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	<title>Horreur &#8211; LA MALLE AUX LIVRES</title>
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	<description>La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté...</description>
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		<title>La maison des feuilles &#8211; Mark Z. Danielewski</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Aug 2014 09:53:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Denoël]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[House of leaves]]></category>
		<category><![CDATA[La maison des feuilles]]></category>
		<category><![CDATA[Mark Z. Danielewski]]></category>
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					<description><![CDATA[ Pourquoi ce livre ? Pour une fois, je reviens sur une de mes anciennes, mais aussi une des plus marquantes lectures que j&#8217;ai pu faire. Peu de livres peuvent se [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"> <strong>Pourquoi ce livre ?</strong> Pour une fois, je reviens sur une de mes anciennes, mais aussi une des plus marquantes lectures que j&rsquo;ai pu faire. Peu de livres peuvent se vanter de m&rsquo;avoir fait peur et de m&rsquo;avoir impressionnée à  ce point. Et comme il reste dans ma mémoire sous plutôt un  bon souvenir maintenant, cela me permet de faire une critique avec plus de recul&#8230; A vous qui avez peur du noir, des trop grands et trop petits espaces, de l&rsquo;inconnu, des maisons hantées et des histoires horrifiques, passez votre chemin&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/La_Maison_des_Feuilles.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-2857 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/La_Maison_des_Feuilles.jpg" alt="La_Maison_des_Feuilles" width="382" height="498" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/La_Maison_des_Feuilles.jpg 1000w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/La_Maison_des_Feuilles-230x300.jpg 230w" sizes="(max-width: 382px) 100vw, 382px" /></a></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em> » Je fais encore des cauchemars. D&rsquo;ailleurs, j&rsquo;en fais si souvent que je devrais y être habitué depuis le temps. Ce n&rsquo;est pas le cas. Personne ne s&rsquo;habitue vraiment aux cauchemars.  » Ainsi parle Johnny Errand au seuil de cette <span style="color: #3366ff;">Maison des feuilles</span> , et de poursuivre sa mise en garde :  » Ça ne se produit pas immédiatement, mais sans prévenir vous vous apercevrez que les choses ne sont pas telles que vous pensiez qu&rsquo;elles étaient.</em><br />
<em>  » Dans son introduction, Johnny explique comment il a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d&rsquo;un vieil homme aveugle, décidé de le mettre en forme et de l&rsquo;annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d&#8217;emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de « home movie ».</em><br />
<em> Tout s&rsquo;annonce bien jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il découvre une pièce qui jusqu&rsquo;alors n&rsquo;existait pas. Passé l&rsquo;étonnement, il se rend à une évidence troublante : la maison est plus grande à l&rsquo;intérieur qu&rsquo;à l&rsquo;extérieur. Navidson tente d&rsquo;explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L&rsquo;horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l&rsquo;expédition que pour le lecteur &#8211; lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.</em><br />
<em> Que cache la maison ? Quel est ce grondement qu&rsquo;elle émet de temps en temps ? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices ? Pourquoi le manuscrit de Zampanù semble-t-il le rendre fou ? A la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, <span style="color: #3366ff;">La Maison des feuilles</span> a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur.</em><br />
<em> Une lecture littéralement habitée.</em></p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #3366ff;">La Maison des Feuilles</span></em><span style="color: #3366ff;"> <span style="color: #000000;">fait partie de ces liv</span></span><span style="color: #000000;">res qui hantent pendant et après leur lecture. Vous le résumer serait un challenge, car il contient pas moins de trois histoires enchassées, mais je vais essayer tout de même. On trouve ainsi :</span></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Notre premier narrateur, Johnny Errand, un drogué qui tombe par hasard sur le manuscrit d&rsquo;un vieil homme, Zampanu, qu&rsquo;il lit, annote et essaye de comprendre en y recherchant des références dans son monde. Mais il n&rsquo;en trouve aucune. Par contre, il se met à avoir des cauchemars éveillés et à voir des monstres, des crises de terreur, dont on ne sait pas trop si elles sont causées par le manuscrit ou par l&rsquo;abus de drogue et de sexe dont il fait preuve.</li>
