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	<title>histoire &#8211; LA MALLE AUX LIVRES</title>
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	<description>La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté...</description>
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		<title>Quattrocento &#8211; Stephen Greenblatt</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2014 06:00:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire du livre]]></category>
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					<description><![CDATA[En ce début d’automne, je viens vous parler d’un livre… qui parle de livre. Ou plus exactement d’un poème en particulier et à travers lui, de toute une partie de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En ce début d’automne, je viens vous parler d’un livre… qui parle de livre. Ou plus exactement d’un poème en particulier et à travers lui, de toute une partie de l’épopée du livre, de l’Antiquité à la Renaissance. Car c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup, et qui me permet de réunir deux passions : la lecture, et l’histoire. Connaître comment on lisait à l’époque des Grecs, des Romains ou du Moyen-Âge est très instructif, et on peut voir que, malgré les siècles qui nous séparent, un lecteur conservent toujours certaines habitudes.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Quatrocento_couv.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-3554 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Quatrocento_couv.jpg" alt="Quatrocento_couv" width="197" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Et si la Renaissance était née d’un livre ? Un livre perdu, connu par fragments, recopié par quelques moines et retrouvé par un humaniste fou de manuscrits anciens ? L’idée, audacieuse, vertigineuse, ouvre les portes de l’histoire de Poggio Bracciolini, dit le Pogge, qui découvrit une copie du De rerum natura de Lucrèce dans un monastère allemand. C’était à l’aube du xve siècle.<br />
Le Pogge n’était pas seulement un bibliophile passionné et un copiste hors pair. Il aimait les arts et il avait écrit des Facéties grivoises. Il aimait les femmes et était père de dix-neuf enfants. Il n’aimait pas l’Église mais il était secrétaire d’un pape diaboliquement intelligent et corrompu. Ainsi s’ouvre à nous un monde inouï, celui d’une cour papale où s’agitaient agents cupides, moines séducteurs, filous, femmes de petite vertu et humanistes d’exception : un monde à la fois sévère et dépravé, contraignant mais libre. En découvrant, copiant et diffusant l’œuvre de Lucrèce, le Pogge aura levé le voile sur les Temps modernes, et influencé des esprits aussi puissants que Montaigne ou Machiavel. Car tout, selon Lucrèce, est fait d’atomes en mouvement, qui s’entrechoquent au hasard, se séparent et se rencontrent à nouveau. Telle fut l’intuition géniale du poète latin, une célébration de la danse de la matière et un bréviaire d’athéisme qui allaient bouleverser le Moyen Âge finissant.<br />
Conteur né, érudit et brillant, Stephen Greenblatt emporte le lecteur au cœur de ce Quattrocento qui fit revivre l’Antiquité pour la porter jusqu’à nous.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>On me l’a prêté, et ce fut une excellente idée. J’ai justement eu un cours sur l’histoire du livre récemment, et la thématique était encore toute fraîche dans mon esprit. L’avantage ici est qu’on le voyait sous le prisme d’un seul ouvrage : De La Nature, de Lucrèce. On suit donc le parcours de ce seul livre, ce qui permet d’avoir un bon aperçu de l’histoire du livre, tout en ne se dispersant pas trop. De plus, je ne connaissais pas du tout ce livre-poème, c’était donc l’occasion de le découvrir.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Nous suivons donc initialement un homme de la Renaissance, nommé Le Pogge, et comment il découvrit au fin fond d’un monastère une copie rare d’un poème antique de Lucrèce. Le livre est fait d’aller et retour entre la vie de Le Pogge et les différentes époques qui le séparent du temps de Lucrèce, durant l’Empire Romain.</p>
