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	<title>Littérature australienne &#8211; LA MALLE AUX LIVRES</title>
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	<description>La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté...</description>
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		<title>Le théorème du homard &#8211; Graeme Simsion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Oct 2017 09:45:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Romance Contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[asperger]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature australienne]]></category>
		<category><![CDATA[Romance]]></category>
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					<description><![CDATA[Bonjour à toutes et tous ! Je crois que c’est assez évident que, sur ce blog, c’est plutôt Gwenlan l’experte en romances. Mais comme j’aime lire de tout, je me laisse [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à toutes et tous ! Je crois que c’est assez évident que, sur ce blog, c’est plutôt Gwenlan l’experte en romances. Mais comme j’aime lire de tout, je me laisse parfois tentée également ! Comme avec ce livre, que j’avais découvert lors de la semaine de sensibilisation à l’autisme. Pour la simple et bonne raison que son héros, Don, est admis comme étant un Asperger. J’étais donc curieuse de découvrir ce roman, d’autant qu’il s’annonçait comme étant particulièrement drôle ! Mais pour commencer, voici le résumé de l’histoire :</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/homard.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-14401" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/homard-187x300.jpg" alt="" width="187" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/homard-187x300.jpg 187w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/homard-768x1234.jpg 768w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/homard.jpg 1400w" sizes="(max-width: 187px) 100vw, 187px" /></a></p>
<blockquote><p>Peut-on trouver une épouse sur mesure? Le professeur de génétique Don Tillman, génie des sciences mais absolument inapte à vivre en société, en est persuadé. Pour mener à bien son  » projet épouse », il met au point un questionnaire extrêmement détaillé lui permettant d&rsquo;éliminer toutes les candidates qui ne répondraient pas à ses exigences. Et celles-ci sont nombreuses, car pour Don: la femme idéale ne doit pas: fumer et boire, être végétarienne et aimer la glace à l&rsquo;abricot, se lever après 6 heures. Mais elle doit faire du sport, être ponctuelle, accepter le système de repas normalisé qui prévoit homard au dîner le mardi.</p>
<p>S&rsquo;il y a bien une personne qui ne remplit aucun des critères établis, c&rsquo;est Rosie Jarman, étudiante le jour et barmaid la nuit, dont la vie est aussi désordonnée que celle de Don est méthodiquement organisée&#8230;</p></blockquote>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Je l’ai emprunté à ma Bibliothèque, curieuse de découvrir un roman avec un personnage neuroatypique comme personnage principal.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>La vie de Don est réglée comme du papier à musique : son programme journalier commence par un jogging, un repas planifié à l’avance comme tous les autres, et son travail à l’université en tant que professeur de génétique. Seulement, dans cette existence parfaite et maîtrisée, Don réalise qu’il lui manque quelque chose : une épouse. S’il est brillant dans son domaine, les relations sociales ne sont clairement pas son fort, étant du genre à tout prendre littéralement et à commettre des impairs bien malgré lui. Il se lance donc dans la mission épouse : trouver la femme parfaite. Pour ce faire et pour éviter des déconvenues, il décide d’établir une liste stricte de ce que la compagne parfaite doit être : ne pas être une fumeuse, ou une végétarienne, ne pas aimer la glace à l’abricot… en clair, être aussi ordonnée et méticuleuse que lui !</p>
<p>Ce que n’est absolument pas Rosie, une jeune femme qu’il a rencontrée par hasard. Et pourtant, ils vont être forcés à se côtoyer plus souvent que prévu, Dom se trouvant embarqué dans le projet de Rosie pour retrouver son père biologique inconnu. Et si la jeune femme le perturbe complètement au début, notre héros va réaliser qu’il apprécie de plus en plus cette vie impulsive et pleine de surprises.</p>
