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	<title>Biographie &#8211; LA MALLE AUX LIVRES</title>
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	<description>La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté...</description>
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		<title>Virginia Woolf &#8211; Alexandra Lemasson</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Nov 2015 10:30:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Virginia Woolf]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce mois-ci, pour le challenge Un an, un challenge et des livres, il nous fallait tirer au hasard un livre dans notre pile de livres à lire –et s’y tenir. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce mois-ci, pour le challenge <a href="https://lamalleauxlivres.com/un-an-un-challenge-et-des-livres-le-challenge/" target="_blank">Un an, un challenge et des livres</a>, il nous fallait tirer au hasard un livre dans notre pile de livres à lire –et s’y tenir. Et c’est donc par un hasard total que je suis tombée sur une biographie de Virgnia Woolf, alors que je vous présentais il y a quelques temps le roman en partie inspiré de sa vie <a href="https://lamalleauxlivres.com/les-heures-michael-cunningham/" target="_blank">Les heures</a>, de Michael Cunnhingham. Une jolie façon d’approfondir la thématique, et la vie de cette écrivaine anglaise assez atypique.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/virginia_woolf_cover.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-8561" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/virginia_woolf_cover-182x300.jpg" alt="virginia_woolf_cover" width="182" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/virginia_woolf_cover-182x300.jpg 182w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/virginia_woolf_cover.jpg 194w" sizes="(max-width: 182px) 100vw, 182px" /></a></p>
<blockquote><p>« J&rsquo;aime boire du champagne et devenir follement exaltée. J&rsquo;aime partir en voiture vers Rodmell dans la chaleur d&rsquo;un vendredi soir et manger du jambon, et être assise sur ma terrasse et fumer un cigare avec un hibou ou deux. »<br />
Virginia Woolf (1882-1941) fut une femme aux vies multiples : partagée entre Londres et sa retraite du Sussex, rompue aux mondanités comme à la solitude, attentive aux petits miracles quotidiens et bousculée par la folie.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Cela fait un petit moment qu’il est dans ma PAL, car pour avoir lu plusieurs de ses romans (<em>Ms Dalloway,</em> ou encore l’essai <a href="https://lamalleauxlivres.com/chambre-bien-soi-virginia-woolf/" target="_blank">Une pièce bien à soi</a> que je vous avais présenté), j’avais été pas mal intriguée par le style et la vie de Virginia Woolf. En plus, j’ai déjà lu plusieurs biographies de la collection Folio biographies, que je trouve toujours assez bien faites et originales.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Nous plongeons donc dans la vie et l’univers de Virginia Woolf, écrivaine anglais du début du XXe siècle et qui vécut la transition entre la sévérité de l’époque victorienne et l’ouverture des années 1900. De cette auteure, on retient généralement quelques-uns de ses œuvres (Ms Dalloway en tête), sa lente descente dans la folie (qui la poussera finalement et entre autre au suicide en 1941), sa préférence pour les femmes (et son étrange relation avec son mari Leonard), ou son féminisme avant-gardiste. Cependant, l’auteure de cette biographie souhaite nous emmener plus loin, et nous faire découvrir d’autres pans de sa vie, au-delà du mythe et des préjugés.</p>
<p>Elle insiste donc régulièrement sur le fait que Virginia Woolf n’était pas une personnalité en permanence déprimée, mais qu’au contraire, c’était une femme joyeuse et qui aimait amuser la galerie durant des soirées entre amis. Malgré sa maladie et une enfance difficile, elle se battait chaque jour pour avancer dans la vie et pour ne pas se laisser envahir par le désespoir qui ne lui laissait que peu de répit. De nombreuses personnes de sa famille ou de son entourage sont mortes relativement tôt, et les deux guerres mondiales successives seront en effet d’importants traumatismes, tout en étant également un moteur pour son œuvre.</p>
<p>Alexandra Lemasson s’attarde aussi sur la relation de Virginia avec son mari, Leonard Woolf. Même si leur mariage était assez atypique et vraisemblablement sans attirance, Leonard s’est avéré être un soutien précieux et indispensable pour sa femme. Plus qu’un mari, il a été un médecin, surveillant, puis un éditeur pour Virginia, toujours très enthousiaste envers les livres qu’elle écrivait. Il n’est pas erroné de dire qu’il a consacré sa vie à prendre soin de sa femme, peut-être pas toujours de la meilleure des façons, mais il a toujours été présent pour elle.</p>
