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	<title>Atiq Rahimi &#8211; LA MALLE AUX LIVRES</title>
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	<description>La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté...</description>
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		<title>Terres et cendres &#8211; Atiq Rahimi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christine Juillet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2015 19:32:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature - Feel good]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[Atiq Rahimi]]></category>
		<category><![CDATA[Deuil]]></category>
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		<category><![CDATA[Terres et Cendres]]></category>
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					<description><![CDATA[Bonjour à vous, Aujourd&#8217;hui je souhaiterais vous parler d&#8217;un livre petit par la taille mais grand par le talent. Il s&#8217;agit du titre « Terres et Cendres » d&#8217;un auteur que j&#8217;apprécie [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à vous,</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui je souhaiterais vous parler d&rsquo;un livre petit par la taille mais grand par le talent. Il s&rsquo;agit du titre « Terres et Cendres » d&rsquo;un auteur que j&rsquo;apprécie vraiment de plus en plus : Atiq Rahimi. Il m&rsquo;avait vraiment touchée grâce à son roman « Syngue Sabour » (Pierre de patience) qui raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme qui reste au chevet de son mari inconscient, touché par une balle dans le dos, dans un pays qui n&rsquo;est pas cité mais qu&rsquo;on pense être l&rsquo;Afghanistan. Je vous joins le résumé du livre et on en reparle !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" src="http://a.decitre.di-static.com/media/catalog/product/cache/1/image/200x303/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/0/7/0/4/9782070416745FS.gif" alt="" /></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Un pont, une rivière asséchée dans un paysage désolé, la guérite d&rsquo;un gardien mal luné, une route qui se perd à l&rsquo;horizon, un marchand qui pense le monde, un vieillard, un petit enfant, et puis l&rsquo;attente. Rien ne bouge ou presque. Nous sommes en Afghanistan, pendant la guerre contre l&rsquo;Union soviétique. Le vieil homme va annoncer à son fils qui travaille à la mine qu&rsquo;au village tous sont morts sous un bombardement. Il parle, il pense : enfer des souvenirs, des attentes, des remords, des conjectures, des soupçons&#8230; C&rsquo;est une parole nue qui dit la souffrance, la solitude, la peur de n&rsquo;être pas entendu. Terre et cendres, porté à l&rsquo;écran par Atiq Rahimi, a obtenu au Festival de Cannes 2004 le prix  » Regard vers l&rsquo;avenir « .</p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce roman qui, vous le constaterez en cherchant le nombre de pages ou en le regardant dans une librairie, est tout petit est un coup de poing. En fait, je le verrai même plutôt comme une nouvelle parce qu&rsquo;il nous place immédiatement au coeur d&rsquo;une situation. Nous nous trouvons en Afghanistan. Avant l&rsquo;arrivée des Talibans et les guerres pour le pouvoir, ce pays était déjà tombé à genoux sous les balles de l&rsquo;Union Soviétique. Finalement, ces informations prennent ici une importance somme toute assez relative car les militaires ou envahisseurs ne sont pas directement cités ou directement présents. Ils ne le sont que par ce qui s&rsquo;est déjà passé.</p>
