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	<title>essai &#8211; LA MALLE AUX LIVRES</title>
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	<description>La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté...</description>
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		<title>The view from the cheap seats &#8211; Neil Gaiman</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Sep 2016 08:07:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[essai]]></category>
		<category><![CDATA[neil gaiman]]></category>
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					<description><![CDATA[Au début de l’été était sorti le dernier livre de Neil Gaiman, à savoir une compilation de différents essais et écrits de non-fiction. Étant donné que j’adore ses romans/comics, mais [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au début de l’été était sorti le dernier livre de Neil Gaiman, à savoir une compilation de différents essais et écrits de non-fiction. Étant donné que j’adore ses romans/comics, mais qu’en plus, l’auteur semble être une personne vraiment intéressante à différents points de vue ; je n’ai pas hésité un seul instant avant d’acheter ce bouquin. Sincèrement, je ne sais pas si ce livre sera traduit en français, mais étant donné que ses fictions le sont toujours et qu’il s’agit d’un des plus importants auteurs contemporains, ce n’est pas impossible. Quoi qu’il en soit, si vous vous débrouillez en anglais, voici le quatrième de couverture :</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Neil_Gaiman_cheap_seats.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-11672" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Neil_Gaiman_cheap_seats-199x300.jpeg" alt="neil_gaiman_cheap_seats" width="199" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Neil_Gaiman_cheap_seats-199x300.jpeg 199w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Neil_Gaiman_cheap_seats-768x1160.jpeg 768w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Neil_Gaiman_cheap_seats.jpeg 1024w" sizes="(max-width: 199px) 100vw, 199px" /></a></p>
<blockquote><p>An enthralling collection of nonfiction essays on a myriad of topics—from art and artists to dreams, myths, and memories—observed in #1 New York Times bestselling author Neil Gaiman’s probing, amusing, and distinctive style.</p>
<p>An inquisitive observer, thoughtful commentator, and assiduous craftsman, Neil Gaiman has long been celebrated for the sharp intellect and startling imagination that informs his bestselling fiction. Now, The View from the Cheap Seats brings together for the first time ever more than sixty pieces of his outstanding nonfiction. Analytical yet playful, erudite yet accessible, this cornucopia explores a broad range of interests and topics, including (but not limited to): authors past and present; music; storytelling; comics; bookshops; travel; fairy tales; America; inspiration; libraries; ghosts; and the title piece, at turns touching and self-deprecating, which recounts the author’s experiences at the 2010 Academy Awards in Hollywood.</p>
<p>Insightful, incisive, witty, and wise, <em>The View from the Cheap Seats</em> explores the issues and subjects that matter most to Neil Gaiman—offering a glimpse into the head and heart of one of the most acclaimed, beloved, and influential artists of our time.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Je suis Gaiman sur différents réseaux sociaux, et je trouve ses réflexions sur le monde et la culture de manière générale toujours très instructives. J’attendais donc de pouvoir lire quelques-uns de ses essais, pour cerner un peu mieux ses œuvres mais aussi tout simplement par curiosité intellectuelle.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Le livre est divisé en différentes sections, selon le thème des essais : industrie du comics, films, littératures, musiques et différentes célébrités que l’auteur a pu croiser, que cela soit dans sa carrière ou personnellement, sur des phénomènes de société etc…  Les essais qu’ils proposent ne sont pas à proprement parlé des exclusivités, puisque la majorité ont été écrits ces trois dernières décennies. Il s’agit souvent d’articles de journaux/magazines, de conférences retranscrites sur papier ou d’introductions que l’auteur a réalisés. Il est cependant agréable d’avoir tous ces documents rassemblés en un seul livre, sachant que certains peuvent être difficiles à trouver, surtout pour des francophones.</p>
<p>J’avoue qu’il m’a fallu un certain temps pour lire ce bouquin, assez conséquent, mais surtout parce que les essais s’enchaînent et se suivent alors qu’ils traitent de sujets parfois assez différents ou datent de périodes éloignées. Et certains parlent d’œuvres ou de personnes que je ne connaissais sincèrement pas. Mais cela ne m’a absolument pas dérangée, et au contraire, j’étais souvent ravi d’apprendre des choses sur ces livres, films ou auteurs et de les découvrir par ce biais. J’ai donc pris mon temps pour apprécier ma lecture, et me renseigner un peu sur les sujets qui étaient abordés et que je ne connaissais pas toujours.</p>
<p>Car la plume de Gaiman est toujours aussi belle à lire, et sa longue expérience, d’abord de journaliste, puis d’écrivain de littérature, comics et films rend ses points de vue vraiment très instructifs. Il a aussi eu l’occasion de croiser de nombreuses personnalités connues, comme Stephen King, Terry Pratchett, Douglas Adam… Et ces rencontres sont toujours détaillées sous l’œil observateur et littéraire de Gaiman.</p>
<p>De manière globale, ces essais traitent de la culture au sens le plus large, que cela soit au travers d’artistes, d’écrivains, de livres, de comics ou de films. L’auteur nous parle aussi de son avis sur certains sujets, comme l’importance des bibliothèques et des librairies pour l’humanité. Je crois qu’un de mes essais préférés est celui qui donne le titre au bouquin, et qui littéralement veut dire « Vue depuis les places bon marché ». Gaiman y parle de son expérience aux oscars, lorsque l’adaptation en dessin animé de son œuvre Coraline y concourait pour l’oscar du meilleur film d’animation. Alors qu’il est étranger à tout cet univers, et est considéré comme un individu complètement anonyme parmi toutes les stars d’Hollywood ; son impression sur cette cérémonie  est parfois tout simplement hilarante. Surtout lorsqu’il doit assister à la cérémonie depuis les balcons, loin des espaces VIP où se trouvent pourtant la plupart de ses connaissances.</p>
<p>En résumé, c’est un livre qui n’est peut-être pas accessible facilement à tous, en attendant une version française, mais qui ravira certainement les fans de Neil Gaiman.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Les amateurs d’essais sur la culture, et ceux qui apprécient cet auteur de manière générale.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« La fiction, c’est le mensonge qui dit la vérité, après tout. » (Ma traduction)</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Harper Collins</p>
<p>Date de sortie : 05.2016</p>
<p>Prix : 25 €</p>
<p>Nombre de pages : 522 pages</p>
<p>ISBN : 9780062262264</p>
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		<title>Antispéciste &#8211; Aymeric Caron</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Aug 2016 11:38:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[antispécisme]]></category>
		<category><![CDATA[essai]]></category>
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					<description><![CDATA[L’été est, pour moi comme pour beaucoup de gens, l’occasion de pouvoir lire plus et davantage au calme. J’en profite donc généralement  pour lire des livres plus conséquents et qui [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’été est, pour moi comme pour beaucoup de gens, l’occasion de pouvoir lire plus et davantage au calme. J’en profite donc généralement  pour lire des livres plus conséquents et qui demandent peut-être plus de concentration, comme par exemple <em>Anna Karénine</em>, ou <a href="https://lamalleauxlivres.com/belle-du-seigneur-albert-cohen/" target="_blank"><em>Belle du Seigneur</em></a>. Et, je l’avais déjà expliqué dans ma chronique du livre de cuisine <a href="https://lamalleauxlivres.com/grimoire-seitanique-brian-manowitz/" target="_blank"><em>Grimoire Seitanique</em></a>, le végétalisme/végan une thématique qui m’intéresse et dont on entend de plus en plus parler. Et cela va bien au-delà d’une animation, comme le montre très bien le livre dont je vais vous parler aujourd’hui.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/antispéciste.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-11426" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/antispéciste-187x300.jpg" alt="antispéciste" width="187" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/antispéciste-187x300.jpg 187w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/antispéciste.jpg 400w" sizes="(max-width: 187px) 100vw, 187px" /></a></p>