<p>Tout d’abord, autant le dire tout de suite : ce roman est tout simplement hilarant ! Il réussit à nous plonger dans la tête de Dom, où tout est logique et où les règles de société lui passent parfois au-dessus de la tête. Pourtant, on ne rit jamais aux dépends de notre héros, et au contraire, le roman est également parfois très émouvant, à montrer les difficultés et combats que Dom doit mener. Il sait qu’il est différent des autres, et cela conduit parfois à l’isoler de la société. J’ai trouvé que le roman avait un très bon équilibre humour/drame, tout en ayant son lot de péripéties.</p>
<p>Concernant Dom en lui-même, c’était aussi intéressant de pouvoir se mettre dans sa tête, et de voir comment il réfléchissait et pourquoi il agissait comme il le faisait. L’auteur n’est pas lui-même Asperger, mais dit s’être inspiré d’un de ses amis, ce dernier ayant adoré le roman. On peut donc supposé, sans faire une généralité, que ce livre peut donner une idée de ce que cela peut être d’être ou de vivre avec une personne Asperger, ou se trouvant sur le spectre autistique. A noter que jamais Dom n’est jamais défini comme étant un Asperger, même si plusieurs pistes le confirment. L’auteur ne voulait pas, explique-t-il dans plusieurs interviews, que l’on se concentre uniquement sur le fait qu’il était Asperger, plutôt que sur son histoire. Ce qui est un parti pris qui fonctionne assez bien.</p>
<p>Pour en venir à Rosie, c’est une fille qui n’a pas sa langue dans sa poche, et qui est l’opposée total de Dom sur bien des points. Le duo qu’elle forme avec lui est toutefois très attachant, et ils se découvrent beaucoup plus de points communs qu’ils ne le pensaient au départ. L’évolution de leur relation est très intéressante à observer, surtout du point de vue de Dom. Lui qui doit apprendre comment être en couple, ou même savoir s’il est capable de l’être tout court. Leurs périples pour essayer de trouver le père de Rosie est également hilarant et touchant, ce qui les amène tous les deux à s’interroger sur leurs propres rapports à leur famille.</p>
<p>En conclusion, c’était un excellent roman, à la fois drôle et touchant, et avec un héros définitivement pas comme les autres !</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Les amateurs de roman(ce)s avec un personnage neuroatypique, amusant et sincère.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Je travaillais mes pas de danse quand Gene est entré dans mon bureau.</p>
<p>&#8211; Il me semble que les statistiques de longévité reposent sur des mariages avec des femmes vivants, Don.</p>
<p>Il faisait allusion au squelette que j&rsquo;utilisais pour m&rsquo;entraîner. Je me l&rsquo;étais fait prêter par l&rsquo;Institut d&rsquo;anatomie et personne ne m&rsquo;avait posé de question. A en juger par les dimensions du pelvis, il s&rsquo;agissait certainement d&rsquo;un squelette de sexe masculin, ce qui était sans importance pour mes exercices. J&rsquo;ai expliqué sa fonction à Gene, en lui montrant du doigt la scène du film Grease affichée sur le mur de mon bureau. »</p></blockquote>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Editions du Nil</p>
<p>Date de sortie : 2014</p>
<p>Prix : 20 €</p>
<p>Nombre de pages : 408</p>
<p>ISBN : 978-2841117208</p>
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			</item>
		<item>
		<title>The Rook : Au service surnaturel de sa Majesté &#8211; Daniel O&#8217;Malley</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/the-rook-au-service-surnaturel-de-sa-majeste-daniel-omalley/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jan 2017 12:59:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fantastique / Bit-lit]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature australienne]]></category>
