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	<title>Autobiographie &#8211; LA MALLE AUX LIVRES</title>
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	<description>La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté...</description>
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		<title>Fairyland &#8211; Alysia Abbott</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jan 2017 11:00:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature - Feel good]]></category>
		<category><![CDATA[Autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[LGBT+]]></category>
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					<description><![CDATA[Aujourd’hui, je vais vous parler d’une autobiographie en partie romancée se déroulant dans le San Francisco des années 70 à 90. Et il a la particularité de se passer dans [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, je vais vous parler d’une autobiographie en partie romancée se déroulant dans le San Francisco des années 70 à 90. Et il a la particularité de se passer dans le milieu gay, en pleine épidémie du SIDA, mais surtout d’être raconté du point de vue de la fille d’un poète de cette communauté. Un récit original, et très émouvant, dont voici pour débuter la quatrième de couverture :</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/fairyland_couv.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-12457" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/fairyland_couv.jpeg" alt="" width="175" height="287" /></a></p>
<blockquote><p>En 1973, après la mort de sa femme, Steve Abbott, écrivain et militant homosexuel, déménage à San Francisco. Avec sa fille de deux ans, Alysia, il s&rsquo;installe dans le quartier de Haight-Ashbury, le centre névralgique de la culture hippie. Là où Joan Baez a pris le micro dix ans plus tôt pour appeler à lutter contre la censure et en faveur de la liberté d&rsquo;expression. Là où les représentants officiels de la Beat Generation &#8211; William Burroughs, Jack Kerouac, Allen Ginsberg, Lawrence Ferlinghetti, Neal Cassidy &#8211; annoncèrent l&rsquo;avènement de la révolution psychédélique. Steve Abbott découvre une ville en pleine effervescence dans laquelle la communauté gay se bat pour ses droits, il rejoint la scène littéraire de l&rsquo;époque et fréquente cette génération de jeunes gens bien décidés à tout vivre, tout expérimenter. Commence pour le duo père-fille une vie de bohème, ponctuée de déménagements, de fêtes et de lectures de poésie à l&rsquo;arrière des librairies. Alysia Abbott revient sur les aventures de son enfance alors que le virus du sida ronge peu à peu la ville.</p></blockquote>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>C’est Cordélia de la chaîne <a href="https://www.youtube.com/channel/UCPhACJPOrdHabeo5_xfFRdA" target="_blank">Mx Cordélia</a> qui m’a donné envie de le découvrir, car il abordait de nombreuses thématiques qui m’intéressaient.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Alysia Abbott raconte le début de sa vie, et comment elle a été élevée par son père bisexuel après la mort de sa mère alors qu’elle était encore toute petite. Steve Abbott était alors un poète très impliqué dans la communauté littéraire gay, et les deux décident alors de s’installer à San Francisco dans les années 70, là où les milieux LBGT sont les plus actifs. Ainsi que juste avant la grande vague de SIDA qui s’abattra sur la ville et le reste du monde, décimant une grande partie de la population homosexuelle. Mais dans cette période historique, difficile d’être une petite fille, puis une ado, avec un père et une vie pas comme les autres.</p>
<p>Ce livre présente un récit à la fois atypique dans l’approche qu’il a de cette période historique et de la question de l’homoparentalité. Mais il s’agit surtout d’un hommage vibrant à ce père particulier que rend ici l’auteure, ainsi qu’à toutes ces personnes disparues à cause de la maladie. C’est aussi une histoire du passage de l’enfance à l’âge adulte, et le cheminement pour trouver sa place dans un monde parfois dur.</p>