<blockquote><p>Antispéciste explore la génétique, la cosmologie, l’éthologie, le droit et la philosophie pour expliquer pourquoi nous sommes tenus aujourd’hui d’accorder certains droits élémentaires aux animaux non humains sensibles. Mais cette extension de notre sphère de considération morale s’inscrit dans une réflexion beaucoup plus large. En invitant à repenser le vivant et la place de l’homme dans l’univers, Antispéciste décrypte les raisons de l’échec de l’écologie politique traditionnelle et propose un nouveau projet nommé l’écologie essentielle, qui doit aboutir à une réforme constitutionnelle pour prendre en compte la valeur intrinsèque de tous les êtres vivants. Antispéciste pose également des questions inédites : qui sont les animalosceptiques ? Pourquoi l’antispécisme est-il un combat social ? Pourquoi Superman est-il un superhéros antispéciste ? Pourquoi le vrai but de l’écologie est-il en réalité de faire sortir l’homme de la nature ? Qu’est-ce que la réduction de l’empreinte négative ? Pourquoi les éleveurs ont-ils intérêt à rejoindre les antispécistes ? Antispéciste est un appel au soulèvement des consciences. Un appel à la révolte individuelle. Un appel à un nouvel humanisme.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Ce livre a apparemment beaucoup fait parler de lui depuis sa sortie au printemps, et je l’ai régulièrement croisé en librairies, où il était souvent mis en avant.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Je ne suis pas une spécialiste du sujet, mais simplement curieuse et ouverte, notamment après avoir vu le film <em>Demain</em> de Cyril Dion, puis avoir lu le livre qui en était tiré (voir ma chronique par <a href="https://lamalleauxlivres.com/demain-cyril-dion/" target="_blank">ICI</a>). Du coup, je trouvais intéressant de pouvoir lire un ouvrage qui traitait de cette thématique, tout en l’élargissant vers des sujets bien plus variés que simplement le bien-être animal.</p>
<p>L’antispécisme, comme il est décrit dans le livre, s’oppose donc au spécisme. Un terme que l’on peut rapprocher du racisme : on discrimine un individu selon l’espèce à laquelle il appartient. Les humains sont donc considérés comme supérieurs, tout comme certains animaux comme les chiens ou les chats. Et d’un autre côté, certaines espèces sont considérées comme étant moins « noble » et utilisés comme nourriture dans des conditions majoritairement déplorables.</p>
<p>L’auteur démontre ainsi les limites d’un tel mode de pensée, et ce en utilisant différents prismes : biologique, éthique, écologique, humaniste, cosmologique, politique… Et c’est ce que j’ai trouvé le plus intéressant dans ce livre, cette approche diversifiée et qui pousse la réflexion plus loin. Même si certaines critiques ont pu pointer qu’Aymeric Caron s’avançait parfois sur des sujets pointus qu’il ne maîtrisait pas totalement, cette démarche donne de nouvelles perspectives.</p>
<p>L’antispécisme ne se limite donc pas uniquement au bien-être des animaux, mais comprend aussi celui de l’homme et de la nature. L’auteur nous dit ici qu’il ne s’agit pas de discriminer l’homme au profit des animaux, mais au contraire de donner aux animaux les mêmes droits que les êtres humains et de se battre pour que chaque individu –humain ou non-humain- ait droit à avoir une vie digne et libre. La pensée est bien évidemment plus développée dans le livre, et difficile à décrire, tant certains aspects de la question sont complexes. Mais Caron parvient à rendre le tout vraiment très accessible et compréhensible, ce qui rend la lecture de cet ouvrage à la fois agréable et instructif.</p>
<p>Qu’on soit d’accord ou non avec tout ce qu’écrit l’auteur, ce livre offre au moins des pistes de réflexion très intéressantes, dans la lignée de ce que nous expliquait déjà <em>Demain</em> : le monde ne peut plus continuer comme il le fait actuellement, dans un système ultra-capitaliste et industrialisé. Nos systèmes politiques n’ont presque plus rien d’une démocratie, et notre mode de consommation encourage cette tendance, tout en épuisant les ressources naturelles de notre planète. Nous sommes piégés dans un système inégalitaire qui nous échappe de plus en plus.</p>
<p>Finalement, même si ce n’était pas toujours une lecture très joyeuse, j’ai beaucoup appris d’elle et vous encourage vraiment à découvrir ce livre. Il pose de bonnes questions, et offre des réponses ou pistes de réponses assez intéressantes.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Ceux que la cause animale et humaine intéresse, et qui ont apprécié la démarche du film <em>Demain.</em></p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Les humains sont des animaux. Il n’y a entre les autres espèces et nous-mêmes qu’une différence de degré, et non de nature. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Don Quichotte</p>
<p>Date de sortie : 04.2016</p>
<p>Prix : 20.9 €</p>
<p>Nombre de pages : 477 pages</p>
<p>ISBN : 2359494988</p>
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		<title>Petit traité de l&#8217;abandon &#8211; Alexandre Jollien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Nov 2015 10:35:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Jollien]]></category>
		<category><![CDATA[essai]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
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					<description><![CDATA[Bonjour à toutes et tous. Avec les récents événements, je pense que nous sommes beaucoup à vouloir nous changer les idées. Ou peut-être, à davantage s’interroger sur notre existence, ses [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à toutes et tous. Avec les récents événements, je pense que nous sommes beaucoup à vouloir nous changer les idées. Ou peut-être, à davantage s’interroger sur notre existence, ses différentes épreuves et comment essayer trouver un moyen de vivre ces dernières plus facilement, si c’est possible. C’est en tous cas dans cet état d’esprit que j’ai décidé de mettre un peu de côté mes autres lectures pour me concentrer sur ce <em>Traité de l’abandon: pensées pour accueillir la vie telle qu&rsquo;elle se propose</em>, sentant le besoin d’une telle lecture un peu plus réflexive pour prendre un peu de recul, de manière générale.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/jollien.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-8514" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/jollien-250x300.jpg" alt="jollien" width="250" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/jollien-250x300.jpg 250w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/jollien.jpg 898w" sizes="(max-width: 250px) 100vw, 250px" /></a></p>
<blockquote><p>« Être vrai, me dépouiller des masques, oser l’abandon plutôt que la lutte, voilà qui me guide dans le périple de l’existence, où jamais nous ne pouvons-nous installer. Pour demeurer fidèle à soi, pour vivre une authentique simplicité du cœur, tout un art est requis. C’est celui-ci que j’ai librement esquissé ici. Comment s’abandonner à la vie sans baisser les bras ? Comment goûter la joie sans nier le tragique de l’existence ? Comment traverser le découragement sans devenir amer ?</p>