<p>Nous rencontrons directement un vieil homme qui vient d&rsquo;être abattu. Sa famille est morte. Dès lors, sa seule mission est d&rsquo;aller annoncer cette triste nouvelle à son fils qui travaille à la mine. Le texte est très épuré et l&rsquo;action se déroule sur un labs de temps assez court. Ce qui fait la force de ce texte, à mon sens, est justement que chaque mot, chaque parfum, chaque souvenir est très fort. Tout laisse une empreinte sur le lecteur. J&rsquo;ai vraiment été touché par ce vieil homme auquel on ne peut que s&rsquo;identifier car on est projeté dans son enfer. Le temps qui passe, la patience, le silence, le fait de garder ses larmes et sa tristesse au fond de sa gorge&#8230; L&#8217;emploi de la seconde personne du singulier, qui reste assez rare dans les romans, prend le lecteur à parti. Il le prend comme témoin et l&rsquo;invite à se joindre à cette attente, à cette recherche. Mes commentaires ne seront que subjectifs car je ne suis pas sure que tout le monde puisse apprécier le style de l&rsquo;auteur mais je pense que c&rsquo;est vraiment ce qui s&rsquo;adapte le mieux au texte.</p>
<p>Aussi, la réalité que ce grand-père doit endurer contraste fortement avec l&rsquo;innocence du jeune garçon qui l&rsquo;accompagne. Il ne comprend pas réellement tout ce qui se passe et il ne semble même pas réaliser qu&rsquo;ils sont seuls au monde et que lui-même est changé physiquement&#8230; En plus de la perte de leur foyer, de l&rsquo;anéantissement de leur famille, ces deux âmes perdues doivent faire face à un fossé qui existe entre elles. L&rsquo;homme de son petit-fils ne peuvent pas communiquer et même s&rsquo;ils sont ensemble, ils sont seuls. La recherche du fils du personnage principal reste à mon sens un prétexte pour nous montrer cette scène, pour nous faire ce portrait d&rsquo;une famille meurtrie, comme tant d&rsquo;autres. Et pourtant, l&rsquo;auteur a réussi à me surprendre. Dès l&rsquo;arrivée à la mine, il nous met dans une situation que, personnellement, je n&rsquo;avais même pas envisagée. Il montre une fois de plus que les hommes et les femmes ne réagissent pas comme ils le devraient, comme on attend d&rsquo;eux et d&rsquo;elles qu&rsquo;ils agissent. Des êtres humains sont juste humains avec leurs angoisses, leur peine, et chacun leur façon de gérer leur douleur. Parfois seul, parfois avec le travail, avec une quête, avec le silence, avec l&rsquo;envie d&rsquo;en parler&#8230;</p>
<p>Je vous conseille évidemment ce livre. J&rsquo;essaierai d&rsquo;y revenir après avoir vu le film, je ne l&rsquo;ai pas encore visionné. Peut-être m&rsquo;apportera-t-il un nouveau regard sur le présent roman. Aussi, je suis en pleine lecture de l&rsquo;autobiographie d&rsquo;Atiq Rahimi, surtout son exil. Donc je pense que je reparlerai de ses romans que j&rsquo;ai lu lorsque je chroniquerai ce titre. Mais pour l&rsquo;instant&#8230; je ne suis qu&rsquo;impressionnée et curieuse d&rsquo;avancer dans ma lecture&#8230;</p>
<p>À bientôt et merci à Bib HLM pour cette recommandation !</p>
<p>Terres et Cendres d&rsquo;Atiq Rahimi<br />
Existe chez Folio à 4.60 euros<br />
Isbn : 9782070416745</p>
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		<title>Syngue Sabour &#8211; Atiq Rahimi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christine Juillet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Feb 2014 17:30:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[Atiq Rahimi]]></category>
		<category><![CDATA[destin]]></category>
		<category><![CDATA[émancipation]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Syngué Sabour]]></category>
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					<description><![CDATA[Bonjour bonjour ! Enfin en vacances, ça fait du bien. Et qui dit vacances dit « plaisir de lire dans le train ». C&#8217;est bien l&#8217;endroit le plus pratique pour lire, sauf [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour bonjour ! Enfin en vacances, ça fait du bien. Et qui dit vacances dit « plaisir de lire dans le train ». C&rsquo;est bien l&rsquo;endroit le plus pratique pour lire, sauf quand votre voisine décide de refaire sa manucure avec une douce odeur de vernis, grrr. Bref, j&rsquo;ai entamé un livre dont ma collègue m&rsquo;avait parlé lorsque j&rsquo;étais en stage à la Galerne, librairie superbe du Havre (76). Il s&rsquo;agit du Goncourt de l&rsquo;année 2008. Ce texte du franco-afghan Atiq Rahimi, aujourd&rsquo;hui, je vous le présente.</p>