<li style="text-align: justify;">L&rsquo;histoire du manuscrit de Zampanu lui-même, qui a décidé de consacrer des années de sa vie à écrire ce manuscrit, jusqu&rsquo;à en devenir fou puis mourir.</li>
<li style="text-align: justify;">Le texte à l&rsquo;intérieur du manuscrit de Zampanu : l&rsquo;histoire de la famille Davidson dans la fameuse <span style="color: #3366ff;">Maison. <span style="color: #000000;">Une <span style="color: #3366ff;">Maison</span> digne d&rsquo;un film d&rsquo;horreur ; Davidson père filmait d&rsquo;abord sa nouvelle <span style="color: #3366ff;">maison</span> pour un « documentaire » sur l&rsquo;installation et les retrouvailles de sa famille dont il s&rsquo;était éloigné. Il ne va pas tarder à y ajouter un reportage sur la pièce qui apparaît soudain dans la bâtisse et qui mène à un labyrinthe effrayant et obscur, une<span style="color: #3366ff;"> maison</span> dans la <span style="color: #3366ff;">maison</span>.</span></span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Personnellement, pour moi, l&rsquo;histoire de Johnny Errand et du manuscrit de Zampanu sont&#8230;secondaires. Au début, on y prête attention parce qu&rsquo;on lit le roman attentivement. Mais de mon côté, j&rsquo;ai vite commencé à survoler les passages de ces deux histoires en ne m&rsquo;arrêtant que si quelque chose m&rsquo;attirait, parce que la vie de drogué et sex-addict de Johnny me lassait profondément et m&rsquo;agaçait : quant au manuscrit il n&rsquo;était intéressant que dans le fait d&rsquo;être relié à l&rsquo;histoire des Navidson. Il faut aussi rajouter, comme « excuses » que j&rsquo;ai lu ce livre sur un long moment (un mois ou plus) car ses 700 pages sont écrites avec des typographies différentes pour identifier l&rsquo;histoire dont on parle, mais aussi pour avoir des notes de bas de page sur l&rsquo;histoire des Navidson ou sur le manuscrit de Johnny. Ces notes peuvent durer  un moment et parfois on a juste une fatigue visuelle à lire tout cela (surtout quand ça concerne les parties les moins intéressantes.) Il y a aussi des passages peu lisibles (vous verrez en regardant les images dans cet article) et qui ne demandaient pas forcément à être lus. Enfin, l&rsquo;histoire me faisait tellement peur que j&rsquo;avançais aussi pour la finir&#8230;.et je ne la lisais que dans la journée car sinon j&rsquo;aurais eu du mal à dormir la nuit ^^&rsquo;. D&rsquo;ailleurs, la typographie, mise en place du texte, joue aussi beaucoup dans l&rsquo;histoire et reflète l&rsquo;oppression ou le passage lu à ce moment-là.</span></p>
<p style="text-align: justify;">Car c&rsquo;est franchement l&rsquo;histoire des Navidson qui donne tout son intérêt au récit. On y suit une famille venue pour se reconstruire, et le père de famille filme cette « réunion ». Puis ils s&rsquo;aperçoivent que la maison qu&rsquo;ils ont achetée est étrange. Un recoin qui servait d&rsquo;étagère s&rsquo;élargit un jour au point de devenir un pièce, puis un couloir long, obscur, froid, sans souffle, sans bruit, sans lumière. Couloir qui ne cesse de s&rsquo;élargir et devient peu à peu une <span style="color: #3366ff;">maison</span> dans la <span style="color: #3366ff;">maison</span>, avec des portes, des corridors interminables, avec aucun bruit à part un grondement sourd de temps en temps. Des lampes torches n&rsquo;éclairent que tout juste l&rsquo;endroit où on est. Et impossible d&rsquo;y survivre longtemps&#8230;.ou de ne pas s&rsquo;y perdre. Les réactions des Navidson diffèrent alors : le père de famille, journaliste, intrigué, décide de l&rsquo;explorer seul puis avec une équipe nécessaire ; sa femme est carrément hostile à cette chose dont elle essaye d&rsquo;ignorer l&rsquo;existence ; les enfants ont des attitudes étranges ; les animaux eux, quand ils passent dans cette pièce, ressortent comme par magie dans le jardin. Mais rien dans la <span style="color: #3366ff;">maison</span> extérieure ne permet de deviner les proportions de cette <span style="color: #3366ff;">maison</span> obscure qui grandit et obsède tout le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous comprenez aisément comment cette histoire tire vers l&rsquo;horreur. D&rsquo;autant que la mise en page reflète l&rsquo;avancée dans la <span style="color: #3366ff;">maison</span> : par exemple à un moment, une des personnes de l&rsquo;équipe d&rsquo;exploration tire une balle dans un des murs. Apparaît alors