<p>Ce Petit Traité de l’abandon tente de dégager un chemin vers la liberté intérieure et de dessiner un art de vivre qui permette d’assumer les hauts et les bas du quotidien. Ni mode d’emploi ni recette, juste des explorations pour découvrir quelques outils, et des exercices spirituels pour avancer. Ainsi, j’ai puisé dans la tradition philosophique et celle du zen une invitation à une vie plus simple, car le bonheur ne procède pas de l’accumulation mais du dépouillement. C’est la joie qui mène au détachement et non le contraire. D’où cet itinéraire vers l’abandon, né de mes joies et de mes blessures.</p>
<p>A.J.</p>
<p>Né en 1975, Alexandre Jollien a vécu dix-sept ans dans une institution spécialisée pour personnes handicapées physiques. Philosophe et écrivain, il est l’auteur d’une œuvre qui connaît un succès constant, avec Éloge de la faiblesse (Cerf, 1999, prix de l’Académie française) et, au Seuil : Le Métier d’homme (2002), La Construction de soi (2006), Le Philosophe nu (2010). »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Ce n’est pas le premier livre de cet auteur que je lis, et comme il se trouvait au salon du livre de Paris en janvier dernier, j’ai pu en profiter pour acheter cet ouvrage.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Le livre est assez court, séparé en plusieurs chapitres de quelques pages où l’auteur nous explique des notions telles que l’Humilité, la Gratitude, le Zen ou la Détente, en regard de ses propres expériences et réflexions. Si vous ne le saviez pas, Alexandre Jollien est né avec une infirmité motrice cérébrale, et a passé plusieurs années dans une institution spécialisée. Sa démarche et sa motivation à accepter la vie telle qu’elle est n’en sont donc que plus admirable, et je trouve que ses mots sont d’une très grande justesse.</p>
<p>Car avant d’être un handicapé, l’auteur est un être humain. Ses combats, réflexions et angoisses nous concernent également, et l’on se retrouve facilement dans la description de sa vie quotidienne. De même, les thèmes qu’il aborde sont universels, et il nous présente des pistes de réflexion que tout le monde peut aborder facilement et à son niveau.</p>
<p>Le propos de ce livre est principalement de s’essayer à l’abandon. Pas de baisser les bras, mais de savoir apprécier la vie telle qu’elle se présente, de se concentrer sur soi, de ne pas enfermer les choses et les gens dans des cases et d’avancer dans la vie sans a priori. Vaste quête, qui s’avère être un combat de tous les jours, mais de loin pas insurmontable.</p>
<p>Ce petit livre est extrêmement facile d’accès, et j’ai eu beaucoup de plaisir à le lire. J’en suis sortie un peu plus apaisée, mais surtout, avec des sujets de réflexion qui me permettront –je l’espère- d’aborder la vie d’une autre manière. Ou au moins, d’essayer. Car le courage dont fait preuve l’auteur force en tous cas l’admiration, et donne envie de nous lancer, nous aussi, dans ce chemin de vie. Aussi difficile et dénuée de sens soit-elle.</p>
<p>Pour terminer, j’ajouterai que l’édition de ce livre est accompagnée d’un CD où l’on retrouve en version audio le texte du livre, raconté par l’auteur lui-même. J’ai eu l’occasion de l’écouter un peu, et je trouve l’initiative intéressante et originale.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Tous ceux qui souhaiteraient un petit livre pour les guider sur le chemin de la vie, en temps troubles ou non.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Je crois souvent que le bonheur procède de la conquête. Il faut posséder, avoir, conquérir, Alors que la joie, c’est peut-être simplement –et ce n’est pas si simple que cela- s’ouvrir à ce qui est, donner quotidiennement. La joie procèderait à mes yeux plus de l’acte de recevoir que de celui de conquérir. Et si, justement, l’exercice de la gratitude ouvrait notre capacité à recevoir tout ce que la vie donne ? »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer:</strong></p>
<p>Editions : Seuil</p>
<p>Date de sortie : 09.2012</p>
<p>Prix : 14.5 €</p>
<p>Nombre de pages : 117 pages</p>
<p>ISBN : 978-2021079418</p>
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		<item>
		<title>Comment voyager avec un saumon &#8211; Umberto Eco</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/comment-voyager-avec-un-saumon-umberto-eco/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2015 09:52:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[essai]]></category>
		<category><![CDATA[Umberto Eco]]></category>
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					<description><![CDATA[Lorsque, pour le 2015 Reading Challenge, j’ai dû trouver un livre sorti lors de mon année de naissance, j’ai simplement cherché sur le net une liste des titres les plus [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque, pour le <a href="http://www.popsugar.com/love/Reading-Challenge-2015-36071458" target="_blank">2015 Reading Challenge</a>, j’ai dû trouver un livre sorti lors de mon année de naissance, j’ai simplement cherché sur le net une liste des titres les plus connus parus lors de cette année-là. Seulement, j’ai pu constater qu’aucun des bouquins proposé n’était resté dans la postérité, et rien ne m’inspirait vraiment. Jusqu’à ce que je tombe sur ce titre assez étrange qui a su attirer mon attention, et puisque je connaissais l’auteur (qui a notamment écrit Le nom de la rose, dont a été adapté le film du même nom), je me suis décidée pour celui-là. De plus, comme il avait du orange sur la couverture, cela correspondait au critère du mois d’octobre pour le <a href="https://lamalleauxlivres.com/un-an-un-challenge-et-des-livres-le-challenge/" target="_blank">Un an, un challenge et des livres</a>. Je l’ai donc gardé pour ce mois, même si on est d’accord, il n’y a pas du tout de rapport avec Halloween x)</p>
<p>Mais pour vous guider davantage, voici déjà le résumé du livre :</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/saumon_cover.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-8190" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/saumon_cover-186x300.jpeg" alt="saumon_cover" width="186" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/saumon_cover-186x300.jpeg 186w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/saumon_cover.jpeg 250w" sizes="auto, (max-width: 186px) 100vw, 186px" /></a></p>
<blockquote><p>Avez-vous déjà eu besoin de mettre un saumon fumé dans le mini-frigo de votre chambre d’hôtel ? Tenté d’installer un logiciel en lisant les trois volumes d’explications fournis par le fabricant ? Renoncé à prendre un médicament anodin en raison des risques terribles que sa notice fait peser sur « certains sujets » ? Entrepris de chercher du sexe sur Internet ?<br />
Si vous répondez oui à l’une de ces questions, alors vous vous reconnaîtrez dans les pages de ce livre, qui relate, sur un mode hilarant et, hélas, vraisemblable, les aventures et mésaventures de l’homme d’aujourd’hui. En guise de bouquet final, vous découvrirez la Cacopédie : un hallucinant voyage dans le savoir scientifique moderne poussé vers la folie à force d’atomisation et de luxe théorique…<br />
L’universitaire spécialiste de sémiologie, le romancier érudit et puissant du <i>Nom de la rose</i> et de <i>L’Ile du jour d’avant</i> livre ici un autre visage : celui, moqueur et généreux, d’un observateur de notre temps et de sa folie ordinaire.<br />
Il convient d’ajouter qu’on éclate de rire à chaque page.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Comme expliqué plus haut. Sans ces deux challenges, il est certain que je n’aurais pas lu ce bouquin, ou du moins, pas maintenant. Mais c’était aussi le but, découvrir d’autres lectures, et on peut donc dire que c’est réussi <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Ce livre rassemble en réalité divers essais, articles et pastiches réalisés par l’auteur entre les années 1970 et 1990. La grande majorité du bouquin se nomme « Modes d’emploi » et présente de courts articles parus initialement dans un journal italien, où l’auteur décrit avec ironies des aberrations de notre temps.</p>
<p>Ainsi, il nous présente des déboires bien connus de chacun de nous, comme par exemple, le fait de ne rien comprendre aux gigantesques modes d’emploi fourni avec nos appareils informatiques ou électroménager. Ou encore, pêle-mêle : comment ne pas parler de foot, comment faire remplacer son permis dans une administration italienne qui ressemble plus à un parcours du combattant qu’autre chose, comment ne jamais répondre par le mot « absolument » dans une conversation, que faire d’un saumon lorsqu’il n’y a pas de place dans le frigo-bar de votre hôtel lors d’un voyage (d’où le titre du livre), etc… Le tout servi sur un ton bien sarcastique et critique, montrant bien à quel point notre monde civilisé peut parfois être complètement illogique ou invraisemblable.</p>
