Un démon donne naissance à un ange. Un idiot, à un génie. Et d’un pion naîtra une reine.En moins d’un jour, Ana est devenue une voleuse, une fugitive, une mercenaire pour l’un des plus grands mages du pays… tout ça dans le but d’intégrer l’école de magie de ses rêves. Mais parviendra-t-elle à tirer son épingle du jeu avant que son monde ne sombre sous les flots ?
Prisonnière d’un corps qu’elle n’a pas choisi et qui la tue à petit feu, Anabelle Gage n’a plus qu’un an à vivre. Son dernier espoir pour obtenir un nouveau corps – et en bonne santé, celui-là ? Intégrer Parangon, la prestigieuse école de magie de Caimor. Mais quand elle échoue à l’examen d’entrée, elle décide en dernier recours de voler un châssis tout neuf au nez et à la barbe des pires criminels du pays.
Prise sur le fait par nul autre que le directeur de Parangon, Ana se voit offrir un choix qui n’en est pas vraiment un : être exécutée pour son crime ou travailler comme mercenaire pour le vieux mage… et peut-être obtenir une place à l’académie. Touchant du doigt son rêve, elle se résout alors à enchaîner les missions et à faire équipe avec une étrange bande de dangereux renégats.
Bientôt, pourtant, Ana va être entraînée dans une machination qui la dépasse, sur fond de révolte contre l’élite de la nation, de résurgence de magie noire et de montée des eaux implacable. Fantasy et ambiance dark academia sont au rendez-vous de ce premier roman de Petra Lord, qui explore des thèmes comme l’identité et le genre avec un message fort : le plus important reste encore d’écrire soi-même la suite de son histoire.
Dans ce roman, on va à la rencontre d’Ana, qui n’a pas eu beaucoup de chance dans sa vie. Très jeune, elle est tombée malade et, pour survivre, on lui a donné un autre corps que le sien. C’est un corps qui s’abîme, mais la jeune femme n’a pas le choix. Elle veut réussir à entrer dans une école de magie unique dans son genre, qui pourrait lui permettre d’obtenir un nouveau corps, en plus d’un nouveau départ.
Néanmoins, elle échoue pour la troisième fois au concours d’entrée et, une chose en entraînant une autre, elle devient une fugitive, mais aussi une mercenaire. Elle doit s’associer à d’autres personnes pour survivre, gagner sa vie et essayer d’avoir une existence meilleure. Elle n’est pas au bout de ses surprises… et ses camarades non plus.
La première chose que j’ai envie de dire… l’univers est dingue, atypique et original. J’avoue que c’est vraiment ça qui ressort de ma lecture. Le monde dans lequel vit Ana est loin d’être beau et rose. On peut changer de corps comme on veut si on a de l’argent. On appelle même ça un « châssis ». Finalement, ce n’est qu’une enveloppe qu’on utilise. Malheureusement, quand on n’a pas d’argent, les choses se compliquent, comme c’est le cas pour Ana.
Notre héroïne va se retrouver au milieu d’un combat qu’elle ne pensait pas avoir à mener. Au gré de ses rencontres, elle va se découvrir des capacités qu’elle ne pensait pas avoir, ainsi qu’un courage impressionnant. Elle va réellement évoluer, et ses collègues aussi, notamment un certain Wes qui m’a beaucoup intriguée.
Ici, nous sommes sur un roman qui va quand même vite — pas dans le sens où les actions s’enchaînent rapidement, mais parce que nos héros changent régulièrement de prénoms, de sexe… en fonction du corps qu’ils ont. Il faut donc bien suivre et bien s’accrocher. J’avoue, au début, c’est plutôt étrange avant que ça ne devienne naturel.
Nous sommes sur un titre qui fait plus de 650 pages, donc vous pouvez clairement assommer votre voisin(e) avec le livre si ce dernier vous dérange pendant votre lecture. C’est donc un énorme livre, et pourtant il n’y a pas trop de narration ou de blabla inutile. Il se passe beaucoup de choses et, en même temps, c’est normal. Sur la fin du roman, certaines révélations m’ont assez surprise et m’ont donné envie de découvrir la suite. On sent que ce premier tome est une sorte d’introduction et que le meilleur reste à venir.
Clairement, je sens que nous ne sommes pas au bout de nos surprises et que le rythme, déjà intense, va encore monter d’un cran dans le tome 2. J’avoue que je suis à la fois curieuse et impatiente.
Pour finir, je radote un peu, mais je dirai une nouvelle fois que je suis scotchée par l’univers créé par l’autrice dans ce premier tome de Queen of Faces. C’est vraiment la force de ce livre pour moi. C’est totalement dingue.
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