<p>Pour cette biographie, Lemasson a choisi de ne pas la rédiger de manière chronologique, mais plutôt par grands thèmes : enfance, Hyde Park (où Virginia a vécu avec ses frères et sœurs et son père), Leonard et Paradoxes. Le choix, s’il est assez original, la force à faire des allers et retours dans la vie de l’auteure, ce qui est un peu perturbant et m’a souvent perdue. Une chronologie est heureusement à disposition à la fin du livre pour nous aider à nous situer dans la vie de Virginia Woolf.</p>
<p>Au final, malgré la difficulté à se repérer dans la chronologie de l’histoire, j’ai trouvé que cette biographie était très instructive et qu’elle nous offrait des points de vues originaux et intéressants. Même sans connaître à fond Virginia Woolf, on parvient tout à fait à appréhender les enjeux et les thèmes majeurs de sa vie et de ses œuvres. Cela donne en tous cas donne envie de lire ses livres, qui s’avèrent ne pas être si difficiles d’accès que ce que l’on pourrait croire.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Pour ceux qui auraient envie de découvrir un peu plus sur cette auteure, en ayant lu ses livres ou non.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<p>En 1941, alors que la guerre contre l’Allemagne fait rage, Virginia Woolf décide de se jeter dans la rivière de l’Ouse à 59 ans, n’ayant plus la force de continuer à lutter contre sa maladie et contre l’ambiance pessimiste de cette guerre. Elle écrit une dernière lettre à son mari, dont en voici un extrait :</p>
<blockquote><p>« Tout ce que je veux dire, c’est que je te dois tout le bonheur de ma vie. Tu as été incroyablement patient avec moi et incroyablement bon. Je veux dire cela. Tout le monde le sait. Si quelqu’un avait pu me sauver, ç’aurait été toi. Tout m’a abandonnée à part la certitude de ta bonté. Je ne peux pas continuer à gâcher ta vie. Je ne pense pas que deux personnes aient pu être aussi heureuses que nous l’avons été. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer:</strong></p>
<p>Editions : Gallimard – Folio &#8211; Biographies</p>
<p>Date de sortie : 10.2005</p>
<p>Prix : 7 €</p>
<p>Nombre de pages : 260 pages</p>
<p>ISBN : 9782070307265</p>
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		<title>Un fou rêve de machines de Turing &#8211; Janna Levin</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/un-fou-reve-de-machines-de-turing-janna-levin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2015 07:00:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Alan Turing]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Kurt Gödel]]></category>
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					<description><![CDATA[Peut-être avez-vous entendu parler ou même vu le film The Imitation Game qui est actuellement au cinéma, avec notamment Benedict Cumberbatch, Keira Knightley et Mark Strong. Il raconte la vie [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Peut-être avez-vous entendu parler ou même vu le film <a href="http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19550242&amp;cfilm=198371.html" target="_blank">The Imitation Game</a> qui est actuellement au cinéma, avec notamment Benedict Cumberbatch, Keira Knightley et Mark Strong. Il raconte la vie d’Alan Turing, brillant mathématicien anglais qui fut engagé avec toute une équipe pour déchiffrer les codes secrets allemands durant la seconde Guerre Mondiale. Eh bien le livre dont je vais vous parler a le même sujet, d’où une certaine similitude avec le film. Cependant, les ressemblances s’arrêtent là, car ce livre parle également d’un autre mathématicien de génie, Kurt Gödel, et ne présente absolument pas la même chose que le film sur la vie de Turing. Mais voici déjà le résumé pour vous donner une idée :</p>
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Attention ! Si vous n’avez pas vu le film, certains éléments peuvent vous être dévoilés dans le résumé du livre et la suite de cet article, alors ne lisez-pas plus loin si vous ne souhaitez pas être spoilé !</strong></span></p>
<p> <a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/turing_cover.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-5345" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/turing_cover-187x300.jpg" alt="turing_cover" width="187" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Kurt Gödel et Alan Turing, deux des plus grands mathématiciens du XXe siècle, ne se sont jamais rencontrés. Mus par une curiosité sans cesse renouvelée, hostiles aux conformismes en vigueur, ils ont tous deux connu une fin tragique. Janna Levin raconte ici deux existences parallèles : les rencontres de Gödel avec Wittgenstein et les membres du Cercle de Vienne au Café Josephinum, l&rsquo;assassinat de son ami Moritz Schlick, l&rsquo;exil américain, la difficile vie de couple ; les expériences traumatisantes du jeune Turing dans un internat anglais, ses conversations avec Wittgenstein à Cambridge, ses amours malheureuses et sa condamnation pour homosexualité.</p>