<p>C’est une histoire à la fois très tendre, mais également très émouvante, comme on peut s’en douter. Ce livre présente bien la difficulté d’être une personne LGBT, en particulier dans ces années-là, ainsi que l’horreur qu’a pu amener l’épidémie de SIDA. Beaucoup de proches ou de connaissances de la famille de l’auteure ont ainsi disparues à cause de l’épidémie. J’ai en tous cas appris beaucoup de choses sur cette période et sur l’impact qu’a eu le SIDA sur la communauté LGBT de San Francisco.</p>
<p>La relation qu’avait Alysia avec son père est aussi très touchante, malgré les évolutions et les changements au fil des ans. L’auteure s’est en partie inspirée des notes de son père et de ses poèmes pour écrire ce livre, et j’ai également trouvé très intéressant de découvrir les pensées de cet homme, ainsi que celles de sa fille à côté.</p>
<p>Une très belle histoire, que je ne peux que vous conseiller de découvrir.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Ceux qui souhaitent en savoir davantage sur la communauté LGBT et les années SIDA à San Francisco, ceux qui cherchent des histoires avec des parents LGBT</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« La mort donne simplement du sens à la vie (en lui assignant des frontières), et l’on pourrait plaindre autant la naissance que la mort, car c’est à la naissance que commence la souffrance. »</p></blockquote>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Éditions : 10/18</p>
<p>Date de sortie : 2016</p>
<p>Prix : 8.4 €</p>
<p>Nombre de pages : 424 pages</p>
<p>ISBN : 978-2264067968</p>
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		<title>Autoportrait de l&#8217;auteur en coureur de fond &#8211; Haruki Murakami</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Nov 2016 15:04:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature - Feel good]]></category>
		<category><![CDATA[Autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Haruki Murakami]]></category>
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					<description><![CDATA[Comme vous le savez peut-être, le mois de novembre, c’est le National Novel Writing Novel (abrégé en Nano ou Nanowrimo), ou en français le mois de l’écriture d’un roman. Il [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme vous le savez peut-être, le mois de novembre, c’est le <em>National Novel Writing Novel</em> (abrégé en <em>Nano</em> ou <em>Nanowrimo),</em> ou en français le mois de l’écriture d’un roman. Il s’agit d’un événement qui arrive tous les ans depuis la fin des années 90 si je ne me trompe pas, et où le but est d’écrire un roman, ou du moins une partie. 50&rsquo;000 mots pour être exact. Si le sujet vous intéresse, Cindy Van Wilder en a fait une vidéo explicative très sympa que vous pourrez voir par <a href="https://www.youtube.com/watch?v=CrDGYZRO1PQ" target="_blank">ICI</a> <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Mais du coup, j’en profite pour vous parler d’un livre que j’ai lu il y a quelques temps pour préparer ce fameux Nano, et qui de mieux pour parler de l’écriture qu’un auteur reconnu et qu’on apprécie ? Je me suis donc lancée dans <em>Autoportrait de l’auteur en coureur de fond </em>d’Haruki Murakami, qui avait également l’avantage de parler d’un autre de mes hobbys : la course à pied.</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Autoportrait_de_l_auteur_en_coureur_de_fond.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-12176" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Autoportrait_de_l_auteur_en_coureur_de_fond-220x300.jpg" alt="autoportrait_de_l_auteur_en_coureur_de_fond" width="220" height="300" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Autoportrait_de_l_auteur_en_coureur_de_fond-220x300.jpg 220w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Autoportrait_de_l_auteur_en_coureur_de_fond-768x1047.jpg 768w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/Autoportrait_de_l_auteur_en_coureur_de_fond.jpg 1000w" sizes="(max-width: 220px) 100vw, 220px" /></a></p>
<blockquote><p>Journal, essai autobiographique, éloge de la course à pied, au fil de confidences inédites, Haruki Murakami se dévoile et nous livre une méditation lumineuse sur ce bipède en quête de vérité qu&rsquo;est l&rsquo;homme&#8230;</p>
