à la lune, a ravagé le chemin rétréci qu&rsquo;on réserve aux petites filles, ces petites filles de l&rsquo;été 1976 qui, grâce à elle, ont rêvé de s&rsquo;élancer dans le vide, les abdos serrés et la peau nue.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;aime beaucoup les titres d&rsquo;Actes Sud, ils font souvent dans l&rsquo;originalité. Ce titre ne fait pas exception à la règle, je dois le dire ! De quoi donner un peu plus de chance au livre dont le sujet, à la base, ne m&rsquo;attirait pas spécialement.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais Lola Lafon ne fait pas que retracer le parcours historique et sportif de la gymnaste Nadia Comenaci, même si c&rsquo;est son sujet principal. Elle dresse aussi une description de la Roumanie de l&rsquo;époque, des pays autour, et une certaine critique sur la société, sur nos points de vue.</p>
<p style="text-align: justify;">On ne s&rsquo;attache que peu à l&rsquo;héroïne, Nadia, dont on trouve ici une biographie assez fidèle et documentée. Le propos n&rsquo;est en fait pas là, car les descriptions que l&rsquo;auteur en fait restent plutôt objectives et neutres. Cependant, on suit avec intérêt son parcours, son évolution, sa maturation en tant qu&rsquo;athlète et en tant que femme ; comment elle a rayonné et a été une idole pour la Roumanie, jusqu&rsquo;à, l&rsquo;âge aidant, elle finisse plus ou moins en déchéance et finisse par trouver refuge aux Etats-Unis quand le communisme tombe. C&rsquo;est aussi là une réflexion amère sur comment les carrières sportives et les images médiatisées deviennent noires et dégradées que les sujets prennent de l&rsquo;âge ou ne se conforment plus à l&rsquo;image première. Nadia souffre de son évolution en tant que femme (comprenez par là que le corps-enfant parfait pour les compétitions subit des ravages à la puberté et transformation en adulte) et ne retrouvera jamais l&rsquo;éclat du jour de 1976 où elle a marqué l&rsquo;Histoire. Le problème vient de la grande sécheresse et de l&rsquo;apparente absence de morale de la femme ; elle semble très mécanique et rarement éprouver des sentiments personnels. C&rsquo;est sans doute le parti pris de l&rsquo;auteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à la Roumanie, on en voit une description de l&rsquo;intérieur, par le récit qu&rsquo;en fait la narratrice en construisant la biographie sur Nadia Comenaci, et quelques extraits d&rsquo;une autobiographie faite par la sportive elle-même il y a dix ans. De quoi décrire une Roumanie qu&rsquo;on ne connaît pas forcément ; avec un régime dur, certes, répressif, mais qui aussi offrait les mêmes chances à tout le monde, où « on pouvait être heureux », où le reste du monde apparaissait du coup merveilleux quand on y allait, mais on retrouvait alors le pays aussi comme une sorte de refuge contre la démesure.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, le choix de narration est intéressant : on a de courts chapitres, alternées et séparées par des « reports » de conversation téléphoniques imaginaires entre la narratrice écrivant la biographie et soumettant son texte au regard de Nadia, qui commente alors plus ou moins en rapport avec ce qui est écrit. C&rsquo;est ce contraste entre une Française (supposons que la narratrice est un avatar de l&rsquo;auteur&#8230;) et le vécu d&rsquo;une Roumaine qui apparaît, car elles ne sont pas d&rsquo;accord sur l&rsquo;Histoire et n&rsquo;en ont pas le même point de vue. Et de quoi permettre aussi des remarques acerbes de la sportive, rappelant qu&rsquo;aucun régime n&rsquo;est pire qu&rsquo;un autre, et que ce qui paraît mieux dans notre démocratie avait aussi son équivalent. <em>« En Roumanie tout le monde gagnait la même chose, tout le monde pouvait aller au cinéma, au théâtre, à l&rsquo;opéra, avoir une chance, malgré la censure et la répression. C&rsquo;est mieux, votre pays où les plus pauvres et les plus isolés n&rsquo;ont aucun accès à la culture ? »</em> C&rsquo;est ce genre d&rsquo;idées qui circulent.</p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;aime particulièrement ce concept parce qu&rsquo;il nous fait réfléchir, mais rappelle, surtout aujourd&rsquo;hui, avec la folie de la médiatisation et des réseaux sociaux, comment tout le monde donne son point de vue sans jamais être ouvert à la conversation ni même écouter les autres ; une vraie plaie. Ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;on est intolérant, c&rsquo;est qu&rsquo;au final peu importe ce que dira l&rsquo;autre, on ne l&rsquo;entendra que d&rsquo;une oreille tout en défendant son avis personnel/bien-pensant/moral/normatif (barrez la mention inutile) parce que bien entendu, on sait mieux tout que tout le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques citations :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ah oui, bien entendu ! Les Roumains vendaient le communisme. En revanche, les athlètes français ou américains, aujourd&rsquo;hui, ne représentent aucun système, n&rsquo;est-ce pas. Aucune marque ! </em>« </p>
<p><strong> <em>« Chez nous, on n&rsquo;avait rien à désirer. Et chez vous, on est constamment sommés de désirer. »</em></strong></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Un livre qui ne plaira pas à tout le monde, mais très intéressant et bien écrit, qui mérite les bons échos qu&rsquo;on entend de lui dans les critiques littéraires ou de presse.</p>
<p style="text-align: justify;">Seul bémol : j&rsquo;ai vraiment du mal avec les bouquins de Actes Sud qui ont une couverture aussi fine, plus petite que la normale dans le sens de la largeur. C&rsquo;est agréable à la vue, mais pas quand on l&rsquo;a en main&#8230;</p>
<p><b>Roman français à nuance de biographie romancée.</b><br />
<b>Editions :</b> Actes Sud.<b><br />
Parution originale : </b>2014<b><br />
Disponibilité : </b>en librairie (21 euros<b>)<br />
317 pages.</b><b><br />
EAN :<em> </em></b> 9782330027285 <em> </em></p>
<p><strong>Lectures en cours </strong>:  <em>Les renards pâles</em> de Yannick Haenel.</p>
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		<title>En finir avec Eddy Bellegueule &#8211; Edouard Louis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2014 00:45:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Louis]]></category>
		<category><![CDATA[En finir avec Eddy Bellegueule]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature française]]></category>
		<category><![CDATA[roman français]]></category>
		<category><![CDATA[Seuil]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ?  Parce que j&#8217;ai envoyé une critique de livres au Prix du roman étudiant Télérama &#8211; France Culture et que je fais partie du jury des étudiants. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi ce livre ? </strong> Parce que j&rsquo;ai envoyé une critique de livres au Prix du roman étudiant Télérama &#8211; France Culture et que je fais partie du jury des étudiants. Du coup, dix titres de la rentrée littéraire sont en lice, dont celui-ci, qui est le premier que j&rsquo;ai lu. Je ne sais pas si j&rsquo;aurai le temps de tous les lire, mais je suis en bonne voie ^^</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782021117707.jpg"><img decoding="async" class=" wp-image-691 aligncenter" alt="En finir avec Eddy Bellegueule" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782021117707.jpg" width="343" height="502" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782021117707.jpg 376w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782021117707-205x300.jpg 205w" sizes="(max-width: 343px) 100vw, 343px" /></a></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>Je suis parti en courant, tout à coup. Juste le temps d&rsquo;entendre ma mère dire Qu&rsquo;est-ce qui fait le débile là ? Je ne voulais pas rester à leur côté, je refusais de partager ce moment avec eux. J&rsquo;étais déjà loin, je n&rsquo;appartenais plus à leur monde désormais, la lettre le disait. Je suis allé dans les champs et j&rsquo;ai marché une bonne partie de la nuit, la fraîcheur du Nord, les chemins de terre, l&rsquo;odeur de colza, très forte à ce moment de l&rsquo;année. </em><br />
<em>Toute la nuit fut consacrée à l&rsquo;élaboration de ma nouvelle vie loin d&rsquo;ici ». En vérité, l&rsquo;insurrection contre mes parents, contre la pauvreté, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n&rsquo;a été que seconde. Car avant de m&rsquo;insurger contre le monde de mon enfance, c&rsquo;est le monde de mon enfance qui s&rsquo;est insurgé contre moi. Très vite j&rsquo;ai été pour ma famille et les autres une source de honte, et même de dégoût. </em><br />
<em>Je n&rsquo;ai pas eu d&rsquo;autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre.</em>« </p>