<p>Malgré le fait que ce livre soit paru il y a plus de vingt ans, ces critiques restent toujours d’actualité. En particulier quand on voit que l’auteur avait presque les mêmes soucis avec l’informatique que nous aujourd’hui, c’est un peu rassurant ^^ Le fait est qu’Eco parvient parfaitement à s’emparer de ces petits faits de la vie de tous les jours et auxquels on ne réfléchit pas toujours, mais qui finalement s’avèrent assez illogiques, voire complètement stupides.</p>
<p>Ainsi, pas besoin de vivre de grandes aventures, on voit bien que l’ordinaire comporte également son lot de problèmes et de dilemmes. On en rit, heureux de voir que nous ne sommes pas les seuls à renverser nos boissons et nourritures lors d’un voyage en avion, ou autres mésaventures du quotidien. Ça se laisse lire avec plaisir.</p>
<p>A noter aussi que le livre comporte trois autres parties, plus courtes, et que j’ai trouvé personnellement moins intéressantes. Il y a d’abord un pastiche de romans de science-fiction sous la forme d’échanges épistolaires intergalactiques, une liste d’idées anti-savoir et des textes sur la ville d’Alexandrie dans le piémont en Italie (d’où est originaire l’auteur). Pour être sincère, j’ai beaucoup moins adhéré à ces essais, voire même n’y ai parfois rien compris… Si vous aimez l’auteur, ou ce genre de textes, peut-être serez-vous davantage intéressés. Pour ma part, c’est bien la partie « Mode d’emploi » de ce bouquin que j’ai préférée, l’ayant trouvé plus accessible et plus amusante.</p>
<p>En résumé, un livre qui sort un peu de mes habitudes de lectures, mais dont j’ai beaucoup apprécié le ton et la pertinence derrière l&rsquo;humour et la critique <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Ceux qui souhaitent lire un livre décrivant les aberrations de notre temps avec un style ironique et mordant.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Tout petit déjà, on m’a appris que si on vous propose quelque chose de gratuit, il faut appeler les flics. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer:</strong></p>
<p>Editions : Livre de poche</p>
<p>Date de sortie : 2000</p>
<p>Prix : 5.10 €</p>
<p>Nombre de pages : 283 pages</p>
<p>ISBN : 9782253147923</p>
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		<title>Une pièce bien à soi &#8211; Virginia Woolf</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jun 2014 11:47:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[essai]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Virginia Woolf]]></category>
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					<description><![CDATA[Bonjour à tous ! Mon année scolaire étant derrière, vous risquez de me voir beaucoup par ici ces prochains temps ^^ Mais pour commencer, je viens vous présenter un livre de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à tous ! Mon année scolaire étant derrière, vous risquez de me voir beaucoup par ici ces prochains temps ^^ Mais pour commencer, je viens vous présenter un livre de Virginia Woolf, un essai pour être plus précise. Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette auteure britannique, je vous la conseille très fortement ! Son écriture est très particulière, et décrit souvent dans ses romans le « flux de pensées » de ses personnages, ce qui rend la lecture à la fois légère mais quelque peu déconstruite… Bref, puisqu’il s’agit ici d’un essai, c’est un peu différent mais nous retrouvons cette écriture vagabondante pour un thème qui touche particulièrement l’auteur : la place des femmes dans la fiction. Mais je vous laisse déjà avec le résumé avant d’aller plus loin :</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Chambre.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1883 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Chambre-195x300.jpg" alt="une piece bien a sois.indd" width="195" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Chambre-195x300.jpg 195w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Chambre.jpg 230w" sizes="auto, (max-width: 195px) 100vw, 195px" /></a></p>
<blockquote><p>« <em>Lorsqu&rsquo;une femme s&rsquo;adresse à des femmes, c&rsquo;est qu&rsquo;elle doit avoir quelque chose de très désagréable en réserve. Les femmes sont sans pitié avec leurs semblables. Les femmes &#8211; mais n&rsquo;êtes-vous pas complètement dégoûtées de ce mot ? Moi, je vous garantis que je le suis. Tombons donc d&rsquo;accord sur le fait qu&rsquo;une conférence délivrée par une femme à des femmes doit se clore sur une note particulièrement déplaisante. La vérité est que souvent j&rsquo;aime bien les femmes. J&rsquo;aime leur non-conformisme. Leur entièreté. Leur anonymat. J&rsquo;aime &#8211; mais il faut que je tarisse mon flot</em>. » (Virginia Woolf)</p>
<p>En 1928, Virginia Woolf est invitée dans deux <em>colleges</em> féminins de l&rsquo;université de Cambridge à donner une conférence sur les femmes et la fiction. Un an plus tard, ce travail sur les disparités homme-femme au fil de l&rsquo;Histoire, montrant combien la sujétion économique de la femme l&rsquo;a longtemps privée de la liberté d&rsquo;écrire, sera développé et publié sous le titre <em>A Room of One&rsquo;s Own</em>.</p></blockquote>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>J’ai déjà eu l’occasion de lire plusieurs livres de Virginia Woolf : <em>Mrs Dalloway</em> –sans doute le plus connu- et un recueil de nouvelles <em>La fascination de l’étang</em>. C’est une auteure que j’apprécie beaucoup et que je trouve fascinante de par sa personnalité, son histoire, son écriture… Et lorsque j’ai découvert dans un autre livre que je vous avais présenté –<em>La bibliothèque la nuit</em> d’Alberto Manguel- qu’elle avait écrit un livre sur les femmes et la fiction, je n’ai pas hésité avant de me le procurer. Et si je ne me trompe pas, Hauntya est également en train de lire une œuvre de cette auteure ^^</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Suite à une demande de conférence sur la question par deux universités féminines, l’auteure part de ce simple constat : pourquoi, dans la littérature, la femme n’a-t-elle pas la même place que l’homme ? Pourquoi, à son époque, compte-on une myriade d’écrivains masculins pour une petite poignée d’écrivaines ? Virginia Woolf nous livre donc ici ses pensées et réflexions quant à ce sujet, et ce avec d’autant plus de pertinence qu’elle est elle-même auteure et sensible à ce sujet.</p>
<p>C’était un fait dont j’avais assez conscience, mais qui ne m’avait jamais frappé avec autant de force que sous la plume de cette auteure. Certes, il y eu quelques grandes auteures, à leur tête les sœurs Brontë et Jane Austen. Mais c’est tout. Plusieurs siècles de littérature, et les écrivaines se comptent quasiment sur les doigts de la main. Pourquoi ?</p>
<p>Car, si on en croit Virginia Woolf, écrire était une activité tout simplement impossible pour les femmes, car très peu d’entre elles avait la chance de posséder les conditions nécessaires pour cela. A savoir : une certaine somme d’argent annuelle et une chambre pour soi. Car pour pouvoir écrire, selon l’auteure, il faut nécessairement être indépendant financièrement et être au calme. Ce que n’étaient pas les femmes jusqu’à très tard dans l’histoire, puisque dépendantes de leur mari et devant s’occuper des enfants et de la maison.</p>
<p>Et Virginia Woolf de nous donner un exemple simple, mais très parlant : et si William Shakespeare avait eu une sœur aussi talentueuse que lui, aurait-elle pu connaître le même succès ? La réponse est sans appel : non. Car la société de l’époque ne lui aurait jamais permis d’écrire, car elle n’en avait pas les moyens et qu’on ne faisait rien pour les lui donner.</p>
