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	<title>émancipation &#8211; LA MALLE AUX LIVRES</title>
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	<description>La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté...</description>
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		<title>Syngue Sabour &#8211; Atiq Rahimi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christine Juillet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Feb 2014 17:30:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[Atiq Rahimi]]></category>
		<category><![CDATA[destin]]></category>
		<category><![CDATA[émancipation]]></category>
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		<category><![CDATA[Syngué Sabour]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour bonjour ! Enfin en vacances, ça fait du bien. Et qui dit vacances dit « plaisir de lire dans le train ». C&rsquo;est bien l&rsquo;endroit le plus pratique pour lire, sauf quand votre voisine décide de refaire sa manucure avec une douce odeur de vernis, grrr. Bref, j&rsquo;ai entamé un livre dont ma collègue m&rsquo;avait parlé lorsque j&rsquo;étais en stage à la Galerne, librairie superbe du Havre (76). Il s&rsquo;agit du Goncourt de l&rsquo;année 2008. Ce texte du franco-afghan Atiq Rahimi, aujourd&rsquo;hui, je vous le présente.</p>
<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-7khuF0qMSFs/T86JvNcWQuI/AAAAAAAABdo/_TsVe-GtrTo/s1600/syngu%C3%A9+sabour+pierre+de+patience.jpg" width="202" height="333" /></p>
<p style="text-align: center;"><em> » Cette pierre que tu poses devant toi&#8230; devant laquelle tu te lamentes sur tous tes malheurs, toutes tes misères&#8230; à qui tu confies tout ce que tu as sur le coeur et que tu n&rsquo;oses pas révéler aux autres&#8230; Tu lui parles, tu lui parles. Et la pierre t&rsquo;écoute, éponge tous tes mots, tes secrets, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;un beau jour elle éclate. Elle tombe en miettes. Et ce jour-là, tu es délivré de toutes tes souffrances, de toutes tes peines&#8230; Comment appelle-t-on cette pierre ?  » En Afghanistan peut-être ou ailleurs, une femme veille son mari blessé. Au fond, ils ne se connaissent pas. Les heures et les jours passent tandis que la guerre approche. Et la langue de la femme se délie, tisse le récit d&rsquo;une vie d&rsquo;humiliations, dans l&rsquo;espoir d&rsquo;une possible rédemption.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce roman, je le vois plutôt comme un conte. Comme un conte, il nous amène dans un pays lointain (du moins pour nous, il l&rsquo;est) mais dont la ville reste incertaine, les jours et l&rsquo;année restent incertains, les identités des personnages restent incertaines. L&rsquo;époux de la narratrice a été blessé par balle au cours d&rsquo;une mésentente avec un autre djihadiste  et il dort, il dort&#8230; En parallèle, elle doit s&rsquo;occuper de ses filles, protéger sa maison des intrusions, des pillages, des « soldats » qui attaquent et blessent indépendamment du camp. Finalement, c&rsquo;est une bataille où il n&rsquo;y a pas d&rsquo;ennemis, ou pas d&rsquo;alliés plutôt.</p>
<p style="text-align: justify;">Et au milieu de tout cela, cette femme. Enveloppée de solitude et d&rsquo;insécurité, elle va commencer à se confier à cet homme qu&rsquo;elle connaît finalement si peu et avec lequel elle n&rsquo;avait jamais pu vraiment parler finalement. Son passé avec un père joueur et violent, un beau-père savant et enchanteur, une belle-mère qui attendait d&rsquo;elle qu&rsquo;elle enchante, la pression de tomber enceinte, l&rsquo;honneur de la famille, la violence récurrente&#8230; Elle lui raconte tout, il devient sa pierre de patience. Finalement, c&rsquo;est à travers sa « petite mort » que cet homme devient humain, un mari à l&rsquo;écoute sur lequel jaillit l&rsquo;espoir d&rsquo;une femme bafouée et enfermée. Via ses confessions, elle va acquérir sa liberté. Mais à quel prix ?</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous laisse le découvrir mais sachez que ce roman ne laisse pas indifférent, pire il frappe de plein fouet. Il vous jette sous les yeux les destins d&rsquo;enfants, d&rsquo;hommes et de femmes prisonniers qui souffrent. Les combattants ne sont parfois que des enfants, ou bien ils ne savent pas pourquoi ils se battent, ceux qui avaient promis de protéger leur famille laisse un frère malade derrière eux, la femme qui ne met pas d&rsquo;enfants au monde est forcément stérile, donc inutile et&#8230; tant de combats à mener. Au nom de quoi ? Pas au nom de dieux, de prophètes, de saints&#8230; Je dirais que le premier combat à mener est celui pour la liberté. La narratrice le mène. Et c&rsquo;est tellement bouleversant&#8230;</p>
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		<title>La couleur pourpre &#8211; Alice Walker</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christine Juillet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Sep 2013 21:41:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[Alice Walker]]></category>
		<category><![CDATA[couleur pourpre]]></category>
		<category><![CDATA[émancipation]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