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					<description><![CDATA[Aujourd’hui, je vais vous parler d’un roman un peu particulier, assez inclassable dans son genre. The Rook : Au service surnaturel de sa Majesté est en effet un de ces drôles [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, je vais vous parler d’un roman un peu particulier, assez inclassable dans son genre. <em>The Rook : Au service surnaturel de sa Majesté</em> est en effet un de ces drôles d’objets littéraires non-identifiés, à la fois par son histoire, mais également par son ton et son style totalement déjantés. Mais aussi étrange soit-il, cela n’enlève rien au plaisir qu’on a d’entrer dans son univers, et de suivre les aventures de Myfanwy dans cette société secrète anglaise qui s’occupe des affaires paranormales. Et pour bien commencer, voici le quatrième de couverture :</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/service_surnaturel.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-12602" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/service_surnaturel-183x300.jpg" alt="" width="183" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/service_surnaturel-183x300.jpg 183w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/service_surnaturel.jpg 488w" sizes="(max-width: 183px) 100vw, 183px" /></a></p>
<blockquote><p>Suivez Myfanwy au coeur de l’Échiquier, une organisation secrète chargée de combattre les forces surnaturelles qui menacent la Couronne…</p>
<p>Lorsqu’elle reprend conscience dans un parc de Londres, entourée de cadavres d’hommes en costume portant des gants de latex, Myfanwy Thomas ne se souvient de rien. D’après la lettre qu’elle a trouvée dans sa poche, elle savait qu’elle allait perdre la mémoire et s’est laissé tous les indices nécessaires pour découvrir qui veut l’éliminer.<br />
Elle rejoint ainsi la Checquy, une organisation secrète chargée de combattre les forces surnaturelles qui menacent la Couronne britannique. Au sein de cette version paranormale du MI5 anglais, la jeune femme, entourée de surdoués aux pouvoirs plus que spéciaux, devra se frayer un chemin dans un univers semé d’embûches et lever le voile sur une conspiration aux proportions inimaginables…</p></blockquote>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>C’est une amie qui me l’a prêté, et je la remercie encore une fois pour la découverte <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2665.png" alt="♥" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> C’est définitivement un livre que je n’aurais pas remarqué si on ne m’en avait pas parlé avant.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Myfanwy Thomas se réveille dans un parc de Londres dans une fâcheuse posture : elle est entourée de cadavres portants des gants en latex, il pleut, et elle n’a plus aucun souvenir. Heureusement pour elle, la personne qu’elle était avant lui a laissé toute une série de lettres et de consignes pour la suite. Il se trouve qu’elle fait partie d’une importante organisation secrète anglaise qui se charge des affaires paranormales, et dont les membres principaux ont eux-mêmes des pouvoirs. Organisé comme un grand échiquier, le personnel de la Checquy, comme se nomme l’organisation, se charge de résoudre les problèmes surnaturels et de les cacher au reste du monde. Un seul problème : quelqu’un au sein de cette organisation est à l’origine de l’amnésie de Myfanwy, et souhaite la faire disparaître, pour des raisons inconnues. Nous suivons donc la nouvelle Myfanwy dans la découverte de la Checquy, ainsi que dans son enquête pour tenter de découvrir la vérité. Voire peut-être de survivre.</p>
<p>Malgré son aspect très roman fantastique, ce livre possède un humour et un ton à la fois très noir et extravagant. Très british, bien que l’auteur soit australien ! Quoi qu’il en soit, on découvre avec Myfanwy cette étrange organisation de la Checquy, ses missions ainsi que ses membres, tout aussi originaux et spéciaux les uns que les autres. Entre un vieux vampire qui a accepté de se joindre à l’équipe par curiosité, des quadruplées qui partagent le même esprit, ou une personne capable de visiter les gens dans leurs rêves ; la Checquy ne manque pas de personnages aux pouvoirs intrigants. Voire parfois très loufoques. De même, il y a aussi un petit côté X-men, puisque les enfants dotés de pouvoirs sont envoyés dans une école pour y être entraînés avant d’être enrôlés dans l’organisation.</p>
<p>Avec la nouvelle Myfanwy, nous avons donc un point de vue neuf pour découvrir cette immense agence paranormale. Et à côté de cette découverte, nous suivons également l’histoire de notre narratrice, qui essaie tant bien que mal de s’adapter pour cacher son amnésie et découvrir qui en veut à sa vie. Le tout en essayant de survivre à des missions où il faut éliminer des éléments surnaturels se manifestant sur le sol anglais, ou en essayant d’empêcher l’invasion d’une société secrète belge composée d’êtres génétiquement modifiés.</p>