<p>On découvre ainsi les philosophes grecs et romains, la vie durant l’époque romaine ainsi que les premiers chrétiens et la vie à la cours Papale à Rome. La religion est très présente, et on voit à quel point elle a littéralement eu le choix de vie ou de mort sur la littérature à travers les siècles. Ce n’est que grâce a des nombreux miracles que l’ouvrage de Lucrèce, niant tout ce que la foi chrétienne proclamait à l’époque, ait survécu jusqu’à Le Pogge. Car les textes grecs et latins ne devaient leur survie qu’au bon vouloir des moines qui les recopiaient dans les monastères, exerçant ainsi une immense sélection. C’est pour cela qu’une grande partie des œuvres antiques ne nous ait pas parvenu, leur support s’est désagrégé en même temps que leur contenu et, faute d’être copiés et recopiés, sont tombés dans l’oubli. Il est donc intéressant de voir à quel point la religion chrétienne régna en maître sur l’Europe et ses intellectuels durant les premiers siècles de notre ère. Pour le meilleur et pour le pire.</p>
<p>L’œuvre de Lucrèce ensuite, est vraiment très intéressante à découvrir. D’un style élégant, elle sabre toutes les valeurs hypocrites et illogiques de la religion, et établit avec force l’existence d’infimes particulières que nous nommerons des millénaires plus tard atomes. Plusieurs penseurs de l’Antiquité émirent en effet cette théorie, sans jamais vraiment être pris au sérieux. Le temps leur donna raison, même si beaucoup trop tard. Et le reste de la philosophie de Lucrèce, très terre-à-terre et « vivante », est également passionnante à découvrir.</p>
<p>Enfin, avec Le Pogge, nous découvrons la vie d’un homme de culture à la Renaissance, période riche et fascinante où le monde changea énormément. Et la découverte du poème de Lucrèce fut justement une petite mais importante partie de ces changements.</p>
<p>Ce fut donc un livre extrêmement passionnant et riche, fourmillant de détails et d’anecdotes sur l’histoire du livre. Très bien documenté et complet, il permet en outre de découvrir une œuvre majeur et trop longtemps oubliée. Un voyage dans le temps qui m’a beaucoup plu.</p>
<p>A noter également qu’il a reçu le prix Pulitzer 2012 et le National Book Award 2011. Les prix ne veulent pas toujours dire quelque chose, mais dans le cas présent, je pense que c’est mérité.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Les amoureux du livre et de son histoire, les amateurs d’Antiquité ou de Renaissance.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Il s&rsquo;agit de souligner un fait plus surprenant, l&rsquo;impression, évidente à chaque page de De la nature, que la vision scientifique du monde &#8211; celle d&rsquo;atomes se déplaçant au hasard dans un univers sans bornes &#8211; a, à l&rsquo;origine, été inspirée par l&rsquo;émerveillement d&rsquo;un poète. Cet émerveillement ne doit rien à des dieux ou des démons, ni au rêve d&rsquo;une vie après la mort ; chez Lucrèce, il vient de la prise de conscience que nous sommes faits de la même matière que les étoiles, les océans et de tout ce qui est. Ce qui, d&rsquo;après lui, doit déterminer la façon dont nous menons notre vie. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Flammarion</p>
<p>Date de sortie : 12/04/2013</p>
<p>Prix : 21.9 €</p>
<p>Nombre de pages : 345 pages</p>
<p>ISBN : 978-2081284579</p>
<p><strong>Lecture en cours :</strong></p>
<p><em>The Luminaries</em> d’Eleanor Catton (En cours)</p>
<p><em>Beauvoir in Love d’Irène Frain</em> (Bientôt terminé)</p>
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		<title>Du domaine des Murmures &#8211; Carole Martinez</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Sep 2014 06:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[roman français]]></category>