dans le texte un carré noir où on lit du texte au fur et à mesure des pages&#8230;et ainsi de suite pour divers autres effets. Ce qui fait aussi la spécificité du livre, c&rsquo;est que cette histoire est donc traitée comme un documentaire, sur lequel beaucoup d&rsquo;experts ont tenté une analyse. On trouve ainsi des remarques de personnalités connues, comme Stephen King ! Oui, toute l&rsquo;histoire est traitée comme quelque chose qui a fait débat pendant très longtemps et qui a été disséqué, analysé, qu&rsquo;on a essayé de comprendre sans y croire, au point d&rsquo;avoir de nombreuses bibliographies sur le sujet. Ce qui rend l&rsquo;histoire on ne peut plus réelle&#8230;sauf que comme nous l&rsquo;apprend Johnny Errand, ce documentaire, le <em>Navidson Record</em>, n&rsquo;a jamais existé.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous l&rsquo;aurez compris, ce roman est un OVNI total par son mélange d&rsquo;histoires, de formes, d&rsquo;intrigues&#8230;et sa mise en page, son écriture même. A savoir que l&rsquo;histoire était d&rsquo;abord publiée sur le web, ce qui explique à la fois le concept labyrinthique, les nombreuses notes en bas de page, la couleur bleue du mot <span style="color: #3366ff;">maison <span style="color: #000000;">(ça contribue aussi à rendre le texte flippant) qui fait rappel aux liens hypertexe. On trouve aussi des annexes à la fin comme le croquis ci-dessous, des documents imaginaires de l&rsquo;équipe Davidson (et qui contribuent encore à rendre le récit plus réel) et les lettres de la mère de Errand à l&rsquo;hôpital psychiatrique (que je n&rsquo;ai pas lues). Et pour un mot final, ce livre oppresse vraiment. Pour ma part je n&rsquo;ai pas pu regarder les endroits sombres dont je ne voyais pas la fin (ou même dont je voyais la fin) ou les murs de mon appartement sans flipper pendant un temps, puis ça s&rsquo;est atténué. Ca marque l&rsquo;esprit, en tout cas&#8230;un OVNI à découvrir, et aussi un chef d&rsquo;oeuvre dans son genre, unique. C&rsquo;est autant une expérience qu&rsquo;un livre&#8230;dont je vous donne un petit aperçu ne serait-ce qu&rsquo;avec les changements de couleur dans cet article. Avouez que ça stresse un peu &#8212;&gt;<br />
</span></span></p>
<p style="text-align: justify;">La phrase qui ouvre le livre, en accroche, met tout de suite dans l&rsquo;ambiance :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;">« Ceci n&rsquo;est pas pour vous. »</p>
</blockquote>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" class="wp-image-2854 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/HoL-stairway.jpg" alt="HoL stairway" width="497" height="424" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/HoL-stairway.jpg 640w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/HoL-stairway-300x255.jpg 300w" sizes="(max-width: 497px) 100vw, 497px" /><br />
Un croquis de la supposée<span style="color: #3366ff;"> maison</span> d&rsquo;après les premières explorations.<a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/house.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-2855 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/house.jpg" alt="house" width="476" height="306" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/house.jpg 599w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/house-300x192.jpg 300w" sizes="(max-width: 476px) 100vw, 476px" /></a><br />
Ou comment le texte est donc mis en page&#8230;<a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/maisonfeuilles640-03.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2856 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/maisonfeuilles640-03.jpg" alt="maisonfeuilles640-03" width="480" height="547" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/maisonfeuilles640-03.jpg 480w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/maisonfeuilles640-03-263x300.jpg 263w" sizes="auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Roman américain inclassable : horreur, amour, expérimental, essai, mise en abîme, science-fiction&#8230;.</b><br />
<b>Editions :</b> Denoël (collection Denoël &amp; d&rsquo;ailleurs)<b><br />
Parution originale : </b>2000<br />
<b>Première parution française : </b>2002, puis réimpressions en 2004 et 2007,  réédition en 2013.<b><br />
Disponibilité :  </b>en librairie (32 euros) (c&rsquo;est cher à cause de la typographie si particulière du livre&#8230;.)<b><br />
709 pages.</b> <b><br />
EAN :<em> </em></b>9782207115367</p>
<p><strong>Lecture en cours :</strong><em> L&rsquo;aliéniste</em> de Caleb Carr &amp; <em>Mémoires</em> de Pierre-François Lacenaire</p>