<p>Etrange mélange entre Ghosbusters, X-men ou les films d’espionnage ; The Rook réussit parfaitement à nous divertir, en nous faisant découvrir une galerie de personnages complètement barrés et des aventures surnaturelles absolument hilarantes. Le ton très acerbe et décalé de l’auteur fait d’autant plus mouche dans cet univers étrange. J’ai passé un excellent moment avec cette lecture, qui ne ressemble vraiment à rien que je connaisse, mais qui reste très agréable à lire et sans partir dans l’absurde le plus complet non plus.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Ceux qui apprécient les romans décalés, en particulier les fantastiques.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« La robe s’enroulait autour d’elle en volutes serrées, et même si Myfanwy avait du mal à l’admettre, elle était resplendissante. Cette robe était conçue pour attirer l’attention.<br />
« On dirait Cendrillon, souffla Val.<br />
&#8211; Ouais, si elle avait été branchée bondage et que sa marraine s’était appelée Christian Dior. » »</p></blockquote>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Éditions : Pocket</p>
<p>Date de sortie : 05.2015</p>
<p>Prix : 8.5 €</p>
<p>Nombre de pages : 672 pages</p>
<p>ISBN : 9782266250566</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Une vie entre deux océans &#8211; M.L. Stedman</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/une-vie-entre-deux-oceans-m-l-stedman/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2014 06:00:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature australienne]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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					<description><![CDATA[Me voici de retour pour vous parler d’un roman vraiment bouleversant et qui a apparemment connu un très grand succès ces derniers temps. Ce que je comprends assez aisément, car [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Me voici de retour pour vous parler d’un roman vraiment bouleversant et qui a apparemment connu un très grand succès ces derniers temps. Ce que je comprends assez aisément, car cela faisait longtemps que je n’étais pas restée scotchée à un livre à ce point. Ni qu’une lecture ne m’avait autant émue, aussi. Qu’on se le dise tout de suite, ce livre touche des sujets sensibles, profondément émouvants et souvent difficiles. L’intrigue vous tient en haleine jusqu’au bout, mais je vais tâcher de vous parler de ce roman sans trop vous en dévoiler non plus. Juste assez pour vous donner envie de plonger dans l’Australie du début du 20<sup>ème</sup> siècle, avec le bruit des vagues en arrière-fond.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/une_vie_entre_2_oceans.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-4117" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/une_vie_entre_2_oceans.jpg" alt="une_vie_entre_2_oceans" width="188" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Après avoir connu les horreurs de la Grande Guerre, Tom Sherbourne revient en Australie. Aspirant à la tranquillité, il accepte un poste de gardien de phare sur l’île de Janus, un bout de terre sauvage et reculé. Là, il coule des jours heureux avec sa femme, Isabel. Un bonheur peu à peu contrarié par leurs échecs répétés pour avoir un enfant. Jusqu’à ce jour où un canot vient s’échouer sur le rivage. À son bord, le cadavre d’un homme, ainsi qu’un bébé, sain et sauf. Pour connaître enfin la joie d’être parents, Isabel demande à Tom d’ignorer les règles, de ne pas signaler « l’incident ». Une décision aux conséquences dévastatrices…</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Encore une fois, je suis tombé par hasard dessus dans une librairie. J’avais entendu parler d’un film qui sortira en 2015 adapté de ce roman, et j’ai donc été très intriguée. De plus, comme beaucoup d’entre nous, j’adore l’océan et suis assez fascinée par les phares. Le sujet du livre m’intéressait donc beaucoup, ce d’autant plus qu’il se déroule en Océanie, région qui m’attire de plus en plus. L’exotisme du bout du monde ^^</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Tom Sherbourne revient dans son Australie natale, après avoir servi eu Europe dans la première Guerre Mondiale. Après les horreurs vécues au front, il tente de trouver une existence simple et calme en devenant gardien de phare sur l’île de