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					<description><![CDATA[Bonjour à tous ! Aujourd’hui, une nouvelle trouvaille de ma bibliothèque que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire et suis donc ravie de vous faire découvrir. Après les fées et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à tous ! Aujourd’hui, une nouvelle trouvaille de ma bibliothèque que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire et suis donc ravie de vous faire découvrir. Après les fées et Sherlock Holmes, je vais vous faire voyager au temps des Croisades et des Saintes qui dévoue leur vie à leur religion. Au temps où les hommes étaient capables de parcourir des milliers de kilomètres pour reconquérir ce qu’ils estimaient être leurs terres sacrées, et où d’autres préféraient s’emmurer pour être plus près de Dieu et de sa parole. Voici donc l’histoire d’Escarmonde –oui, un nom assez étrange, mais bon, depuis 1187, on en a vu passer des choses…- et de son curieux mais fabuleux destin.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/du-domaine-des-murmures-couv.jpg"><img decoding="async" class="size-full wp-image-3476 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/du-domaine-des-murmures-couv.jpg" alt="du-domaine-des-murmures-couv" width="185" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire « oui » : elle veut faire respecter son voeu de s&rsquo;offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe&#8230; Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l&rsquo;entraînera jusqu&rsquo;en Terre sainte. Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d&rsquo;une sensualité prenante.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>J’avais déjà remarqué ce livre en librairie il y a quelques temps, avant de me laisser tenter en le trouvant dans ma bibliothèque. La couverture Folio est à la fois mystérieuse et poétique, très appropriée je trouve. A noter qu’il a reçu le prix Goncourt des lycéens en 2011, prix tout à fait justifié pour cette œuvre presque magique et au style tout en poésie.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Le jour de ses noces –arrangées, bien sûr-, Escarmonde, 15 ans, refuse de dire oui et s’offre à Dieu, demandant à être emmurée vivant dans le domaine de son père, le domaine des Murmures. Mais loin d’être un bannissement, la jeune femme se voit élevée au rang de Sainte et on vient de toute la France pour écouter ses bons conseils. Et au fond de sa cellule, Escarmonde cache un secret qui pourrait bien bouleverser sa vie entière et ébranler sa volonté de rester enfermée jusqu’à sa mort.</p>
<p>Autant dire que le sujet est loin d’être joyeux. Le choix apparemment étrange de la jeune femme s’explique pourtant aisément : si elle accepte d’épouser son promis –un homme peu agréable, comme on s’en doute-, son destin est voué à être misérable. Les femmes de ce temps n’avaient pour ainsi dire aucune existence propre. Et l’un des seuls moyens de vivre une vie tranquille et avec une indépendance toute relative était de consacrer sa vie à Dieu. En comparaison d’une vie maritale, s’emmurer vivante pour le reste de ses jours est préférable, c’est dire que la vie de couple n’était pas toujours très sympathique à l’époque…</p>
<p>Pourtant, l’on s’attache rapidement à cette jeune femme étonnamment pleine de sagesse pour son âge et dont la clairvoyance fera vite sa renommée. Malgré les épreuves, elle reste forte dans son désir de s’offrir à Dieu. Et ce malgré même si l’inattendu se produit, au fond de sa cellule, et qui la fera sérieusement douter de son choix… Mais pour cela, je vous laisse lire le livre pour en découvrir plus !</p>
<p>Les personnages secondaires sont également très forts et tout aussi attachants, pour la plupart. Du père rendu fou par le choix de sa vie aux nombreux servants du château des Murmures, l’auteur nous offre une palette de personnages uniques et complexes, dans une époque bien sombre. A cause des Croisades premièrement, auxquelles va être mêlée Escarmonde d’une façon bien singulière. Mais également à cause de l’obscurantisme religieux où les gens incrédules étaient prêts à brûler des prétendus sorciers ou à élever au rang de Saint des faiseurs de miracles.</p>