<p style="text-align: justify;">
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le premier livre lu se révèle une bonne surprise. On a ici l&rsquo;histoire (dite romanesque, mais on s&rsquo;aperçoit vite que c&rsquo;est une autobiographie) d&rsquo;un jeune Picard qui grandit dans un milieu rural où il se sent étranger, et où il découvre qu&rsquo;il est gay. Etranger, parce qu&rsquo;il a vite ce qu&rsquo;on appelle des manières, une voix plus aiguë que la normale, et qu&rsquo;il se sent décalé avec les autres de son âge, peu adapté au milieu dans lequel il vit, et peu familier avec son entourage. C&rsquo;est le récit de comment il prend conscience de sa différence, comment il essaye de la corriger (notamment en sortant avec des filles pour lesquelles il n&rsquo;a pas d&rsquo;attrait), et comment il essaye finalement de l&rsquo;accepter en s&rsquo;échappant de sa fille et en allant étudier à l&rsquo;étranger.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>En finir avec Eddy Bellegueule</em> &#8211; les véritables prénoms et noms de l&rsquo;auteur, il en a changé de sa propre volonté &#8211; est donc le récit de comment cet homme a fini par s&rsquo;affranchir et se détacher du milieu où il vivait. Par la même occasion &#8211; et ce que j&rsquo;ai trouvé très intéressant &#8211; il en profite pour décrire et analyser les mécanismes du milieu où il vit. Les habitudes si ancrées qu&rsquo;on ne se pose même plus de questions dessus (les pères et fils vont travailler à l&rsquo;usine, les filles ne font pas d&rsquo;études car elles tombent vite enceintes et se marient, condamnées à devenir des femmes au foyer, tout ça dans toujours la même ville ou les mêmes environs, les mêmes rituels d&rsquo;une génération à l&rsquo;autre, la perte progressive d&rsquo;un idéal de changer par rapport à sa famille) et qu&rsquo;on les laisse décider à sa place de la vie qu&rsquo;on aurait, insidieusement. Un genre de contraintes sociales tellement inhérentes qu&rsquo;on finit par ne même pas chercher à lutter contre, ce qui pousse à réfléchir et se demander quelles sont les contraintes qu&rsquo;on a dans nos propres milieux, nos propres familles, les préjugés et principes dits « innés » de naissance qu&rsquo;on ne cherche même pas à confronter. Même si le récit de l&rsquo;évolution de l&rsquo;auteur m&rsquo;a aussi plu, c&rsquo;est sans doute cet aspect social qui m&rsquo;a le plus intéressée, car il nous pousse à réfléchir.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques mots sur l&rsquo;écriture qui alterne langage directement rapporté de la ville de l&rsquo;auteur, avec son ton familier, ses tournures orales, ses grossièretés ; et un ton plus distant et évolué, en analyse sur ce passé que raconte le narrateur. Cela contribue à la puissance du livre et fait qu&rsquo;on le lit très vite, avec intérêt.</p>
<p style="text-align: justify;">Si je peux comprendre les raisons de ce témoignage, plus que roman comme le prétend la couverture, avec ce qu&rsquo;il dénonce et remet en cause, entre préjugés sur les homosexuels, dénonciation d&rsquo;un milieu, guérison pour l&rsquo;auteur, il reste qu&rsquo;il représente ce qui est un peu pour moi le défaut de la littérature française contemporaine : le côté nombriliste. Je lis peu de livres français contemporains, souvent parce que j&rsquo;ai l&rsquo;impression que cela tourne toujours d&rsquo;une façon plus ou moins romancée autour de la personne de l&rsquo;auteur. Ce qui peut être pertinent, mais aussi lassant, à la longue (autant que les auteurs qui se répètent toujours dans leurs thèmes et structures d&rsquo;histoires).</p>
<p style="text-align: justify;">A noter que le livre fait partie des sélections pour le Goncourt du premier roman. (et que visiblement, l&rsquo;auteur a fait une rupture avec sa famille quand celle-ci a compris de quoi se composait ce livre&#8230;)</p>
<p><b>Autobiographie française. </b><br />
<b>Editions :</b> Seuil<b><br />
Parution originale : </b>2014<b><br />
Disponibilité : </b>en librairie (17 euros<b>)<br />
219 pages.</b><b><br />
EAN :<em> </em></b>9782021117707 <em> </em></p>
<p><strong>Lectures en cours </strong>:  <em>La voleuse de livres</em> de Markus Zusak, et <em>Les renards pâles</em> de Houen.</p>
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