Janus, un îlot de terre isolé à une centaine kilomètre de la côte sud-ouest de l’Australie. Là où deux océans se retrouvent, et où la seule trace d’humanité est le bateau d’approvisionnement qui vient 4 fois par an. Cependant, lors d’une permission sur le continent, il va croiser Isabel, une jeune femme souriante et enthousiaste qui va rapidement tomber amoureuse de lui. Une attirance réciproque, et Isabel acceptera même de devenir sa femme pour le suivre à son retour sur l’île de Janus. Si le bonheur est là les premières années, les fausses couches à répétition d’Isabel minent le moral de cette dernière, ainsi que de son mari. Jusqu’au jour où un canot échoue sur leur île, avec à son bord un homme mort, et un nourrisson d’à peine quelques mois. Isabel y voit un signe, et convainc Tom de ne pas déclarer l’incident, comme il devrait pourtant le faire en tant que gardien de phare. Ils vont ainsi faire passer le bébé pour le leur, sans savoir si la mère de ce dernier est encore en vie ou non, décision qui s’avèrera bouleversante pour eux.</p>
<p>Ce roman est captivant, et ce à bien des égards. Premièrement, car il présente la vie d’un vrai gardien de phare, isolé, entouré par la mer et la solitude. Une existence éprouvante, mais également fascinante. Vivre ainsi seul sur une île, ce doit être une expérience hors du commun. Et à travers Tom, nous arrivons à comprendre les attraits d’une telle existence, calme et solitaire.</p>
<p>Cependant, ce roman montre surtout à quel point la culpabilité peut ronger un être humain. Tom, qui se sent déjà coupable de tous les soldats qu’il a tué au front, et également ceux qu’il a laissé derrière lui supporte difficilement le poids supplémentaire du mensonge que l’arrivée du bébé lui fait subir. Pourtant, il va s’attacher à l’enfant comme s’il s’agissait du sien, et le bonheur de sa femme le fait douter. Il est pourtant prêt à tout sacrifier pour elle, jusqu’à sa vie. C’est un personnage extrêmement touchant pour lequel on se prend tout de suite d’affection</p>
<p>Isabel est également touchante, même si à certains moments du roman, son désir d’enfant et son amour pour le bébé adopté l’aveuglent totalement. Elle a perdu ses deux frères dans la guerre, puis trois bébés dans des fausses couches. Peut-on donc vraiment lui en vouloir de garder un enfant qui n’est pas le sien ? Et même si ce désir d’enfant la mettra en conflit avec son mari, Isabel n’en demeure pas moins une femme aimante, et émouvante à sa manière.</p>
<p>Ce roman interroge également la maternité, surtout lorsqu’elle est voulue mais impossible. Un couple peut-il vivre heureux et s’épanouir sans enfants ? De même, il pose une question troublante : peut-on réellement remplacer les parents biologiques ? Des thèmes durs et sensibles, superbement bien traités dans ce livre.</p>
<p>Je vous le conseille donc vivement, en attendant de voir ce que le film donnera l’année prochaine. Un roman touchant et émouvant à découvrir absolument.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Ceux qui sont attirés par l’océan, ceux qui souhaitent une histoire émouvante et qui pose de bonnes questions.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Un phare, ça fonctionne pour les autres ; il est impuissant à éclairer l’espace le plus proche de lui. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Livre de poche</p>
<p>Date de sortie : Octobre 2014</p>
<p>Prix : 7.9 €</p>
<p>Nombre de pages : 528 pages</p>
<p>ISBN : 9782253167327</p>
<p><strong>Lectures en cours :</strong></p>
<p><em>The luminaries</em>, d’Eleanor Catton</p>
<p><em>Retour à Salem</em>, d’Hélène Grimaud</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Voleuse de livres &#8211; Markus Zusak</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/la-voleuse-de-livres-markus-zusak/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Mar 2014 16:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Book Thief]]></category>
		<category><![CDATA[La Voleuse de Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature australienne]]></category>
		<category><![CDATA[Markus Zusak]]></category>
		<category><![CDATA[Oh ! éditions]]></category>