<p>Mais l’un des véritables atouts de ce roman, c’est bien son style poétique et sensuel qui nous transporte tout de suite dans ces temps mystérieux et mystiques. L’auteure parvient à nous faire écouter la voix de cette jeune femme, une voix qui s’est perdue au travers des siècles pour ne demeurer qu’un murmure qui donne son nom au domaine. Et malgré son thème très pieux et religieux, l’écriture n’en reste pas moins aérienne, voire même très sensuelle étonnamment.</p>
<p>En résumé, c’est un magnifique roman qui nous transporte loin, très loin, par-delà le temps et les murs. Une très bonne lecture au style enchanteur, même si abordant des thèmes parfois très durs. Trop vite terminée, que je ne saurais que vous conseiller !</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Ceux qui cherchent à s’évader, à traverser les murs. Ceux qui souhaiteraient un roman au style léger mais profond. Les amateurs de romans de Chevaleries, point de vue féminin.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Le monde en mon temps était poreux, pénétrable au merveilleux. Vous avez coupé les voies, réduit les fables à rien, niant ce qui vous échappait, oubliant la force des vieux récits. Vous avez étouffé la magie, le spirituel et la contemplation dans le vacarme de vos villes, et rares sont ceux qui, prenant le temps de tendre l&rsquo;oreille, peuvent encore entendre le murmure des temps anciens ou le bruit du vent dans les branches. Mais n&rsquo;imaginez pas que ce massacre des contes a chassé la peur! Non, vous tremblez toujours sans même savoir pourquoi. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Folio</p>
<p>Date de sortie : 28 février 2013</p>
<p>Prix : 6.8 €</p>
<p>Nombre de pages : 240 pages</p>
<p>ISBN : 978-2070450497</p>
<p><strong>Lectures en cours :</strong></p>
<p><em>The Luminaries</em> d’Eleanor Catton (Un pavé de 800 pages… il va rester longtemps dans mes lectures en cours)</p>
<p><em>Hamlet, Prince of Danemark : A novel</em> de AJ Hartley et Davis Hewson (Livre audio) (Bientôt fini !)</p>
<p><em>Quatrocento</em> de Stepehn Greenblatt (Commencé… fascinant)</p>
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		<title>La chambre d&#8217;Hannah &#8211; Stéphane Bellat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christine Juillet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Sep 2014 08:00:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[micro application]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[stéphane bellat]]></category>
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					<description><![CDATA[Parfois, des torrents de surprises nous guettent. Après lecture, j&#8217;ai parcouru quelques critiques du titre « Une fille, qui danse » qui n&#8217;étaient pas très favorables. Souvent, le livre était considéré comme [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Parfois, des torrents de surprises nous guettent. Après lecture, j&rsquo;ai parcouru quelques critiques du titre « Une fille, qui danse » qui n&rsquo;étaient pas très favorables. Souvent, le livre était considéré comme « trop philosophique » alors que j&rsquo;avais trouvé cette perspective du regard de l&rsquo;adulte sur l&rsquo;adolescent au contraire primordiale. Maintenant, je viens de finir un livre que tout le monde salue et je suis partagée, c&rsquo;est pourquoi j&rsquo;adopterais la forme très scolaire du pour et du contre dans ma critique. En attendant, si vous ne connaissez pas, voici le résumé et la couv =)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter" src="http://decitre.di-static.com/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/2/2/4/9782822402972FS.gif" alt="" width="150" height="237" /></p>