<p>On peut être plus au moins d’accord avec certaines analyses de l’auteure –notamment au sujet de Charlotte Brontë et de Jane Eyre, que je ne partage pas vraiment-, mais les arguments et exemples donnés sont percutants et irréfutables. Et même si l’on peut se réjouir de voir de nos jours beaucoup plus de femmes auteures auparavant, force est de constater que nous sommes encore loin de combler l’immense retard de la femme et de la fiction qui s’est opéré durant des siècles.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Les amateurs d’histoire de la littérature et des auteures en particulier, ceux qui s’interrogent sur la place de la femme au travers de l’histoire.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« […] qui peut donc se représenter l’ardeur et la violence d’un cœur de poète pris dans un corps de femme ? »</p></blockquote>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Diverses éditions existent avec différentes traductions et différents titre, voici celle que je me suis procurée :</p>
<p>Editions : Rivages poche, Collection Petite bibliothèque</p>
<p>Date de sortie : 01.2012</p>
<p>Prix : 6.95 €</p>
<p>Nombre de pages : 189 pages</p>
<p>ISBN : 9782743621858</p>
<p><strong>Lectures en cours :</strong></p>
<p><em>Conte d’hiver</em>, de Mark Helprin</p>
<p><em>Chopin</em>, de Alain Duault</p>
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		<title>La bibliothèque, la nuit &#8211; Alberto Manguel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2014 06:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèque]]></category>
		<category><![CDATA[essai]]></category>
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					<description><![CDATA[On s’en doute bien, si j’ai beaucoup de plaisir à participer à ce blog avec mes adorables camarades, c’est que j’adore la lecture et suis persuadée de ses bienfaits. J’aime [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On s’en doute bien, si j’ai beaucoup de plaisir à participer à ce blog avec mes adorables camarades, c’est que j’adore la lecture et suis persuadée de ses bienfaits. J’aime écouter et découvrir les expériences d’autres personnes à ce sujet, et leur relation aux livres de manière générale. C’est justement le cas dans le livre que je vous présente aujourd’hui, d’un auteur international tant il a voyagé mais d’origine argentine : Alberto Manguel. C’est un écrivain que j’apprécie beaucoup, et ce n’est pas le premier de ses livres que je lis, toujours autour du livre ou de la lecture.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/manguel.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-1493 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/manguel.jpg" alt="manguel" width="193" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Qu’elle soit constituée de quelques livres ou de volumes par milliers, qu’elle obéisse à une classification rigoureuse ou aléatoire, qu’elle soit “de Montaigne” ou d’Alexandrie, qu’on veuille la détruire (comme, si près de nous, à Sarajevo, à Kaboul, à Bagdad) ou l’ériger, qu’elle soit mentale, comme chez Borges, ou institutionnalisée, avec heures d’ouverture et réglementations, qu’elle ait pour résidence de vastes bâtiments aux allures de nefs ou de temples ou qu’elle joue les passagères clandestines dans des cartons, entre deux déménagements, que les livres qui la composent soient alignés sur des étagères de bois blanc ou d’acajou massif, qu’est-ce qu’une bibliothèque, sinon l’éternelle compagne de tout lecteur son rêve le plus cher ?</p>
<p>Après Une histoire de la lecture, Alberto Manguel propose un essai au propos complémentaire, qui inscrit sa réflexion sur l’univers du livre dans une dimension d’ordre plus philosophique. L’auteur y mêle expérience personnelle, érudition et interprétations singulières pour donner à visiter, à travers les âges, “La Bibliothèque” dans tous ses états.</p>
<p>Voyage au cœur de nos livres et histoire de leurs demeures, La Bibliothèque, la nuit, en faisant la part belle aux heureuses ténèbres que l’imaginaire de tout lecteur se plaît à hanter, nous rappelle à quel point les livres, réinventant sans fin la “bibliothèque” qui les accueille, sont seuls maîtres de la lumière dans laquelle ils nous apparaissent, ces livres qui en savent décidément sur nous bien davantage que nous sur eux.</p></blockquote>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains</strong> ?</p>
<p>Je connaissais donc l’auteur depuis un petit moment, premièrement parce qu’il avait écrit sur Alice au Pays des Merveilles et parce que nous avions plusieurs de ses livres à la bibliothèque où j’ai travaillé un temps. Et comme j’ai toujours passé de très bons moments avec ces livres, j’ai commencé celui-ci les yeux fermés.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Loin d’être un banal essai, ce livre –comme pour de nombreux autres titres de cet auteur- est plutôt une sorte d’histoire de la lecture et des livres, selon des thématiques différentes. Ici, Manguel se concentre sur les bibliothèques, qu’elles soient personnelles ou publiques, et les explore sous différents points de vue.</p>
<p>Nous avons ainsi les bibliothèques comme lieu (en abordant notamment l’architecture particulière de certaines), un mythe (celle d’Alexandrie, pour ne citer qu’elle), la survie (des bibliothèques de prison ou de camps de concentration) ; et tant d’autres encore. A la lecture de ce livre, nous traversons le temps et l’espace avec le prisme des bibliothèques qui ont marqué l’humanité, ou non. Plus globalement, c’est la place du livre auprès de nous que l’auteur aborde, et de l’utilité qu’il a pu avoir pour nous autres humains. Et des interrogations quant à notre avenir et à celui de notre mémoire que contenaient depuis des millénaires les livres physiques face à l’arrivée du numérique.</p>
<p>On peut ou non être d’accord avec l’auteur sur ce dernier point et les avantages/inconvénients du numérique, cela ne nous empêche nullement d’apprécier cette plongée dans l’histoire des bibliothèques, du livre et de l’humanité de manière générale. On constate ainsi l’importance qu’a eu la lecture, même aux heures les plus sombres de l’histoire, et ce depuis des millénaires.</p>
<p>Et de nous rappeler que les bibliothèques ne sont pas que de simples endroits où des livres prennent la poussière.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Les fans de lectures, ceux qui aiment partager leur pratique de lecture et découvrir celle des autres, les amateurs d’Histoire.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<p>« Chaque lecteur existe afin d’assurer à un livre donné une modeste immortalité. Le lecture est, en ce sens, un rituel de renaissance. »</p>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Actes Sud –poche-</p>
<p>Date de sortie : 01 2009</p>
<p>Prix : 8.7 €</p>
<p>Nombre de pages : 375 pages</p>
<p>ISBN : 978-2742780372</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Lecture en cours:</strong></p>
<p><em>Conte d&rsquo;hiver</em>, de Mark Helprin</p>
<p><em>Un homme à distance</em>, de Katherine Pancol (offert par Bib <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2665.png" alt="♥" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />)</p>
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		<title>Reflets dans un oeil d&#8217;homme &#8211; Nancy Huston</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/reflets-dans-un-oeil-dhomme-nancy-huston/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Feb 2014 14:45:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[essai]]></category>
		<category><![CDATA[Féminité]]></category>
		<category><![CDATA[Nancy Huston]]></category>
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					<description><![CDATA[La place et le(s) rôle(s) de la femme dans la société sont des sujets qui m’intéressent beaucoup, ainsi que la représentation de la gente féminine dans les médias ou la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La place et le(s) rôle(s) de la femme dans la société sont des sujets qui m’intéressent beaucoup, ainsi que la représentation de la gente féminine dans les médias ou la culture. Peut-être parce que j’en suis une, ou parce que les inégalités et les préjugés me semblent être une chose aberrante à notre époque que l’on prétend si moderne… Quoiqu’il en soit, c’est un thème auquel je suis assez sensible et sur lequel j’aime me documenter. Mais au-delà de cela, je ne me considère pas comme féministe, ni ne souhaite me lancer dans de longs débats sur le sujet, préférant observer ce phénomène afin de me forger ma propre opinion. C’est donc dans cette optique que je vais vous présenter ce livre, à la fois essai et témoignage de la romancière Nancy Huston que vous connaissez peut-être pour ses romans (Ligne de faille ou Infrarouge, entre autres).</p>