<p>Le 1er avril 1978, Murakami décide de vendre son club de jazz pour écrire un roman. Assis à sa table, il fume soixante cigarettes par jour et commence à prendre du poids. S&rsquo;impose alors la nécessité d&rsquo;une discipline et de la pratique intensive de la course à pied.</p>
<p>Ténacité, capacité de concentration et talent : telles sont les qualités requises d&rsquo;un romancier. La course à pied lui permet de cultiver sa patience, sa persévérance. Courir devient une métaphore de son travail d&rsquo;écrivain.</p>
<p>Courir est aussi un moyen de mieux se connaître, de découvrir sa véritable nature. On se met à l&rsquo;épreuve de la douleur, on surmonte la souffrance. Corps et esprit sont intrinsèquement liés.</p>
<p>Murakami court. Dix kilomètres par jour, six jours par semaine, un marathon par an. Il court en écoutant du rock, pour faire le vide, sans penser à la ligne d&rsquo;arrivée. Comme la vie, la course ne tire pas son sens de la fin inéluctable qui lui est fixée&#8230;</p></blockquote>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains</strong></p>
<p>Je crois qu’on l’avait à la maison depuis longtemps, mais il a fallu que Samanthy Bailly en parle sur <a href="https://www.youtube.com/watch?v=bBcnkGhmAdo" target="_blank">une vidéo</a> de sa chaîne Youtube (ainsi que de 2 autres ouvrages que j’ai également lus depuis, <em>Ecriture</em> de Stephen King et <a href="https://lamalleauxlivres.com/comme-par-magie-elizabeth-gilbert/" target="_blank"><em>Comme par magie</em></a> d’Elizabeth Gilbert) pour que je me mette à le lire.</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Ce récit autobiographique nous révèle une partie de la vie de Murakami : comment il a commencé en tenant un club de jazz à Tôkyô, avant de finalement se tourner vers l’écriture. Et surtout, comment la course à pied rythme sa vie privée et professionnelle. Le tout sous une forme de journal, écrit avec la prose talentueuse que l’on connaît de l’auteur japonais. On découvre ainsi le quotidien de Murakami, très précis et discipliné, où se mélangent à la fois l’écriture et la course à pied. Car, étonnamment, les deux disciplines se ressemblent énormément, et l’une influence sans cesse l’autre, comme l’explique l’auteur tout au long de cet ouvrage.</p>
<p>J’avais déjà lu un livre de non-fiction de Murakami, Underground, et été agréablement surprise de voir que cela se lisait avec tout autant de plaisir que ses romans. Dans le cas de ce bouquin, c’était encore plus intéressant de découvrir un peu plus cet auteur assez discret, d’une pudeur assez japonaise lorsqu’il s’agit de parler de lui. Ainsi, on apprend que son quotidien d’auteur est intimement lié à son quotidien de coureur : les deux disciplines exigent de la rigueur et de l’entraînement, et écrire un roman peut s’apparenter à courir un marathon (une comparaison qui parlera sans doute aux participants du <em>Nanowrimo</em>).</p>
<p>On fantasme beaucoup sur la vie des écrivains, qu’on imagine souvent être exceptionnelle, comme celle de véritables stars. Sur ce point, Murakami nous interrompt très vite : il vit une existence extrêmement saine, voire banale. Écrire, c’est un métier comme un autre, qui demande du travail et de la précision. Ce n’est pas forcément une vie Rock’n Roll, mais un boulot de longue haleine qui demande patience et ténacité. Et qui n’est malheureusement pas toujours récompensé.</p>
<p>L’approche de la course à pied est également originale, et, même si on ne la pratique pas ou qu’on n’est pas spécialement un grand sportif, on peut voir le parallèle entre les disciplines. Et dans tous les cas, cela nous permet de mieux appréhender la manière dont l’auteur voit l’écriture, et comment il la vit. Et inversement, si on pratique la course mais pas l’écriture, cela nous donne un bon aperçu de ce qu’est cette dernière.</p>
<p>Un petit livre vraiment passionnant à lire, qui nous en dit beaucoup, à la fois sur Haruki Murakami, mais aussi sur les effets bénéfiques de l’écriture et de la course à pied.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Les écrivains et les coureurs, en herbe ou confirmé.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« Chez les créateurs, il existe une motivation intérieure, une force calme qu’il n’est pas du tout nécessaire de confondre à des critères extérieurs. »</p></blockquote>