<blockquote><p><span style="color: #000000;">« Paris, février 1992. Pierre Descarrières, 11 ans, est malheureux, coincé entre une vie terne et des parents qui se déchirent quotidiennement. Seul dans sa chambre, il rêve d&rsquo;un frère ou d&rsquo;une soeur qui viendrait rompre sa solitude. Paris, février 1942. Hannah Klezmer, 11 ans, étouffe dans l&rsquo;espace confiné de son appartement, mise à l&rsquo;écart parce qu&rsquo;elle est juive. Leurs routes n&rsquo;auraient jamais dû se croiser. </span><br style="color: #000000;" /><span style="color: #000000;">Et pourtant, c&rsquo;est arrivé. Car il existe entre eux un lien plus fort que le temps et la folie des hommes. Si La Chambre d&rsquo;Hannah plonge ses racines dans l&rsquo;Histoire la plus sombre, c&rsquo;est aussi le roman sensible et lumineux d&rsquo;une amitié entre deux enfants qui n&rsquo;ont, au premier abord, rien en commun : ni leur condition, ni leur époque. Avec, en filigrane, ces deux questions essentielles : jusqu&rsquo;où aller par amitié ? Sommes-nous prêts à croire l&rsquo;impossible ? »</span></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Au départ, l&rsquo;idée est très simple. Pierre est un jeune adolescent déprimé se sent terriblement seul et la force de son imagination, l&rsquo;envie d&rsquo;avoir quelqu&rsquo;un le poussent à rencontrer Hannah qui se sent également exclue à cette période où la discrimination et l&rsquo;étoile jaune sont arrivées. Passée la surprise, ils échangent un peu, apprennent à se connaître. Pierre ne connaît rien à la seconde guerre mondiale (pour ma part, j&rsquo;ai trouvé assez énorme qu&rsquo;il n&rsquo;y connaissent rien de rien mais bon, ils sont jeunes, admettons) et avec son meilleur ami Maxime, ils essaient d&rsquo;en apprendre plus. C&rsquo;est une solide amitié qui se bâtit entre ces enfants qui sont d&rsquo;époques différentes. J&rsquo;ai apprécié le traitement sur le personnage de Maxime qui n&rsquo;est pas qu&rsquo;un figurant et qui se développe au long du roman. Il a aussi ses gaffes, ses moments de courage, ses peurs et j&rsquo;ai apprécié cela. Quant aux parents, ils sont très crédibles jusqu&rsquo;à la seconde moitié du livre où leurs réactions sont assez simplistes finalement. On ne sait pour ainsi dire rien d&rsquo;eux et j&rsquo;ai trouvé cela dommage.</p>
<p style="text-align: justify;">Les allers et retours entre le présent et le passé se font tout naturellement et à la manière d&rsquo;un Pierre inquiet et impatient, le lecteur a également hâte de savoir ce qui se passe dans la vie de la jeune Hannah. Le récit est ponctué de passages tendres et ma foi assez symboliques qui font réfléchir les lecteurs. Je l&rsquo;ai lu dans certains commentaires et j&rsquo;appuie ce point de vue : cet ouvrage aurait, je pense, sa place parmi les lectures des collégiens au même titre que « Le garçon au pyjama rayé » ou Le journal de Anne Frank. Il permet au jeune public de s&rsquo;interroger sur cette guerre qui ne se présente pas comme une guerre, sur les conditions de vie pour les juives à cette époque. D&rsquo;autre part, il permet aussi de réfléchir sur les discriminations qui peuvent exister envers un peuple, un groupe&#8230; Sans parler d&rsquo;époque, rappelons qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui beaucoup d&rsquo;enfants n&rsquo;ont pas le droit d&rsquo;aller à l&rsquo;école, chose qui paraît toute bête et logique pour un petit occidental de notre époque mais qui est un rêve pour d&rsquo;autres enfants, ailleurs&#8230; Pour tout cela, j&rsquo;ai aimé lire ce roman.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois (parce qu&rsquo;il y a un « mais ») des petites choses ont attiré mon attention. Les raccourcis dans les réactions des parents m&rsquo;ont parfois interpellée. Au début plutôt développés, ils ont ensuite été « délaissés » au profit des enfants et finalement, ils suivent le mouvement sans réel questionnement. On sent que l&rsquo;auteur a essayé de justifier leurs choix par rapport à leurs réactions mais je les ai trouvées peu développées et un peu facile. Cela m&rsquo;a confortée dans l&rsquo;idée que je conseillerais plutôt ce roman à un public adolescents car je pense qu&rsquo;ils seront plus attentifs au coeur de l&rsquo;histoire et moins à cette subtilité sur les personnages secondaires. Aussi, je ne savais parfois pas si je me trouvais dans les yeux du Pierre de 11 ans ou dans ceux d&rsquo;un Pierre adulte qui raconte son histoire. Certaines remarques laissent entendre qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une ancienne histoire mais après avoir lu « Une fille qui danse » qui jouait parfaitement avec le regard rétrospectif, j&rsquo;ai trouvé qu&rsquo;ici, ce n&rsquo;était pas assez tranché. Par exemple, l&rsquo;auteur dit par exemple « J&rsquo;étais trop&#8230; ceci cela même si je ne connaissais pas ce mot ». Donc le narrateur adulte juge le narrateur enfant. Pour moi, cela aurait dû être un fil rouge tout au long du texte ou ne pas apparaître du tout. Le fait qu&rsquo;on voit ce genre de remarques une fois ou deux, j&rsquo;ai trouvé ça un peu maladroit, ou indécis.