<p>L&rsquo;inquiétude intellectuelle des deux mathématiciens se manifeste à chaque page, notamment à travers leurs tentatives pour se comprendre eux-mêmes à la lumière de découvertes scientifiques.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>C’est mon père qui me l’a prêté, peu avant que le film ne sorte. Et après l’avoir vu et beaucoup apprécié, j’ai donc voulu en connaître un peu plus sur Alan Turing, et par extension l’autre mathématicien avec lequel on le met en rapport dans ce livre : Kurt Gödel. Ce dernier m’était totalement inconnu, et j’étais curieuse de le découvrir.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Gödel et Turing ne se sont jamais rencontrés, du moins réellement, et pourtant ils partagent un nombre impressionnants de points communs : un génie révolutionnaire pour les mathématiques, une existence difficile et douloureuse, des amours compliquées, et une fin tragique.</p>
<p>Gödel, d’un côté, vit à Vienne et fréquente d’autres artistes, scientifiques et philosophes de son temps. Toutefois, il souffre d’une sorte d’angoisse perpétuelle, de paranoïa et d’hypocondrie qui font qu’il préfère ne pas allumer le poêle chez lui et refuse de manger presque tout de peur d’être empoisonné. Pendant la guerre, il sera contraint de fuir l’Autriche avec sa femme, une bonne femme qui veille sur lui. Turing, pour sa part, a vécu une enfance difficile dans un pensionnat anglais où il était souvent brimé, car souffrant d’une sorte d’autisme qui le rendait peu apte à comprendre les autres. Cependant, il va tomber profondément amoureux d’un de ses camarades, amour qui le hantera toute sa vie.</p>
<p>Malgré tout, ces deux hommes vont révolutionner le 20<sup>ème</sup> siècle à leur manière. Gödel va ainsi développer des théories mathématiques –voire philosophiques- majeures, tandis que Turing va déchiffrer les codes secrets nazis et inventer une machine ancêtre des ordinateurs.</p>
<p>Toutes ces similitudes sont soulignées dans ce livre par l’auteure, de façon assez romanesque, comme elle le confesse d’emblée au début du livre. Toutefois, de par son écriture sérieuse, sa compréhension des sciences et sa connaissance de la vie des deux hommes ; on se laisse tout à fait prendre au jeu. On suit ainsi ces deux existences de manière parallèle, durant les moments clés de la vie des deux hommes.</p>
<p>Bien que certaines notions mathématiques et philosophiques soient parfois difficiles à saisir, le livre se lit vraiment comme un roman, dévoilant l’humanité, la souffrance et le génie de ces deux mathématiciens.</p>
<p>Concernant la vie de Turing, l’approche est tout à fait différente que celle de The Imitation Game, qui se concentre vraiment sur la période durant laquelle il a tenté de déchiffrer le code allemand, ce dont ce livre ne présente pas. Il se lit donc comme un très bon complément du film.</p>
<p>En résumé, un livre sur deux personnages passionnants et d’actualité, de quoi se plonger de manière agréable et pas trop compliquée dans le grand monde des mathématiques.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Les matheux, les curieux, ceux qui ont apprécié The Imitation Game et souhaite en savoir davantage sur Alan Turing.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Leur génie est une preuve de notre propre valeur, un antidote contre l’insignifiance ; leurs multiples défauts en sont le compléments malheureux quoique naturel, comme si la grandeur n’était jamais accordée qu’avec une dose équivalente de faiblesse. »</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer:</strong></p>
<p>Editions : Markus Haller</p>
<p>Date de sortie : 2010</p>
<p>Prix : 20 €</p>
<p>Nombre de pages : 236 pages</p>
<p>ISBN : 978-2940427109</p>
<p><strong>Lectures en cours :</strong></p>
<p><em>Phantom</em>, de Susan Kay</p>
<p><em>La vie est un arc-en-ciel</em>, de Cecelia Ahern (offert par Bib durant notre SWAP <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2665.png" alt="♥" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />)</p>
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		<title>Vivre vite &#8211; Philippe Besson</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2015 09:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[James Dean]]></category>
		<category><![CDATA[La fureur de vivre]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Besson]]></category>
		<category><![CDATA[Rebel without a cause]]></category>
		<category><![CDATA[Roman choral]]></category>
		<category><![CDATA[Vivre vite]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ? Je l&#8217;avais repéré dans la rentrée littéraire de 2015. De plus, c&#8217;était une occasion de découvrir la vie de James Dean, que je connais bien peu. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi ce livre ?</strong> Je l&rsquo;avais repéré dans la rentrée littéraire de 2015. De plus, c&rsquo;était une occasion de découvrir la vie de James Dean, que je connais bien peu.