		<category><![CDATA[Pocket]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Nélisse]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi de livre ? La Voleuse de livres est un livre qui me tient à coeur et que j&#8217;ai découvert adolescente. Je l&#8217;ai lu en boucle pendant un moment (je [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi de livre ?</strong> <em>La Voleuse de</em> livres est un livre qui me tient à coeur et que j&rsquo;ai découvert adolescente. Je l&rsquo;ai lu en boucle pendant un moment (je dois être pas loin de dix relectures&#8230;j&rsquo;aime relire certaines oeuvres, que voulez-vous.) Je l&rsquo;avais présenté lors de mes études de bibliothécaire en donnant à la moitié de la classe l&rsquo;envie de le lire (d&rsquo;ailleurs, quand le film est sorti, certains m&rsquo;en ont fait signe en disant qu&rsquo;ils allaient le voir car ils se souvenaient de ma présentation&#8230; ^^) D&rsquo;ailleurs à la sortie du film (que j&rsquo;attendais depuis des années) j&rsquo;ai relu juste avant le livre, qui a décidément la tête des bouquins qui ont bien vécu, afin d&rsquo;avoir à nouveau cet univers en tête.<em> </em></p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/La-voleuse-de-livres-couv.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-801 aligncenter" alt="La voleuse de livres" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/La-voleuse-de-livres-couv.jpg" width="262" height="434" /></a><em><br />
</em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s&rsquo;est arrêtée. Est-ce son destin d&rsquo;orpheline dans l&rsquo;Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret&#8230; Celui qui l&rsquo;a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres&#8230; »</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>La Voleuse de livres</em> est un récit de la vie quotidienne d&rsquo;Allemands sous l&rsquo;Allemagne nazie, vue de deux points de vue : celui, à la troisième personne, de Liesel (une fillette venant d&rsquo;une famille communiste, qui ne comprend pas tout ce qu&rsquo;elle voit et entend, mais possède la grâce et l&rsquo;innocence de l&rsquo;enfance), et celui, omniscient, de la Mort. Qui utilise la première personne du singulier et joue de son savoir pour diriger la structure du texte, par l&rsquo;organisation en chapitres et surtout par ses remarques, qui apparaissent en encarts dans le texte. De quoi donner parfois autant d&rsquo;humour que de réflexions ironiques, de conclusions qu&rsquo;elle tire de l&rsquo;existence des humains. Un fil conducteur semble ici difficile : c&rsquo;est une histoire du quotidien, même si on suit chronologiquement le déroulement de la seconde Guerre mondiale, l&rsquo;apprentissage de la lecture et des mots, de Liesel, l&rsquo;arrivée d&rsquo;un Juif à cacher, la vie des deux parents adoptifs de Liesel&#8230;Tout cela narré d&rsquo;une façon plus originale. Avouez que c&rsquo;est pas commun de croiser la Mort en narrateur. :p</p>
<p>Il m&rsquo;est difficile de dire du mal de ce livre, après tant de relectures, et surtout parce que c&rsquo;est un roman qui m&rsquo;a suivi pendant plusieurs années ; il est cependant sûr que &#8211; peut-être pour ces raisons aussi &#8211; il a eu moins d&rsquo;impact sur moi lors de cette dernière lecture, non sans perdre toutefois de son émotion et de son originalité. Mais je trouve ce livre à la fois beau et triste, puissant et déchirant. Par son sujet, par ses personnages. C&rsquo;est la seconde Guerre mondiale et ce n&rsquo;est pas une période joyeuse (comme le dit la Mort, elle a fait son travail à bouchée double) et cependant ce livre est aussi porteur d&rsquo;espoir et de sentiments. On s&rsquo;attache aux personnages, notamment la petite Liesel qui lutte dans ce monde qu&rsquo;elle ne comprend pas toujours, dans laquelle on se retrouve par son amour des livres et de l&rsquo;écriture ; son père adoptif Hans Hubermann (un papa ours, adorable, fort et doux à la fois) ou encore Max, le Juif qu&rsquo;ils prennent sous leur protection, qui lutte contre lui-même, sa culpabilité de leur faire prendre des risques, qui a un duel intérieur à mener avec lui-même, car il s&rsquo;est sauvé en laissant sa famille en arrière, aux mains des Allemands.