<p>Encore une précision : d’une certaine manière, ce livre aborde parfois les fameuses théories du genre dont on entend beaucoup parler ces temps. Je tiens donc d’emblée à dire que je ne souhaite pas relancer ce débat ni donner mon avis. Je me contenterai donc de présenter simplement ce livre, dont le thème principal reste l’image de la femme dans notre société, ainsi que l’avis de la romancière, que je respecte comme celui de n’importe qui.</p>
<p>Sur ce, le résumé !</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/reflets-dans-un-oeil-dhomme-couverture.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-713 aligncenter" alt="reflets-dans-un-oeil-dhomme couverture" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/reflets-dans-un-oeil-dhomme-couverture-159x300.jpg" width="159" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/reflets-dans-un-oeil-dhomme-couverture-159x300.jpg 159w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/reflets-dans-un-oeil-dhomme-couverture.jpg 186w" sizes="auto, (max-width: 159px) 100vw, 159px" /></a></p>
<blockquote><p>Nous incarnons bien moins que nous ne le pensons, dans notre arrogance naturelle et candide, la femme libre ou libérée.</p>
<p>Nous montrons du doigt les femmes qui se couvrent les cheveux ; nous, on préfère se bander les yeux.</p>
<p>Un dogme ressassé à l’envi dans la France contemporaine : toutes les différences entre les sexes sont socialement construites. Pourtant les humains sont programmés pour se reproduire comme tous les autres mammifères, drague et coquetterie étaient originellement liées à la perpétuation de l’espèce.</p>
<p>Partant de ce constat simple mais devenu anathème, Nancy Huston explore les tensions contradictoires introduites dans la sexualité en Occident par deux phénomènes modernes : la photographie et le féminisme.</p>
<p>Dans ce livre sensible et vibrant d’actualité, puissant et brillamment dérangeant, sur un ton personnel, drôle et pourtant informé, évoquant sans détours sa propre expérience comme celle des hommes qui l’entourent, Nancy Huston parvient à nous démontrer l’étrangeté de notre propre société, qui nie tranquillement la différence des sexes tout en l’exacerbant à travers les industries de la beauté et de la pornographie.</p></blockquote>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>J’ai été amenée à traiter ce livre dans le cadre d’un de mes stages en bibliothèques, il y a de cela quelques temps. Le résumé m’avait tout de suite frappée et intriguée, et je me suis donc procurée le bouquin quelques temps après pour le lire. Par la suite, j’ai lu Les Variations Goldberg –qui parle d’une autre de mes passions : la musique- de cette même auteure dont j’apprécie beaucoup le style et les points de vue. Et dernièrement, j’ai eu envie de relire ce fameux livre, avec un regard plus critique et plus posé. Ce d’autant plus qu’avec les années, on aborde plus un livre de la même façon.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Autant le dire tout de suite, ce livre pose des questions qui dérangent. Que l’on soit homme ou femme, Nancy Huston interroge les aberrations de notre société occidentale qui d’un côté promeut la liberté et l’égalité de chacun, tout en nous imposant des dictats –par la mode, le cinéma, les magazines… &#8211; et exacerbe les différences entre homme et femme. Le style est volontairement provoquant et direct, tout en étant accrocheur et convainquant.</p>
<p>Ainsi, l’auteure nous montre que oui, les femmes sont libres de s’habiller comme elles l’entendent, mais d’un autre côté, on interdit aux hommes de tenter quoique ce soit face à des tenues plus qu’aguicheuses. Alors que, pour l’écrivaine, nous restons des êtres biologiquement faits pour nous reproduire, et que nier cela peut avoir de graves conséquences, autant pour les femmes que pour les hommes.</p>
<p>Mais que l’on soit d’accord ou non avec ce qu’avance Huston, reste qu’elle augmente son livre de nombreux expériences personnelles –on peut dire qu’elle nous parle littéralement avec son corps !-, ce qui fait qu’on peut comprendre plus aisément ce qu’il l’amène à penser des choses aussi extrêmes de prime abord. Car certaines de ces expériences peuvent nous parler, à nous femmes, mais également aux hommes, car la romancière donne également la parole à des amis hommes, ce qui me semble important car leurs avis comptent tout autant ! Qui ne s’est jamais senti dérangé par le regard d’un autre, ou par sa tenue ?</p>
<p>L’auteure donne également des exemples de personnalités connues telle qu’Anaïs Nin, Marilyn Monroe ou Nelly Arcan, ainsi que leurs précieux témoignages qui permettent d’éclairer ce vaste et complexe thème de la femme regardée par l’homme.</p>
<p>Au final, et si je me suis parfois perdue dans la masse d’informations et d’expériences données par l’auteure –il faut dire que le sujet est complexe et vaste !-, j’ai toutefois lu ce livre avec beaucoup d’intérêt, et même si je ne partage pas forcément l’avis de l’auteure sur tout, j’ai apprécié avoir un regard original et aussi personnel sur ce sujet. Ce livre a de plus le mérite de nous faire réfléchir à un sujet toujours autant d&rsquo;actualité. Et de manière générale, ces derniers temps, les livres parus chez Actes Sud me plaisent assez, tout comme leur format.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Pour celles et ceux qui s’interrogent sur la place de la féminité dans notre société, qui ne considèrent pas toujours comme normal les rôles que l’on attribue aux femmes ou aux hommes ou les personnes qui aimeraient se faire une opinion sur le sujet et souhaiteraient lire un ou même des témoignages percutants et volontairement dérangeants.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Un des effets de la beauté féminine, c’est cela. Elle suscite intérêt, fascination, étonnement, sidération… et hostilité. Une très belle jeune femme, très très jeune et très très belle, c’est une sorte de violence. On la « reçoit » de façon aussi immédiate qu’une gifle ; ça coupe le souffle et provoque une espèce de douleur. »</p></blockquote>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Actes Sud, le livre est paru récemment en format poche, pour le bonheur des petits porte-monnaie.</p>
<p>Date de sortie : 4 septembre 2013</p>
<p>Prix : 8.70 €</p>
<p>Nombres de pages : 326 pages</p>
<p>ISBN : 978-2330018726</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pas de bebe à bord &#8211; Gisèle Palancz</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Dec 2013 17:36:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Débat de société]]></category>
		<category><![CDATA[enfant]]></category>
		<category><![CDATA[essai]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gisèle Palancz]]></category>
		<category><![CDATA[Maternité]]></category>
		<category><![CDATA[Pas de bébé à bord]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ? Je suis très intéressée par certains débats de société dont celui-ci. En le voyant sur l&#8217;étagère de la bibliothèque peu après une discussion avec des camarades [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourquoi ce livre ? </strong>Je suis très intéressée par certains débats de société dont celui-ci. En le voyant sur l&rsquo;étagère de la bibliothèque peu après une discussion avec des camarades de classe sur ce sujet, je l&rsquo;ai emprunté pour essayer d&rsquo;approfondir ce thème et voir ce que donnaient les témoignages évoqués dans le résumé de l&rsquo;éditeur. A nouveau, il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un livre aux thématiques de fêtes, mais je fais peu de lectures reliées aux évènements festifs de l&rsquo;année ^^</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/1100630-gf.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-458 aligncenter" alt="Pas de bébé à bord" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/1100630-gf-191x300.jpg" width="191" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/1100630-gf-191x300.jpg 191w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/1100630-gf.jpg 400w" sizes="auto, (max-width: 191px) 100vw, 191px" /></a></p>