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782260023968.jpg"><img decoding="async" class="  wp-image-5290 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782260023968.jpg" alt="9782260023968" width="411" height="654" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782260023968.jpg 503w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782260023968-189x300.jpg 189w" sizes="(max-width: 411px) 100vw, 411px" /></a></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Regardez-moi bien. Qui sait si je serai encore là demain&#8230; » Aussi célèbre soit-il, James Dean, symbole de la jeunesse éternelle, demeure insaisissable. Vivre vite, roman choral tout en nuances, dresse, à travers la voix de ses proches, le portrait intime d&rsquo;un garçon de l&rsquo;Indiana, inconsolable et myope, turbulent mais d&rsquo;une beauté irrésistible, qui s&rsquo;est donné à tous, sans jamais appartenir à personne : un acteur incandescent devenu, en trois films et un accident de voiture, une icône intemporelle.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">La vie de James Dean fut aussi courte qu&rsquo;intense. Né dans un milieu modeste, le jeune homme se consacre presque tout de suite au théâtre, au cinéma, à la danse. Il fera de la figuration dans plusieurs téléfilms avant de décrocher ses trois grands et uniques rôles dans <em>A l&rsquo;est d&rsquo;Eden, La Fureur de vivre</em> et <em>Géant. </em>Amoureux du cinéma, du jeu, donc. Et aussi de la vitesse. C&rsquo;est un accident de voiture qui met fin à sa vie, brutalement et prématurément, avant la sortie de son dernier film, deux semaines seulement après la fin du tournage.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour dresser un portrait de cet acteur qui a incarné plus que tout autre dans <em>La fureur de vivre</em> une jeunesse rebelle et perdue, capable de fragilité et de force, Philippe Besson compose un roman choral, exprimant le point de vue de plusieurs personnes ayant fréquenté James Dean. Ses parents, sa famille, ses amis, camarades de classe, ses professeurs. Puis ses amantes et amants, ses collègues acteurs, les réalisateurs avec lesquels il travailla, et parfois, des inconnus, des gens de passage de que l&rsquo;histoire n&rsquo;a pas retenu. On passe ainsi de l&rsquo;entourage familial et amical, à Elizabeth Taylor, Elia Kazan, Liz Sheridan&#8230;jusqu&rsquo;à l&rsquo;homme qui lui vendit la Porsche qui cause sa mort. Au mécanicien qui fait le plein. Et aussi, à plusieurs reprises, par James Dean lui-même, avec une vision des choses acérée, désinvolte, violente, douce. Beaucoup de traits, parfois contrastés, pour raconter une vie qui ne l&rsquo;était pas moins. Ce portrait à plusieurs voix a le mérite de présenter la légende sous divers aspects, le rendant parfois irritant, parfois fragile, parfois déterminé. Divers aspects qui donnent un aperçu de la force de vie, de l&rsquo;énergie dégagées par ce jeune homme mort à 23 ans. Qui donnent une idée de son mystère, de pourquoi il est devenu une icône.</p>
<p style="text-align: justify;">On peut certes s&rsquo;interroger sur le côté romanesque, sur le risque à utiliser la première personne du singulier pour chaque voix et se glisser dans la peau d&rsquo;une personnalité historique, à chaque chapitre. Mais on se laisse charmer, parce que c&rsquo;est le récit de toute une vie qui défile sous les yeux du lecteur, pour mieux élucider, ou rendre plus mystérieux, qui était cet acteur sacré légende après sa mort. Parce que les mots de l&rsquo;auteur se lisent facilement et que la structure du récit est plus qu&rsquo;agréable et originale, changeant de l&rsquo;ordinaire. On sent aussi qu&rsquo;il a fait des recherches pour ne pas dire n&rsquo;importe quoi, et il transmet aussi sa fascination pour James Dean. C&rsquo;est cette même fascination qui conduit à finir très vite le récit et ses quelques deux cent trente pages. Il y a certainement plus transcendant comme roman, mais c&rsquo;est aussi très bien d&rsquo;avoir des lectures aussi agréablement construites et écrites, qui permettent d&rsquo;apprendre de nouvelles choses et de mieux visualiser une époque, et une personnalité aussi connue, pourtant mystérieuse, que celle de James Dean !</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Jusque-là, il avait tout fait comme en apesanteur, sans se poser beaucoup de questions, prenant ce qu&rsquo;on lui offrait, arrachant ce qu&rsquo;il convoitait, brûlant ses jours et ses nuits, s&rsquo;enivrant de vitesse. D&rsquo;un coup, le passé lui revenait en pleine figure, ce temps fossilisé. Je l&rsquo;ai vu vaciller. »</em></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Roman choral, biographique, français.</b><br />
<b>Editions :</b> Julliard<b><br />
Parution : </b>Janvier<b> </b>2015<b><br />
Disponibilité :  </b>en librairie (18 euros)<b><br />
238 pages.</b> <b><br />
EAN :<em> </em></b>  9782260023968</p>
<p><strong>Lectures en cours :</strong><em> </em><em> Lettres de Menabilly</em> &#8211; Daphné du Maurier<br />
<em>Cité de la nuit &#8211; </em>John Rechy<br />
<em>Une voix</em> &#8211; Renée Fleming<br />
<em>Les Apparences &#8211; </em>Gillian Flynn<br />
<em>La Divine Comédie, vol. 1 : L&rsquo;enfer</em> &#8211; Dante Aleghieri<br />
<em>Harry Potter and the Philosopher&rsquo;s Stone</em> &#8211; JK Rowling<br />
<em>Les Royaumes du Nord &#8211; </em>Philip Pullman</p>
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		<title>Charlotte &#8211; David Foenkinos</title>