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		<title>Faux-Semblants &#8211; Bari Wood et Jack Geasland</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jun 2014 12:24:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Bari Wood]]></category>
		<category><![CDATA[Cronenberg]]></category>
		<category><![CDATA[Dead Ringers]]></category>
		<category><![CDATA[Faux-Semblants]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Jack Geasland]]></category>
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		<category><![CDATA[Littérature américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Suspence]]></category>
		<category><![CDATA[Twins]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ? Parce que j&#8217;avais vu le film qui en a été adapté par Cronenberg et qu&#8217;une amie m&#8217;a vivement conseillé de lire le bouquin. Parce que l&#8217;histoire [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi ce livre ? </strong>Parce que j&rsquo;avais vu le film qui en a été adapté par Cronenberg et qu&rsquo;une amie m&rsquo;a vivement conseillé de lire le bouquin. Parce que l&rsquo;histoire m&rsquo;intéressait et me fascinait. Parce que vous l&rsquo;aurez sans doute remarqué, je ne poste pas beaucoup en ce moment (mes journées sont bien occupées entre mon stage et la recherche d&#8217;emploi) mais c&rsquo;est un des seuls livres en ce moment auquel j&rsquo;ai vraiment accroché et que je n&rsquo;ai pas mis trop de temps à finir&#8230;. ^^</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter" src="http://decitre.di-static.com/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/7/0/2/1/9782702140734FS.gif" alt="" width="245" height="389" /></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>David et Michael Ross sont des jumeaux parfaits. Elevés ensemble, ils vivent les mêmes expériences, suivent les mêmes études et se destinent tous deux à la carrière de gynécologue. Inséparables, une étrange communion les attache l&rsquo;un à l&rsquo;autre, qui les pousse à partager jusqu&rsquo;à leurs conquêtes féminines. Pourtant, Michael cherche à s&rsquo;émanciper de cet autre lui-même qui l&rsquo;étouffe. C&rsquo;est en rencontrant Kathy Field qu&rsquo;il tentera de briser l&#8217;emprise imposée par son frère. Mais en a-t-il vraiment envie ? Est-il assez fort pour défaire ce que la nature a créé ? Et David le permettra-t-il ? Inspiré d&rsquo;une histoire authentique, qui a défrayé la chronique dans les années 70, ce livre au suspens soigneusement dosé glissant peu à peu vers l&rsquo;horreur a été adapté au cinéma par David Cronenberg en 1988, avec Jeremy Irons dans le (les ?) rôle principal.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Alors vous devez vous en douter au résumé, mais je préviens quand même : <em>Faux-Semblants</em> est assez malsain. Par son sujet mais aussi et surtout par la relation entre les deux frères. David et Michael Ross sont des vrais jumeaux, et dès leur enfance, le plus timide, le plus faible psychologiquement, Michael, croit que leur grand-père les maudit presque en leur conseillant de se détacher l&rsquo;un de l&rsquo;autre, s&rsquo;ils ne veulent pas mourir peu à peu&#8230;plus tard il s&rsquo;avère que Michael aurait rêvé cette scène. Mais cela suffit à mettre dans l&rsquo;ambiance. On suit l&rsquo;histoire des jumeaux depuis leur enfance, tout en s&rsquo;intéressant principalement à l&rsquo;âge adulte mûr (30-40 ans). D&rsquo;ailleurs le livre est construit d&rsquo;une façon inhérente aux années de sa publication, qu&rsquo;on ne retrouve guère plus aujourd&rsquo;hui je crois : on découvre la mort des jumeaux, dans leur appartement, et ensuite on remonte dans le temps pour voir ce qui a mené à ce désastre. On voit donc la relation fusionnelle qui les unit au début, jusqu&rsquo;à ce que Michael tente de s&rsquo;émanciper en se mariant avec une femme, tandis que Ross vit avec son compagnon, également collègue de médecine. Mais on s&rsquo;aperçoit vite que les tentatives de « fuite » de Michael ne font que le détruire : il sombre dans la médicamentation excessive, des périodes de bonheur et de désintéressement avec sa femme, sans compter les hallucinations qu&rsquo;il a d&rsquo;inconnus ressemblant à son frère, ou alors tout simplement le fait que sa vie ne lui semble complète que lorsque son frère est là. Je vous laisse découvrir le reste de l&rsquo;histoire, si jamais vous lisez ce livre&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui fascine surtout dans l&rsquo;oeuvre et qui est le principal sujet, c&rsquo;est surtout la relation entre les deux frères jumeaux. David est ce qu&rsquo;on pourrait appeler le « dominant » car son frère Michael vit dans son ombre, et il semble tirer à