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, je vais finir par un énorme point d&rsquo;interrogation et j&rsquo;espère que ceux qui ont lu le livre viendront échanger avec moi à ce propos : LA FIN ??? Je n&rsquo;ai vu aucune remarque sur les blogs de lecteurs et pourtant, elle m&rsquo;a tellement déçue ! En fait, Pierre essaie d&rsquo;agir sur le destin d&rsquo;Hannah. Donc qu&rsquo;il la sauve ou pas (vous le découvrirez à la lecture&#8230;), cela me paraissait logique que ça se termine ainsi. L&rsquo;arrivée de l&rsquo;homme de la rue sur la fin était un peu étrange mais pourquoi pas. La scène presque finale était très bien. Et soudain, pourquoi a-t-il fallu que ce policier (sorti d&rsquo;on ne sait où) intervienne ? On sentait gros comme une maison qu&rsquo;il allait se passer quelques chose avec l&rsquo;un des personnages secondaires mais là, j&rsquo;ai trouvé ça totalement&#8230; superficiel par rapport à l&rsquo;histoire. Pour moi c&rsquo;est une « sur-fin » qui a peut-être le but de finir sur une belle image familiale mais ma question est : Pourquoi ? Honnêtement, j&rsquo;ai trouvé ça gros et inutile. Je pense que l&rsquo;auteur aurait dû avoir confiance dans son final et dans l&rsquo;imagination du lecteur plutôt que faire un rajout qui, moi, m&rsquo;a quand même déçue. Ma fin à moi précède les dernières pages.</p>
<p style="text-align: justify;">En somme, je vous conseille la lecture de ce roman mais je dirais qu&rsquo;il est à prendre comme un roman jeunesse ou fantastique et donc avec une dernière distance et de la clémence vis-à-vis de certaines réactions des personnages. L&rsquo;histoire est jolie, l&rsquo;amitié entre les personnages principaux touchante et il donne à réfléchir sur le devoir de mémoire et la situation des enfants pendant la seconde guerre mondiale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La chambre d&rsquo;Hannah &#8211; Stéphane Bellat</p>
<p>Publié par « Micro application » (si si) sous l&rsquo;isbn : 9782822402972 à 17.90 euros</p>
<p>Crédit image : http://www.enseigner-histoire-shoah.org/</p>
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		<title>Les Braises &#8211; Sandor Marai</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/les-braises-sandor-marai/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2013 16:19:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[A gyertyák csonkig égnek]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[littérature hongroise]]></category>
		<category><![CDATA[passion]]></category>
		<category><![CDATA[Sandor Marai]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ? Il s&#8217;agit d&#8217;un de mes romans préférés, que j&#8217;avais décidé de relire, d&#8217;autant plus qu&#8217;il est très court. J&#8217;en profite donc pour vous le faire découvrir, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourquoi ce livre ? </strong>Il s&rsquo;agit d&rsquo;un de mes romans préférés, que j&rsquo;avais décidé de relire, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il est très court. J&rsquo;en profite donc pour vous le faire découvrir, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il permet de plonger un peu dans le style subtil d&rsquo;un des meilleurs auteurs hongrois du XXe siècle, et par là-même, dans la culture et la manière de penser de ce pays.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782253933786.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-301 aligncenter" alt="9782253933786" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782253933786-185x300.jpg" width="185" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782253933786-185x300.jpg 185w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782253933786.jpg 400w" sizes="auto, (max-width: 185px) 100vw, 185px" /></a></p>