		<link>https://lamalleauxlivres.com/charlotte-david-foenkinos/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Christine Juillet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Sep 2014 08:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature - Feel good]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Charlotte Salomon]]></category>
		<category><![CDATA[David Foenkinos]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[persécution]]></category>
		<category><![CDATA[rentrée littéraire 2014]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
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					<description><![CDATA[Bonjour à tous. Je vous écris au sortir d&#8217;un titre de cette rentrée littéraire : Charlotte. Je l&#8217;avais repéré grâce au magazine « Livres Hebdo » qui en parlait. Il se présentait [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Bonjour à tous. Je vous écris au sortir d&rsquo;un titre de cette rentrée littéraire : Charlotte. Je l&rsquo;avais repéré grâce au magazine « Livres Hebdo » qui en parlait. Il se présentait comme un livre que l&rsquo;auteur a essayé d&rsquo;écrire de nombreuses fois sans jamais y parvenir. Il existe beaucoup de livres qui arborent la barbarie et la mort durant la seconde guerre mondiale et ici, c&rsquo;est un livre de la mort et de la vie, de l&rsquo;art et de la solitude. Je l&rsquo;ai mis de côté à la librairie où je travaille dès sa sortie et je l&rsquo;ai lu en plusieurs fois, tout simplement pour ne pas lire trop tard, pour pouvoir m&rsquo;inprégner de chaque mot, de chaque sentiment. Le livre que je vous présente, vous ne devez pas l&rsquo;acheter car « vous aimez l&rsquo;auteur » ou ce qu&rsquo;il a fait avant, c&rsquo;est une parenthèse dans son oeuvre (au masculin) et une quête, quelque chose à part. Publié par Gallimard, nous retrouvons leur couverture pour les grands formats et j&rsquo;avoue avoir hâte de voir quelle couverture va trouver Folio pour cette oeuvre quand elle sortira au format poche l&rsquo;année prochaine. En attendant, je vous fais découvrir le synopsis et la couverture, et je vous parle de Charlotte&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter" src="http://decitre.di-static.com/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/0/7/0/1/9782070145683FS.gif" alt="" width="183" height="270" /></p>
<blockquote><p>Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu&rsquo;elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d&rsquo;une oeuvre picturale autobiographique d&rsquo;une modernité fascinante.<br />
Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : « C&rsquo;est toute ma vie ». Portrait saisissant d&rsquo;une femme exceptionnelle, évocation d&rsquo;un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d&rsquo;une quête. Celle d&rsquo;un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Qui est Charlotte ?</strong> Charlotte Salomon. Cette jeune femme est née sur la fin de la première guerre mondiale dans une famille Allemande plutôt aisée. Le père médecin s&rsquo;est battu pour son pays, il enseigne maintenant à la faculté. Sa mère, une femme profondément mélancolique et lunatique, a donné à sa fille le prénom de sa défunte soeur. Elle l&#8217;emmène au cimetière, joue avec elle, l&rsquo;ignore, lui offre des cadeaux, ne lui parle pas&#8230; Elle est changeante avec sa fille mais la petite s&rsquo;adapte à ces fluctuations dans les humeurs de sa maman. Finalement, cette dernière se donne la mort. Avec son père, on apprend comme la petite fille se renferme doucement sur elle, ses relations avec ce père absent, cette belle-mère chanteuse et adulée de tous et surtout, dès les années 30, le changement avec l&rsquo;arrivée des Nazis au pouvoir. Les Juifs sont exclue de leurs commerces, des écoles, des universités, expulsés de leurs postes, ignorés par la société&#8230; même ceux qui ont combattu pour cette même Allemagne à peine 15-20 ans auparavant&#8230; On suit la vie de Charlotte avec la fuite, la peur, les camps, l&rsquo;inquiétude, la séparation&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vie, ou théâtre</strong> ? C&rsquo;est la colonne vertébrale de l&rsquo;Oeuvre de Charlotte, et celle de l&rsquo;oeuvre « Charlotte ». Au fil de sa vie, les drames construisent une Charlotte qui se suicide à son tour : elle laisse de côté la vie et ne respire plus que par sa passion. Sur la « fin » de sa vie, elle se livre entièrement à son art. Au fur et à mesure que l&rsquo;on avance dans son histoire, l&rsquo;auteur nous fait part de ses sentiments, et aussi de certaines facettes de ses investigations : les lieux qu&rsquo;il a vus et ce qu&rsquo;ils lui ont inspiré, ce qu&rsquo;il a ressenti face à ce mur, cette plaque, cette maison, les refus d&rsquo;aider ses recherches ou les témoignages de proches de Charlotte. Finalement, c&rsquo;est un roman. Foenkinos pourrait avoir tout inventé, pas vrai ? Finalement, Charlotte était une artiste, qui dit que ses peintures disent la vérité ? Toute la subjectivité sur laquelle reposent l&rsquo;histoire fait écho à cette phrase qui accompagnent les créations de l&rsquo;artiste Allemande : Vie, ou théâtre ? Je me suis aussi posée la question en ouvrant le livre. Un vers par ligne. Est-ce une biographie, un poème, une pièce ? Vie, ou théâtre ? J&rsquo;ai personnellement choisi de ne pas répondre à cette question et de prendre les faits tels que racontés par Foenkinos en imaginant les réactions de cette petite fille propulsée dans l&rsquo;âge adulte avec violence. Heureusement qu&rsquo;elle a connu quelques moments de bonheur et merci à elle d&rsquo;avoir su confier ses créations à ceux qui ont pu les protéger de la barbarie nazie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une oeuvre incroyable à découvrir. Merci M. Foenkinos&#8230;</p>