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qu&rsquo;on aime aussi, c&rsquo;est le fait de voir que le régime nazi avait aussi des conséquences sur les Allemands, et que ceux-ci n&rsquo;étaient pas tous des fanatiques. Hans Hubermann est enrôlé parmi les militaires, comme le père d&rsquo;un ami de Liesel ; ce même ami, Rudy, est recruté pour ses exceptionnels dons sportifs&#8230;comme on voit, la guerre avait des conséquences sur tout le monde, et c&rsquo;est un point de vue assez peu utilisé, pour le souligner. Ce livre a aussi, malgré le côté sombre de l&rsquo;époque, un style parfois tendre, très en images et couleurs, avec des nuances poétiques. On a même droit à des dessins de Max sur certaines pages. Cependant, le côté enfant de Liesel (qui raconte les trois quarts du roman) est contre-balancé par notamment ces images plus sombres et dramatiques de la part de Max (il y a des métaphores de la Guerre et de sa situation, de façon assez cruelle parfois) et la vision de la Mort. C&rsquo;est pourquoi le roman avait d&rsquo;abord été publié pour les jeunes adultes.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est un livre dont on ressort avec une bouffée d&rsquo;espoir dans le coeur et aussi les larmes aux yeux. Je n&rsquo;ai jamais réussi à lire le dernier paragraphe sans avoir le coeur serré, d&rsquo;ailleurs. Parce que l&rsquo;histoire et les personnages nous font passer par pas mal d&rsquo;émotions, et qu&rsquo;on s&rsquo;attache à eux, à leur vie qui n&rsquo;a pas été grande dans l&rsquo;Histoire, mais dont le quotidien nous rapproche.</p>
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<p style="text-align: justify;"><em>&#8211; &#8230; Je  » Il avait du mal à s&rsquo;exprimer. « Pendant que tout était calme, je suis allé dans le couloir. Le rideau du salon était entrouvert&#8230; J&rsquo;ai pu jeter un oeil au-dehors, juste quelques secondes. »</em><br />
<em> Cela faisait vingt-deux mois qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas vu le monde extérieur.</em><br />
<em> Il n&rsquo;y eu ni colère ni reproche.</em><br />
<em> Papa prit la parole à son tour.</em><br />
<em> « A quoi cela ressemblait-il ? »</em><br />
<em> Max releva la tête, avec une infinie tristesse mêlée d&rsquo;étonnement. « Il y avait des étoiles, dit-il, elles m&rsquo;ont brûlé les yeux. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je dois reconnaître que durant la période où Hitler fut au pouvoir, aucun être humain ne put servir le Führer aussi loyalement que moi. Il y a une différence entre le cœur d&rsquo;un humain et le mien. Le cœur humain est une ligne tandis que le mien est un cercle, est j&rsquo;ai la capacité infinie de me trouver au bon moment au bon endroit.. En conséquence, je trouve toujours des humains au meilleur et au pire d&rsquo;eux-mêmes. Je vois leur beauté et leur laideur et je me demande comment une même chose peut réunir l&rsquo;un et l&rsquo;autre. Reste que je les envie sur un point. Les humains ont au moins l&rsquo;intelligence de mourir. »</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au sujet du film sorti il y a peu</strong> : je l&rsquo;ai beaucoup aimé. L&rsquo;histoire globale est reprise, il y a des moments certes parfois lisses, on sent que ça a été fait pour le grand public. Les répliques de la Mort sont reprises parmi les plus soft, et on a aussi enlevé une bonne part de ce qui fait le personnage de Max (ses dessins, ses luttes intérieures, sa colère contre l&rsquo;Allemagne) et du coup le film est moins sombre que le livre. Geoffrey Rush est parfait en Hans, comme la jeune actrice qui incarne Liesel. Bon, il y a des choses rajoutées, des choses qui manquent, mais globalement, ça va. Stupidement, j&rsquo;ai assez tiqué sur la Mort (qui pour nous est féminine, mais en anglais, c&rsquo;est une voix masculine qui narre l&rsquo;Histoire, vu qu&rsquo;elle est indéfinie par « It » ou « He », je ne sais pas). Mais j&rsquo;ai versé ma petite larme à la fin, tant cette dernière est parfaite et correspond parfaitement à celle du livre. Certains plans sont repris de façon inventive, pour rendre les idées du livre. Un beau moment d&rsquo;émotion, même si ce n&rsquo;est pas forcément le film de l&rsquo;année, donc je le conseille aussi.</p>
<p><b>Roman australien.</b><br />
<b>Editions : </b>Pocket<b><br />
Parution originale : </b>2005<b><br />
Première parution française : </b>2007<b><br />
Disponibilité :  </b>en librairie (8 euros)<b><br />
633 pages.</b><b><br />
EAN :<em> </em></b>9782266175968<em> </em><em> </em></p>
<p><strong>Lectures en cours </strong>: <em>Le voyage de G. Mastorna</em> de Federico Fellini &amp; <em>La conjuration</em> de Philippe Vasset.</p>
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