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	<title>Histoire du livre &#8211; LA MALLE AUX LIVRES</title>
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	<description>La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté...</description>
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		<title>Quattrocento &#8211; Stephen Greenblatt</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2014 06:00:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire du livre]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En ce début d’automne, je viens vous parler d’un livre… qui parle de livre. Ou plus exactement d’un poème en particulier et à travers lui, de toute une partie de l’épopée du livre, de l’Antiquité à la Renaissance. Car c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup, et qui me permet de réunir deux passions : la lecture, et l’histoire. Connaître comment on lisait à l’époque des Grecs, des Romains ou du Moyen-Âge est très instructif, et on peut voir que, malgré les siècles qui nous séparent, un lecteur conservent toujours certaines habitudes.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Quatrocento_couv.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-3554 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Quatrocento_couv.jpg" alt="Quatrocento_couv" width="197" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Et si la Renaissance était née d’un livre ? Un livre perdu, connu par fragments, recopié par quelques moines et retrouvé par un humaniste fou de manuscrits anciens ? L’idée, audacieuse, vertigineuse, ouvre les portes de l’histoire de Poggio Bracciolini, dit le Pogge, qui découvrit une copie du De rerum natura de Lucrèce dans un monastère allemand. C’était à l’aube du xve siècle.<br />
Le Pogge n’était pas seulement un bibliophile passionné et un copiste hors pair. Il aimait les arts et il avait écrit des Facéties grivoises. Il aimait les femmes et était père de dix-neuf enfants. Il n’aimait pas l’Église mais il était secrétaire d’un pape diaboliquement intelligent et corrompu. Ainsi s’ouvre à nous un monde inouï, celui d’une cour papale où s’agitaient agents cupides, moines séducteurs, filous, femmes de petite vertu et humanistes d’exception : un monde à la fois sévère et dépravé, contraignant mais libre. En découvrant, copiant et diffusant l’œuvre de Lucrèce, le Pogge aura levé le voile sur les Temps modernes, et influencé des esprits aussi puissants que Montaigne ou Machiavel. Car tout, selon Lucrèce, est fait d’atomes en mouvement, qui s’entrechoquent au hasard, se séparent et se rencontrent à nouveau. Telle fut l’intuition géniale du poète latin, une célébration de la danse de la matière et un bréviaire d’athéisme qui allaient bouleverser le Moyen Âge finissant.<br />
Conteur né, érudit et brillant, Stephen Greenblatt emporte le lecteur au cœur de ce Quattrocento qui fit revivre l’Antiquité pour la porter jusqu’à nous.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>On me l’a prêté, et ce fut une excellente idée. J’ai justement eu un cours sur l’histoire du livre récemment, et la thématique était encore toute fraîche dans mon esprit. L’avantage ici est qu’on le voyait sous le prisme d’un seul ouvrage : De La Nature, de Lucrèce. On suit donc le parcours de ce seul livre, ce qui permet d’avoir un bon aperçu de l’histoire du livre, tout en ne se dispersant pas trop. De plus, je ne connaissais pas du tout ce livre-poème, c’était donc l’occasion de le découvrir.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Nous suivons donc initialement un homme de la Renaissance, nommé Le Pogge, et comment il découvrit au fin fond d’un monastère une copie rare d’un poème antique de Lucrèce. Le livre est fait d’aller et retour entre la vie de Le Pogge et les différentes époques qui le séparent du temps de Lucrèce, durant l’Empire Romain.</p>
<p>On découvre ainsi les philosophes grecs et romains, la vie durant l’époque romaine ainsi que les premiers chrétiens et la vie à la cours Papale à Rome. La religion est très présente, et on voit à quel point elle a littéralement eu le choix de vie ou de mort sur la littérature à travers les siècles. Ce n’est que grâce a des nombreux miracles que l’ouvrage de Lucrèce, niant tout ce que la foi chrétienne proclamait à l’époque, ait survécu jusqu’à Le Pogge. Car les textes grecs et latins ne devaient leur survie qu’au bon vouloir des moines qui les recopiaient dans les monastères, exerçant ainsi une immense sélection. C’est pour cela qu’une grande partie des œuvres antiques ne nous ait pas parvenu, leur support s’est désagrégé en même temps que leur contenu et, faute d’être copiés et recopiés, sont tombés dans l’oubli. Il est donc intéressant de voir à quel point la religion chrétienne régna en maître sur l’Europe et ses intellectuels durant les premiers siècles de notre ère. Pour le meilleur et pour le pire.</p>
<p>L’œuvre de Lucrèce ensuite, est vraiment très intéressante à découvrir. D’un style élégant, elle sabre toutes les valeurs hypocrites et illogiques de la religion, et établit avec force l’existence d’infimes particulières que nous nommerons des millénaires plus tard atomes. Plusieurs penseurs de l’Antiquité émirent en effet cette théorie, sans jamais vraiment être pris au sérieux. Le temps leur donna raison, même si beaucoup trop tard. Et le reste de la philosophie de Lucrèce, très terre-à-terre et « vivante », est également passionnante à découvrir.</p>
<p>Enfin, avec Le Pogge, nous découvrons la vie d’un homme de culture à la Renaissance, période riche et fascinante où le monde changea énormément. Et la découverte du poème de Lucrèce fut justement une petite mais importante partie de ces changements.</p>
<p>Ce fut donc un livre extrêmement passionnant et riche, fourmillant de détails et d’anecdotes sur l’histoire du livre. Très bien documenté et complet, il permet en outre de découvrir une œuvre majeur et trop longtemps oubliée. Un voyage dans le temps qui m’a beaucoup plu.</p>
<p>A noter également qu’il a reçu le prix Pulitzer 2012 et le National Book Award 2011. Les prix ne veulent pas toujours dire quelque chose, mais dans le cas présent, je pense que c’est mérité.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Les amoureux du livre et de son histoire, les amateurs d’Antiquité ou de Renaissance.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Il s&rsquo;agit de souligner un fait plus surprenant, l&rsquo;impression, évidente à chaque page de De la nature, que la vision scientifique du monde &#8211; celle d&rsquo;atomes se déplaçant au hasard dans un univers sans bornes &#8211; a, à l&rsquo;origine, été inspirée par l&rsquo;émerveillement d&rsquo;un poète. Cet émerveillement ne doit rien à des dieux ou des démons, ni au rêve d&rsquo;une vie après la mort ; chez Lucrèce, il vient de la prise de conscience que nous sommes faits de la même matière que les étoiles, les océans et de tout ce qui est. Ce qui, d&rsquo;après lui, doit déterminer la façon dont nous menons notre vie. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Flammarion</p>
<p>Date de sortie : 12/04/2013</p>
<p>Prix : 21.9 €</p>
<p>Nombre de pages : 345 pages</p>
<p>ISBN : 978-2081284579</p>
<p><strong>Lecture en cours :</strong></p>
<p><em>The Luminaries</em> d’Eleanor Catton (En cours)</p>
<p><em>Beauvoir in Love d’Irène Frain</em> (Bientôt terminé)</p>
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