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					<description><![CDATA[« On ne veut pas voir le film avant le lire le livre. » « Le livre est forcément mieux que le film. » NON, deux oeuvres, deux oeuvres superbes ! Alors je vais [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">« On ne veut pas voir le film avant le lire le livre. »</p>
<p style="text-align: center;">« Le livre est forcément mieux que le film. »</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">NON, deux oeuvres, deux oeuvres superbes !</p>
<p style="text-align: center;">
<p><img decoding="async" class="aligncenter" alt="" src="http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2012/09/couleur_pourpre.gif" width="191" height="285" /></p>
<p>Alors je vais vous parler de deux oeuvres, distinctes mais aussi fortes l&rsquo;une que l&rsquo;autre. La première est le film « La couleur pourpre » que vous connaissez peut-être, avec Woopy Goldberg dans le rôle principal et Spielberg à la réalisation. Je vous offre le résumé qui est aussi celui du roman, dans la mesure où le film s&rsquo;inspire du roman.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Dans les années 1930, Celie, une jeune fille noire du sud des États-Unis, vit avec sa sœur Nettie et son père dans une plantation de coton. À 15 ans, elle est mariée de force à Albert, un homme qu&rsquo;elle n&rsquo;aime pas. Celui-ci la violente et la rabaisse. Séparée violemment de sa sœur Nettie par Albert, Celie finit par s&rsquo;effacer. Les années passent ; elle se lie d&rsquo;amitié avec la maîtresse de son mari, la chanteuse de bastringue Shug Avery, qui l&rsquo;aidera à se libérer de ses chaînes et à conquérir son indépendance.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le film est absolument bouleversant ! On suit principalement la vie de Celie, restée aux Etats-Unis avec ce mari violent qui ne cesse de la battre, de l&rsquo;humilier. Suite à la séparation des deux soeurs, on a deux voix qui racontent le film (j&rsquo;ai même envie de dire trois) à savoir les deux soeurs : Nettie qui écrit à sa soeur depuis son départ en Afrique, et Celie qui raconte son quotidien mais en général on entend sa voix en introduction des scènes principalement. Il permet aussi de comprendre ce que pense Celie avec un regard un peu naïf.</p>
<p>A contrario, dans le livre, c&rsquo;est un roman épistolaire qu&rsquo;on retrouve puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un échange de lettres entre les deux soeurs. On y retrouve Nettie davantage et on en apprend plus sur elle, ce qu&rsquo;elle vit, ce qu&rsquo;elle pense&#8230; Le livre engage notamment une grande réflexion sur la religion et offre une place beaucoup plus importante à la famille de Celie, une famille qu&rsquo;elle ne connaît pas&#8230; Outre la domination de l&rsquo;homme sur la femme, on en apprend plus sur ce qu&rsquo;il peut se passer en Afrique à cette époque et comment la « civilisation » anéantit la vie de nombreuses familles, anéantit des villages entiers&#8230;</p>
<p>Pour revenir à Celie, le livre permet de se rendre davantage compte de son manque d&rsquo;instruction. Bien qu&rsquo;on soit plus partagé entre les deux soeurs, on vit complètement dans leur tête. Alice Walker, féministe (et je crois aussi qu&rsquo;elle est bissexuelle) noire Américaine, nous montre comment Celie va finir par &#8230; s&rsquo;effacer. Au fil des pages, en fait, on sent la jeune fille qui s&rsquo;éteint, qui se fait finalement à la routine de la violence, du viol, de l&rsquo;humiliation. Elle a ses petites victoires et le personnage est terriblement attachant, mais elle souffre. Puis entrent dans sa vie des tas d&rsquo;autres personnages. Toutes les femmes de ce livre sont importantes car on voit comment elles affrontent le monde. (Là ici, contrairement au film) On suit par exemple la belle Sofia, qui frappe tout ce qui passe ! Elle a un caractère d&rsquo;acier mais elle est totalement brisée par une société qui ne peut pas accepter qu&rsquo;une femme noire ne se laisse pas gouverner par une blanche. Et Shug, dont l&rsquo;émancipation lui vaut simplement une réputation déplorable. Considérée comme une traînée, elle est pourtant celle qui va ouvrir à Celie de nombreuses portes. Elle va lui permettre d&rsquo;apprendre à s&rsquo;aimer, à s&rsquo;approprier son corps puis à se libérer de ses chaînes.</p>
<p>Quant aux hommes, on comprend mieux leur comportement que dans le film parce qu&rsquo;il y a des tas d&rsquo;éléments biographiques qui font que. Cela ne permet pas de les pardonner ou d&rsquo;accepter, mais simplement de comprendre. D&rsquo;ailleurs, à la fin, Albert le terrible a obtenu ma pitié finalement. Il n&rsquo;a pas eu la vie qu&rsquo;il souhaitait non-plus, avec la femme qu&rsquo;il aimait, mais il paie tout le malheur qu&rsquo;il a engendré. Honnêtement, j&rsquo;ai pleuré à la fin du film comme à la fin du livre et je pense que les deux font énormément réfléchir et peuvent se voir, et se revoir, l&rsquo;un avant l&rsquo;autre, l&rsquo;un après l&rsquo;autre.</p>
<p>« Les temps ont changé » mais tellement d&rsquo;injustices subsistent que lire Alice Walker, c&rsquo;est un peu prendre conscience que rien n&rsquo;est tout blanc et tout noir et que finalement, les choses peuvent changer&#8230; Dommage qu&rsquo;il ne soit pas étudié en cours, tiens, d&rsquo;ailleurs&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La couleur pourpre &#8211; Alice Walker</p>
<p>Prix éditeur : 9.00 €</p>
<p>ISBN : 9782221110539</p>
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