<p>Charlotte chez Gallimard, à 18.50 euros</p>
<p>ISBN : 9782070145683</p>
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		<title>Chopin &#8211; Alain Duault</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2014 06:00:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Chopin]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
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					<description><![CDATA[De manière générale, j’aime découvrir la vie d’artistes, leurs inspirations, leurs difficultés. Surtout les personnalités marquantes ou qui me touchent d’une manière ou d’une autre. Ils n’ont peut-être pas forcément [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>De manière générale, j’aime découvrir la vie d’artistes, leurs inspirations, leurs difficultés. Surtout les personnalités marquantes ou qui me touchent d’une manière ou d’une autre. Ils n’ont peut-être pas forcément changé le monde ou mené une grande vie, mais là n’est pas la question. Il m’arrive donc d’emprunter la biographie de personnes dont j’apprécie les œuvres, afin d’avoir un aperçu du contexte, des circonstances qui ont amenés à créer des livres, des films, des musiques… C’est donc le cas ici pour un personnage que je trouve fascinant. Ainsi, même pour ceux qui ne connaîtrait pas Chopin (mais tout le monde connaît au moins un de ses œuvres, ne serait-ce que la <a href="https://www.youtube.com/watch?v=sg3DsKtZVHM">marche funèbre</a>), cela n’empêche pas d’apprécier un livre retraçant la vie d’un personnage atypique et révolutionnaire à sa façon. Et de peut-être ainsi (re)découvrir sa musique.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Chopin.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2007 aligncenter" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Chopin.jpg" alt="Chopin" width="157" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Les images que l&rsquo;on a de Frédéric Chopin sont le plus souvent convenues, mièvres ou fausses. Se range-t-il vraiment, comme le voudraient les vers de Musset, parmi « les pleurards, les rêveurs à nacelles, les amants de la nuit, des lacs, des cascatelles » ? En fait, Chopin est un personnage complexe et un compositeur rien moins qu&rsquo;uniforme : classique et romantique, polonais et français, mondain et mélancolique, virtuose et poète du piano, Chopin n&rsquo;est pas celui que l&rsquo;on croit connaître. Suivre les étapes de sa carrière, les chemins de son apprentissage, les détours de sa vie d&rsquo;homme et d&rsquo;artiste permettra peut-être de l&rsquo;entendre mieux en le connaissant mieux &#8211; et en l&rsquo;écoutant plus justement</p></blockquote>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>J’ai déjà eu l’occasion de lire plusieurs biographies de Frédéric Chopin, mais celle-ci m’a attiré pour plusieurs raisons. Elle est éditée par Actes Sud, un éditeur que j’apprécie, et est assez courte. 150 pages pour parcourir 39 années de la vie d’un génie musicale, autant dire qu’on va à l’essentiel et qu’on évite la biographie romancée et trop extrapolée. Et comme la bibliothèque possédait ce livre, je n’ai pas eu à aller chercher trop loin.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Polonais exilé en France, musicien de génie qui composa ses premières pièces à 7 ans, compagnon de l’écrivaine George Sand durant près de 10 ans, malade fragile et délicat ; la vie de Frédéric Chopin fut assez courte, mais bien remplie. Né d’un père français et d’une mère polonaise, il dut quitter sa Pologne natale alors instable politiquement en ce début de 19ème siècle pour s’installer à Paris. Il y fréquenta de nombreux milieux artistiques et côtoya des artistes fameux, comme Liszt, le peintre Delacroix ou bien entendu George Sand. Cependant, c’était un homme sensible et mélancolique, dont les rudes expériences de vie inspirèrent grandement son œuvre. Tout comme la maladie, puisqu’il souffrit de tuberculose –ou peut-être de mucoviscidose comme semble suggérer quelques récentes études-.</p>
<p>L’avantage d’avoir déjà lus plusieurs livres sur Chopin rend la comparaison plus facile. Ici, l’ouvrage s’oriente clairement vers un public plus sérieux, voire plus mélomane. En témoigne la collection dont fait partie le livre, et qui est coéditée par le magazine musical <em>Classica-Répertoire</em>. Le livre comporte ainsi de nombreux termes musicaux parfois un peu obscurs, mais une rapide cherche dans un dictionnaire ou sur Google nous éclaire bien vite.</p>