<p><strong>Pour se le procurer :</strong></p>
<p>Éditions : Belfond (ou chez 10/18 en poche)</p>
<p>Date de sortie : 2009</p>
<p>Prix : 19.5 € (en papier)</p>
<p>Nombre de pages : 180 pages</p>
<p>ISBN : 978-2714445087</p>
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		<title>Lire Lolita à Téhéran &#8211; Azar Nafisi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ohagi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2015 12:44:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
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					<description><![CDATA[Une petite pause dans ma série du poids des secrets pour venir vous présenter un livre tout à fait différent, puisqu’il s’agit ici d’un récit réel et qui se déroule [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une petite pause dans ma série du <em>poids des secrets</em> pour venir vous présenter un livre tout à fait différent, puisqu’il s’agit ici d’un récit réel et qui se déroule en Iran. Un grand écart littéraire, mais je j’apprécie faire afin de pouvoir lire plusieurs livres en même temps pour espérer faire baisser ma PAL plus rapidement… ou lorsque je n’ai pas la patience d’attendre pour commencer un nouveau livre ! Quoiqu’il en soit, voici le résumé de ce livre :</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/lolita.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-6476" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/lolita-183x300.jpg" alt="lolita" width="183" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Après avoir dû démissionner de l&rsquo;Université de Téhéran sous la pression des autorités iraniennes, Azar Nafisi a réuni chez elle clandestinement pendant près de deux ans sept de ses étudiantes pour découvrir de grandes œuvres de la littérature occidentale. Certaines de ces jeunes filles étaient issues de familles conservatrices et religieuses, d&rsquo;autres venaient de milieux progressistes et laïcs ; plusieurs avaient même fait de la prison. Cette expérience unique leur a permis à toutes, grâce à la lecture de Lolita de Nabokov ou de Gatsby le Magnifique de Scott Fitzgerald, de remettre en question la situation  » révolutionnaire  » de leur pays et de mesurer la primauté de l&rsquo;imagination sur la privation de liberté. Ce livre magnifique, souvent poignant, est le portrait brut et déchirant de la révolution islamique en Iran.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment ce livre est arrivé entre mes mains ?</strong></p>
<p>Une amie m’en a parlé, et j’ai tout de suite été attirée par l’aspect littéraire de cette extraordinaire histoire. De plus, je connais extrêmement mal l’Iran, son histoire et son contexte géopolitique. C’était donc l’occasion de m’y plonger ! A noter que je l&rsquo;ai lu sur ma tablette en anglais, mais qu&rsquo;il existe également traduit en français chez 10-18 (références en bas de l&rsquo;article)</p>
<p><strong>Et alors, qu’est-ce que ça donne ?</strong></p>
<p>Azar Nafisi nous raconte donc les années qu’elle a passées à Téhéran en tant que professeur de littérature anglaise à l’université. Après avoir fait ses propres études et avoir passé quelques années aux Etats-Unis, elle revient dans son pays pour y enseigner. Cependant, la révolution Islamiste du pays va chambouler la société auparavant très libre et ouverte. Peu à peu, les règles morales deviennent de plus en plus strictes, notamment concernant les femmes. Leurs libertés deviennent de plus en plus limitées, et le voile devient obligatoire. De plus, une méfiance, voire une haine de tout ce qu’il vient de l’Occident s’installe peu à peu. Et la littérature n’échappe pas à cette tendance.</p>
<p>Tout au long de son roman, l’auteure nous parle donc de cette transition difficile dans la société, mais également dans les différentes universités où elle a enseigné. Pourtant, malgré le climat hostile, elle va tenter de faire passer des messages d’ouverture, de courage et de tolérance au travers de différents livres qu’elle présente durant ses cours. Et lorsque finalement, elle décidera de cesser d’enseigner, elle créé un club de lecture secret chez elle et y reçoit ses anciennes élèves. Ainsi, on suit les discussions et interrogations de ces jeunes iraniennes au sujet de livres tels que <em>Lolita</em>, <em>Gatsby le magnifique</em> ou encore <em>Orgueil et Préjugés</em>.</p>