<blockquote><p><em>Pas de bébé à bord : Choisir de ne pas avoir d’enfant… Pendant des millénaires, avoir des enfants allait de soi. C’était le destin des femmes dès la puberté. Celles qui n’avaient pas d’enfant étaient mises au ban de la société. Au 20e siècle, cette certitude a été remise en cause grâce aux méthodes contraceptives de masse et aux pressions démographiques. Partout en Occident, des femmes ont réalisé avec stupeur que le désir d’enfants n’était pas nécessairement vital. Bien des femmes dans de nombreux pays la voyaient comme une fatalité. L’auteure dresse un portrait, très bien documenté, de l’histoire de la maternité à travers les âges. Dans nos sociétés occidentales modernes toutefois, elle est, en principe, un choix. Pourtant, même si le questionnement est aujourd’hui légitime, il n’est pas toujours bien accueilli. La pression sociale incitant à entrer dans le moule traditionnel de la maternité demeure énorme. Défendre son choix requiert donc une bonne dose de courage. Les préjugés sont tenaces, et beaucoup de femmes finissent pas céder, car elles en ont assez de se justifier. Celles qui maintiennent leur choix tentent la plupart du temps de le passer sous silence pour éviter les réactions parfois assez vives. Les médias n’ont aucune gêne à parler abondamment de sexualité, de couple, d’éducation des enfants, de fertilisation in vitro, etc. Remettre en question l’appel de la maternité semble par contre le dernier des tabous. Cet essai vise donc à susciter une réflexion chez le lecteur, au-delà des idées reçues et des vérités qui semblent immuables. L’auteure cède la parole à plus de 50 femmes qui témoignent de leur choix de ne pas donner la vie.</em></p></blockquote>
<p>Ce texte ne se veut pas comme une étude approfondie de psychologie des femmes qui ne souhaitent pas avoir d&rsquo;enfants, mais plutôt un portrait, simple à lire et fluide, de la considération de la maternité à travers l&rsquo;Histoire, des associations internationales et nationales regroupant ces mères, et enfin, surtout, le témoignage de celles-ci. On ne peut nier que c&rsquo;est le plus important, puisque par le couvert d&rsquo;anonymat, elles s&rsquo;expriment sans crainte d&rsquo;être jugées, et ce sont ces avis qui permettent à l&rsquo;auteur de tirer des analyses assez justes de cette absence de maternité chez elles. Et par là, on arrive à ce qui nous intéresse : les raisons d&rsquo;avoir ou de ne pas avoir d&rsquo;enfant, pour certaines femmes.</p>
<p>Le sujet est d&rsquo;actualité même si en fait, on en parle peu. Comme le souligne l&rsquo;auteur, c&rsquo;est un tabou, car dans la société actuelle une femme ne peut en être totalement une, à condition d&rsquo;être mère. Si elle ne l&rsquo;est pas, on la qualifie d&rsquo;égoïste, on sort l&rsquo;excuse « ça viendra » ou autres horloges biologiques, ou on le met sous le compte de traumatismes. Comme si une femme ne pouvait pas choisir de ne pas avoir d&rsquo;enfant, comme si c&rsquo;était une étape obligatoire dans son existence. Et c&rsquo;est ce qui l&rsquo;a toujours été depuis des millénaires, jusqu&rsquo;à la remise en question due à la contraception. Remise en question qui finalement ne trouve d&rsquo;échos croissants qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, puisque si on entend parler un peu de ce choix d&rsquo;être mère ou non, cela reste quand même très peu abordé, voire pas du tout.</p>
<p>Je pars autant de constations émises par l&rsquo;auteur, que celles que j&rsquo;ai moi-même faites au fur et à mesure de la lecture. En partant du fait que les médias actuels représentent la société (et ils le font), en observant différents films, différentes séries, voire des livres, on ne peut que constater que les femmes, héroïnes ou non, sont condamnées à devenir mères. Si elles ne le sont pas, elles sont des lycéennes, des étudiantes, des « adolescentes » même à l&rsquo;âge adulte, avec l&rsquo;égoïsme que cela contient, des femmes pas encore en couple ou qui le deviennent, une sorte de pré-statut maternel. Ou alors ce sont des personnages négatifs (genre femme fatale) ou bien on retrouve un problème médical qui empêche la conception, ou des businesswomen, ou des aigries. Avouez qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas grand-choix positifs, comme si un certain âge, on devait passer à ce statut de mère. Chose qu&rsquo;on retrouve dans la société actuelle, puisque même si ce n&rsquo;est pas aussi tôt que des décennies auparavant, on attend toujours à ce qu&rsquo;un certain âge et une certaine situation, une femme soit en couple ; puis que les enfants suivent. Et plus elles vieillissent, plus elles suscitent des interrogations souvent gênées ou sous-entendant l&rsquo;accusation. Or, on ne demandera jamais à un homme de subir une pression sociale sous le prétexte qu&rsquo;il n&rsquo;est pas père ; tout comme on ne blâmera jamais un homme de laisser son enfant à la maison, sous garde de sa femme ou d&rsquo;une autre personne, pour aller voir des amis, alors que pour une femme, c&rsquo;est déjà plus mal vu. L&rsquo;auteur met ici en relief la culpabilité omniprésente que l&rsquo;on impose aux mères à la suggestion de « vivre leur vie de femme » ou si elles veulent continuer leur carrière en ne restant pas au foyer&#8230;alors que le couple est censé être égal, comme d&rsquo;habitude, les mentalités n&rsquo;y sont pas encore. Ce sont des « habitudes » traditionnelles qui sont tellement ancrées qu&rsquo;on ne les remarque même plus.</p>
<p>Mais ceci n&rsquo;est qu&rsquo;un exemple des questions soulevées. Le plus intéressant est de voir les raisons de toutes ces femmes qui ont accepté de témoigner sous des alias, de différents âges (de 20 à 50 ans) sur leur choix de vie. Pour certaines, ce sont des nécessités imposées par la vie : pas d&rsquo;homme dans leur vie, difficulté médicale à se gérer déjà soi-même. Mais pour beaucoup c&rsquo;est simplement un choix personnel. Une ne se sentira pas maternelle, une autre a décidé cela avec son compagnon qui ne désirait pas d&rsquo;enfant ; une telle refuse de donner naissance dans un monde et une société qui se dégradent, une autre encore ne se sent pas capable d&rsquo;être aussi responsable d&rsquo;un enfant, ce qui égale après tout la vie entière d&rsquo;un autre. Une grande part semble avoir décidé et compris très jeunes, que la vie de mère n&rsquo;était pas pour elle. Peu semblent donner des raisons purement égoïstes, ce qui ressort, c&rsquo;est simplement cette capacité que certaines ont à être mères, et d&rsquo;autres pas. Après tout, nul n&rsquo;est obligé d&rsquo;avoir d&rsquo;enfant. Mais comme l&rsquo;essai le souligne aussi, la société, la famille, le compagnon, le désir de normalité, de rentrer dans le moule, de cession de pressures sociales et familiales, les accidents aussi, font parfois que ces femmes deviennent mères sans réellement le vouloir : elles subissent en tout cas une pression réelle. Et on a cependant aussi quelques témoignages, statistiques, qui démontrent que certaines mères, sans regretter le monde du monde leur amour pour leur enfant, admettent que si elles retournaient en arrière et avaient le choix, elles n&rsquo;en auraient pas. Et cela n&#8217;empêche pas ces femmes d&rsquo;aimer cependant les enfants, même si ce ne sont pas les leurs.</p>
<p>En somme, j&rsquo;ai plus apprécié la lecture de ce livre que je ne m&rsquo;y attendais, surtout qu&rsquo;il ne se veut pas moralisateur, ou proposer de solution : il dresse simplement un état des choses et donne la parole à des femmes qui peuvent, sans crainte d&rsquo;être jugées, s&rsquo;exprimer sur leur choix de ne pas enfanter et la façon dont elles vivent en conséquence. Une lecture intéressante, qui éclaircit de nombreux points sur ce thème et qui donne à réfléchir.</p>
<p><b>Essai français.</b><br />
<b>Editions :</b> Marcel Broquet<br />