<p>Et il serait dommage de s’arrêter à cause de cela, car cette biographie est très pertinente et va droit au but de sa mission, à savoir : décrire la vie de ce musicien. Elle est donc idéale pour ceux désirant découvrir l’homme derrière la musique, mais qui n’aurait pas envie de farcir 500 pages d’une biographie qui s’attarde trop sur les détails ou extrapole la vie d’une personne au point de la couvrir de clichés. En dehors des quelques termes musicaux, elle est très accessible et agréable à lire, ce qui donne envie de découvrir les autres biographies de la collection.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Les amateurs de Chopin, ou plus généralement de musique. Les curieux qui aimeraient découvrir la vie d’un homme ayant fait partie de ce que l’on nomme le mouvement romantique et dont la musique nous atteint toujours.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Le basculement du romantisme se situe là, dans cette volonté de dire l’intériorité de l’âme, plutôt que de montrer les seules beautés du monde. »</p></blockquote>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Editions : Actes Sud</p>
<p>Date de sortie : 01.2004</p>
<p>Prix : 15 €</p>
<p>Nombre de pages : 156 pages</p>
<p>ISBN : 978-2742746200</p>
<p><strong>Lectures en cours :</strong></p>
<p><em>Les étrangers</em>, de Sandor Marai</p>
<p><em>La Belle et la Bête</em>, d’Eloisa James</p>
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		<title>La petite communiste qui ne souriait jamais &#8211; Lola Lafon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Feb 2014 15:31:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature française]]></category>
		<category><![CDATA[Lola Lafon]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Comaneci]]></category>
		<category><![CDATA[roman français]]></category>
		<category><![CDATA[Roumanie]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ? Il fait aussi partie de la série des dix titres que j&#8217;ai à lire pour le Prix du roman étudiant. 🙂 Parce qu&#8217;elle est fascinée par [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi ce livre ? </strong>Il fait aussi partie de la série des dix titres que j&rsquo;ai à lire pour le Prix du roman étudiant. <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782330027285.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-700 aligncenter" alt="La petite communiste qui ne souriait jamais" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782330027285.jpg" width="279" height="526" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782330027285.jpg 400w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782330027285-159x300.jpg 159w" sizes="auto, (max-width: 279px) 100vw, 279px" /></a></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Parce qu&rsquo;elle est fascinée par le destin de la miraculeuse petite gymnaste roumaine de quatorze ans apparue aux JO de Montréal en 1976 pour mettre à mal guerres froides, ordinateurs et records au point d&rsquo;accéder au statut de mythe planétaire, la narratrice de ce roman entreprend de raconter ce qu&rsquo;elle imagine de l&rsquo;expérience que vécut cette prodigieuse fillette, symbole d&rsquo;une Europe révolue, venue, par la seule pureté de ses gestes, incarner aux yeux désabusés du monde le rêve d&rsquo;une enfance éternelle. </em><br />
<em>Mais quelle version retenir du parcours de cette petite communiste qui ne souriait jamais et qui voltigea, d&rsquo;Est en Ouest, devant ses juges, sportifs, politiques ou médiatiques, entre adoration des foules et manipulations étatiques ? Mimétique de l&rsquo;audace féerique des figures jadis tracées au ciel de la compétition par une simple enfant, le roman-acrobate de Lola Lafon, plus proche de la légende d&rsquo;Icare que de la mythologie des « dieux du stade », rend l&rsquo;hommage d&rsquo;une fiction inspirée à celle-là, qui, d&rsquo;un coup de pied à la lune, a ravagé le chemin rétréci qu&rsquo;on réserve aux petites filles, ces petites filles de l&rsquo;été 1976 qui, grâce à elle, ont rêvé de s&rsquo;élancer dans le vide, les abdos serrés et la peau nue.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;aime beaucoup les titres d&rsquo;Actes Sud, ils font souvent dans l&rsquo;originalité. Ce titre ne fait pas exception à la règle, je dois le dire ! De quoi donner un peu plus de chance au livre dont le sujet, à la base, ne m&rsquo;attirait pas spécialement.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais Lola Lafon ne fait pas que retracer le parcours historique et sportif de la gymnaste Nadia Comenaci, même si c&rsquo;est son sujet principal. Elle dresse aussi une description de la Roumanie de l&rsquo;époque, des pays autour, et une certaine critique sur la société, sur nos points de vue.</p>