<p>Souvenirs, réflexions, colères, résignations, cris de détresse, vie durant la guerre contre l’Irak ; ce livre regroupe ainsi les pensées d’Azar Nafisi, mais également des gens qu’elle côtoyait durant ces années en Iran. L’accent est tout particulièrement porté sur son petit groupe de jeunes lectrices, donnant la paroles à des femmes écrasées par un régime tyrannique aux règles fluctuantes et parfois sans logique. Et au centre de toutes ces vies, la littérature apparaît toujours comme point central. Car à chaque situation, il y a un livre pour y faire écho de façon fictionnel. Ainsi, en analysant la société au temps de Jane Austen et les relations entre hommes et femmes ; Nafisi et son groupe de lecture viennent à discuter de ces mêmes relations dans leur société iranienne. La comparaison apparaît rapidement comme étant assez pertinente et révélatrice.</p>
<p>Ainsi, au travers de livres tels que ceux de Nabokov, Fitzgerald ou James ; l’auteure parvient également à nous faire comprendre la vie en Iran à cette époque. Mais c’est également un moyen de redonner courage à ses lectrices, mais également à elle-même. Courage, et la volonté de continuer à endurer une existence difficile et opprimée, où elles parviennent malgré tout à profiter de certains bonheurs simples que la vie leur apporte encore.</p>
<p>C’est une lecture très touchante, et parfois très dure. On ne peut s’empêcher de comparer nos existences avec ces jeunes iraniens, qui aspirent aux mêmes libertés et bonheurs que n’importe quel être humain mais en sont injustement privés. Il est extrêmement intéressant de découvrir leur point de vue quant à cette littérature occidentale, qui reste malgré tout très universel et parvient également à les toucher, comme pour nous. On se retrouve ainsi tous comme lecteurs, rêvant d’appartenir à ces univers fictionnels que nous offrent les livres. Malgré les horreurs perpétrés autour du monde, lire reste une bouée de sauvetage permettant de nous rassembler et de s’évader d’une réalité parfois trop difficile.</p>
<p>Malgré son sujet sensible, ce livre ce lit donc avec un grand plaisir, et on en ressort plein de réflexion. Mais surtout avec l’irrésistible envie de continuer à lire, encore et encore. Une belle leçon de vie et de courage.</p>
<p><strong>Pour quel(s) lecteur(s) ?</strong></p>
<p>Les amateurs de littérature, et du pouvoir extraordinaire de la fiction. Ceux intéressés par l’Iran et son histoire, ainsi que le combat des femmes là-bas.</p>
<p><strong>La citation :</strong></p>
<blockquote><p>« La réalité est devenue si intolérable […], si morne, que tout ce que je peux peindre maintenant, ce sont la couleur de mes rêves. » [ma traduction]</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour se le procurer:</strong></p>
<p>Editions : 10-18</p>
<p>Date de sortie : 18.08.2005</p>
<p>Prix : 9.6 €</p>
<p>Nombre de pages : 467 pages</p>
<p>ISBN : 978-2264041388</p>
<p><strong>Lectures en cours :</strong></p>
<p><em>Hotaru, Le poids des secrets n°5</em>, d’Aki Shimazaki</p>
<p><em>L’Ombre du vent</em>, de Carlos Ruiz Zafón</p>
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		<title>Petits arrangements avec nos coeurs &#8211; Camille de Peretti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christine Juillet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Aug 2014 08:00:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[camille de peretti]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[peretti]]></category>
		<category><![CDATA[petits arrangements avec nos coeurs]]></category>
		<category><![CDATA[road trip]]></category>
		<category><![CDATA[Romance]]></category>