<b>Parution française :</b> février 2001<b></b><b><br />
Disponibilité :</b> épuisé, en bibliothèque (je suis désolée d&rsquo;être autant une spécialiste des livres épuisés ou difficiles à trouver&#8230;^^&rsquo;)<b><br />
160 pages.</b><b><br />
EAN : </b>9782923715438<b></b></p>
<p><b>Lecture en cours : </b><em>Les jardins de Kensington</em> de Rodrigo Fresan.</p>
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		<title>Nous est un autre &#8211; Michel Lafon &#038; Benoît Peeters</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Dec 2013 00:55:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Auguste Maquet]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ? Parce que j&#8217;écris moi-même un texte à quatre mains et qu&#8217;on m&#8217;en a donné envie de m&#8217;intéresser davantage aux auteurs qui ont écrit ensemble. Il est [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourquoi ce livre ?</strong> Parce que j&rsquo;écris moi-même un texte à quatre mains et qu&rsquo;on m&rsquo;en a donné envie de m&rsquo;intéresser davantage aux auteurs qui ont écrit ensemble. Il est en effet vrai qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une manière d&rsquo;écrire assez méconnue, même si de nos jours on peut davantage parler de collaboration d&rsquo;écriture &#8211; comme avec ce blog de lecture ! &#8211; et que au final rares sont les livres qu&rsquo;on pourrait citer comme ça, ayant été écrits par deux personnes. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un des rares ouvrages sur le sujet &#8211; peut-être le seul ?<strong> </strong></p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/CVT_Nous-est-un-autre-Enquete-sur-les-duos-decrivai_7956.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-398 aligncenter" alt="CVT_Nous-est-un-autre--Enquete-sur-les-duos-decrivai_7956" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/CVT_Nous-est-un-autre-Enquete-sur-les-duos-decrivai_7956-189x300.jpeg" width="189" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/CVT_Nous-est-un-autre-Enquete-sur-les-duos-decrivai_7956-189x300.jpeg 189w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/CVT_Nous-est-un-autre-Enquete-sur-les-duos-decrivai_7956.jpeg 400w" sizes="auto, (max-width: 189px) 100vw, 189px" /></a></p>
<blockquote><p>Saviez-vous que les plus célèbres romans d&rsquo;Alexandre Dumas ont d&rsquo;abord été écrits par Auguste Maquet ? Que le marxisme est une invention de Friedrich Engels ? Que le capitaine Nemo est un hommage à Jules Hetzel, l&rsquo;éditeur sans qui les Voyages extraordinaires n&rsquo;auraient jamais existé ? Qu&rsquo;Erckmann-Chatrian est la signature de deux hommes, mais d&rsquo;un seul écrivain ? Que Willy a détruit les brouillons des premiers Claudine et que l&rsquo;on ne connaîtra donc jamais sa part dans les romans de jeunesse de Colette ? Qu&rsquo;André Breton aimait distinguer ligne à ligne, dans Les Champs magnétiques, les phrases de Philippe Soupault et les siennes ? Que le  » troisième homme  » surgi de la rencontre d&rsquo;Adolfo Bioy Casares et de Jorge Luis Borges est l&rsquo;écrivain le plus singulier de la littérature argentine ? Que plus Hergé s&rsquo;est entouré de collaborateurs, plus la création des albums de Tintin s&rsquo;est ralentie ? Et que Paul Pavlowitch, qui assuma le rôle d&rsquo;Emile Ajar à la demande de Romain Gary, fut bien autre chose qu&rsquo;un prête-nom ? Frappés par le tabou qui pèse sur l&rsquo;écriture en collaboration, Michel Lafon et Benoît Peeters ont mené la première enquête approfondie sur cette pratique trop longtemps occultée. Ce livre raconte, comme autant de romans, les histoires vraies de duos éphémères ou durables, affichés ou clandestins, raisonnables ou passionnels. Il parle d&rsquo;argent et d&rsquo;amitié, de conflits et de fusion, du bonheur d&rsquo;inventer ensemble et de l&rsquo;amertume des séparations. Ecrit lui-même à quatre mains, cet ouvrage propose aussi une défense et illustration d&rsquo;une pratique riche en enseignements sur les mécanismes de la création &#8211; et, plus largement, sur les relations entre les hommes.</p></blockquote>
<p>Si on vous dit comme ça, écriture à quatre mains, je pense que l&rsquo;exemple qui vient le plus facilement est (peut-être) le nom de Jules Verne lié à celui de Jules Hetzel, car l&rsquo;histoire selon laquelle le fameux capitaine Nemo de <em>20 000 lieues sous les mers</em> est en effet un portrait de son éditeur Hetzel. Mais on peut aussi penser à Jacques Prévert, le scénariste des films de Marcel Carné (<em>Les enfants du paradis, les visiteurs du soir</em>). Ou le « nègre » de Dumas. C&rsquo;était en tout cas les trois seuls exemples qui me venaient à l&rsquo;esprit en ouvrant ce livre, et j&rsquo;ai découvert avec plaisir ainsi, des portraits d&rsquo;auteurs qui ont écrit, main dans la main, qui se sont assez liés d&rsquo;amitié à un moment de leur vie, pour avoir envie de créer à deux.</p>
<p>Il est beaucoup plus difficile de donner son avis sur un documentaire qu&rsquo;un roman, mais celui-ci fut simplement passionnant à lire. Même si j&rsquo;aime découvrir les oeuvres via des préfaces et donc en apprendre sur leur contexte d&rsquo;écriture, j&rsquo;étais loin d&rsquo;imaginer toutes les relations qui pouvaient se tisser autour d&rsquo;oeuvres aussi connues que <em>Le comte de Monte-Cristo</em> ou encore Tintin. Chaque duo d&rsquo;écrivain ici est différent et a fonctionné de manière différente ; les frères Goncourt (que vous voyez apparaître dans l&rsquo;image à la une) qui écrivaient leur journal de manière ininterrompue, mélangeant les nous et je, de manière très intime, ce qui évoque un lien de fraternité parfois troublant mais également puissant et incroyable (c&rsquo;est sans doute ceux qui m&rsquo;ont le plus touchée) ; Auguste-Maquet qui écrivait de façon brute les textes de Dumas puis les lui envoyait, Dumas relisant et étoffant le style et les intrigues ; Jules Verne, qui laissait son éditeur Hetzel apporter toutes les corrections jugées nécessaires, tant la présence paternelle d&rsquo;Hetzel lui était nécessaire ; ou encore le dernier duo d&rsquo;écrivain évoqué à la fin, un couple, qui a en fait immortalisé son amour au long d&rsquo;un voyage routier d&rsquo;un mois et qui a ainsi relaté son expérience et l&rsquo;intensité de leurs sentiments. La lecture est plutôt facile, même si on s&rsquo;intéresse souvent moins aux auteurs scientifiques, notamment ; un seul sur les auteurs traditionnels m&rsquo;a laissée une impression d&rsquo;incompréhension, mais j&rsquo;ignore si c&rsquo;est eut-être parce que la collaboration décrite était effectivement aussi complexe et dingue que j&rsquo;ai pensé le comprendre&#8230;</p>
<p>Ce que cherche à montrer cet essai, c&rsquo;est comme parfois certains artistes se croisent et ont besoin d&rsquo;un autre pour parvenir à exploiter et créer totalement, de manière signifiante, assez pour que leurs ouvrages restent dans les mémoires. Leur manière d&rsquo;écrire à chacun est tout à fait différente et dépend en grande partie de la relation entre les deux auteurs : amitié, fraternité, amour, lien professionnel, service rendu, travail d&rsquo;équipe&#8230;et cela montre également les coulisses de l&rsquo;écriture, de cette activité qui normalement ne se fait qu&rsquo;en solo et qui montre ici une exception très intéressante et peu connue. Plus que tout, ce sont les relations entre les artistes qui sont aussi passionnantes : tout simplement parce qu&rsquo;elles font état des relations humaines en général, et en en apprenant sur les auteurs, on comprend mieux leurs oeuvres ainsi que le sens qu&rsquo;ils y ont donné. Une lecture très intéressante et inhabituelle, qui donne à réfléchir sur les mécanismes de l&rsquo;écriture et des coeurs humains.</p>
<p><b>Essai-documentaire français. </b><br />
<b>Editions :</b> Flammarion<b><br />
Parution originale :</b> 2006<b><br />
Disponibilité :</b> chez le libraire, grand format (22 euros)<b><br />
348 pages.</b><b><br />
EAN : </b>9782082105538<em> </em></p>
<p><b><br />
Lecture en cours : </b><em>Les jardins de Kensington</em> de Rodrigo Fresan  et <em>La Voleuse de Livres</em> de Markus Zusak.</p>
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