<p style="text-align: justify;">On ne s&rsquo;attache que peu à l&rsquo;héroïne, Nadia, dont on trouve ici une biographie assez fidèle et documentée. Le propos n&rsquo;est en fait pas là, car les descriptions que l&rsquo;auteur en fait restent plutôt objectives et neutres. Cependant, on suit avec intérêt son parcours, son évolution, sa maturation en tant qu&rsquo;athlète et en tant que femme ; comment elle a rayonné et a été une idole pour la Roumanie, jusqu&rsquo;à, l&rsquo;âge aidant, elle finisse plus ou moins en déchéance et finisse par trouver refuge aux Etats-Unis quand le communisme tombe. C&rsquo;est aussi là une réflexion amère sur comment les carrières sportives et les images médiatisées deviennent noires et dégradées que les sujets prennent de l&rsquo;âge ou ne se conforment plus à l&rsquo;image première. Nadia souffre de son évolution en tant que femme (comprenez par là que le corps-enfant parfait pour les compétitions subit des ravages à la puberté et transformation en adulte) et ne retrouvera jamais l&rsquo;éclat du jour de 1976 où elle a marqué l&rsquo;Histoire. Le problème vient de la grande sécheresse et de l&rsquo;apparente absence de morale de la femme ; elle semble très mécanique et rarement éprouver des sentiments personnels. C&rsquo;est sans doute le parti pris de l&rsquo;auteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à la Roumanie, on en voit une description de l&rsquo;intérieur, par le récit qu&rsquo;en fait la narratrice en construisant la biographie sur Nadia Comenaci, et quelques extraits d&rsquo;une autobiographie faite par la sportive elle-même il y a dix ans. De quoi décrire une Roumanie qu&rsquo;on ne connaît pas forcément ; avec un régime dur, certes, répressif, mais qui aussi offrait les mêmes chances à tout le monde, où « on pouvait être heureux », où le reste du monde apparaissait du coup merveilleux quand on y allait, mais on retrouvait alors le pays aussi comme une sorte de refuge contre la démesure.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, le choix de narration est intéressant : on a de courts chapitres, alternées et séparées par des « reports » de conversation téléphoniques imaginaires entre la narratrice écrivant la biographie et soumettant son texte au regard de Nadia, qui commente alors plus ou moins en rapport avec ce qui est écrit. C&rsquo;est ce contraste entre une Française (supposons que la narratrice est un avatar de l&rsquo;auteur&#8230;) et le vécu d&rsquo;une Roumaine qui apparaît, car elles ne sont pas d&rsquo;accord sur l&rsquo;Histoire et n&rsquo;en ont pas le même point de vue. Et de quoi permettre aussi des remarques acerbes de la sportive, rappelant qu&rsquo;aucun régime n&rsquo;est pire qu&rsquo;un autre, et que ce qui paraît mieux dans notre démocratie avait aussi son équivalent. <em>« En Roumanie tout le monde gagnait la même chose, tout le monde pouvait aller au cinéma, au théâtre, à l&rsquo;opéra, avoir une chance, malgré la censure et la répression. C&rsquo;est mieux, votre pays où les plus pauvres et les plus isolés n&rsquo;ont aucun accès à la culture ? »</em> C&rsquo;est ce genre d&rsquo;idées qui circulent.</p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;aime particulièrement ce concept parce qu&rsquo;il nous fait réfléchir, mais rappelle, surtout aujourd&rsquo;hui, avec la folie de la médiatisation et des réseaux sociaux, comment tout le monde donne son point de vue sans jamais être ouvert à la conversation ni même écouter les autres ; une vraie plaie. Ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;on est intolérant, c&rsquo;est qu&rsquo;au final peu importe ce que dira l&rsquo;autre, on ne l&rsquo;entendra que d&rsquo;une oreille tout en défendant son avis personnel/bien-pensant/moral/normatif (barrez la mention inutile) parce que bien entendu, on sait mieux tout que tout le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques citations :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ah oui, bien entendu ! Les Roumains vendaient le communisme. En revanche, les athlètes français ou américains, aujourd&rsquo;hui, ne représentent aucun système, n&rsquo;est-ce pas. Aucune marque ! </em>« </p>
<p><strong> <em>« Chez nous, on n&rsquo;avait rien à désirer. Et chez vous, on est constamment sommés de désirer. »</em></strong></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Un livre qui ne plaira pas à tout le monde, mais très intéressant et bien écrit, qui mérite les bons échos qu&rsquo;on entend de lui dans les critiques littéraires ou de presse.</p>
<p style="text-align: justify;">Seul bémol : j&rsquo;ai vraiment du mal avec les bouquins de Actes Sud qui ont une couverture aussi fine, plus petite que la normale dans le sens de la largeur. C&rsquo;est agréable à la vue, mais pas quand on l&rsquo;a en main&#8230;</p>
<p><b>Roman français à nuance de biographie romancée.</b><br />
<b>Editions :</b> Actes Sud.<b><br />
Parution originale : </b>2014<b><br />
Disponibilité : </b>en librairie (21 euros<b>)<br />
317 pages.</b><b><br />
EAN :<em> </em></b> 9782330027285 <em> </em></p>
<p><strong>Lectures en cours </strong>:  <em>Les renards pâles</em> de Yannick Haenel.</p>
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