<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-7khuF0qMSFs/T86JvNcWQuI/AAAAAAAABdo/_TsVe-GtrTo/s1600/syngu%C3%A9+sabour+pierre+de+patience.jpg" width="202" height="333" /></p>
<p style="text-align: center;"><em> » Cette pierre que tu poses devant toi&#8230; devant laquelle tu te lamentes sur tous tes malheurs, toutes tes misères&#8230; à qui tu confies tout ce que tu as sur le coeur et que tu n&rsquo;oses pas révéler aux autres&#8230; Tu lui parles, tu lui parles. Et la pierre t&rsquo;écoute, éponge tous tes mots, tes secrets, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;un beau jour elle éclate. Elle tombe en miettes. Et ce jour-là, tu es délivré de toutes tes souffrances, de toutes tes peines&#8230; Comment appelle-t-on cette pierre ?  » En Afghanistan peut-être ou ailleurs, une femme veille son mari blessé. Au fond, ils ne se connaissent pas. Les heures et les jours passent tandis que la guerre approche. Et la langue de la femme se délie, tisse le récit d&rsquo;une vie d&rsquo;humiliations, dans l&rsquo;espoir d&rsquo;une possible rédemption.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce roman, je le vois plutôt comme un conte. Comme un conte, il nous amène dans un pays lointain (du moins pour nous, il l&rsquo;est) mais dont la ville reste incertaine, les jours et l&rsquo;année restent incertains, les identités des personnages restent incertaines. L&rsquo;époux de la narratrice a été blessé par balle au cours d&rsquo;une mésentente avec un autre djihadiste  et il dort, il dort&#8230; En parallèle, elle doit s&rsquo;occuper de ses filles, protéger sa maison des intrusions, des pillages, des « soldats » qui attaquent et blessent indépendamment du camp. Finalement, c&rsquo;est une bataille où il n&rsquo;y a pas d&rsquo;ennemis, ou pas d&rsquo;alliés plutôt.</p>
<p style="text-align: justify;">Et au milieu de tout cela, cette femme. Enveloppée de solitude et d&rsquo;insécurité, elle va commencer à se confier à cet homme qu&rsquo;elle connaît finalement si peu et avec lequel elle n&rsquo;avait jamais pu vraiment parler finalement. Son passé avec un père joueur et violent, un beau-père savant et enchanteur, une belle-mère qui attendait d&rsquo;elle qu&rsquo;elle enchante, la pression de tomber enceinte, l&rsquo;honneur de la famille, la violence récurrente&#8230; Elle lui raconte tout, il devient sa pierre de patience. Finalement, c&rsquo;est à travers sa « petite mort » que cet homme devient humain, un mari à l&rsquo;écoute sur lequel jaillit l&rsquo;espoir d&rsquo;une femme bafouée et enfermée. Via ses confessions, elle va acquérir sa liberté. Mais à quel prix ?</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous laisse le découvrir mais sachez que ce roman ne laisse pas indifférent, pire il frappe de plein fouet. Il vous jette sous les yeux les destins d&rsquo;enfants, d&rsquo;hommes et de femmes prisonniers qui souffrent. Les combattants ne sont parfois que des enfants, ou bien ils ne savent pas pourquoi ils se battent, ceux qui avaient promis de protéger leur famille laisse un frère malade derrière eux, la femme qui ne met pas d&rsquo;enfants au monde est forcément stérile, donc inutile et&#8230; tant de combats à mener. Au nom de quoi ? Pas au nom de dieux, de prophètes, de saints&#8230; Je dirais que le premier combat à mener est celui pour la liberté. La narratrice le mène. Et c&rsquo;est tellement bouleversant&#8230;</p>
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