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					<description><![CDATA[Bonjour à vous, pour vous présenter le prochain livre, je vais m&#8217;abstenir de vous mettre toutes les informations requises puisque vous pouvez les trouver sur la page suivante : Petits arrangements [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Bonjour à vous, pour vous présenter le prochain livre, je vais m&rsquo;abstenir de vous mettre toutes les informations requises puisque vous pouvez les trouver sur la page suivante : <a title="Petits arrangements avec nos coeurs de Camille de Peretti" href="https://lamalleauxlivres.com/petits-arrangements-coeurs-camille-peretti/" target="_blank">Petits arrangements avec nos coeurs</a> . C&rsquo;est l&rsquo;avis qu&rsquo;avait mis Gwenlan et alors que nous papotions au soleil autour de succulentes chouquettes qu&rsquo;elle avait réalisées, elle m&rsquo;a dit que je devrais lire ce titre. De prime abord, la couverture est plutôt agréable. On connaît Stock pour ses couvertures monochromatiques avec un bandeau et là nous avons le visage de l&rsquo;auteure (qui aurait tort de se priver, elle est jolie ^^). Dès lors, ça me rassure un peu parce que ça nous évite quelque chose qui pourrait un peu tirer sur le « kitsh » type un bijou avec un cœur ou quelque chose qui ferait redite avec le titre (il y a des couvertures avec des cœurs très belles, mais je ne suis pas particulièrement romantique en ce qui concerne l&rsquo;apparence du livre, j&rsquo;avoue).</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter" src="http://www.babelio.com/users/AVT_Camille-de-Peretti_4233.jpeg" alt="" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Je venais de finir « Je ne suis pas un serial killer » et j&rsquo;avais terriblement envie de lire le second tome mais je me suis dit que j&rsquo;allais alterner un littérature et un polar pour mes lectures de l&rsquo;été pour ne pas dévorer ma trilogie et pouvoir en profiter plus longtemps. J&rsquo;ai commencé sans préjugés (et pourtant, il m&rsquo;arrive souvent d&rsquo;en avoir) et le début est très agréable à lire. On y découvre la préquelle à la véritable histoire en quelque sorte, à savoir la rencontre entre Camille et Stanislas. J&rsquo;avoue que je ne me souvenais plus qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un roman autobiographique donc je l&rsquo;ai traité entièrement comme un roman. Ce qui m&rsquo;a semblé très juste fut le ton de la narratrice, Camille, à travers les yeux de laquelle on suit l&rsquo;histoire. Elle est très lucide vis-à-vis de son comportement et de ses attentes envers les autres personnages. De ce fait, cela évite à mon sens une confusion au niveau du « Je t&rsquo;aime, je ne t&rsquo;aime plus ». Dès le début, on la sent un peu cruelle. Elle a décidé que, laissée sur le carreau trop longtemps, elle ne donnerait pas d&rsquo;amour au premier venu. Le premier venu, c&rsquo;est Stanislas. Ce jeune homme, on sent dès son arrivée dans l&rsquo;histoire qu&rsquo;il a un bon potentiel parce qu&rsquo;il est gentil, vraiment gentil. Elle pourrait aussi laisser tomber sa résolution « haine haine » pour se livrer et faire confiance mais elle se refuse cette chance.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Les années passant, elle se marie mais son couple ne tient finalement pas le coup. Elle retrouve Stanislas qui est devenu trader à Londres. Et là, le doute commence parce que le petit Stanislas qui s&rsquo;était fait briser le coeur n&rsquo;existe plus et c&rsquo;est un homme décidé et prudent que nous rencontrons. Sur quelques côtés, ça m&rsquo;a rappelé « Quand souffle le vent du nord » et j&rsquo;ai eu un peu peur de retrouver ce qui m&rsquo;y avait chiffonnée mais pas du tout. J&rsquo;ai pensé que ça n&rsquo;allait être qu&rsquo;un jeu de manipulation mais c&rsquo;est à la fois pire et plus beau. J&rsquo;ai beaucoup aimé quand Gwenlan dit que Camille, ici, n&rsquo;est pas une héroïne mais une femme, une femme normale. Parce que c&rsquo;est ce qui résume le mieux cette histoire. À travers ce voyage emprunt d&rsquo;une grande beauté et d&rsquo;une tristesse certaine, nous assistons à la dernière tentative d&rsquo;un couple pour retrouver (ou juste trouver&#8230;) le grand amour, celui qui met en danger, celui qui s&rsquo;avoue, celui pour lequel on se bat, celui qui se retrouve dans les petites attentions quotidiennes, celui qui se traduit par un simple sourire&#8230; Ils « jouent » un jeu et sont prisonniers de ces rôles qu&rsquo;ils se sont attribués, et on se demande s&rsquo;ils arriveront à quitter leurs rôles.