lui toute la gloire de leur métier de gynécologue, être le plus brillant, le plus intelligent, le plus social, le plus éclatant. Et en plus de toutes ces qualités (qui conduisent pas mal de persos secondaires à préférer Michael et à ne pas supporter David qui « bouffe son frère depuis des années ») il est aussi celui qui ramène sans cesse Michael à une dépendance envers lui, en le voyant chaque semaine, lui téléphonant souvent, essayant de le raisonner dans ses choix&#8230;certes, dit comme cela, cette possession pourrait facilement donner à voir David comme un méchant. Mais il faut dire que l&rsquo;un et l&rsquo;autre sont coupables dans cette histoire, Michael ne pouvant également pas se passer de David. C&rsquo;est la fusion, le lien unique entre jumeaux, développé à l&rsquo;extrême, qui les amène à se faire passer l&rsquo;un pour l&rsquo;autre même auprès de leurs patientes, à ne pas s&rsquo;éloigner l&rsquo;un de l&rsquo;autre, à ces relations tantôt conflictuelles, tantôt harmonieuses, qui mènent d&rsquo;ailleurs à l&rsquo;inceste entre eux&#8230;quand je vous disais que c&rsquo;était malsain ! Pourtant, on peut comprendre les tentatives de Michael de se détacher de son jumeau, avant d&rsquo;être pris de pitié en voyant qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de réelle échappatoire pour ces deux personnages, piégés dans leur relation unique et anormale. Et c&rsquo;est d&rsquo;autant plus glauque que certaines descriptions (tant de la relation entre les deux protagonistes, que de scènes à l&rsquo;hôpital) sont assez glauques et que l&rsquo;histoire se base sur un fait divers, celui de la mort de jumeaux réels, Stewart et Cyril Marcus, également gynécologues à New York.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;écriture n&rsquo;a rien de particulier dans son style, vraiment, même si en revanche on peut dire que l&rsquo;auteur sait faire ses effets au fur et à mesure de l&rsquo;histoire. Ce livre appartient à la catégorie des bouquins qui fascinent autant qu&rsquo;ils rebutent, et j&rsquo;ai moi-même dû interrompre ma lecture une fois, quand un passage descriptif sur une patiente d&rsquo;un des jumeaux me donnait assez envie de vomir. Donc ce n&rsquo;est pas pour les petites natures, ce n&rsquo;est un livre transcendant non plus (si ce n&rsquo;est pas l&rsquo;étrangeté morbide de son sujet) mais en tout cas il happe l&rsquo;esprit et on a qu&rsquo;une envie, continuer à tourner les pages&#8230; Un autre détail intriguant, sur lequel je n&rsquo;ai pas trouvé d&rsquo;infos : ce livre a été écrit par deux auteurs visiblement. Je me demande si cette co-écriture vient simplement de l&rsquo;intérêt de deux personnes pour ce fait divers, ou si cela a eu également une incidence sur la façon de raconter l&rsquo;histoire ? Ça a été de bons moments de lecture pour moi en tout cas, avec un sujet et une vision sortant de l&rsquo;ordinaire (et ça ne fait pas de mal parfois !)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au sujet de l&rsquo;adaptation</strong> : Elle a été réalisée par David Cronenberg en 1988, avec Jeremy Irons dans le rôle des jumeaux. J&rsquo;ai vu le film avant de lire le livre, et en fait, j&rsquo;aurais besoin de regarder le film de nouveau, puisque je dois avoir un décalage d&rsquo;un an au moins entre les deux et que je ne me rappelle plus de tout le film. Déjà, celui-ci m&rsquo;avait paru malsain, mais en lisant le bouquin, je me rends compte que les impressions de « malsain » ou de « sombre oppression » laissées par les deux ne sont pas les mêmes et se nuancent différemment, même si je suis incapable de dire pourquoi précisément. Certes, le livre va plus loin que le film dans le côté glauque, c&rsquo;est peut-être cela, mais les deux matériaux me semblent au final assez différent. Bizarre&#8230;en tout cas, je me souviens d&rsquo;un bon film même s&rsquo;il était très sombre et avec parfois quelques visions cauchemardesques, qui valait le coup d&rsquo;oeil, avec notamment l&rsquo;interprétation d&rsquo;Irons pour les deux rôles, forcément remarquable !</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><b>Roman américain, style suspense-horreur.</b><br />
<strong>Titre original : </strong> <i>Twins</i> puis <em>Dead Ringers</em>.<br />
<b>Editions :</b> Calmann-Lévy, collection Interstices<b><br />
Parution originale : </b>1977<b><br />
Première parution française : </b>1988<b><br />
Disponibilité :  </b>en librairie (17, 25 euros)<b><br />
293 pages.</b><b><br />
EAN :<em> </em></b>9782702140734</p>
<p><strong>Lecture en cours </strong>: <em>Rebecca&rsquo;s Tale</em>, de Sally Beauman</p>
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