<blockquote><p>Reconnu comme l&rsquo;un des plus grands auteurs de la littérature hongroise et l&rsquo;un des maîtres du roman européen, l&rsquo;écrivain Sandor Marai (1900-1989) s&rsquo;inscrit dans la lignée de Schnitzler, Zweig ou Musil. L&rsquo;auteur des Révoltés, des Confessions d&rsquo;un bourgeois ou de La Conversation de Bolzano n&rsquo;a eu de cesse de témoigner d&rsquo;un monde finissant, observant avec nostalgie une Europe mythique sur le point de s&rsquo;éteindre. A travers la dramatique confrontation de deux hommes autrefois amis, Les Braises évoque cette inéluctable avancée du temps. Livre de l&rsquo;amitié perdue et des amours impossibles, où les sentiments les plus violents couvent sous les cendres du passé, tableau de la monarchie austro-hongroise agonisante, ce superbe roman permet de redécouvrir un immense auteur dont l&rsquo;œuvre fut interdite en Hongrie jusqu&rsquo;en 1990.</p></blockquote>
<p><em>Les Braises</em> est un roman coup de cœur, je dois l&rsquo;admettre. Il ne faut pas s&rsquo;attendre à une histoire d&rsquo;action en 200 pages, ni à une lecture trop facile, même si je trouve que pour la gravité et la philosophie des thèmes évoqués, l&rsquo;auteur s&rsquo;en tire tout à fait avec un style fluide et simple, mais toujours poétique. Tout tourne entre les retrouvailles de deux amis, à la fin de leur vie, après quarante de séparation quand l&rsquo;un a pris la fuite sans jamais donner la moindre explication ; fuyant aussi bien cet ami, que la femme de celui-ci, Christine, et sa carrière militaire. Le roman en lui-même est plus un long dialogue qu&rsquo;un véritable récit narratif. Car ce sont ces paroles qui auront le plus d&rsquo;importance pour dévoiler les raisons de leur séparation, pour découvrir leur vie et amitié commune, leur façon de voir le monde&#8230;</p>
<p>Il est difficile de parler de s&rsquo;attacher à un des deux personnages, plus qu&rsquo;un autre, même si je pense qu&rsquo;on a tendance à se sentir davantage compatissant pour Conrad, celui qui a fui, que le général, qui mène la conversation le plus souvent. Tout au long de cette conversation qui dure toute la nuit, ce sont les années communes et respectives des deux hommes qui sont évoquées, leurs souvenirs, les guerres.</p>
<p>Et la musique. Et les drames de la passion. La différence dans la nature des êtres. Le destin. Le jeu des faux-semblants chez tout un chacun. Pour tout dire, il y a tant de sujet évoqués, à travers le récit de cette amitié brisée et qui revit le temps d&rsquo;une nuit, qu&rsquo;il serait impossible de dire tout à fait le charme qui ressort de ce roman, et les nombreuses évocations que cela m&rsquo;évoque. Je pense que ce qui fait le charme de cette œuvre est d&rsquo;ailleurs ce que le lecteur va retrouver de lui-même, en ces deux personnes et en leur conversation. On peut ne pas toujours être d&rsquo;accord avec ce qui est écrit et dit, il demeure que les thèmes abordés sont universels et poussent à la réflexion. Certes, comme tout roman hongrois, le pessimisme – ou le cynisme &#8211; de ce pays et de ses habitants s&rsquo;y révèle, mais il ne faut pas s&rsquo;arrêter à seulement cela.</p>
<p>Quant au style, Sandor Marai a définitivement une magnifique plume, subtile, toute en finesse, en poésie et en pouvoir d&rsquo;évocation. C&rsquo;est sans doute pour moi son meilleur roman, le plus beau, le plus profond, le plus susceptible de toucher et d&rsquo;émouvoir, tout simplement. A lire absolument.</p>
<p><b>Roman hongrois. Titre original : </b> <em>A gyertyák csonkig égnek<b><br />
</b></em></p>
<p><b>Editions :</b> Albin Michel, Livre de poche<br />
<b>Parution française :</b> 1995<b><br />
Parution originale : </b> 1942<b><br />
Disponibilité :</b> chez le libraire, en poche (6 euros)<b><br />
219 pages.</b><b><br />
EAN : </b>978-2253933786<b></b></p>
<p><b><br />
Lecture en cours : </b><em> Une odeur de gingembre</em> de Oswald Wynd.</p>
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