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Jusqu&rsquo;au bout, la tendresse pour les deux personnages ne fait que croître et j&rsquo;ai été surprise de cette fin que je vous laisse découvrir. Ce roman a été une jolie découverte. C&rsquo;est une lecture qui passe bien et qui amène son lot d&rsquo;émotions dans une histoire humaine avec des personnages humains qu&rsquo;on suit avec attention et empathie. Merci Gwenlan de me l&rsquo;avoir prêté, et puisses-tu vite le prêter à un autre lecteur <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2665.png" alt="♥" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p style="text-align: justify;">====&gt; Ce qui va suivre est un vil copier-coller des informations données par Gwenlan dans son article :</p>
<p style="text-align: justify;"><em style="color: #4a4a4a;">Édition :</em><span style="color: #4a4a4a;"> Stock</span><br style="color: #4a4a4a;" /><em style="color: #4a4a4a;">Date de sortie :</em><span style="color: #4a4a4a;"> 30 avril 2014</span><br style="color: #4a4a4a;" /><em style="color: #4a4a4a;">Prix :</em><span style="color: #4a4a4a;"> 18,50 euros</span></p>
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		<title>En finir avec Eddy Bellegueule &#8211; Edouard Louis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hauntya]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2014 00:45:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Louis]]></category>
		<category><![CDATA[En finir avec Eddy Bellegueule]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature française]]></category>
		<category><![CDATA[roman français]]></category>
		<category><![CDATA[Seuil]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi ce livre ?  Parce que j&#8217;ai envoyé une critique de livres au Prix du roman étudiant Télérama &#8211; France Culture et que je fais partie du jury des étudiants. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi ce livre ? </strong> Parce que j&rsquo;ai envoyé une critique de livres au Prix du roman étudiant Télérama &#8211; France Culture et que je fais partie du jury des étudiants. Du coup, dix titres de la rentrée littéraire sont en lice, dont celui-ci, qui est le premier que j&rsquo;ai lu. Je ne sais pas si j&rsquo;aurai le temps de tous les lire, mais je suis en bonne voie ^^</p>
<p><a href="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782021117707.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-691 aligncenter" alt="En finir avec Eddy Bellegueule" src="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782021117707.jpg" width="343" height="502" srcset="https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782021117707.jpg 376w, https://lamalleauxlivres.com/wp-content/uploads/9782021117707-205x300.jpg 205w" sizes="auto, (max-width: 343px) 100vw, 343px" /></a></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>Je suis parti en courant, tout à coup. Juste le temps d&rsquo;entendre ma mère dire Qu&rsquo;est-ce qui fait le débile là ? Je ne voulais pas rester à leur côté, je refusais de partager ce moment avec eux. J&rsquo;étais déjà loin, je n&rsquo;appartenais plus à leur monde désormais, la lettre le disait. Je suis allé dans les champs et j&rsquo;ai marché une bonne partie de la nuit, la fraîcheur du Nord, les chemins de terre, l&rsquo;odeur de colza, très forte à ce moment de l&rsquo;année. </em><br />
<em>Toute la nuit fut consacrée à l&rsquo;élaboration de ma nouvelle vie loin d&rsquo;ici ». En vérité, l&rsquo;insurrection contre mes parents, contre la pauvreté, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n&rsquo;a été que seconde. Car avant de m&rsquo;insurger contre le monde de mon enfance, c&rsquo;est le monde de mon enfance qui s&rsquo;est insurgé contre moi. Très vite j&rsquo;ai été pour ma famille et les autres une source de honte, et même de dégoût. </em><br />
<em>Je n&rsquo;ai pas eu d&rsquo;autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre.</em>« </p>
<p style="text-align: justify;">
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le premier livre lu se révèle une bonne surprise. On a ici l&rsquo;histoire (dite romanesque, mais on s&rsquo;aperçoit vite que c&rsquo;est une autobiographie) d&rsquo;un jeune Picard qui grandit dans un milieu rural où il se sent étranger, et où il découvre qu&rsquo;il est gay. Etranger, parce qu&rsquo;il a vite ce qu&rsquo;on appelle des manières, une voix plus aiguë que la normale, et qu&rsquo;il se sent décalé avec les autres de son âge, peu adapté au milieu dans lequel il vit, et peu familier avec son entourage. C&rsquo;est le récit de comment il prend conscience de sa différence, comment il essaye de la corriger (notamment en sortant avec des filles pour lesquelles il n&rsquo;a pas d&rsquo;attrait), et comment il essaye finalement de l&rsquo;accepter en s&rsquo;échappant de sa fille et en allant étudier à l&rsquo;étranger.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>En finir avec Eddy Bellegueule</em> &#8211; les véritables prénoms et noms de l&rsquo;auteur, il en a changé de sa propre volonté &#8211; est donc le récit de comment cet homme a fini par s&rsquo;affranchir et se détacher du milieu où il vivait. Par la même occasion &#8211; et ce que j&rsquo;ai trouvé très intéressant &#8211; il en profite pour décrire et analyser les mécanismes du milieu où il vit. Les habitudes si ancrées qu&rsquo;on ne se pose même plus de questions dessus (les pères et fils vont travailler à l&rsquo;usine, les filles ne font pas d&rsquo;études car elles tombent vite enceintes et se marient, condamnées à devenir des femmes au foyer, tout ça dans toujours la même ville ou les mêmes environs, les mêmes rituels d&rsquo;une génération à l&rsquo;autre, la perte progressive d&rsquo;un idéal de changer par rapport à sa famille) et qu&rsquo;on les laisse décider à sa place de la vie qu&rsquo;on aurait, insidieusement. Un genre de contraintes sociales tellement inhérentes qu&rsquo;on finit par ne même pas chercher à lutter contre, ce qui pousse à réfléchir et se demander quelles sont les contraintes qu&rsquo;on a dans nos propres milieux, nos propres familles, les préjugés et principes dits « innés » de naissance qu&rsquo;on ne cherche même pas à confronter. Même si le récit de l&rsquo;évolution de l&rsquo;auteur m&rsquo;a aussi plu, c&rsquo;est sans doute cet aspect social qui m&rsquo;a le plus intéressée, car il nous pousse à réfléchir.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques mots sur l&rsquo;écriture qui alterne langage directement rapporté de la ville de l&rsquo;auteur, avec son ton familier, ses tournures orales, ses grossièretés ; et un ton plus distant et évolué, en analyse sur ce passé que raconte le narrateur. Cela contribue à la puissance du livre et fait qu&rsquo;on le lit très vite, avec intérêt.</p>
<p style="text-align: justify;">Si je peux comprendre les raisons de ce témoignage, plus que roman comme le prétend la couverture, avec ce qu&rsquo;il dénonce et remet en cause, entre préjugés sur les homosexuels, dénonciation d&rsquo;un milieu, guérison pour l&rsquo;auteur, il reste qu&rsquo;il représente ce qui est un peu pour moi le défaut de la littérature française contemporaine : le côté nombriliste. Je lis peu de livres français contemporains, souvent parce que j&rsquo;ai l&rsquo;impression que cela tourne toujours d&rsquo;une façon plus ou moins romancée autour de la personne de l&rsquo;auteur. Ce qui peut être pertinent, mais aussi lassant, à la longue (autant que les auteurs qui se répètent toujours dans leurs thèmes et structures d&rsquo;histoires).</p>
<p style="text-align: justify;">A noter que le livre fait partie des sélections pour le Goncourt du premier roman. (et que visiblement, l&rsquo;auteur a fait une rupture avec sa famille quand celle-ci a compris de quoi se composait ce livre&#8230;)</p>
<p><b>Autobiographie française. </b><br />
<b>Editions :</b> Seuil<b><br />
Parution originale : </b>2014<b><br />
Disponibilité : </b>en librairie (17 euros<b>)<br />
219 pages.</b><b><br />
EAN :<em> </em></b>9782021117707 <em> </em></p>
<p><strong>Lectures en cours </strong>:  <em>La voleuse de livres</em> de Markus Zusak, et <em>Les renards pâles</em> de Houen.</p>
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